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culture et histoire - Page 1510

  • Pierre Sidos : « OAS : le combat exemplaire des nationalistes »

    [Nous publions ci-dessous un entretien réalisé par Jeune nation avec Pierre Sidos et publié dans le n° 2 de la seconde version papier de Jeune nation, en décembre 1993]

    Comme nous l’annoncions à nos lecteurs dans notre premier numéro, nous avons obtenu de M. Pierre Sidos, dont le nom est lié à celui de Jeune nation, un entretien exclusif sur la lutte clandestine au sein de l’OAS. Nous lui avons posé les questions suivantes en rapport avec ce sujet: pourquoi l’Algérie ? Pourquoi l’OAS ? Pourquoi hier intéresse-t-il aujourd’hui ? Rappelons que le père de M. Pierre Sidos est né à Mouzaïaville (province d’Alger) en 1891 ; que lui-même a accompli son temps de service militaire à Aïn-Séfra (Sud-Oranais) en 1951; que le plus jeune de ses frères, Henri, sous-officier parachutiste, est mort pour la France sur la route de Taher à Djijelli (Nord-Constantinois) en 1957. De 1960 à 1963 inclus, M. Pierre Sidos a passé près de deux ans et demi en clandestinité et un an en captivité. À sa sortie de prison politique l’attendait encore un second procès devant la Cour de Sûreté de l’État et aussi cinq procès de presse en relation avec les événements d’Algérie. H. L.

    Sur l’Algérie et la France

    Le territoire connu aujourd’hui sous le nom « d’Algérie », qui dans sa partie littorale fut soumis successivement aux Carthaginois, aux Romains, aux Vandales, aux Byzantins, puis depuis le VIIIe siècle aux Arabes presque constamment en lutte contre des révoltes berbères, était au début du siècle dernier un protectorat de l’Empire turc ottoman sous la désignation de « régence d’Alger ». Ce n’était donc pas un État et sa population alors inférieure à un million d’habitants ne constituait pas une nation.

    L’établissement de la France, en 1830, s’il a pour motif de créer une diversion à de nombreuses difficultés de la monarchie restaurée, a pour origine l’envenimement d’une querelle financière entre le gouvernement du roi de France Charles X et le principal chef local ayant le titre de « dey d’Alger », lequel est directement intéressé au règlement d’une créance des commerçants israélites Busnach et Bacri qui, sous la Révolution française, plus de trente ans auparavant, à l’époque du Directoire, avaient vendu du blé d’Afrique du Nord aux Français.

    L’installation de la puissance française s’étant poursuivie sous le règne de Louis-Philippe Ier et la brève période de la IIe république, dès 1860, Napoléon III envisage de créer un « royaume arabe » en Algérie, associé à l’Empire français. Mais son renversement par une émeute républicaine à Paris, accompagné aussitôt de la publication d’un décret d’Adolphe Crémieux, avocat d’extrême-gauche et ministre israélite du nouveau gouvernement, le 24 octobre 1870, accordant la qualité de Français aux seuls Juifs indigènes, à l’exclusion donc des Arabes et des Berbères, provoque une formidable insurrection en Kabylie conduite par le bachaga Mokrani qui venait de se battre pour la France contre la Prusse, laquelle est suivie d’une brutale répression. Depuis lors, malgré des progrès matériels considérables sur place, la IIIe république n’apporte aucune des solutions souhaitables aux problèmes politiques particuliers à l’Algérie. Ce n’est que sous l’autorité du maréchal Pétain, de 1940 à 1942, que s’apaisent des revendications séparatistes, notamment grâce à l’abrogation du décret Crémieux. Avec l’arrivée de De Gaulle à Alger, en 1943, sera rétabli le décret honni tant par les Arabo-Berbères que par la quasi-totalité des Européens d’Algérie. Comme en 1870, une insurrection, cette fois dans le Constantinois en mai 1945, est matée dans le sang, sous l’autorité du même De Gaulle, assisté de son ministre de l’Air Charles Tillon, ancien chef de la résistance communiste en France (FTP). C’est l’« Épuration » sectaire menée contre les Français pétainistes, additionnée de cette répression appliquée à des Algériens autochtones déçus, d’élections systématiquement truquées qui conduiront à la « guerre d’Algérie », débutant en novembre 1954, devant durer huit années, avec des conséquences prévisibles calamiteuses pour tout le monde, qui sont plus que jamais d’actualité, en Algérie même.

