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  • 3000 SOLDATS AMERICAINS POUR L’AFRIQUE: Verrouiller le continent, limiter la Chine…

    Michel Lhomme
    Ex: http://metamag.fr/

     

    Le service de presse d’Army Times vient de rapporter que les Etats-Unis s’apprêtent à envoyer plus de 3 000 soldats un peu partout, en Afrique, pour 2013. Pour le Major Général, David R. Hogg, « En ce qui concerne notre mission, c’est un territoire vierge ». Menteur ! Depuis quelques années, de plus en plus de soldats américains stationnent sur le continent africain et même, si le Général Hogg ne le dit pas, le but de la mission américaine est claire : verrouiller au plus vite le continent africain. 
      
    Pour les Américains, il y a urgence face à l’avancée commerciale de la Chine sur tout le continent. En fait, l’armée américaine effectue annuellement à peu près une douzaine d’opérations importantes en Afrique et pour ces opérations, des troupes et du matériel, y compris sophistiqué, sont réellement engagées. Pour les Etats-Unis, avoir un pied, militairement, dans tous les coins du continent, limiterait le risque que leurs intérêts ne soient pas protégés dans des régions où de réelles menaces existent en ce qui concerne l’’accaparement de terres agricoles ou l’exploitation de minerais rares. 
     
     
    Le Mali dont on parle beaucoup, a été le site, récemment, d’un exercice militaire US du  nom  de « Atlas Accord 12 » qui a fourni aux militaires maliens une formation dans le domaine aérien. Quelques hauts-gradés maliens ont été formés ou ont suivis des stages à West Point. En fait, Paris a lâché l’Afrique depuis longtemps et les Etats-Unis préfèrent faire le travail eux-mêmes, en tout cas, diriger les opérations, superviser dans le pré-carré français, les armées nationales qui étaient pourtant traditionnellement en relation avec Paris ou avec nos écoles militaires. 

    Opérations US en Afrique en 2012
     
    Pour illustrer cette ingérence américaine en Afrique, quoi de mieux que de dresser la liste des opérations américaines qui se sont déroulées, au cours de l’année 2012, en différents points du continent africain :
    - « Cutlass Express », un exercice naval visant ce qu’on appelle la «piraterie» dans la région du Bassin de Somalie.
    - « Africa  Endeavor 2012 », basée au Cameroun, centrée sur la formation et la coordination en communications militaires. Tous les « renseignements » passant maintenant par le réseau américain Echelon. Nous avions d’ailleurs, déjà dit ici, qu’au Sahel, la France est obligée de passer par les services américains pour savoir ce qui s’y passe dans le « détail » !
    - « Obangame Express 2012 », exercice naval  pour assurer une présence dans le golfe de Guinée, région au cœur d’opérations pétrolières en Afrique occidentale.
    - « Southern Accord 12 », basée au Botswana dont le but était d’établir des relations de travail entre les forces militaires d’Afrique australe et les Etats-Unis.
    - « Western Accord 2012 »,  exercice militaire au Sénégal, impliquant tous les types d’opération, des exercices de tirs à la collecte d’informations et au combat de tireurs d’élite.
     
    D’autres exercices de même nature aux noms tels que « African Lion », «Flintlock » et « Phoenix Express » ont aussi eu lieu. De plus, des unités de Gardes Nationaux US ont effectué des rotations dans des pays qui incluent entre autres, l’Afrique du sud, le Maroc, la Tunisie, le Nigéria, le Libéria et le Ghana. Des entreprises de sécurité privées américains se sont installées en Mauritanie et dans tout le Sahel.
     
    Les communiqués de presse du US Africa Command (AFRICOM) suggèrent que ces opérations sont bénéfiques tant pour les Etats-Unis que pour l’Afrique. Leur message central est que les militaires US et Africains sont des partenaires dans la guerre contre le terrorisme et d’autres formes de soulèvement. Mais ce n’est pas en réalité du partenariat, c’est de la défense classique d’intérêts économiques et stratégiques.
     
