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Mort de Noelia par euthanasie : une abomination que vous devez connaître !

Âmes sensibles, ne lisez pas la suite de cet article, c’est absolument abominable. Je ne cache pas qu’en écrivant ces lignes j’ai une rage et une haine que j’ai beaucoup de mal à canaliser. Ce que certains humains sont capables de faire, prétendument au nom du bien, est juste monstrueux.

Noelia était une enfant espagnole dont les parents s’occupaient mal, ce qui amena les autorités espagnoles à leur retirer et à la confier à un organisme s’occupant de ce type d’enfants dans un foyer spécialisé. Dans ce foyer Noelia a grandi, mais mal protégée par l’État espagnol qui en avait pourtant la charge, elle y connut la violence. Et quand elle fut adolescente, elle fut même victime d’un viol collectif par des mineurs isolés également présents dans ce foyer. Noelia ne supporta pas ce traumatisme. Elle voulut mettre fin à ses jours en se défenestrant du 10e étage. Malheureusement elle ne mourut pas et sortit tétraplégique de cette épreuve. La suite de sa vie fut un calvaire qui l’amena à avoir bien sûr des idées suicidaires. Afin de mettre un terme à cette vie insupportable, elle fit une demande pour bénéficier des dispositions de la Loi en vigueur en Espagne permettant l’euthanasie, c’est-à-dire d’abréger la vie d’une personne victime d’un mal incurable, source de douleur horrible et dont on sait qu’aucune évolution favorable n’est possible.

La commission chargée d’étudier ces demandes donna son accord ce qui est déjà une première décision incroyable. En effet, Noelia remarchait (voir la vidéo en bas de cet article) certes laborieusement et avec des béquilles, mais elle marchait. Donc première question : pourquoi cette commission a-t-elle donné son accord alors que Noelia n’était nullement en fin de vie, pas plus qu’elle n’était atteinte d’un mal incurable ou de douleurs horribles ? À l’évidence ce dont elle avait besoin, c’était d’un accompagnement psychologique ou psychiatrique pour reprendre goût à la vie, mais pas d’une piqûre létale comme s’il s’agissait d’un soin.

Reste que Noelia a signé un document demandant son euthanasie. Mais quelque temps plus tard, alors qu’une date avait été fixée pour son euthanasie, Noelia a produit pour la commission un second document demandant un délai de 6 mois supplémentaires avant de confirmer sa demande d’euthanasie et qu’elle devienne effective. Refus de la commission car… comme elle est jeune et en bonne santé physiquement, de multiples prélèvements d’organes étaient déjà prévus et organisés, ce qui demande une importante logistique. Donc l’hôpital refusait le délai. Là on commence à rentrer dans le dur. Surtout lorsqu’on sait que dans les membres de cette commission accordant la possibilité de se faire euthanasier siègent plusieurs militants pro-euthanasie. Le conflit d’intérêt était dès lors évident. Pourtant il ne fut pas relevé ni pris en compte.

Mais il y a encore plus grave. Noelia comme nous l’avons vu a produit deux documents. L’un demandant l’euthanasie. L’autre demandant un délai de 6 mois supplémentaires avant qu’elle ne confirme sa volonté et que l’acte devienne définitif. Second élément incroyable, la commission qui avait accepté le 1er document, alors que la demande aurait dû être refusée car ne correspondant pas aux critères donnés par la Loi espagnole sur l’euthanasie, cette commission a de nouveau agi illégalement car elle a refusé le second document déclarant qu’il n’était pas recevable. Le 1er, illégal, fut jugé recevable mais le second parfaitement légal fut lui décrété irrecevable.

Reste que le pire est à venir. Lorsqu’il y a une greffe, le donneur ou ses ayants-droit ainsi que le receveur ne touchent pas d’argent. Mais tous les intermédiaires, notamment les médecins, les divers praticiens, les hôpitaux qui participent aux prélèvements, transports d’organes, greffes, etc. eux touchent de l’argent. Donc la pression a été mise sur Noelia en lui indiquant que trop de logistique avait été mise en place, que cela coûtait beaucoup d’argent, que des gens attendaient leur greffe et qu’en conséquence il fallait qu’elle soit euthanasiée aux jour et heure prévus. Et ce fut le cas, malgré les cris et les procédures faites par son père qui s’est toujours battu pour sa fille et était opposé à sa mort.