    Sur l’OAS et Jeune nation

    Le sigle OAS (Organisation armée secrète) est né à Madrid, en février 1961, d’un groupe d’exilés politiques; il sera popularisé en Algérie et partout ensuite à partir de mai 1961, après l’échec d’un sursaut militaire connu sous le nom de « putsch des généraux ». Il recouvre indifféremment pour le public l’ensemble des activités attribuées aux partisans de l’Algérie française, pendant toute la période qui s’achève début juillet 1962, tant en Algérie qu’en France métropolitaine. L’autorité nominale appartenait au général Raoul Salan, ancien commandant en chef en Indochine et en Algérie, l’officier le plus décoré de l’Armée française y compris de l’ordre national de la Francisque, contraint du fait de sa haute personnalité à l’immobilisation dans un lieu tenu secret à Alger, où il vivait en famille, pratiquement isolé. En fait, celui qui régnait en maître sur l’OAS officielle était Jean-Jacques Susini, étudiant en médecine né en 1933, ancien adhérent du mouvement Jeune nation à Lyon avant 1958, mais sans être militant ; dirigeant du Front national français avec Joseph Ortiz jusqu’aux « Barricades d’Alger » en janvier 1960, et désormais responsable de la branche Action politique et propagande. En compagnie de sa maîtresse et de son garde du corps, un boxeur d’origine juive tunisienne qu’il fera disparaître à la fin, il dominait intellectuellement un « soviet de capitaines », qui lui servait d’instrument et d’intermédiaire pour la mise en application de ses méthodes personnelles, tenant plus d’une sorte de gangstérisme citadin que des nécessités d’une action politique nationale, réfléchie et partagée. De cela, un de ses soucis majeurs était d’entraver le développement de l’OAS en Métropole, qui seul pouvait apporter un « poumon extérieur » permettant de l’emporter sur l’imposture gaullienne, mais l’aurait lui réduit à échéance à un rôle bien inférieur.

    L’envoi du capitaine Pierre Sergent à Paris répondait à cette hantise, à charge pour celui-ci, à la tête de la Mission II, de faire appliquer une « politique de non-action », trouvant son prétexte dans le souci de ne pas laisser discréditer l’OAS auprès de politiciens métropolitains « indépendants » ou « socialistes » hostiles à De Gaulle pour bien d’autres raisons que sa seule politique algérienne. Dans la pratique, ne disposant pour toute la France que d’une demi-douzaine d’officiers subalternes « en rupture de régiment », n’ayant de contacts restreints qu’auprès de quelques littérateurs et journalistes, ou de rares politiciens bien dans le « Système » – plumitifs et discoureurs sans audience réelle –, le rôle du « chef d’État-Major de l’organisation armée secrète métropolitaine » se trouva réduit à s’opposer d’abord au colonel Antoine Argoud, puis à André Canal, responsable de la Mission III, tout en voulant ignorer les réseaux déjà constitués, les plus nombreux, les plus motivés, les plus actifs. La priorité était donnée à l’envoi postal de « messages aux parlementaires » pour leur faire savoir que le but de l’OAS était plutôt de contraindre De Gaulle à reculer ou à se retirer légalement, sans avoir recours en Métropole à des actes « révolutionnaires ». D’où le rejet par voie de presse de toute responsabilité dans l’attentat raté de justesse contre De Gaulle, à Pont-sur-Seine, dans l’Aube, le 8 septembre 1961, dont l’organisateur était déjà le colonel Bastien-Thiry, sous le pseudonyme de « Germain », exécuté par des éléments ignorés de l’embryon de hiérarchie OAS « respectable » mise en place en Métropole. À ce sujet, il est très important de noter que délibérément aucune initiative ne fut jamais prise par l’OAS sous la coupe de Jean-Jacques Susini pouvant aboutir à une disparition provoquée de De Gaulle, ce qui aurait tout changé. Tous les attentats tentés contre celui-ci furent l’œuvre de patriotes exacerbés par l’impunité de sa politique algérienne ; ils ne reçurent jamais ni instructions, ni subsides, ni moyens techniques, ni approbations en ce sens. Précédemment, du 9 au 13 décembre 1960, dix mois après les « Barricades » et quatre mois avant le « Putsch », De Gaulle avait parcouru une nouvelle fois l’Algérie, sans la moindre tentative contre sa personne, alors que la conservation des départements algériens et du Sahara français était à cette condition, avant d’autres.