    25% des besoins américains en  pétrole vers 2015 seront africains

    Un rapport du Bureau de Recherche du Congrès sur les plans d’exploitation US a été publié par WikiLeaks. On y lit « en dépit des conflits dans le delta du Niger et d’autres régions productrices de pétrole, le potentiel pour des forages en profondeur dans le golfe de Guinée est élevé et les analystes estiment que l’Afrique pourra fournir près de 25% des besoins américains en pétrole vers 2015. » 
     
     
    Le document cite un officiel US du Département de la défense : « …la mission principale des forces US (en Afrique) est d’assurer que les champs pétrolifères du Nigéria …soient sûrs ». Au moins, le propos est-il clair. C’est pourquoi, les Etats-Unis seraient satisfaits que des actions militaires menées par des Africains visent les militants et les groupes mafieux qui sabotent les oléoducs et les opérations des  compagnies pétrolières occidentales en Afrique occidentale. Parallèlement, en raison de l’accroissement de leurs importations de pétrole, les Américains s’opposent vigoureusement  à toute velléité africaine d’exclure par la force les dites compagnies du Delta du Niger même si leurs pipelines qui fuient ont ruiné d’innombrables hectares de terres agricoles et d’eaux poissonneuses et ont provoqué un véritable désastre écologique de toute la région.
     
     
    Les intérêts de l’Afrique sont, on le voit bien, en perpétuel conflit avec ceux des Etats-Unis comme avec ceux de la Chine. Les dirigeants africains continuent de leurrer leur peuple en s’attaquant souvent dans la presse africaine à la France ou aux Européens alors qu’ils se couchent honteusement, à tour de rôle, devant les Chinois ou les Américains. 
     
    Curieusement, il n’y a pas eu de réaction africaine sérieuse à cette annonce du renforcement de la présence de soldats US sur leur sol. Si l’Europe était une puissance, si la France n’avait pas abandonné honteusement l’Afrique, le vrai partenariat, le seul partenariat possible, le partenariat euro-africain aurait pu préserver le continent africain de la politique des vautours et des chacals. 
     
    On a mal à l’Afrique, on pleure l’Afrique américanisée ou chinisée. 

     

  • Les États européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

    Les aides d’État accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

    Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’État portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

    L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’État pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente.

    Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.

    Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s’agit “d’une tendance à la baisse sur le long terme“, a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l’UE dans les années 1980.

    Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.

    L’Expansion   http://fortune.fdesouche.com

  • Julien Freund

    Quand Julien Freund est mort à Strasbourg le 10 septembre 1993, à l’âge de soixante-douze ans, c’est l’un des plus grands politologues et sociologues français de ce siècle qui disparaissait. Il était né à Henridorff (Moselle) le 8 janvier 1921, d’une mère paysanne et d’un père ouvrier socialiste. Aîné de six enfants, il avait dû interrompre prématurément ses études après la mort de son père et était devenu instituteur dés l’âge de dix-sept ans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participa activement à la Résistance. Pris en otage par les Allemands en juillet 1940, il parvint à passer en zone libre et, dès janvier 1941, milita à Clermont-Ferrand (où s’était repliée l’université de Strasbourg) dans le mouvement Libération d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie, puis dans les Groupes-francs de Combat animés par Henri Frenay, tout en achevant une licence de philosophie.

    Arrêté en juin 1942 à Clermont-Ferrand, puis en septembre à Lyon, il fut avec Emmanuel Mounier l’un des accusés du procès Combat. Incarcéré à la prison centrale d’Eysses, puis à la forteresse de Sisteron, il parvint à s’évader le 8 juin 1944 et rejoignit jusqu’à la Libération les maquis FTP des Basses-Alpes et de la Drôme. Rentré à Strasbourg en novembre 1944, il se consacra quelque temps au journalisme et à l’action politique, expériences qui furent pour lui une source de déception en même temps que le point de départ d’une longue réflexion. Il fut en 1945-46 responsable départemental du Mouvement de libération nationale (MLN) de la Moselle, et quelque temps secrétaire académique du SNES.