Jeudi de la semaine dernière, Noelia a été mise à mort et ses organes prélevés pour être greffés sur d’autres, alors qu’elle n’était nullement en fin de vie ni atteinte d’un mal incurable. Avec la mort de Noelia, de nombreuses personnes et structures ont gagné de l’argent.

Cette véritable abomination devrait nous amener à réfléchir sérieusement au tournant que notre société est en train de prendre. Virage qui va nous faire abandonner les principes éthiques les plus fondamentaux qui étaient les nôtres jusqu’à ce jour et qui figurent en bonne place dans le décalogue, notamment « Tu ne tueras point ». Mais aujourd’hui, au nom du bien et de la liberté de chacun, des Lois sont votées qui permettent des dérives comme celle dont vient d’être victime Noelia. Qu’on ne vienne pas me dire que c’est un droit de décider de mettre fin à ses jours. Chacun est libre de sauter du haut d’un pont ou d’une falaise ou de se jeter sous un train. On me dira peut-être que oui, mais que ceux qui sont au fond d’un lit sans pouvoir bouger et qui souffrent n’ont pas cette possibilité. Pour ceux-là, en France, il y a la Loi Leonetti qui a prévu des services spécialisés pour les aider à partir sans souffrir grâce à une sédation profonde, mais quand plus rien d’autre n’est possible. Mais l’exemple de Noelia nous montre que reconnaître cette « liberté » dans une Loi d’euthanasie au nom du bien et de la liberté de chacun, c’est ouvrir une porte vers tous les abus plus abominables les uns que les autres avec une composante monétaire absolument ignoble et insupportable.

Les individus ne sont pas de simples mécaniques qui, si elles ne fonctionnent plus correctement ou coûtent de l’argent à la société, doivent pouvoir être stoppées au plus vite… et surtout au nom du bien et de la liberté de chacun d’y mettre un terme. Est-ce un hasard si les pays où il y a le plus de greffes sont ceux qui ont des Lois pro-euthanasie (Canada, Hollande, Belgique, Espagne…) ? Est-ce cela le type de société que nous voulons ? Ou doit-on respecter par-dessus tout la vie et faire en sorte que lorsqu’on arrive à son terme on nous permette de franchir cette ultime étape sans douleur, sans stress et tranquillement. Si on veut respecter la vie et les vivants au dessus de tout, il faut développer les services de soins palliatifs, malheureusement très peu nombreux, en tout cas pas assez nombreux, ce que les professionnels reconnaissent. Mais si celui qui est en fin de vie accepte qu’on y mette un terme… que d’économies, n’est-ce pas ?

En France, la procédure parlementaire sur ce sujet est en cours. Un premier texte a été adopté par l’Assemblée nationale mais rejeté par le Sénat. Il doit donc revenir devant l’Assemblée nationale avant les congés d’été. Nos parlementaires seraient bien inspirés de réfléchir sérieusement à tout cela avant de voter. Nous avons avec la Loi Leonetti tous les éléments pour faire face au problème. Il faut simplement les développer au lieu de prétendre faire progresser les libertés en donnant les moyens aux citoyens d’abréger leur vie sous contrôle médical.

À ce sujet, parlons des ceux qui devront accomplir ces actes de mise à mort. C’est facile de voter un texte à l’Assemblée en se disant qu’on fait progresser les libertés mais en laissant au corps médical le soin de pousser le piston de la seringue. Les médecins et le corps médical en général ne sont pas là pour donner la mort mais pour soigner, guérir et, en toutes circonstances, soulager la douleur. On ne peut pas voter un texte de liberté qui oblige ces personnes à faire le contraire de ce pour quoi elles se battent chaque jour, c’est-à-dire soigner et sauver leurs semblables.

Vraiment cette gauche est devenue une authentique plaie pour notre société qu’elle est en train de totalement dénaturer et pervertir au nom du bien, du progrès et de la liberté. Il faut tout faire pour les empêcher d’arriver à leurs fins. Sinon notre société y perdra son âme.

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