    La rencontre de Jean-Jacques Susini avec les représentants du FLN algérien, dès le mois de mai 1962, la mansuétude dont il a bénéficié extraordinairement de la part des autorités judiciaires gaullistes, notamment après l’assassinat du colonel Gorel, ancien trésorier de l’OAS, explique son silence obligé depuis. La dérive de l’OAS et son échec sont à mettre à son compte, sans oublier la responsabilité de ceux qui l’ont laissé faire ou aidé à mal faire. L’assassinat de mon ami du mouvement Jeune nation Michel Leroy, chef du Front nationaliste, ainsi que de son adjoint René Villard le 19 janvier 1962 à Alger, lui sont directement imputable. Le crime contre la nation que fut la neutralisation voulue de l’OAS métropolitaine « officielle » est principalement à sa charge. L’Histoire de l’OAS parue sous sa signature en 1963, rédigée et publiée au sein de l’équipe journalistique regroupée, après la bataille qu’elle n’avait pas faite, autour de la revue L’Esprit public, n’a comporté qu’un seul tome sans valeur et sans suite. C’est tout ce que pouvait produire des non-combattants pour un faux combattant, dans le même temps où les vrais combattants étaient pourchassés, arrêtés, condamnés.

    Sur hier, pour aujourd’hui et demain.

    De l’histoire de l’Algérie, à celle de l’OAS, par rapport à la France d’aujourd’hui, en rappel d’événements datant d’une génération, il faut dire ce que fut le combat exemplaire des militants nationalistes issus du mouvement Jeune nation à cette époque. Ils furent de loin les plus conscients, les plus clairvoyants, les plus conséquents. Les premiers, en 1954, pour refuser le renouvellement en Algérie des erreurs de la crucifiante guerre d’Indochine, ils dirent qu’il fallait renoncer à l’illusion de faire de chaque musulman algérien un Français de France et ainsi pour d’autres habitants de l’Algérie non-Français de souche, ils répétèrent que l’assimilation ne pouvait intéresser que des individus en particulier et que l’intégration devait tendre à mieux unir la province d’Algérie aux autres provinces du territoire national proprement dit, afin de mettre en commun les espaces stratégiques et les ressources énergétiques. Toujours les premiers, en 1958, ils furent parmi les seuls à ne pas se réjouir du retour imposé de De Gaulle au pouvoir, par connaissance de ses prises de positions publiques antérieures et privées plus récentes quant au sort qu’il envisageait pour l’Algérie ; ils l’exprimèrent bien haut par l’écrit, la parole, la manifestation, préconisant le « Non » au référendum du mois d’octobre de cette année-là. Encore les premiers, dès le début de 1960, ils entrèrent pour partie, hommes et moyens, dans la clandestinité, sachant très bien la suite inéluctable que prendrait la détermination de De Gaulle d’imposer par la force sa solution, qui devait se révéler comme la pire des solutions: celle de la décadence, de l’imposture et de la tragédie. Et à partir de ce moment, ils ne cessèrent de tenter de convaincre des militaires de haut rang qu’aucune action d’envergure en Algérie n’avait de chances sérieuses de succès final si elle n’était pas accompagnée simultanément d’une action en Métropole, dans un ensemble civil et militaire, menée résolument en opposition au régime et pas du tout en se réclamant des mêmes références que celui-ci.