    Ayant postulé dès 1946 à un poste de professeur de philosophie, il avait passé son agrégation, puis enseigné successivement au collège de Sarrebourg (1946-49), au lycée de Metz (1949-53) et au lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg (1953-60). De 1960 à 1965, il avait été maître de recherche au CNRS, spécialisé dans les études d’analyse politique. En 1965, année de la soutenance de sa thèse de doctorat à la Sorbonne, il avait été élu professeur de sociologie à l’université de Strasbourg, où il fut le principal fondateur, puis le directeur de la faculté des sciences sociales. Proche de Gaston Bouthoul, il créa en 1970 l’Institut de polémologie de Strasbourg. On lui doit aussi la fondation en 1967 d’un Centre de recherches et d’études en sciences sociales, en 1972 de la Revue des sciences sociales de la France de l’Est, et en 1973 d’un Centre de recherche en sociologie régionale. Il a également enseigné en 1973-75 au Collège de l’Europe de Bruges, puis en 1975 à l’université de Montréal. Nommé en 1979 président de l’Association internationale de philosophie politique, il avait pris peu de temps après une retraite très anticipée pour ne plus cautionner un enseignement et une administration universitaires qu’il réprouvait. Depuis, retiré à Ville, il se consacrait entièrement à ses livres. Une soirée en son honneur a été organisée en décembre 1993 par le conseil de l’université des sciences humaines de Strasbourg.

    Marqué par la pensée de Max Weber, de Georg Simmel, de Vilfredo Pareto et de Carl Schmitt, auteurs qu’il contribua à mieux faire connaître en France, Julien Freund s’était imposé d’emblée avec son livre sur L’essence du politique, issu de la thèse de doctorat qu’il avait soutenue le 26 juin 1965 sous la direction de Raymond Aron (le philosophe Jean Hyppolite ayant préféré se récuser pour n’avoir à patronner ses thèses). Sur la nature du politique, sur les présupposés de cette catégorie (la triple relation entre obéissance et commandement, ami et ennemi, public et privé), sur les notions de valeur, de conflit, d’ordre, etc., il y multipliait les vues originales et novatrices. Il ne cessera d’ailleurs, par la suite, de s’intéresser aux invariants de l’esprit humain, qu’il s’agisse de l’esthétique, de l’éthique, de l’économique ou du religieux.

    Ses livres, presque tous fondamentaux, se rapportent aussi bien à la science politique qu’à la sociologie, à la philosophie ou à la polémologie. Après L’essence du politique (Sirey, 1965, trad. espagnole en 1968), il avait publié Sociologie de Max Weber (PUF, 1966 et 1983), Europa ohne Schminke (Winkelhagen, Goslar 1967), Qu’est-ce que la politique ? (Seuil, 1968 et 1978), Max Weber (PUF, 1969), Le nouvel âge. Éléments pour la théorie de la démocratie et de la paix (Marcel Rivière, 1970), Le droit d’aujourd’hui (PUF, 1972), Les théories des sciences humaines (PUF, 1973), Pareto. La théorie de l’équilibre (Seghers, 1974), Georges Sorel. Eine geistige Biographie (Siemens-Stiftung, München 1977), Les problèmes nouveaux posés à la politique de nos jours (Université européenne des affaires, 1977), Utopie et violence (Marcel Rivière, 1978), La fin de la Renaissance (PUF, 1980), La crisis del Estado y otros estudios (Instituto de Ciencia politica, Santiago de Chile 1982), Sociologie du conflit (PUF, 1983), Idées et expériences (Institut de sociologie de l’UCL, Louvain-la-Neuve 1983), La décadence. Histoire sociologique et philosophique d’une catégorie de l’expérience humaine (Sirey, 1984), Philosophie et sociologie (Cabay, Louvain-la-Neuve 1984), Politique et impolitique (Sirey, 1987), Philosophie philosophique (Découverte, 1990), Études sur Max Weber (Droz, Genève 1990), Essais de sociologie économique et politique (Faculté catholique Saint-Louis, Bruxelles 1990), L’aventure du politique. Entretiens avec Charles Blanchet (Critérion, 1991), D’Auguste Comte à Max Weber (Economica, 1992), L’essence de l’économique (Presses universitaires de Strasbourg, Strasbourg, 1993).

    Julien Freund avait encore dirigé plusieurs volumes collectifs, dont quatre numéros spéciaux de la Revue européenne des sciences sociales (Genève) et, avec André Béjin, le recueil Racismes, antiracismes (Klincksieck, 1986). On lui doit également des traductions de Max Weber (Le savant et la politique, Plon, 1959 ; Essais sur la théorie de la science, Plon, 1965, et Agora/Presses-Pocket, 1992 ; « Les concepts fondamentaux de la sociologie » in Économie et société, Plon, 1971).

