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Ils veulent la guerre

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« Mieux vaut une bonne guerre qu’une mauvaise paix. »
(Proverbe finlandais ; « La Finlande et son histoire » (1845)).

Depuis le début du conflit en Ukraine, nous vivons sur une poudrière. Cette situation donne l’occasion à Macron de nous faire régulièrement des discours-fleuves de va-t-en-guerre, des envolées de faux dur et des rodomontades de matamore. Il y a quelque chose de pathétique, de grotesque, de ridicule de voir ce paltoquet, incapable de faire régner l’ordre dans les banlieues de non-droit ou de répondre aux provocations de l’Algérien Tebboune, jouer les cadors devant un parterre de militaires.
Dès le début du conflit, après avoir été ridiculisé, humilié, roulé dans la farine par un Poutine qui lui parlait au bout d’une table de dix mètres de long, Macron, l’air grave, le regard froid d’un halluciné, nous a déclaré « Nous sommes en guerre ». Il nous avait dit la même chose deux ans plus tôt, avec la même solennité, au début de la pandémie de Covid-19.

Ce type qui n’a pas fait son service militaire rêve d’une bonne guerre. Depuis, lui, quelques généraux serviles et des experts (autoproclamés) de plateaux-télé nous répètent à l’envi que Poutine est cinglé ; qu’il va déclencher une guerre atomique ; que nous allons souffrir ; et peut-être « mourir pour Kiev » comme d’autres étaient prêts à « mourir pour Dantzig » jadis. Macron adore marquer les esprits avec des formules chocs assorties d’un phrasé pompeux. Or, notre époque molle, aseptisée et matérialiste, aime se faire peur en évoquant – mais sans trop y croire – le spectre d’une Troisième Guerre mondiale. Donc, Macron effraie le vulgum pecus. Tout le monde est content d’avoir peur et il peut ainsi jouer au « chef des armées », en imitant Zelensky, mal rasé et moulé dans un sweat-shirt du CPA 10, une unité para des Forces spéciales (1).

Cette Troisième Guerre mondiale, j’ai l’impression que tout le monde la souhaite
Poutine – dont le pays vit relativement bien en économie de guerre -, pour recréer l’empire russe ; Trump pour fourguer des armes à l’Ukraine (payées par l’Europe) et pour affaiblir la Russie ; Zelensky pour se maintenir au pouvoir et continuer ses activités mafieuses fort lucratives ; Ursula von der Leyen pour recréer la « Communauté européenne de Défense », mort-née en 1954 (après avoir échoué, lors de la pandémie de Covid-19, à nous imposer l’Europe de la Santé) ; Macron pour les mêmes raisons de von der Leyen mais surtout pour exister. Quoi de mieux qu’une bonne guerre pour relancer le business ? Sinon, l’Ukraine n’étant pas membre de l’OTAN, pourquoi ces gesticulations, ces menaces, ces sanctions, ces discours guerriers ? Ce conflit ne devrait pas nous concerner !

Par goût de la provocation, j’ai failli intituler cet article « Vive la guerre ! » ou mieux « ¡Viva la muerte! », le célèbre cri du général franquiste José Millán-Astray en 1936 (2). Mais j’appartiens à une génération qui n’a pas connu la guerre, sinon de loin, chez les autres. Celle que se faisaient, au temps de la guerre froide, l’URSS et les USA, par Cubains, Libyens ou autres guérilleros interposés. Je ne peux même pas me prévaloir du titre d’ « ancien combattant » de Mai-68, car en Bretagne où je vivais à l’époque, nous n’avons pas connu les terribles assauts de « CRS-SS » contre les « Résistants » (surtout à l’envie de travailler) qui occupaient la Sorbonne. En 68, j’étais nationaliste et antigaulliste (je le suis encore !) et il ne me déplaisait pas que le pouvoir bastonne les fils-à-papa-gauchistes « et en même temps », que les gauchos cassent du flic gaulliste. Finalement, la bienveillante neutralité (celle des Suisses depuis que François 1er leur infligea une raclée à Marignan en 1515), qui consiste à avoir « le cul entre deux chaises » et à compter les coups, est assez confortable !

Plus tard, on m’a appris à jouer à la guerre, chez les parachutistes. De cette époque, j’ai bien aimé l’apprentissage des « coups tordus » enseignés à Mont-Louis ou Quélern (3), en revanche, les balles à blanc ou l’explosion de grenades à plâtre n’ont pas fait de moi un guerrier. Né pétochard, je suis resté peureux. Alors, pourquoi évoquer la guerre ? Par crainte de la voir arriver, sans doute ? Car plus les jours passent et plus je me dis que ce qui se joue aujourd’hui est du déjà vu : la terrible crise – économique et financière – de 1929 a débouché sur la Seconde Guerre mondiale. Il aura fallu 50 millions de morts pour que l’URSS et les USA se partagent le monde.

Les Américains nous ont fourgué leur « Plan Marshall » ; les démocrates ont créé l’OTAN et le Bloc de l’Est, le « pacte de Varsovie ». Puis on nous a vendu quelques poncifs qu’il est malvenu de contester, entre autres le fait que l’Europe, l’OTAN et l’ONU sont gages de paix. Au lendemain de la Grande Guerre – qui avait fait 18 millions de morts – on disait la même chose de la « Société des Nations ». Cette utopie pacifiste aveugle s’est conclue par 50 millions de tués. Alors, ne nous leurrons pas, nous vivons actuellement sur un volcan : des conflits, d’une ampleur supérieure aux guerres précédentes, sont en gestation. Cet avis n’est pas une vue de l’esprit ou une élucubration pessimiste.
La guerre de 14-18 était prévisible de longue date. 39-45 ne fut que son prolongement et, elle aussi, était prévisible dès la signature du traité de Versailles. Pourquoi la guerre froide (1945-1991) n’a-t-elle jamais débouché sur une guerre « chaude » ? Tout simplement parce qu’elle était idéologique. Les ressorts passionnels de l’humanité, ceux qui donnent naissance aux guerres, sont la suprématie ethnique, la religion et l’intérêt économique sous toutes ses formes.

