
À Toulouse dernièrement, une opération policière a visé une cellule se revendiquant de la mouvance antifasciste. Elle aurait permis la saisie de stupéfiants en quantité importante, d’argent liquide et de téléphones cryptés. En attendant une confirmation quasi certaine par la justice, cela pose la question d’un engagement politique dérivant vers des pratiques relevant du grand banditisme. C’est assez simple, comme nous l’écrivions récemment, les extrêmes gauchistes ont pris fait en cause pour des voyous d’importation dont ils empruntent les méthodes. Cet antifascisme qui revendique une posture morale sait très bien que certains de leurs membres basculent dans la violence organisée, les trafics ou les structures clandestines, il ne s’agit donc plus de militantisme, il s’agit de délinquance.
Trois militants antifas lyonnais auraient été identifiés lors du lynchage du jeune Quentin, dont Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, militant à la Jeune Garde Lyon ainsi qu’au syndicat étudiant de la CGT à Saint-Étienne. Adrian Besseyre, militant très actif de la Jeune Garde Lyon, né en 2001, qui a également effectué un stage à l’Assemblée Nationale pour Raphaël Arnault. Lelio Le Besson, membre du service d’ordre de la Jeune Garde Lyon et militant actif de « Génération antifasciste », le mouvement qui a succédé à la JG. Les noms de ces trois personnes ont largement circulé sur les réseaux sociaux et cinq à six personnes au total auraient été identifiées, sans pour autant que des arrestations aient eu lieu mais c’est vraisemblablement pour très bientôt. Le député Raphaël Arnaud a d’ailleurs été suspendu de présence à l’assemblée dans la foulée, sa proximité d’avec les agresseurs supposés de Quentin pouvant occasionner des troubles au Palais Bourbon.
Plusieurs candidats à l’élection municipale à Lyon ont annoncé suspendre leur campagne ce dimanche, au lendemain de la mort de Quentin, cet étudiant de 23 ans, des suites d’une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Le jeune homme avait été pris en charge « dans un état grave », avec un pronostic vital engagé. Selon le collectif Némésis, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre la conférence de Rima Hassan. On se demande comment Sciences-po Lyon peut accepter une conférence de Rima Hassan, comment la direction de cet établissement peut l’autoriser et pourquoi elle y est acclamée debout par des soi-disant « étudiants », en réalité des militants politiques durs dont on se demande ce qu’ils font dans une école supérieure de la République connue pour ses dérives, celles de ses étudiants mais aussi celles de certains de ses professeurs. On a bien fermé d’autres écoles, ou d’autres sections, il serait temps de fermer sciences-po, plus connue pour son activisme pro-palestinien que pour la qualité de ses diplômés.