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culture et histoire - Page 1506

  • Antigone, Mauriac ou Edouard Louis : qu'est-ce qu'un rebelle ?

    Une anthologie publiée au CNRS regroupe les textes des « rebelles » qui ont fait l’histoire. Eugénie Bastié l’a lu pour FigaroVox, et rappelle que la subversion n’est pas toujours où l’on croit.

    En août dernier, Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie annulaient avec fracas dans les colonnes de Libération leur venue aux rendez-vous de l’histoire de Blois qui avaient pour thème « Les rebelles », au motif de la présence du « réactionnaire » Marcel Gauchet. Ils expliquaient ainsi leur acte de résistance dans une interview aux Inrocks : « Un rebelle est forcément progressiste, il met en question un ordre donné pour plus de désordre et plus de liberté. », ce qui n’était pas le cas de Marcel Gauchet qui avait osé contester la remise en cause de la filiation induite par le « mariage pour tous ».

    Cette vision de la rébellion comme une brise qui rejoint le souffle de l’histoire aurait fait le bonheur de Philippe Muray. Lui qui écrivait : « Le nouveau rebelle est très facile à identifier : c’est celui qui dit oui. Oui à Delanoë. Oui aux initiatives qui vont dans le bon sens, aux marchés bio, au tramway nommé désert, aux haltes garderies, au camp du progrès, aux quartiers qui avancent. Oui à tout. »

    Si les rebellocrates sont faciles à identifier, les rebelles authentiques le sont moins. C’est pourtant le pari qu’a relevé l’anthologie éditée au CNRS sous la direction de Jean-Noël Jeanneney et Grégoire Kauffman intitulée Les rebelles.

    Qu’est-ce qu’un rebelle ? C’est, nous dit Jeanneney, celui qui parvient à « secouer la conviction de l’inéluctable et à restituer la plein intensité d’une liberté en face de tous les conservatismes et de toutes les oppressions ». De Jean-Jaurès au marquis de Sade, de Voltaire à Bernanos, en passant par Proudhon et Chateaubriand, cette anthologie nous fait voyager de textes en manifestes, de poètes en historiens, dans le pays de la révolte, dont on s’aperçoit -chose étrange- que la gauche n’a pas toujours eu le monopole.[...]

    Eugénie Bastié

    La suite sur Figarovox

    Merci pour La Faute à Rousseau pour nous avoir indiqué cette article.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Antigone-Mauriac-ou-Edouard-Louis

  • Islamisme et liberté religieuse

    En main une imposante base de donnée publiée à Washington. Ordinairement de bon aloi, les rapports du Pew Forum permettent de faire le point sur divers problèmes mondiaux dans une optique plutôt libérale conservatrice en général. Ils nous disent beaucoup à la fois sur les faits et plus encore sur les idées reçues en occident.

    Le document que nous citons ici est consacré aux "Musulmans du monde, religion, politique et société". Publié en avril 2013, il se présente comme un assez fort volume de 226 pages. On y trouve un certain nombre de conclusions peu surprenantes. Par exemple, on y découvre que "dans leur ensemble les femmes musulmanes sont plus attachées aux droits des femmes que les hommes". (page 42)

    Notre étonnement grandit lorsque nous lisons que "dans leur ensemble les musulmans soutiennent largement l'idée de liberté religieuse. Parmi les musulmans qui disent que les gens sont libres de pratiquer leur foi, les trois quarts ou plus dans chaque pays disent que c'est une bonne chose". (page 63)

    Si l'on se base sur une telle évaluation, on sera par conséquent porté à considérer, en toute bonne foi, que, dans leur grande majorité les mahométans opinent en faveur de la liberté de religion pour les autres.

    Et ceci inclinerait certains habiles à croire que leurs interlocuteurs pourraient, pourquoi pas, se mobiliser pour la défendre.

    Ceci prend un tour plus préoccupant dès lors que l'on s'engage contre l'islamisme extrême du néo Califat. Celui-ci s'est affirmé en mai 2014 à Mossoul. Il s'est illustré depuis lors dans des assassinats d'otages innocents.

    Notons à cet égard que ces crimes ont été honteusement étiquetés par les moyens de désinformations français : on les entend présentés comme des "exécutions", ce mot supposant dans notre langue une notion de culpabilité et de décision de justice…

    On pourrait commencer par remarquer que la manière dont ont répondu "dans leur ensemble" les personnes interrogées a quelque chose de conventionnel. De plus, pour oser dire dans le cadre d'un sondage que l'on récuse le droit élémentaire des autres il faut une bonne dose d'arrogance, et de franchise...

