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Cette gauche caviar qui a mis le grappin sur les médias

« Je passe mon temps à déjeuner avec des politiques » avoue Alain Duhamel sans préciser qui paie les additions à 300 euros par personne avec les poncifs en entrée et la moraline au dessert. Ce vieillard à l’appétit insatiable n’a toujours pas dételé à 85 ans et il squatte avec les siens la mangeoire du prêt-à-penser institutionnel. En Sicile comme à Chicago ou à New York, les parrains vous le diront avec l’accent corse « La famiglia é tutto per noi. »

Les journalistes qui déforment au lieu d’informer, rien de plus normal pour ce cacique chenu dont l’amphigouri emphatique tient lieu de réflexion philosophique.

Deus ex machina, il a initié une nouvelle espèce de charlatans. Regardez-les, toutes ces copies interchangeables, ces robots lustrés et calamistrés, ces jeunes gens lobotomisés qui passent si bien à l’antenne. Blindés de culot et de certitudes.

Hommes ou femmes au brushing impeccable, aux fringues hors de prix et au parler ampoulé, l’inculture leur tient lieu de passeport, le conformisme de coupon de rente, l’arrogance envers les rebelles de titre de civilité. Inexistants, ils se croient importants. Opportunistes, ils s’avèrent importuns. Anachroniques, ils s’imaginent en avance. Plus risible, certains ambitionnent d’exister par eux-mêmes. Quand ils ne sont que des récitants bien dressés.

Duhamel avoue sans qu’on ait besoin de lui soulever les ongles avec des pointes de bambous comme en Chine : « Je n’ai pas été du tout choqué par le rendez-vous entre Patrick Cohen, Thomas Legrand et des cadres du PS… » Pour lui, tromper les gens en manipulant l’opinion au profit des politicards de la gauche caviar, en vantant leurs mérites tout en dépréciant leurs adversaires, est une pratique tout à fait banale. Habituelle. Normale. Voire légitime.

On sait à quel point la caste journalistique utilise ses relais d’opinion pour militer en faveur d’à peu près toutes les variantes de la gauche. Mais peu jusqu’à présent avaient l’impudence de le reconnaître aussi ouvertement. En semi-retraite selon ses propres dires, ce vieux grigou défend et justifie le fricotage idéologique qui a atomisé l’esprit frondeur des reporters d’antan. Sartre voulait des journalistes engagés. Des petits soldats de la désinformation. La famille Duhamel l’a entendu.

Le patriarche pourrait ajouter qu’il existe une endogamie entre politiciens et journaleux, hétéros ou homos, qu’importe le genre, qui profitent de leurs rencontres professionnelles dans des lieux sélects pour baisouiller comme des bêtes.

Ce vieillard inépuisable et insatiable a sévi sur les ondes pendant près de 60 ans et il n’est a toujours pas repu de la bonne soupe avec ses lardons

L’immondel’Aberration, les télés d’État à toutes les époques, maintenant BFM TV et RTL où il feint de se friter avec l’arrogant garçon de café de Bayonne, Aphatie l’aplati… Il a bouffé à tous les râteliers du gauchisme chic à prétentions intellectuelles et à toutes les gamelles des pouvoirs constitués. S’il se targue d’avoir interviewé des Présidents, futurs, anciens ou nouveaux, c’est moins par reconnaissance de son talent que par crainte de ses nuisances qu’on lui refile le job.

Ainsi pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2007, il a affiché son opposition radicale à la candidature de Ségolène Royal, exprimant contre elle une véritable détestation à relents misogynes. Tout en faisant sans vergogne la promotion des oreilles d’âne de Bayrou qui ne valaient pas plus cher que les gloussements de la dinde du Poitou.

Allergique à Marine Le Pen, il reconnaît une animosité personnelle qui frise la haine de l’ectoplasme de la gauche caviar contre tous les patriotes qu’il qualifie avec dédain de populistes. Il l’a carrément mise en quarantaine. Elle a été la grande absente de son documentaire consacré à l’honnêteté du journalisme politique. Plus hypocrite, tu meurs ! « J’ai de l’antipathie pour elle » avoue-t-il benoîtement, avec cet air de premier communiant surpris en train de se masturber dans la sacristie.

Là est le cœur du problème. Prendre parti quand on est censé relater des événements et inviter des personnalités à s’exprimer conduit inévitablement à des dérapages entre favoritisme pour les uns et parti pris contre les autres. Sans en avoir l’air et sans mauvaise conscience tant cela semble naturel. Pour lui comme pour ses compères imbibés de culture socialo-marxiste chez les vieux, et de délires écolo-islamo-gauchistes chez les jeunes, toute autre façon de penser que la leur est une abominable hérésie à extirper des esprits au fer rouge.

