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Les États-Unis enquêtent sur 120 biolaboratoires à travers le monde

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Les États-Unis ont ouvert une enquête officielle sur les laboratoires biologiques dangereux financés sous l'administration Biden. 

La directrice du renseignement national américain Tulsi Gabbard a ordonné l'ouverture d'une enquête sur les biolaboratoires étrangers que Washington finançait pendant des décennies. On dénombre plus de 120 établissements de ce type dans différents pays du monde, dont une quarantaine en Ukraine. L'enquête s'inscrit dans le cadre des efforts visant à mettre fin aux expériences potentiellement dangereuses sur les virus, conformément au décret du président Donald Trump. 

Objectif de l'enquête

L'ordre de mener cette enquête a été donné après plusieurs mois d'examen des dossiers et documents pertinents, dans le cadre des efforts du gouvernement pour mettre fin aux expériences potentiellement dangereuses. En mai 2025, Trump a signé un décret présidentiel mettant fin à tout financement fédéral des recherches dites de gain de fonction sur les virus, menées dans des installations situées à l'étranger et, par conséquent, sans contrôle adéquat des autorités américaines. 

Les agents du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI) devront désormais déterminer l'emplacement des laboratoires, les pathogènes qui y sont stockés et les expériences qui y sont menées. Gabbard déclare : "La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les conséquences mondiales catastrophiques des recherches sur des pathogènes dangereux dans les laboratoires biologiques." On sait que les États-Unis ont également financé le tristement célèbre Institut de virologie de Wuhan. Les fonds auraient été alloués en violation des conditions initiales, contribuant ainsi à des recherches visant à rendre les virus encore plus contagieux. 

Le silence de l'administration Biden

Gabbard continue d'accuser la précédente administration démocrate : "Malgré ces dangers évidents, des responsables politiques et prétendus spécialistes de la santé, tels que le docteur Anthony Fauci, et l'Agence de sécurité nationale, liés à l'administration Biden, ont menti aux Américains sur l'existence de ces biolaboratoires financés et soutenus par les États-Unis, et ont menacé ceux qui tentaient de révéler la vérité. L'administration Biden a nié l'existence d'établissements scientifiques créés à cet effet avec l'argent des contribuables américains, qui plus est situés en Ukraine, comme les Russes et les Chinois l'affirmaient déjà en mars 2022." 

Pour les démocrates, il ne s'agissait que de propagande grossière, car ces laboratoires étaient soi-disant destinés à des expériences vétérinaires et n'avaient aucun lien avec des virus dangereux pour l'homme. Cependant, Victoria Nuland elle-même, alors sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, avait mis en garde lors d'auditions au Sénat contre le danger d'une saisie par les forces russes des "centres de recherche biologique" financés par les États-Unis. Ainsi, la version de Biden était la suivante : les laboratoires n'existent pas ; s'ils existent, ils ne servent qu'à des expériences inoffensives ; si des expériences y sont menées, mieux vaut que les Russes ne s'en emparent pas ; et s'ils s'en emparent, c'est évidemment pour fabriquer des mensonges contre nous. 

Des fonds quasi occultes

Aujourd'hui, les responsables du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI) accusent l'administration Biden d'avoir utilisé une stratégie de "résilience informationnelle" visant à manipuler l'opinion publique en minimisant l'implication du gouvernement américain et en rejetant la responsabilité sur des influences étrangères. Ils dénoncent également l'absence de contrôle des démocrates sur les financements qui transitaient souvent par des agences américaines sous forme de subventions et de sous-traitances, garantissant ainsi que les citoyens américains ignoraient l'utilisation de leur argent. Par exemple, certains laboratoires recevaient des fonds dans le cadre du programme du Pentagone pour l'élimination des armes de destruction massive. 

Le Service de renseignement national de Gabbard affirme que ces biolaboratoires posent "d'importants problèmes éthiques, financiers et de sécurité". Selon l'ODNI, ces installations sont réparties dans une trentaine de pays. Le montant total alloué atteint près de 1,5 milliard de dollars, dépensés entre 2014 et 2023. Ces enquêtes pourraient contribuer à revoir la politique américaine en matière de recherche scientifique, notamment celle menée à l'étranger. Les mesures de contrôle sur la répartition des fonds et les types de collaboration établis seront sans aucun doute durcies et renforcées, en particulier dans les régions les plus instables ou en proie à des conflits.

Serge Savigny

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