    Mais avant tout il conviendrait de s'entendre sur ce que l'on appelle, au XXIe siècle en occident, la liberté religieuse...

    Les musulmans considèrent celle-ci comme établie dès lors qu'ils laissent aux dhimmis la liberté de culte dans des églises ou des synagogues, et que l'on ne les détruit pas. Ils peuvent se rendre aux offices, on ne les emprisonnera pas.

    Cette liberté-là est reconnue en gros dans la pratique, en temps ordinaire. Elle ne se verrait donc contestée "que" par 25 % environ des musulmans du monde entier.

    Mais, d'autre part, tous les autres aspects de la liberté religieuse se trouvent, même dans les périodes de cohabitation calme, systématiquement bafoués.

    Citons d'abord le droit de changer de religion. C'est peut-être le point essentiel.

    La doctrine islamique en matière d'apostasie n'est pas formulée par le Coran. On entend parfois citer, de façon totalement tronquée et détournée, un passage de la Sourate 2, verset 256 : "pas de contrainte en religion". Le contexte de ce bout de phrase dément de façon radicale l'interprétation que l'on imagine. Rien dans le livre saint des mahométans, rien dans la Sîra retraçant la vie du beau modèle ne plaide en fait pour une telle tolérance.

    Ce qui prévaut aujourd'hui encore est apparu au IXe siècle, soit 200 ans après la mort de Mahomet, et dans un seul hadith. Or, aucune puissance islamique ne le remet vraiment en cause. Et pourtant il ne repose que sur un seul témoignage : "celui qui change de religion tue-le" ! Ce hadith est accepté dans les 57 législations des 57 pays de la conférence islamique. Il est reçu sous des formes différentes, mais, dans la pratique, on ne condamne jamais le musulman extrémiste qui obéit et assassine l'apostat.

    Évoquons aussi au titre de la liberté d'expression le droit d'exprimer des critiques contre la religion : face à l'islam la controverse devient très vite blasphème. (1)⇓

    Toute propagation de leur foi est également interdite aux dhimmis. Or, on doit rappeler ici qu'une certaine forme de prosélytisme est un devoir pour un chrétien. (2)⇓

    Ne parlons même pas d'autres aspects, dans le mariage par ex., d'une conception libérale de la pratique religieuse.

    Ne parlons même pas du droit de construire des lieux de cultes.

    Se laisser prendre à la conception que l'islam considère de sa "liberté religieuse" me semble donc une faute majeure commises par les Occidentaux.

    JG Malliarakis
    Apostilles

    1.  Même l'évocation de certains aspects de sa biographie la plus officielle, vus sous l'angle de nos critères occidentaux, peut être considérée comme outrageante pour le Beau Modèle, qui devient "insolite" à nos yeux quand nous lisons, par exemple, que Aïcha avait 6 ou 7 ans quand elle s’est mariée à Mahomet et 9 ans lorsque le mariage fut consommé.
    2.  On se base ici sur la conclusion de l'évangile selon saint Mathieu "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit"… Mt 28,18 -- ce qui peut hélas s'interpréter de manière différente selon les intérêts des États -- Une partie non négligeable des missions occidentales en orient s'est investie dans la conversion de non-musulmans, coptes, arméniens, assyriens, mais aussi juifs etc. Cela était tout à fait permis sous le régime ottoman, et cela a produit des églises dissidentes minoritaires. Mais sur la conversion des mahométans, seules de rares communautés, controversées à ce titre, s'y risquent vraiment.

    http://www.insolent.fr/2014/10/islamisme-et-liberte-religieuse.html

  • « Un dernier mot sur Laval… » : Adrien Abauzit, en complément de la chronique sur Vichy et la Shoah…

    Suite à la mise en ligne de la chronique de Adrien Abauzit sur le livre "Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français" (de Alain Michel), notre auteur a souhaité apporter quelques précisions concernant sa position sur Pierre Laval afin qu'on ne lui reproche pas de faire dire à l'auteur du livre "ce qu'il ne dit pas"...


    Pierre Laval a commis de graves erreurs politiques. En décembre 1940, il a tenté de lancer les troupes de Vichy sur le Tchad, passé au gaullisme. 

    Cet acte contraire aux accords Pétain-Churchill d’octobre 40 et aux accords Halifax-Chevalier de décembre 40, aurait conduit à une déclaration de guerre de la France à l’Angleterre, ce qui eut été une catastrophe difficilement rattrapable.