Malgré tous les gages donnés à la bien-pensance, ce donneur de leçons compulsif a fini par se faire des ennemis chez ceux qu’il a gavés de son insupportable verbe archiépiscopal.

Selon Acrimed, il fait partie des propagandistes qui travaillent en faveur des intérêts des différentes fractions de la classe dominante. On ne saurait mieux dire. Toujours du côté du manche, du moment que ça rapporte gros et que cela flatte son ego. Pour mémoire, il avait qualifié les mobilisations sociales contre le plan Juppé de 1995 de « grande fièvre collective ». Du haut de son Olympe de gauche, ce bourgeois repu juge et condamne les damnés de la Terre.

En 1996, Pierre Bourdieu critiquait l’omniprésence d’Alain Duhamel dans tous les médias français, où il est devenu un invité permanent qui conditionne la rentabilité de nombreuses émissions. Les recettes publicitaires dépendent du nombre de gogos qui le regardent, appelés à grand renfort de tambours et trompettes.

Dans un sursaut de réalisme qu’on doit louer, l’Immonde diplomatique qui est à la diplomatie ce que McDo est à la gastronomie, a critiqué sa partialité en faveur du oui au référendum de 2005 sur la Constitution européenne et l’a qualifié de symbole d’une élite omniprésente qui accapare la totalité des médias.

Duhamel s’est fait aussi allumer dans un film documentaire sorti en janvier 2012 : « Les Nouveaux Chiens de garde », qui explore les collusions entre les médias français et le pouvoir politique et financier. Cela ne l’a guère perturbé. Ses appuis sont assez puissants pour qu’il traite de haut toute critique, avec le plus grand mépris.

Entre népotisme et endogamie, avec Benjamin Duhamel, les médias sont une affaire de famille.

Le benjamin de l’équipe, 31 ans, occupe des fonctions et touche une paye inaccessibles à bien des journalistes confirmés. Toutes proportions gardées, il est le Kim Jong Un des médias français, fils et petit-fils de dictateur. Les progressistes aiment bien les dynasties qui n’ont rien de républicaines quand ils peuvent en faire profiter leur progéniture.

Neveu de l’imbuvable Alain Duhamel dont la tête à claques provoque chez moi un réflexe pavlovien de zapping, le mecton est le fils de Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévisions, et de Nathalie Saint-Cricq, ancienne cheffe du service politique de France 2 dont la famille est actionnaire majoritaire du groupe de presse Nouvelle République du Centre-Ouest. Que du beau linge !

Après Sciences Peau de zob la garderie de tous les rejetons bien nés, il a été embauché dès la fin de ses études à 24 ans comme journaliste politique sur BFM TV avant de passer des ondes subventionnées à la télé gouvernementale. Comme ça, du premier coup, sans avoir fait ses preuves. Ni rien demandé à personne. Mais en apportant dans sa musette les réseaux de sa famille qui comptent plus que tous les CV de la terre.

Dans le concert de louanges qui l’embaume de fleurs de lotus, il a eu le culot de remercier ceux qui lui ont donné sa chance (sic). Comme s’ils avaient eu le choix. N’employez pas le mot piston, on dirait que vous êtes envieux ! Même si avec son air benêt et son regard en coin, certains de ses confrères affirment crânement que sans son illustre famille, il aurait fait la rubrique des chiens écrasés dans le bulletin municipal d’une petite ville de province. Payé au SMIC. À condition qu’on l’embauche. Pas évident avec autant de chômeurs dans le microcosme de la com’. Les cactus après les lotus.

Libération l’a qualifié de « journaliste à la papa » (bon sang ne saurait mentir !) au comportement sans-gêne (puisque tout lui est dû) et au style à la fois un peu rance et très parisiano-centré. Comme si un roitelet chez les bobos allait fréquenter des gueux et des bouseux, non mais des fois !

Pour un bon nombre de ses confrères, off the record car ils veulent garder leur boulot, c’est un petit con dépourvu de culture politique et historique qui s’embrouille les pinceaux dans les fiches de synthèse préparées hors antenne par les petites mains de l’info… Mais son oncle vante son énorme talent (sic) et ne manque jamais une occasion de chanter ses immenses mérites qui ne doivent rien à sa famille (re-sic). Qui oserait contredire le grand sachem verbeux des médias menteurs ?

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/cette-gauche-caviar-qui-a-mis-le-grappin-sur-les-medias.html

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