    Son œuvre comprend aussi un nombre très important d’articles, d’essais, de préfaces et de communications. On en trouvera la liste dans « La bibliographie de Julien Freund » dressée par Piet Tommissen dans le numéro spécial de la Revue européenne des sciences sociales (no54-55, 1981, pp. 49-70) offert à Freund pour son 60e anniversaire. Une autre bibliographie, prolongée jusqu’en 1984 et également établie par Piet Tommissen, figure en annexe de Philosophie et sociologie (Cabay, Louvain-la-Neuve 1984, pp. 415-456 : « Julien Freund, une esquisse bio-bibliographique »).

    Tenu à l’écart par les coteries parisiennes, qu’il surclassait sans peine par l’ampleur de ses connaissances et la profondeur de ses analyses, Julien Freund était en revanche réputé dans le monde entier pour la qualité de ses travaux. Lutteur-né, auteur au savoir immense, remarquable conférencier, il était avant tout un esprit parfaitement libre qui, à maintes reprises, avait refusé de quitter son Alsace natale pour venir s’installer dans la capitale. « Kant vivait à Königsberg et non à Berlin », répondait-il à ceux qui s’en étonnaient. Mais il était aussi un homme truculent, fidèle à ses amitiés, courageux à l’extrême et d’une malicieuse rigueur. Amateur de peinture – il avait épousé en 1948 la fille du peintre alsacien René Kuder (1882-1962) – et de gastronomie régionale, il appartenait à l’espèce rare des pessimistes joyeux. Indifférent aux étiquettes et aux modes, il avait manifesté à la revue du GRECE Nouvelle École une sympathie active qui ne s’est jamais démentie pendant vingt ans. Plusieurs de ses essais y sont parus : Vilfredo Pareto et le pouvoir (no29, printemps-été 1976, pp. 35-45), Une interprétation de Georges Sorel (no35, hiver 1979-80, pp. 21-31), Que veut dire : prendre une décision ? (no41, automne 1984, pp. 50-58), Les lignes de force de la pensée de Carl Schmitt (no44, printemps 1987, pp. 11-27), Le conflit dans la société industrielle (no45, hiver 1988-89, pp. 104-115).

    1995. http://grece-fr.com

  • Affaire Depardieu : la République, sinon rien

    Afflelou l’émigré
    Là où gisent les cadavres des lions, prolifèrent les hyènes et les chacals.
    L’Europe est le charnier de nos espérances, une carrière de rêves pourrissant au milieu d’une horde de parasites.
    Les glapissements actuels qui s’élèvent sur le sillage de ce pauvre Depardieu provoquent le dégoût de tout honnête homme. Il faut le dire : en politique, il est nécessaire qu’il y ait une morale.
    Cette morale est nécessairement républicaine.
    Elle est aussi nécessaire que l’oxygène pour un corps vivant.

    La république, sinon rien !

    La res publica, le Bien public.
    Non la république comme désir de vengeance, mais au sens où Louis XIV l’entendait, à la suite d’Auguste. L’Etat est au service de la gloire de la patrie, et tous les biens matériels des citoyens, des sujets, des Français, des Européens, sont virtuellement mobilisés pour le salut public, pour notre orgueil, notre destin.
    C’est une chose bien étrange d’entendre Afflelou, qui doit avoir de la buée sur les lunettes, s’indigner qu’on prenne les patrons pour des voleurs, des bandits, quand son groupe a été condamné, le 20 septembre 2012, à 1,2 millions d’euros de dommages et intérêts pour concurrence déloyale.
    Il paraîtrait qu’en France, on s’en prenne aux gens qui ont réussi. Ce n’est pas forcément faux, mais pas dans le sens où l’entend cet homme d’argent, pour qui la réussite doit sans doute se traduire par une belle et précieuse Rolex au poignet. Souvenons-nous de ce que disait à ce sujet Séguéla, ce publicitaire conseiller des princes qui nous gouvernent : « T’as pas de Rolex à 50 ans, t’as raté ta vie ! ». Et Copé d’entonner : « Gagner moins de 5000 euros par mois, c’est être un minable ».
    Ce n’est donc pas étonnant que le cauchemar d’Afflelou, qui va se réfugier chez nos perfides amis anglais, soit peuplé de tranchées (il est vrai que la camaraderie avec le peuple sacrifié ne doit pas être son fort) et… des mânes de 1789 !
    Souvenons-nous de cette peu ragoûtante journée de 1989 où l’oligarchie fêtait le bicentenaire de la Révolution, avec la vulgarité qui est désormais la sienne, une grossièreté de parvenus aux crânes farcis de délires idéologiques, avec force déchaînement goudesques, à l’esthétique publicitarde, danses histrionesques et dégobillantes à souhait, pour engraisser les rats des égouts parisiens. C’était diversitiste, hystérique, niais comme une nuée de majorettes hilares, et toute cette mascarade cachait de bien belles affaires... Eh bien ! même cette référence, consensuelle au possible, la fête de la Fédération, ce jour de 1790, commémorant la prise de cette piteuse Bastille, qui voyait le peuple français réuni dans le vœu de bâtir une société fraternelle, unie, heureuse… même ce souvenir est vomi par ce planqué fiscal.. Et pas 93 ! La terreur, oui, on aurait compris ! ce n’est pas agréable de se faire raccourcir… Mais 89, c’est du gâteau pour un riche, c’est l’ivresse de la tribu, c’est la gloire des Bleus, la victoire en chantant. « Tous ensemble ! Tous ensemble ! ».
    Afflelou, il veut être seul, comme Picsou dans son grand coffre-fort, au milieu de son tas d’or.
    Depardieu, c’est autre chose. Rien que pour son interprétation du colonel Chabert, on lui donnerait une exonération d’impôt sans confession. Et puis, il fait vivre, paraît-il, toute une rue parisienne. Avec bistrot, épicerie, populo et tout ce qui peut faire encore croire que Paris est encore dans Paris.

