
La loi, enfin. Et aussitôt, la mobilisation des indignés professionnels. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 13 juin 2025 contre le narcotrafic, le préfet d’Ille-et-Vilaine Franck Robine a engagé dix-sept procédures d’expulsion de logements sociaux visant des familles de trafiquants de drogue. Une mesure de bon sens qui, bien évidemment, a suffi à faire descendre dans la rue associations de quartier et militants de gauche — toujours prompts à défendre les mauvais camps.
Une loi, un préfet qui l’applique
Le dispositif est clair : la loi narcotrafic permet au préfet de se substituer au bailleur social pour expulser des locataires dont un membre du foyer est impliqué dans le trafic de stupéfiants, dès lors que des troubles graves ou répétés à l’ordre public sont caractérisés. Franck Robine, préfet d’Ille-et-Vilaine et ancien directeur de cabinet de Bruno Retailleau, a été le premier en France à appliquer cette loi. Dix-sept procédures sont en cours dans le département. D’autres ont été engagées à Brest et dans plusieurs départements.
Ce jeudi 9 avril, plusieurs dossiers devaient être examinés devant le tribunal judiciaire de Rennes. Parmi eux, celui d’une mère élevant seule trois enfants, dont l’aîné a été condamné pour détention et trafic de cannabis et d’héroïne — interpellé à deux reprises avec de la drogue sur lui, et dont le domicile a fait l’objet d’une perquisition ayant abouti à la saisie de cannabis, d’un couteau de découpe et de matériel de conditionnement. L’État a dû se désister de deux autres dossiers, faute d’éléments probants suffisants — preuve que la procédure fonctionne avec des garde-fous juridiques, contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs.
La gauche et ses priorités : toujours du mauvais côté
Devant le tribunal, le collectif Rennes Sud Mobilisée avait organisé un rassemblement de soutien aux familles visées. Des militants et des habitants venus, nous dit-on, dénoncer une « double peine » et réclamer « de vraies solutions ». Leurs porte-parole s’interrogent sur les moyens de l’Éducation nationale, sur la stigmatisation des quartiers, sur les droits fondamentaux au logement.
Ce que ces défenseurs des dealers oublient commodément de mentionner, c‘est l’autre réalité de ces quartiers : celle des familles qui vivent dans la terreur des points de deal installés au pied de leurs immeubles, des enfants qui grandissent au milieu des guetteurs et des règlements de comptes, des personnes âgées qui n’osent plus sortir de chez elles, des jeunes recrutés dès l’adolescence pour écouler héroïne et cocaïne. Ce sont ces gens-là, les véritables otages du narcotrafic, que la gauche oublie systématiquement dans son agenda militant.
Car soyons clairs : les dealers n’empoisonnent pas qu’au sens figuré. Ils vendent des substances qui détruisent des vies, fabriquent des dépendances, brisent des familles et tuent. Chaque gramme d’héroïne écoulé dans un hall d’immeuble rennais est un pas de plus vers une overdose, une descente aux enfers, parfois une mort. Prendre la défense des familles qui abritent — et selon l’État, ne peuvent pas ignorer — ces activités, c’est choisir son camp. Et ce camp n’est pas celui des victimes.
Le procédé habituel : diluer, relativiser, excuser
Les arguments des opposants à ces expulsions suivent un schéma rodé. On invoque la précarité des familles — comme si la misère était une excuse au trafic de drogue. On plaide l’ignorance des parents — comme si un couteau de découpe et des sachets de conditionnement stockés dans une chambre pouvaient passer inaperçus. On réclame des solutions alternatives — sans jamais en proposer de concrètes. Et surtout, on retourne la situation pour faire des dealers ou de leurs proches les véritables victimes du système.
La réalité judiciaire est plus nuancée que ce tableau militant. Le juge a précisément pour rôle d’apprécier la proportionnalité des mesures, les preuves disponibles, la situation réelle de chaque famille. L’État lui-même a renoncé à deux procédures faute de dossiers solides. Ce n’est donc pas une machine à expulser aveuglément, mais un outil juridique encadré, soumis au contrôle du juge.
Cette mobilisation militante s’inscrit dans un contexte politique local bien précis. Rennes est gouvernée par la socialiste Nathalie Appéré, réélue haut la main aux dernières municipales, avec néanmoins un taux d’abstention important et une faible représentativité au regard de l’ensemble des citoyens de la ville. Pendant ce temps, les habitants des quartiers sud de la ville — Le Blosne et ses environs — vivent au quotidien avec des points de deal, des violences et une insécurité endémique.
Que propose la gauche locale face au narcotrafic ? De la pédagogie, des moyens pour l’Éducation nationale, du dialogue. Tout sauf soutenir fermement les outils que la loi donne à l’État pour frapper les trafiquants là où ça fait mal : dans leur logement, dans leur confort, dans leur impunité.
Les vrais otages du narcotrafic ainsi que ceux qui attendent des logements sociaux dans les quartiers rennais méritent mieux que d’être sacrifiés sur l’autel de l’idéologie.
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