L’affrontement entre le communisme et le capitalisme, purement idéologique, n’a jamais débouché sur une confrontation générale, mais seulement sur des conflits limités (Corée, Vietnam, guerres en Afrique…) financés, en sous-main, par les deux grandes puissances.
Depuis l’antiquité, le déclenchement des guerres est toujours prévisible. En revanche, on ne peut pas pronostiquer la forme qu’elles prendront. L’état de paix ne correspond absolument pas à la nature humaine. L’agressivité est la règle de l’espèce humaine. L’idéal kantien (ou chrétien moderne) de la paix perpétuelle n’a jamais fonctionné. L’histoire est structurée par la guerre. La paix n’est qu’une transition passagère entre deux conflits. L’idéologie pacifiste, qui voudrait éliminer la guerre, est aussi stupide que la « théorie du genre » pour éliminer la sexuation, le marxisme pour tuer la religion et l’économie capitaliste, ou le cosmopolitisme pour supprimer le sentiment d’appartenance et d’identité ethniques. Le problème n’est donc pas d’éliminer les guerres, c’est impossible, mais de les gagner le plus rapidement possible, pour que les effets positifs de la victoire l’emportent sur les effets négatifs de sacrifices prolongés. L’auteur de cette vision n’est pas Clausewitz, c’est Jules César.

Depuis 1945, on se persuade qu’il n’y aura plus de guerre « mondiale », mais seulement des conflits locaux, si possible… chez les autres. On n’a pas cessé, depuis une quarantaine d’années, de nous expliquer que l’Europe est gage de paix alors que, de mon côté, je dis que c’est la paix qui a fait l’Europe et non l’inverse. Les pseudo-stratèges qui jouaient les visionnaires n’ont pas vu venir le réveil des empires (la Russie, les USA, la Chine, l’Inde, la Turquie, etc.) veulent recréer leur empire ; l’Europe aussi mais elle n’a pas compris qu’elle est sortie de l’histoire (avant même d’y entrer !).

Dans le contexte actuel, au lieu de souffler sur les braises d’un conflit qui ne devrait pas nous concerner, nous ferions mieux de nous intéresser aux risques d’embrasement chez nous. Mais je me dois de rester prudent dans mes propos : le seul fait d’évoquer les risques, mais surtout les causes possibles d’un conflit pourrait me conduire devant la justice pour « incitation à la haine raciale ou religieuse ». Notre pays, qui se targue d’être un État de droit (parangon des « droits de l’homme »), donne raison à la citation de Chamfort : « En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. » Quels sont les tensions susceptibles de provoquer un conflit grave en France ? Avant d’aller plus loin, il faut se rappeler qu’il y a 1,8 milliard de musulmans dans le monde, et qu’il reste 1,2 milliard de catholiques. Depuis un demi-siècle, la population musulmane a plus que doublé et la communauté catholique a fondu de moitié. Ceci se passe de commentaire !

L’immigration afro-maghrébine (très majoritairement musulmane) en Europe, peut tourner en guerre civile chez nous. La présence de fortes troupes de manœuvre, jeunes, fanatisées, formées militairement au djihad, peut en être le déclencheur (4). La confrontation entre Islam et Occident mène peu à peu à des conflits. Le monde arabe (à l’exception du Maroc), est entré dans une spirale de chaos qui va s’accentuer, avec deux fronts distincts : sunnites contre chiites et dictatures militaires contre islamistes. Sans oublier une volonté récurrente de liquider les chrétiens.
Ces troubles ne peuvent qu’amplifier les vagues d’immigration vers l’Europe (5). L’islam est donc le facteur probable de déclenchement d’une guerre, d’autant plus que partout dans le monde, on assiste à sa radicalisation.

L’islam radical est financé par l’Arabie saoudite et le Qatar, avec un ennemi implicite : la civilisation occidentale. Pour lui, l’ennemi c’est le monde chrétien, même si ça ne correspond à aucune réalité sociopolitique. La principale faiblesse des Occidentaux réside dans leur vieillissement, mais surtout, dans leur veulerie, leur confort bourgeois, leur ramollissement moral et mental… C’est un syndrome qui a frappé les Romains à partir du deuxième siècle. L’empire romain en est mort !
Macron peut toujours « rouler des mécaniques », moulé dans son sweat-shirt des Forces spéciales, il ne sera jamais un « chef des armées ». Il n’y a que ce lèche-bottes de Christophe Barbier pour oser le comparer à Georges Clemenceau dans les tranchées. Mais Clemenceau n’avait pas une combinaison d’aviateur taillée sur mesure. De plus, ce vieux radical, laïcard athée, n’aimait pas la calotte mais il aimait passionnément la France. Macron, lui, la déteste.

Eric de Verdelhan

1) CPA: Commandos parachutistes de l’air. Macron ferait tout pour passer pour un dur !
2) C’est l’un des cris de guerre de la Légion espagnole, lancé par le général José Millán-Astray à la fin d’un discours de Miguel de Unamuno, en 1936.
3) Mont-Louis(66) était le Centre national d’entrainement commando (CNEC). Quélern (29) un autre Centre d’entrainement commando.
4) Lire « Guerre à l’Occident ; guerre en Occident » du Lt-colonel Jean-François Cerisier ; publié par Riposte laïque.
5) Immigration encouragée par Soros, le forum de Davos et Bruxelles.

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