    Que doit un riche à sa patrie ?

    Voyons l’histoire. Avec un grand H. Louis XIV, qui n’était pas de gauche, avait fait les poches à Fouquet. Ce dernier était un homme exquis, et c’est dommage qu’il ait payé de sa liberté et de sa vie ses talents humains. Un vrai ami, prétendait ce cher La Fontaine. Il s’y connaissait. Et peut-être au fond, je le crois bien, Depardieu est-il de cette étoffe dont on fait les amis. Quel gâchis ! Mais enfin, l’Etat avait besoin d’argent, et Fouquet était trop gourmand. Soyons clair et juste : de tout temps, l’Etat, la Res publica, a pris dans l’argent des riches. Plus ou moins durement, certes. Les Empereurs, qui étaient aussi républicains que les bobos caviar de gauche qui nous gouvernent, n’étaient pas tendres. Ils donnaient une journée pour que le nanti quitte le théâtre de la vie, on lui laissait le choix de son suicide. Avec un peu de chance, une partie de l’héritage allait quand même à la progéniture. Mais pas toujours ! A moins que le sbire ait fait son office, sans fioriture, ni orgie de délicatesse.
    Et puisqu’on n’en est pas à une contradiction près, voyons un peu ce que disent les Copé, Morano, et tous les néocons de notre pauvre pays, eux qui ne jurent que par les USA. C’est intéressant de se pencher sur la question, car la patrie du fric roi a la réputation d’être hostile à l’impôt. Or, la démocratie américaine, plébéienne, la république des cow boys, des petites gens, des puritains, de l’everyman, de l’homme de la rue, du bar et du colt, du mâcheur nigaud de chewing gum, ce bâfreur débile de hamburger, ce buveur de coca cola, si elle considère que la richesse est un signe d’élection, à condition qu’elle soit l’aboutissement d’une réussite personnelle, une sorte d’héroïsation de l’avarice, ne hait rien tant que la supériorité, l’homme qui manifeste en quelque domaine que ce soit sa différence par rapport à la masse. C’est pourquoi, par exemple, tout candidat à l’élection doit prouver par des âneries son inculture, de façon à ne pas susciter le ressentiment et la jalousie. Plus on est sot, plus on reflète la réalité du corps électoral. Or, périodiquement, la presse relate le geste généreux de tel ou tel milliardaire, qui lègue une part énorme de sa fortune à des œuvres caritatives, ou à des organismes culturels, associatifs etc. On s’extasie sur ce qui semble être un acte volontaire, mais on ne prend pas garde que la pression de l’opinion publique est telle, outre atlantique, et aussi la tradition civique, qu’il serait impossible à un riche de ne pas sacrifier à ce cérémonial, qui s’apparente au sacrifice expiatoire.