    Bien qu’ayant pendant des mois, à Paris, pris une part importante et active à la préparation du soulèvement d’avril 1962 en collaboration principalement avec des dirigeants militaires, si les cadres issus du mouvement Jeune nation furent tenus au courant du report de la date initialement convenue, ils ne furent pas, volontairement, informés de la fixation de la nouvelle date. Néanmoins, leurs correspondants algérois prirent la décision de s’emparer de toute l’armurerie du commissariat central d’Alger, qui au lendemain du 22 avril constitua le premier armement des nouveaux clandestins de l’OAS. Quelques jours après, le 8 mai, les responsables parisiens de la même mouvance organisèrent à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc à Orléans, la première manifestation publique de soutien au mouvement d’Alger, faisant déployer par les militants nationalistes devant André Malraux, ministre de De Gaulle, une banderole indiquant : « Aujourd’hui, Orléans c’est Alger ».

    Pour conclure, je crois qu’il n’est pas encore opportun de révéler toutes les actions auxquelles furent liés les éléments provenant du mouvement Jeune nation, efficacement et très discrètement, en Métropole particulièrement, des événements d’avril 1961 jusqu’en juillet 1962, et un peu au-delà. Cependant, j’estime utile maintenant de ne plus cacher mes liaisons personnelles privilégiées avec le colonel Bastien-Thiry et aussi avec le soldat jusqu’alors inconnu de ce combat pour l’honneur et la nation, le patriote d’ascendance gaulliste qui par patriotisme national opta enfin pour la tendance nationaliste de l’OAS, le précieux informateur non identifié séjournant au Palais de l’Élysée de par l’importance de ses fonctions, celui que recherchent encore le commissaire anti-OAS Jacques Delarue et l’académicien-historien Alain Decaux, avouant leur ignorance sur les antennes de la télévision quant à son identité, lui reconnaissant un rôle certain dans l’affaire de l’attentat du Petit-Clamart à l’encontre du bradeur de l’Algérie française, même pas au profit à terme de ce qu’il nommait « l’Algérie algérienne ».

    Hier, par deux fois, en 1945 et 1962, les activités politiques de De Gaulle, empreintes par-dessus tout de suffisance et de rancœur, ont très profondément traumatisé la société française dans sa morale et son physique. Aujourd’hui, à la simple vue de la situation en France et en Algérie, il est clair que les conséquences de son double passage au pouvoir, avec le maintien de sa constitution et la permanence de son parti, sont là: un immense gâchis des deux côtés de la Méditerranée. Demain, il faudra beaucoup d’intelligence, un sacré caractère, une solide nature pour en arriver à bout, si possible, c’est-à-dire si la providence le veut.

    http://jeune-nation.com/2014/08/8746-archives-pierre-sidos-oas-le-combat-exemplaire-des-nationalistes/

  • Alexandre del Valle : Le complexe occidental

    Ex: http://ungraindesable.hautetfort.com

    Emprunté ce livre à la bibliothèque ; j'ai été étonné de le voir dans celle-ci d'ailleurs. Le sujet m’intéresse mais il s'adresse à un convaincu ; je n'ai pas ce complexe occidental. L'intérêt de ce livre est d'y trouver des citations pertinentes, j'en avais déjà relevé que j'ai mentionné sur mon Facebook comme cette citation de Jean-François Revel de son livre " Fin du siècle des ombres"qui dès le printemps 1992 se demandait souvent quelle idéologie aller remplacer le socialisme :

