Était-il à l'affût d'un quelconque salut nazi ou d'une preuve confirmant les graves accusations qui avaient été relayées dans ses colonnes ? Ouest-France est venu, Ouest-France a vu et... le réel a vaincu. Qu’a décrit ce journaliste, dans son reportage ? Un « lieu de convivialité », des jeunes venus « faire la fête et passer un bon moment, sans politique », des Canonniers qui n’avaient pas entendu parler de la polémique jusque-là : « C’est sur les réseaux sociaux que l’on a découvert les banquets du Canon français. L’ambiance avait l’air trop sympa et on s’est dit pourquoi pas y participer. » Ils ont été séduits par la promesse d'une « ambiance à la fête, comme un club de vacances ou un mariage géant ». En somme, de braves gens venus simplement pour « manger et chanter des chansons françaises entre copains ». Pour le bruit de bottes, il faudra repasser...
Le jour où Ouest-France a aimé l'Ouest et la France
Que déduire de ce reportage extrêmement réjouissant à plusieurs titres ? D’une part, que le quotidien du Grand Ouest peut faire preuve d’objectivité, malgré un sujet qui s’annonçait hautement sensible. Rappelons que le propriétaire du premier château retenu avait renoncé à l’organisation de l’événement... Le suivant a témoigné d’un courage inédit, refusant de se coucher devant les nombreuses pressions. « Ils m’ont expliqué que leur banquet était considéré comme d’extrême droite car leur menu excluait les musulmans avec la présence de porc et de saucisson, relate Christophe de La Rousserie, dans les colonnes de Ouest-France. J’ai réfléchi et j’ai refusé cette anathème sans fondement. J’ai donc accepté qu’ils organisent leur banquet dans mon établissement. »
D'autre part, ce reportage factuel et sans raillerie, qui dépeint une fête joyeuse et populaire, prouve combien toutes les accusations outrancières, les anathèmes, les reductio ad Hitlerum étaient vaines. Et comme souvent, combien les tentatives de minorités agissantes, extrêmement influentes et bien organisées pour militer, faire pression et menacer afin de combattre tout ce qui incarne l’esprit français, ne sont absolument pas représentatives de la majorité des Français. Quelques-uns seulement, pour des raisons idéologiques d’inclusion, quitte à exclure ceux qui défendent notre propre culture, exercent encore un magistère moral tant qu'ils ne croisent pas d'âmes fortes et de caractères bien trempés pour y résister. Certains prennent peur et n’ont d’autres solutions, souvent, que de renoncer pour ne pas perdre de précieux soutiens financiers. D’autres, parfois, n’écoutant que leur courage, ne se laissent pas intimider et prouvent combien ces polémiques sont infondées. Puisse leur exemple servir de modèle.