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Christianophobie : l’insupportable silence de nos bonnes consciences, par Franck Deletraz

9531-20200115.jpgImaginerait-on un seul instant aujourd’hui voir un « humoriste » chanter tranquillement à la radio française « Mahomet est une pédale » ou encore « Allah est une tante » sans essuyer immédiatement les foudres justifiées de l’ensemble de la classe politico-médiatique ?
Evidemment non, bien sûr. Et pourtant, l’ignoble chanson « Jésus est pédé », entonnée vendredi dernier par le faux comique mais authentique crétin de France Inter qu’est le chansonnier Frédéric Fromet, n’a guère suscité d’autres réactions que… l’hilarité.

Rappelons d’abord les faits. Il y a quelques jours, le juge Benedicto Abicair, de Rio de Janeiro, interdisait à la demande de l’association catholique Centro Don Bosco de la Fe y la Cultura, et jusqu’à une décision de justice sur le fond de l’affaire, la diffusion à la télévision brésilienne du film blasphématoire La Première Tentation du Christ, dans lequel Jésus est présenté comme un gay. Une décision tout ce qu’il y a de plus normale mais qui, comme on pouvait l’imaginer, n’a pas été du goût de la « bobosphère ».

C’est ainsi que ce Fromet, qui s’était déjà fait remarquer en avril en chantant « Elle a cramé, la cathédrale » quatre jours après l’incendie de Notre-Dame de Paris, s’est permis de commenter à sa façon cette décision sur le plateau de France Inter, c’est-à-dire en entonnant tranquillement sur l’air de « Jésus revient », chanson du film La Vie est un long fleuve tranquille, « Jésus, Jésus, Jésus est pédé ! / Membre de la LGBT, / Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué ? / Pourquoi pas l’avoir enc*** ? » Un véritable scandale, immédiatement cautionné par Charline Vanhoenacker, l’une des animatrices de cette émission nauséabonde, qui a déclaré : « Rappelons que le droit au blasphème est un droit, que si on ne l’utilise pas il s’use, et qu’on est Charlie » (sic). Seule véritable réaction d’indignation à ce jour, celle de l’excellent Me Gilles-William Goldnadel qui a très justement expliqué sur Twitter qu’« il est effectivement moins risqué pour un petit rebelle de studio capitonné et sans le moindre talent de s’en prendre à Jésus qu’au prophète ». Avant d’ajouter : « Cette radio de service public est notre croix et notre purgatoire. »

Profanations en cascade

Reste que dans un pays comme le nôtre, où il ne s’écoule quasiment pas un jour sans qu’une église ne soit vandalisée ou qu’un cimetière chrétien ne soit profané sans susciter la moindre réaction de la part des autorités, doit-on vraiment s’étonner d’une telle dérive ? Le 9 janvier encore, des statues de la Vierge Marie étaient renversées et brisées dans pas moins de sept églises du Béarn par un SDF de 35 ans présentant (officiellement) des « troubles psychiatriques ». Réaction du gouvernement, pourtant si prompt d’habitude à dénoncer les actes prétendument « islamophobes » : néant ! Seules voix à s’être élevées, celles du député RN Gilbert Collard, qui s’est demandé sur Twitter, « Sainte Mère de Dieu, Mère de bonté, quel mal vous veulent tous ces cons cruels qui vous flagellent ? ». Ou encore celle du député Eric Ciotti, qui a rappelé que « ces actes anti-chrétiens […] constituent une attaque directe contre nos racines et notre culture ». Deux jours plus tard, le samedi 11 janvier, c’est l’église Saint-Esprit de Bayonne qui était cette fois le théâtre d’un incendie criminel, allumé là encore par un suspect « souffrant de troubles mentaux ». Et là encore, on attend toujours la réaction du gouvernement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2020

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