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Hébergement saturé : Christophe, le SDF qui avait ému la France, retrouvé mort

Capture d'écran X
Capture d'écran X
Il s’appelait Christophe Banastre. Jeudi 5 février, ce SDF de 58 ans a été retrouvé inanimé, près des toilettes publiques du quartier de Saint-Servan, à Saint-Malo. Il aurait été victime d’un malaise cardiaque. Arrivés sur place, les pompiers n’ont malheureusement pas réussi à le ranimer. Son décès a été annoncé le lendemain par un proche. « Christophe est décédé hier soir. Je viens de l'apprendre ce matin. Il est décédé tout seul comme beaucoup de SDF, dans des toilettes publiques à Saint-Malo. Je suis profondément triste », a ainsi indiqué le photographe et vidéaste Nicolas Leblanc, qui avait appris à bien connaître Christophe, ces dernières semaines. Les deux hommes avaient réalisé une vidéo ensemble, le 15 janvier dernier, dans laquelle le sans-abri revenait sur ses 37 années de pêche, son histoire personnelle et les accidents de vie qui l'avaient mené à la rue. Devenue virale sur les réseaux sociaux, la séquence a ému près de deux millions de personnes.

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À la suite de ce buzz, une cagnotte en ligne baptisée « Un toit pour Christophe, marin de Saint-Malo » avait été lancée. Le monde des gens de mer s’était également mobilisé : une nuit au chaud sur l'Émeraude, un navire de la Compagnie des pêches de Saint-Malo, avait été offerte à Christophe, suivie de trois nuits à l'hôtel grâce à l'implication du vice-président du comité des pêches du Finistère et du président du comité national des pêches. Hélas, le quinquagénaire avait été contraint de retourner à la rue après cette parenthèse enchantée, faute de solution d'hébergement d'urgence…

Une mort qui indigne

Dans la vidéo de ce vendredi, Nicolas Leblanc adresse ses condoléances à la famille de Christophe, mais exprime aussi sa colère. « Colère contre un système qui laisse des hommes mourir seuls, dehors, malgré les alertes, malgré les parcours, malgré les efforts, dénonce-t-il sur sa page InstagramChristophe avait travaillé toute sa vie. Il demandait juste un endroit pour dormir, pour vivre dignement. Ce drame n’est pas un fait divers. C’est un échec collectif. » Le vidéaste se montre très remonté, en particulier contre la municipalité de Saint-Malo à laquelle il reproche de « ne pas avoir voulu trouver une solution d'urgence » pour Christophe à la rue. « Je pense que des hébergements, il doit y en avoir pas mal, à Saint-Malo, des lieux vides... Je trouve cela triste et dégueulasse qu'en 2026, il y ait encore des humains qui finissent comme cela. »

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Comment se fait-il qu’on ne trouve pas de place d’hébergement pour un de nos compatriotes ? Peut-être parce que ces places sont déjà occupées par d’autres... Par un terrible hasard du calendrier, ce 5 février, le jour de la mort de Christophe, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, était l'invité de La Grande Interview Europe 1-CNews où il a révélé que « 60 % des personnes qui occupent des places d'hébergement d'urgence sont sans papiers, sans droit ni titre ». En d’autres termes, on loge à nos frais des étrangers et des clandestins pendant que des Français délaissés meurent dans des toilettes publiques. « J'ai découvert qu'il n'y avait pas d'automaticité du contrôle d'identité dans notre hébergement d'urgence ! », a encore avoué le ministre, penaud.

La préférence étrangère

Sur X, la colère des internautes est d’autant plus vive que ce drame en rappelle un autre. En novembre 2025, Sylviane, 66 ans, était morte dans la rue après avoir été expulsée de son logement. Elle avait fait une demande de logement social dès 2020, qui n'a hélas jamais abouti. « Pendant qu'on finance 52.000 nuits d'hôtel par jour pour des migrants (pour un coût annuel de 1,2 milliard d'euros), une sexagénaire contrainte de vivre dans sa voiture avec son époux est morte dans la rue. Bienvenue au pays de la préférence étrangère ! Le dégoût », avait alors réagi un patriote, sur X. Difficile de ne pas partager son écœurement.

Jean Kast

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