    Un enfumage idéologique

    Il est vrai qu’il est peut-être moins question, dans les tribulations actuelles, d’économie stricte, que d’idéologie. Encore que l’une et l’autre, dans la doxa libérale, soient liées. Le problème est bien sûr l’Union européenne, qui n’est ni une union, ni l’Europe, mais la traduction locale du dérèglement mondialiste. Il est paradoxal de constater que Bruxelles s’attache, de façon obsessionnelle, à réglementer à outrance, par exemple à imposer la parité dans le secteur de l’assurance, au détriment des assurés, ou de détricoter méthodiquement toutes les protections sociales et économiques des nations européennes, au nom du dogme libéral, quand, dans le même temps, elle est arrêtée devant la quasi sacralité des variations fiscales, lesquelles instaurent sur le continent une concurrence déloyale. La Belgique, qui a perdu, au demeurant, comme notre pays, toute indépendance et toute dignité, joue sur cette inégalité de traitement.
    Cet état de fait, qui favorise les riches, est bien sûr voulu. On veut persuader les peuples qu’il est « inévitable », « vital » de réduite les ponctions fiscales, et de soulager ces pauvres richards, pour ne pas les démoraliser. Jadis, on faisait bien attention de ne pas désespérer Billancourt, maintenant, il s’agit de ne pas le faire avec les spéculateurs.
    Pendant ce temps, chaque mois, 50 000 Français perdent leur emploi, et ne savent où aller pour échapper à la misère.

    La place du riche dans la patrie

    Les riches sont indispensables, bien sûr. Parce qu’ils savent gérer, qu’ils ont une vision réaliste et générale de l’économie et des affaires, parce que cela ne s’improvise pas, d’investir, de créer des richesses. L’homme d’argent, de même, pour peu qu’il n’aliène pas son goût à la mode et au marché, encourage les arts, le luxe, les grandeurs monumentales, tout ce qui octroie à notre Histoire la beauté, la gloire et l’immortalité. Être contre le riche, c’est être contre le peuple.
    Mais nous sommes tous unis pour le même sort. Chacun doit, humblement, à sa place, œuvrer pour le Bien commun, la Res publica. Chercher l’argent pour l’argent, ou pour sa gloriole personnelle, c’est se perdre dans l’infamie et la trahison. L’argent est un moyen, pas un but. C’est une chance donnée par le destin, le travail ou le talent pour exceller, pour montrer que le destin a bien fait les choses, que l’on est doté des qualités essentielles qui font l’honnête homme.
    L’Europe à venir sera dure, exigeante, républicaine, sans concession. Elle sera une héritière de 89 et de l’esprit monarchique, de l’égalité et du sens hiérarchique, de la liberté et de la discipline, de la réalisation de soi et du sacrifice, et l’une parce que l’autre. Que les égoïstes et les voyous se méfient : le capitole n’est pas loin de la roche tarpéienne, et le Dîner du Siècle de la place de la Concorde, où œuvrait dame Egalité.

  • VINCENT PEILLON FAIT PRIMER L’ÉDUCATION SUR L’INSTRUCTION, UNE INTERVIEW D’ANNE COFFINIER DANS JOL

    Après cinq mois de travail, le projet de loi sur la refondation de l’école est prêt. Ce projet, qui devait être présenté au Parlement fin novembre, le sera finalement début 2013, après avoir été adopté en Conseil des ministres fin janvier. Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, explique au média en ligne JOL comment le Ministre a choisi de faire primer l’éducation sur l’instruction et pourquoi il est grand temps, selon elle, de dépolitiser l’école.

    JOL Press : Qu’est ce qui vous paraît le plus important dans le projet de Vincent Peillon ?

    Sur la forme

    Anne Coffinier : Le texte en lui-même appelle, il me semble, quelques commentaires : très long – comme l’était aussi la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école conçue par François Fillon en 2005 - ce texte illustre parfaitement la tendance française à l’inflation juridique, si bien dénoncée par Jean Foyer et Jean Carbonnier. Cet excès de textes étouffe les professeurs plus qu’il ne leur apporte de solution. À mon sens, le monde de l’enseignement aurait au contraire besoin d’un cadre juridique allégé, recentré sur l’essentiel et respectant ses libertés.

    Le projet de loi comprend trop de modifications de façade qui compliquent inutilement la situation : à quoi bon par exemple rebaptiser des organismes existants comme les IUFM qui deviennent des ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation), ou le haut conseil à l’éducation qui sera transformé en conseil national d’évaluation du système éducatif ?

