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Le modèle aéronautique français à repenser

Après Bergerac, Brive, Strasbourg ou Vatry, Ryanair quitte va aussi quitter Clermont-Ferrand, signant le fait qu’il est devenu compliqué de partir en avion des aéroports secondaires français. En trente ans, la France a perdu du trafic domestique, des liaisons entre grandes villes, grandes villes françaises qui sont bien plus petites que les grandes villes allemandes par exemple. Mais aussi et surtout, nos taxes à rallonge pèsent lourds dans les comptes des compagnies low-cost qui par vocation, tirent vers le bas les prix des sièges aériens. Ces petites plateformes ne sont plus vraiment rentables malgré leurs taxes d’aéroport plus basses que celles des grandes structures. Le volume de passagers entre aussi en ligne de compte et plus de la moitié du trafic aérien français actuel se concentre sur les plateformes parisiennes. La proportion atteint 80% en incluant les aéroports de Corse et d’Outre-mer et la petite dizaine de bases de province où le trafic dépasse le million de passagers par an : Nice, Marseille, Lyon et quelques autres. Pour les aéroports à moins d’un million de passagers par an, la situation se dégrade, les vols se raréfient, deviennent saisonniers, passant de plusieurs vols par jour à quelques vols par semaine.

Cette aviation pâtit de plusieurs paramètres, les taxes et les normes évidemment, l’essor du TGV, mais aussi la désindustrialisation : moins d’entreprises, moins de déplacements de cadres, moins de vols d’affaires. Et les aéroports régionaux se sont retrouvés tributaires exclusivement de compagnies low-cost qui font ce qu’elles veulent en fonction de leurs volumes de passagers et peuvent partir d’un endroit aussi vite qu’elles y sont venues. Et notre fiscalité française, parmi les plus élevées d’Europe pour ces infrastructures, poussent ces compagnies à rechercher de la clientèle ailleurs qu’en France, dans des pays moins taxés et avec un plus fort pouvoir d’achat, celui des Français étant en franche dégringolade.

Ceci dans un paysage où l’activité aérienne est appelée à doubler dans les vingt prochaines années, avec des constructeurs d’avions dont les carnets de commandes sont pleins à ce point qu’il existe de nombreuses tensions sur les approvisionnements. Au RPF, le maillage des réseaux fait partie de nos préoccupations principales en matière de planification et d’aménagement du territoire. Répartir les entreprises sur l’ensemble des régions, selon un modèle à la Suisse, assurer des réseaux routiers, aériens, informatiques et ferrés de qualité aux entreprises, réduire les taxes, proposer des services d’avions hybrides électriques concurrentiels entre aéroports régionaux, avec des centres d’affaires situés sur les aéroports pour limiter les temps de trajets annexes, baisser les taxes, sortir de la fable du carbone, s’affranchir des hurlements des écolo-radicaux, peu nombreux mais qui jouissent d’un temps de parole surdimensionné, dynamiser la construction légère et les sports aériens, refaire de la France ce pays de pionniers de l’aéronautique qu’elle a pu être, tant sur les débuts de l’aviation que sur les grandes avancées modernes, comme la Caravelle ou Concorde.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/02/12/le-modele-aeronautique-francais-a-repenser/

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