    "elle est déjà là sous nos yeux c'est l'antiracisme" répondait-il. " l'antiracisme dont je parle n'a pas pour but réel de servir de lutte contre le racisme, pas plus que le socialisme n'avait pour du trait de lutter contre la pauvreté et l'inégalité[...] il se propose nom de servir ce qu'il prétend délivrer, mais d'asservir ceux qu'il vise à enrôler [...] Agissant par la terreur et non par la raison ,cette anti-racisme fabrique plus de racistes qu'il n'en guérit. Telle les autres idéologies, celle-ci est à la fois confuse et péremptoire dans la théorie, terroriste et contradictoire dans la pratique.L'antiracisme idéologique, qu' il faut soigneusement distinguer de l'antiracisme effectif et sincère, attise les divisions entre humains au nom de leur fraternité proclamée."

    C'est un des thèmes de son livre ; inutile d'en rajouter...les journalistes, le pouvoir vont tellement loin dans l'antiracisme que plus personne n'adhère à leurs arguments qui se retournent contre eux. Ce pouvoir médiatique et culturelle a du mépris pour notre passé. Il faut renier nos racines spirituelles , religieuses, culturelles.

    Cette citation de Paul Ricoeur me semble aussi pertinente de « Civilisation universelle et cultures nationales » « Qu'arrive-t-il à mes valeurs quand je comprends celle des autres peuples ? La compréhension et une aventure redoutable où tous les héritages culturels risquent de sombrer dans un syncrétisme vague [...] Seule une culture vivante à la fois fidèle à ses origines et en état de créativité sur le plan de la littérature, de la philosophie, de la spiritualité est capable de supporter la rencontre des autres cultures,non seulement de la supporter mais donner un sens à cette rencontre . »

    Cette Tabula rasa, cette haine de soi entraîne une véritable anxiété collective, le géopolitologue Dominique Moisi a défini l'Europe comme le « continent de la peur » ; ainsi d'après le Rapport mondial des Nations unies sur le bonheur, la France en fait Alexandre Del Valle a écrit « un pays assez proche de la France comme l'Italie » serait derrière des pays menacées par des fléaux et problèmes plus graves, comme Israël, le Panama ou même le Mexique.

    L'Occident s'accuse de tous les crimes du passé alors que d'autres cultures ont commis autant sinon plus de crimes, même Jacques Derrida avait critiqué cette repentance.

    On occulte l'esclavagisme islamique qui sévit toujours. L'esclavagisme européen fut bien moins mortel que l'esclavage arabo-musulman. Albert Londres, un modèle du journalisme,en1925 a raconté le trafic régulier d'esclaves en Arabie dans « Pécheurs de perles » .

    Actuellement au Qatar, l'esclavage continue sur les chantiers de la coupe du monde de football. Voir à ce sujet ce reportage http://www.france24.com/fr/20140328-reporters-filieres-esclavage-moderne-qatar-nepal-football-mondial-2022/

    La Confédération syndicale internationale estime que si les conditions de vie et de travail ne changent pas, plus de 4 000 ouvriers pourraient mourir d’ici la Coupe du monde de 2022.

    Les origines du mythe de la « dette occidentale » vis-a-vis de «  la science arabe » seraient d'origine nazie , notamment Sigrid Hunke. C'est assez étonnant qu'Alexandre Del Valle utilise lui aussi l'argument de nazisme pour détruire son adversaire.

    « On résiste à l'invasion des armées ; on ne résiste pas à l'invasion des idées. » Victor Hugo, Histoire d'un crime.

    Hélas ce politiquement correct empêche de nommer les problèmes. De plus en plus de sujets ne peuvent être abordés sous peine de subir un lynchage médiatique et judiciaire. Dans ce cas la justice est très vigilante.