    Le gouvernement a aussi cédé à une autre tentation bien française : la création de nouveaux observatoires. Comme si l’on en avait pas assez ! Cela me fait penser à une blague que l’on racontait à l’Ena : « Une équipe d’aviron qui perdait régulièrement en compétition décida de nommer un observateur de l’équipe (donc une personne qui ne ramerait plus tout en continuant à peser son poids dans le bateau) pour trouver la solution. Et comme cette décision entraînait une défaite encore plus cuisante la course d’après, on décidait d’instituer un deuxième rameur qui observerait l’observateur, etc. » Ici, c’est tout comme. On aura donc de nouveaux comités Théodule, comme aurait dit de Gaulle : le Conseil supérieur des programmes, l’Institut des hautes études de l’éducation nationale (sans parler de l’observatoire de la laïcité, dont la création a été annoncée en dehors de ce projet de loi). [...]

    La suite sur JOL Presse

    http://www.actionfrancaise.net/

  • Le SIEL aux avant-postes de la mobilisation nationale contre le prétendu "Mariage" homosexuel

    Le SIEL s'élève contre le projet de loi instituant un prétendu "mariage" homosexuel, qui, outre qu'il ne correspond pas à la définition du mariage, aurait immédiatement ou plus tard de graves retentissements : modifications en profondeur du code civil, adoption par des couples homosexuels, procréation dite "médicalement assistée", gestation pour autrui…

    Le SIEL, qui défend le modèle familial, s'inquiète des dérives juridiques et des bouleversements anthropologiques considérables qui malmèneraient les fondements de la civilisation française. Il appelle donc ses membres, amis et sympathisants à se joindre à la grande manifestation d'opposition nationale du 13 janvier prochain.

    Alors que les débats sur l'embryon humain et l'euthanasie sont également au menu du calendrier parlementaire, le SIEL estime qu'une information plus précise doit être donnée aux Français sur le monde nouveau, mais pas nécessairement meilleur, qui se prépare; un monde où la règle du "genre" tentera de s'impose aux lois naturelles, où la vie, de la conception à la mort naturelle, ne sera plus protégée, où l'ensemble de la vie sociale serait peu à peu soumise aux seules lois de la marchandise et de la jouissance individuelle. Il n'est pas sûr qu'une majorité de Français veuillent de ce monde, ni qu'ils en mesurent les conséquences, immédiates ou lointaines : sur tous ces bouleversements, une longue réflexion collective est nécessaire.

    http://www.siel-souverainete.fr/

  • Des Européens aux Amériques avant les Indiens

    Les indices sont troublants mais les recherches parfois entravées

    Jean Ansar
    le 17/01/2011

    C’est certainement le débat archéologique le plus important du moment avec celui sur l’origine unique, ou multiple, de l’homme dit moderne. Il faut bien voir qu’il ne s’agit pas de peuplements historiques précédant Christoph Colomb, les Vikings ou les moines irlandais. Sans oublier les Templiers et autres Romains perdus. Nous sommes bien avant l’histoire. Dans la préhistoire.

    On a découvert sur des sites archéologiques d’Amérique du Nord des outils antérieurs de plusieurs milliers d’années à l’époque considérée comme étant celle de la “première occupation”. Ces objets présentent de curieuses similitudes avec des outils de l’âge de pierre que l’on trouve datant de la période solutréenne. Or les Solutréens vivaient il y a 17 000 ans sur le continent européen. Sur une aire géographique englobant l’actuel Sud de la France, l’Espagne et le Portugal.

    Mieux, on a retrouvé des fragments d’ADN d’origine européenne sur des os remontant à 15 000 ans dans une tribu présumée d’Indiens du nord-est des États-Unis… et pas seulement. Comment expliquer ces similitudes entre des populations de deux continents séparés par 5 000 km d’océan? Peu à peu, les archéologues ont rassemblé des arguments allant dans le sens d’une hypothèse tout à fait inédite, notamment d’ordre génétique. Y aurait-il eu une migration humaine venue d'Europe ?