    Sa fameuse phrase : « je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que sans elle, le bolchevisme s’installerait partout », dont il savait qu’elle était ressentie par le peuple français comme des « goutes d’acide sulfurique », même si elle a été prononcée dans une logique de duperie, fait aujourd’hui encore mal à l’honneur français : par définition, on ne souhaite pas la victoire de la nation qui oppresse son peuple, surtout quand à sa tête se trouve un déséquilibré comme Hitler.

    Ceci posé, nous tenons à évoquer au lecteur un détail peu connu.


    Lorsque les Américains ont débarqué en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, Hitler a sommé Laval de se rendre à Munich. Hitler souhaitait convaincre le président du Conseil de déclarer la guerre aux Alliés. Laval pressentait ce qu’on attendait de lui. Il craignait de se faire piéger à la manière d’un Schuschnigg quatre ans plus tôt. En conséquence, il partit pour Munich avec une ampoule de cyanure de potassium dans la poche. En d’autres termes, il préférait se suicider plutôt que de commettre un acte qu’il savait être contraire aux intérêts vitaux de la France.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on peinera à trouver dans la classe politique française actuelle quelqu’un capable d’une telle détermination et d’un tel sacrifice.

    Pour ceux qui l’ignorent, Laval a noyé le poisson lors de son face à face avec Hitler. Ce dernier n’a pas réussi à obtenir de lui la co-belligérance. Le 13 novembre, Hitler adressa un nouvel ultimatum à Pétain. La France était sommée de déclarer la guerre aux Alliés. Pétain refusa et par un télégramme secret, il donna son approbation à Darlan qui, d’Alger, avait relancé l’empire français dans la guerre contre l’Axe.

    Adrien Abauzit

    http://www.scriptoblog.com/index.php/blog/histoire/1498-un-dernier-mot-sur-laval-adrien-abauzit-en-complement-de-la-chronique-sur-vichy-et-la-shoah

  • Un important trésor Viking découvert en Ecosse

    Le plus important trésor Viking jamais trouvé en Ecosse a été déterré par un ex-homme d'affaires, amateur de détecteur de métaux, ont annoncé lundi les autorités.

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    Le trésor comporte plus de 100 objets datant du IXe et Xe siècles. «C'est certainement le trésor Viking le plus important d'Ecosse», a déclaré à l'AFP Stuart Campbell, responsable du service public s'occupant des trésors.
    « C'est le plus grand trésor d'objets Viking découvert en Ecosse depuis le 19ème siècle. C'est extrêmement important, non seulement pour la Grande-Bretagne mais aussi pour l'Europe occidentale parce que c'est un trésor très inhabituel», a-t-il ajouté. Derek McLennan, un homme d'affaires à la retraite de 47 ans, l'a découvert le mois dernier. Il était enterré à seulement 60 cm de profondeur dans le comté de Dumfries, dans le sud-ouest de l'Ecosse.
    « Il contient des objets de toute l'Europe. Il y a des amulettes d'Irlande, des bijoux de Scandinavie, des bijoux en or qui sont probablement anglo-saxons et il y a aussi un vase en argent carolingien originaire de ce qui est aujourd'hui l'Allemagne», a détaillé Stuart Campbell. L'emplacement précis de la découverte a été tenu secret afin de permettre aux autorités de préserver le site et de s'assurer qu'il n'accueille aucun autre trésor.
    « La gamme d'objets est exceptionnelle pour l'Ecosse et très inhabituelle pour tout trésor Viking, quelle que soit son origine», a ajouté le responsable. Le trésor est désormais propriété de la Couronne britannique mais l'auteur de la découverte touchera une indemnité fixée en fonction de la valeur sur le marché de l'art des pièces.
    Vase carolingien
    Le vase carolingien pourrait valoir à lui seul près de 200'000 livres (250'000 euros). «Les Vikings étaient bien connus pour avoir pillé ces rivages dans le passé mais aujourd'hui, nous pouvons apprécier ce qu'ils ont laissé derrière eux avec ce merveilleux apport au patrimoine culturel de l'Ecosse», s'est félicité la ministre écossaise de la Culture, Fiona Hyslop.
    En 2007, deux Britanniques avaient découvert, également grâce à des détecteurs de métaux, le plus important trésor Viking mis au jour en Grande-Bretagne depuis plus de 150 ans, selon le British Museum. Le musée londonien avait alors souligné que ce trésor, constitué de 617 pièces en argent, d'un bracelet-manchette en or et d'une timbale en plaqué-argent, revêtait une importance mondiale.

    Sourceafp via 20 minutes :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuEFkyluyArydlLXIG.shtml