Carl Lang, qui était présent lors de la dernière Marche pour la Vie, répond dans son livre-entretien à la question de l'avortement, de la politique familiale et sur la PMA et GPA :
Le rôle d'un Etat digne de ce nom est de mettre en place une politique d'accueil de la vie.
Les défenseurs de l'IVG nous parlent toujours "du libre choix, du libre choix, du libre choix!". En réalité, il n'y a pas de réel libre choix aujourd'hui puisque l'Etat n'offre pas aux femmes qui veulent avorter une alternative économique et sociale protectrice et crédible. Sue cette question de l'IVG, il me semble qu'il y a deux niveaux distincts de responsabilité. La responsabilité individuelle et la responsabilité politique. je laisse le domaine de la responsabilité individuelle à la conscience de chacun.
Pour ce qui est de la responsabilité politique, le rôle d'un Etat national est de mettre en place une politique d'accueil de la vie, une politique de protection de la mère et de l'enfant en créant un statut de la mère de famille. Ce statut implique la mise à disposition de ressources financières d'une protection sociale, d'une facilité d'accès au logement ainsi que le droit à la retraite le moment venu. La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle.
Cela s'inscrit, de plus, dans la mise en place d'une politique de la famille et de soutien à la natalité française. Il y a eu dans certains Etats d'Europe des politiques familiales qui furent très efficaces en termes de natalité, en particulier en Scandinavie dans les années 80. Une vraie politique familiale est efficace en matière démographique. Il va sans dire que cette politique n'est envisageable que dans le cadre du patriotisme social. L'attribution des aides sociales doivent se faire exclusivement au profit des familles françaises. La famille, dans sa conception traditionnelle. Ainsi, le mariage basé sur l'union d'un homme et d'une femme forme le socle de l'organisation sociale. Cela devrait être une évidence pour tous (...)
La GPA n'est rien d'autre que la marchandisation du corps, une abomination qui piétine la dignité humaine et souille les valeurs les plus essentielles de l'homme, et ce, quelles que soient les croyances religieuses. C'est de la traite d'enfants. Une abjection.
La PMA me parait d'une autre nature. C'est la recherche de la vie, pas le commerce de l'enfant. Elle ne me parait concevable que dans le but de bâtir une famille basée sur l'union d'un homme et d'une femme. Je suis donc hostile à la PMA pour tous.
Ce sont là des choix éthiques qui sont liés à nos valeurs humaines et à nos valeurs de civilisation. Nous croyons que la vie humaine est sacrée et que l'on ne peut tuer ni l'innocent ni le juste. Nous croyons au droit inviolable de tout être innocent à la vie et nous sommes attachés au respect de la dignité des personnes. Nous croyons aussi à la loi morale naturelle et au sens moral. Non, la personne humaine et l'enfant à naître ne sont pas des marchandises."
Natalie Weaver est la maman de Sophia, une petite fille atteinte du syndrome de Rett. Extrêmement rare, le syndrome de Rett est une maladie génétique qui se développe chez le très jeune enfant, principalement la fille, et provoque un handicap mental et des atteintes motrices sévères.
Si le nombre de grossesses des jeunes filles mineures a diminué en France ces dernières décennies (aux alentours de 18 000 en 2015), celles-ci se soldent par une IVG dans les 2/3 des cas. Bien souvent, la jeune fille est pourtant désireuse de donner la vie à son enfant, et a pour cela besoin d’un accompagnement bienveillant et rassurant. Or les parents sont la plupart du temps démunis et apeurés devant ces grossesses imprévues. Dans nos pays occidentaux où l’âge au premier enfant frise les 30 ans, les grossesses précoces déstabilisent et sont parfois mal acceptées, mal assumées aussi face à la société. Inquiets pour l’avenir de leur fille, ce sont souvent les parents qui la poussent, voir la contraignent, à l’avortement.
"Alors que le fait d'abuser de la femme scandalise et mobilise enfin la planète entière, la France laissera-t-elle la Conférence de La Haye faciliter cette nouvelle forme d'aliénation qu'est la pratique des mères porteuses ?