    Un débat qui gène

    On devrait se réjouir de voir les connaissances évoluer, mais ce n’est pas le cas .Car toutes ces découvertes se heurtent au mépris, au dénigrement, à la loi du silence ou à l’escamotage. Pourquoi? Parce qu’elles remettent en cause les fondements d’une repentance politique ayant confisqué l’archéologie du continent au profit des victimes.

    Il est incontestable que l’immigration européenne aux Amériques a, depuis la fin du Moyen Age, a provoqué des « chocs de civilisation », destructeurs pour les cultures déjà installées, qui ont subi destructions et génocides. Sur le territoire des actuels Etats Unis il a été, depuis, accordé aux Indiens des droits liés a leur qualité, reconnue, de «premiers américains». Or ces droits, avec tous les avantages liés, seraient battus en brèche s’ils n’étaient pas les seuls premiers. Et peut être pas les premiers du tout.

    Le cas le plus célèbre est celui de l’homme de Kennewick, nom donné aux restes d'un homme préhistorique retrouvés près du fleuve Columbia, à côté de la ville de Kennewick, dans l'État de Washington au nord-ouest des États-Unis. Une polémique a été soulevée lorsque les tribus indiennes (dont les Umatillas, les Colvilles, les Walla-wallas, les Yakimas et les Nez-percés) ont souhaité récupérer les ossements de l'homme de Kennewick, qu’ils nomment « le grand ancêtre », pour le rendre à la terre. Ils ont eu gain de cause, comme l’autorise depuis 1990 une loi fédérale, le Native American Graves Protection and Repatriation Act. Début avril 1998, le corps des ingénieurs de l'armée, composé de militaires gouvernementaux faisant du génie civil, a enseveli l'emplacement où avait été découvert le squelette.

    Privés de leur objet d'étude, les scientifiques intentèrent un procès au gouvernement dans l'espoir d'obtenir le droit d'analyser ce squelette à la morphologie inattendue. Et qui bouleversait l’acquis. A partir de l'homme de Kennewick il devenait impossible d’établir une filiation sérieuse entre les 450 générations qui arrivent aux Amérindiens d'aujourd'hui  et, a fortiori, aux populations nomades. Les vestiges de l'homme de Kennewick ont finalement été rendus aux scientifiques après plusieurs procès en appel. On a voulu empêcher une recherche scientifique dont les résultats n’auraient pas été politiquement corrects.

    Les hypothèses de peuplements initiaux

    Le peuplement de l’Amérique par les Indiens est officiellement le fruit d’une migration venant du continent asiatique par le détroit de Béring, pour l’essentiel. Mais l’essentiel n’est pas forcément l’exclusif. Pourquoi n’y aurait il pas eu d’autres migrations: de Polynésie, d Afrique et surtout d’Europe? On sait que les « Caucasiens » ont peuplé l’espace asiatique, jusqu’a la Chine et au-delà. Avant de disparaître sous le poids du nombre… Ils ont peu être suivi le même chemin que les Asiates et certains les ont peut être précédés. Pourquoi pas ? Pourquoi surtout la question ne pourrait elle pas être posée ?

    Il y a celui des Anasazis. Les Anasazis sont un peuple disparu du Grand Sud-Ouest de l’Amérique du Nord, répartis en plusieurs groupes dans les États actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. Leur civilisation est remarquable à plusieurs titres Elle a laissé de nombreux vestiges monumentaux et culturels sur plusieurs sites, dont deux sont classés sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO.


    Ensuite, les vestiges retrouvés par les archéologues témoignent d'une maîtrise des techniques de la céramique, du tissage et de l'irrigation. Enfin, les Anasazis savaient observer le soleil et dessinaient des symboles restés mystérieux dans le désert. Étaient-ils indiens ? La question taboue est posée par certains chercheurs malgré la diabolisation.

    Plus récemment encore les projecteurs se sont braqués sur le « windower people ». On a trouvé en Floride des restes humains et des vestiges culturels d’une civilisation de toute évidence européenne comme le confirme l’ADN qui a disparu, sans doute victime d’un génocide selon les traces de violences découvertes. On pense que les exterminateurs auraient été les Navajos plus nombreux.

    Une autre culture présumée par ses découvreurs comme également européenne aurait subi le même sort au Nevada. Cela fait quand même beaucoup de présomptions sur la possibilité d’un autre peuplement. Tout cela est, bien sûr sujet à débat critique. L’inacceptable est le refus de discussion scientifique pour respecter des tabous politiques.

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