Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La place de Civitas dans les manifestations de Gilets Jaunes – Entretien avec Alain Escada

Samedi 8 décembre sera l’acte IV des Gilets Jaunes. A chaque précédente mobilisation, des drapeaux frappés du sacré-cœur étaient présents et remarqués. Le mouvement Civitas assume sa participation à ces évènements politiques qui retiennent désormais l’attention du monde entier. De Tokyo à Washington, de Londres à Istamboul, de Tanger à Moscou, les médias parlent des Gilets Jaunes et décrivent une situation insurrectionnelle.

A quelques heures d’une journée sous haute tension, nous avons voulu interroger Alain Escada, président de Civitas.

MPI : Ce vendredi matin, France Télévision rapporte vos propos sur l’opposition entre le Pays Réel et le Pays Légal que vous retrouvez avec bonheur dans ce qui se passe avec les Gilets Jaunes. Vous dites qu’ils sont “admirables” et “émouvants”. Expliquez-nous cela.

Alain Escada :  Je parlais bien sûr des vrais Gilets Jaunes, pas des anarcho-communistes et des racailles de cités qui tentent de profiter des circonstances pour semer le chaos, incendier des voitures de particuliers et piller des boutiques comme des hordes barbares les plus méprisables. Les vrais Gilets Jaunes sont admirables et émouvants parce qu’ils font preuve d’audace, de persévérance, de courage, de solidarité, et que cela leur en coûte. Ils offrent leur temps, leur énergie, leur santé, prennent des coups de matraque, se font arroser par des autopompes et gazés par des grenades lacrymogènes comme s’ils étaient des criminels. Alors qu’ils sont de simples Français venus dire, crier, hurler leur colère d’être méprisés et rackettés par des gouvernants qui, eux, vivent dans le luxe et l’opulence sans consentir le moindre sacrifice. Le gouvernement fait réprimer férocement les Gilets Jaunes avec des moyens et une détermination qui sont absents lorsqu’il faut gérer les émeutes ethniques et les zones de non-droit abandonnées à la délinquance.

MPI : Est-ce une question de lutte des classes ?

Alain Escada : Non, c’est une question d’injustice sociale entretenue par un système pervers. Le chef d’Etat et le gouvernement ont le devoir d’assurer le bien commun de leur population. Mais nos gouvernants sont des banksters et des parvenus soucieux de leurs seuls intérêts personnels et à la solde d’un projet mondialiste et d’une haute finance cosmopolite. Ils pratiquent la préférence étrangère au détriment de leur propre peuple. Ils offrent à des immigrés entrés illégalement en France des aides auxquels n’ont pas droit des retraités qui ont trimé toute leur vie et doivent se contenter d’une fin de vie misérable. Ils pressent fiscalement les petits commerçants, les artisans, les petites entreprises, mais ils permettent aux multinationales d’éluder l’impôt. Ils augmentent les taxes des Français mais offrent des budgets colossaux à des projets menés à l’autre bout du monde, subventionnent par millions des médias que les Français ne lisent, n’écoutent ou ne regardent que de moins en moins, ainsi que des associations telles que le CRIF, la LICRA, SOS Racisme, les lobbies LGBT et autres organisations qui ne servent en rien le bien commun. Un gouvernement courageux, authentiquement au service du Pays Réel, n’aurait aucun mal à faire des centaines de milliards d’économie et à pouvoir ainsi assurer un meilleur niveau de vie à sa population.

MPI : Cela justifie-t-il les violences des dernières semaines ?

Alain Escada : Les violences, qui en a la responsabilité ? Sur ce point, je partage le point de vue d’Emmanuel Todd qui a parlé de “stratégie de provocation gouvernementale”. Le 24 novembre, puis le 1er décembre, les forces de l’ordre ont très tôt fait usage des autopompes et des grenades lacrymogènes sans que ce soit justifié. C’est très probablement sur ordre. Et c’est de nature non pas à apaiser une foule mais à la mettre dans un état de rage.

MPI : Des drapeaux frappés du sacré-cœur ont-ils bien leur place dans des manifestations aussi agitées ? D’autant plus que des drapeaux communistes et anarchistes sont également présents ?

Alain Escada : Votre question est bien légitime. Et je suis intimement convaincu que ces drapeaux ornés du sacré-cœur font un grand bien parmi les Gilets Jaunes. Le sacré-cœur de Jésus est entouré des mots “Espoir et Salut de la France”. En ces temps de grande confusion, c’est un message essentiel : l’espoir et la salut de la France résident dans une France catholique. Le règne du Christ-Roi est une notion probablement obscure pour la plupart de nos contemporains. Il s’agit de conduire l’Etat, de gérer le pays, d’appliquer des lois de façon conforme à l’ordre social chrétien désireux d’assurer le bien commun de tous les Français et non d’une simple part d’entre eux.

Vous le savez, la majorité des Gilets Jaunes sont politiquement “vierges”, sans doctrine. Si nous abandonnons le terrain, d’autres, moins bien intentionnés, n’hésiteront pas à occuper toute la place. Que les nationaux catholiques s’investissent sur le terrain et ils feront reculer les anarcho-communistes.

J’observe que ces derniers jours, l’éveil des consciences se fait remarquer. Sur l’île de la Réunion, un cahier de doléances des Gilets Jaunes préconise parmi différentes mesure d’interdire la franc-maçonnerie. A Rennes, lors d’une réunion de Gilets Jaunes, il a été proposé l’abolition de la loi Pompidou-Rothschild. Et de plus en plus généralement, il y a opposition au Pacte mondial pour les migrations de l’ONU. Tout cela va dans le bon sens. A nous de continuer à participer à l’éveil des consciences, dans un esprit contre-révolutionnaire et non pas révolutionnaire.

https://www.medias-presse.info/la-place-de-civitas-dans-les-manifestations-de-gilets-jaunes-entretien-avec-alain-escada/102097/

Écrire un commentaire

Optionnel