Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Marine Le Pen : « Symbole de la crise démocratique, le premier parti d’opposition de France n’a pas eu la parole dans le débat à l’Assemblée nationale aujourd’hui ! »

Réaction de Marine Le Pen au discours d’Édouard Philippe, mercredi après-midi, à l’Assemblée nationale. Celle qui, en tant que députée non inscrite, n’a pas eu la parole dans l’Hémicycle nous livre sa vision sur le contenu du discours, les conséquences d’une éventuelle démission du Premier ministre et l’opportunité d’un appel aux gilets jaunes à manifester.

Vous avez écouté le discours d’Edouard Philippe devant l’hémicycle. Pour certains, ce discours sonnait comme un discours de fin de règne.
Quelle est votre opinion ?

J’ai trouvé le discours du Premier ministre indigne. Je l’ai trouvé indigne d’abord, parce qu’il a commencé par faire un long moment d’auto-satisfaction interrompu à de très multiples reprises par le gang des moufles, les députés En Marche qui applaudissaient à tout rompre comme si nous étions dans un meeting électoral.
Ensuite, il me paraissait en assez lourd décalage avec la situation que vit notre pays. Le côté ‘’droit dans ses bottes’’ du Premier ministre est à mon avis plus qu’une erreur politique. C’est une faute.
Ces gens ont jeté des millions de Français dans la rue. Ils leur ont jeté des uniformes bleus pour les encadrer et ça s’est mal fini. Alors que le pays est au bord de la révolte, ils ont choisi l’intransigeance face à la souffrance exprimée.
À la fin de son intervention, il menace les présidents de syndicats, du patronat, de l’opposition et les éditorialistes en leur disant qu’ils seront comptables de leurs déclarations. Je trouve cela indigne.

Edouard Philippe aurait-il dû démissionner ?

Il aurait dû reculer, c’est-à-dire supprimer l’intégralité des taxes. Hier, il nous explique qu’il va les suspendre pendant six mois, pendant le temps de la campagne électorale. C’est quand même léger comme un congrès de charcuterie, si je puis me permettre. Aujourd’hui, il nous dit qu’il ne sait pas trop s’il va les remettre. Il nous dit qu’il sait ce que vivent les Français. S’il savait ce que vivent les familles qui sont à quelques euros près à la fin du mois, il ne les laisserait pas ainsi dans l’expectative.
Les Français ne sont pas des marionnettes. Ce sont des gens qui ont de très lourdes difficultés financières à cause de la politique qui est menée par le gouvernement. Son attitude est une preuve d’incompétence et d’amateurisme.


Vous avez certainement entendu les discours des députés de la majorité et de leurs alliés du Modem. On a senti le Modem un poil plus critique que d’habitude.

Le Modem est surtout un poil plus politique. Ce qui n’est pas trop difficile. Et probablement plus inquiet de voir le comportement du gouvernement, car on aurait pu s’attendre à ce que cette majorité fasse preuve d’un peu d’humilité. Or, nous avons toujours les mêmes comportements de morgue, de surpuissance, de mépris et d’arrogance. Si Edouard Philippe part, il pourra dire «  ma majorité m’a tué ».
Mais, selon moi, le départ d’Edouard Philippe ne changera absolument rien.


Appelez-vous les gilets jaunes à manifester samedi ?

En ce qui concerne les gilets jaunes, je n’ai pas à les appeler à manifester. Nous sommes face à un mouvement populaire. Chaque Français a entendu les propositions d’Edouard Philippe. Chaque Français sait en conscience si les réponses apportées par le gouvernement sont à la hauteur des attentes qui étaient les leurs. C’est eux qui, librement, vont décider de manifester ou de ne plus manifester.
Je crois que l’immense majorité si ce n’est la totalité des gilets jaunes ont évidemment été profondément déçus dans leurs attentes par les annonces faites par Edouard Philippe.


En tant que député non-inscrit, vous ne pourrez pas vous exprimer aujourd’hui. Cela est-il normal selon vous ?

J’ai envie de vous dire que c’est presque le symbole de la crise démocratique profonde que vit notre pays. C’est le symbole de la crise de représentativité. Le premier parti d’opposition de France n’a pas la parole dans le débat organisé aujourd’hui. En réalité, tous ceux qui se parlent sont ceux qui portent la responsabilité des trente dernières années.

http://www.bvoltaire.fr/marine-le-pen-symbole-de-la-crise-democratique-le-premier-parti-dopposition-de-france-na-pas-eu-la-parole-dans-le-debat-a-lassemblee-nationale-aujourdhui/

Écrire un commentaire

Optionnel