    Déjà Sun Tzu au V siècle avant JC avait compris comment vaincre l'ennemi sans le combattre militairement. Ainsi dans «  l'art de la guerre »« Discréditer tout ce qui est bien dans le pays de l'adversaire ridiculiser les traditions de vos adversaires [...] répandre la discorde et la querelle entre les citoyens du pays hostile [...] exciter jeunes contre vieux ; affaiblir la volonté des guerriers de l'ennemi par des chansons et de la musique sensuelle . »

    L'estime de soi est pourtant fondamental chez un individu et pourrait s'appliquer à chaque peuple.

     Dans The human element, le psychologue Shutz « explique que l'estime et la confiance en soi et entre les individus conditionne la santé mentale des groupes humains comme des individus et que les relations que nous avons avec les autres dépend de beaucoup de la façon dont se perçoit soi-même. récit les groupes humains sont peu d'estime de soi souvent tendance non seulement à accentuer la faiblesse Yami minimiser le rejette tout développement ainsi une image déformée de Metz mais ils sont par la correspond à sable de la façon dont ils peuvent être perçu négativement [ ...] Par ailleurs une bonne estime de soi donne envie de développer son propre potentiel, encourage la prise de risque, la confiance en l'avenir et donne aussi envie aux autres de communiquer et d'avoir avoir une bonne image de soi. Ce constat du rôle de l'auto-estime dans le rapport à l'Autre est parfaitement transposable aux nations. » Quand vous ne cédez pas à la déculpabilisation, l'interlocuteur vous respecte plus.

    Bien aimé cette citation de Winston Churchill :  « Le politicien pense à la prochaine élection, l'homme d'état à la prochaine génération. »

    « Pour l'européen en particulier, le problème n'est pas de participer à une sorte de croyance vague qui pourrait être acceptée par le monde sa tâche  c'est Heidegger qui le dit: « il nous faut nous dépayser dans nos propres origines » ,c'est-à-dire qu'il nous faut revenir à notre origine grecque, à notre origine hébraïque ,à notre origine chrétienne pour être un interlocuteur valable dans le grand débat des cultures ; pour avoir en face de soi un autre que ce soit ,il faut avoir un soi. Rien  par conséquent n'est  plus éloignée de la solution de notre problème que je ne sais quel syncrétisme vague et inconsistant[...]Aux syncrétismes il faut opposer la communication » Paul Ricoeur « Civilisation universelle et cultures nationales »

    La conclusion pourrait se résumer ainsi : la haine de soi est la source de nos problèmes, l'amour de soi sera la solution.

    Le complexe occidental, Petit traité de déculpabilisation, Alexandre del Valle

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/09/20/alexandre-del-valle-le-complexe-occidental.html

  • TERRE & PEUPLE Magazine n°60

    Dans son éditorial, Pierre Vial juge que les dernières élections européennes ont tourné une page : en France, malgré une forte abstention, 42% des ouvriers ont voté FN, 38% des employés, 37% des chômeurs ! Les syndicats, inquiets, perdent le contrôle de leur base et qualifient le mouvement de 'délire identitaire'. Mais Le Nouvel Observateur parle d'une Europe sans les peuples.

    Ouvrant le dossier central, Pierre Vial rappelle que la guerre de 1914 a liquidé neuf millions d'hommes, trois empires et les aristocraties européennes.  Citant Dominique Venner, il impute à la guerre de 1914 la seconde guerre mondiale, le déclin de l'Europe, la décolonisation, l'américanisation, l'immigration et le terrorisme.  Il cite Jean Giono, dans 'Le grand troupeau', pour évoquer la saignée de la paysannerie française, que révèle dramatiquement les listes de familles entières sur les monuments au morts, dans les villages.  L'Europe a tué ses meilleurs fils.

    Alain Cagnat reprend le titre de l'historien anglais Christopher Clark 'Les somnambules' pour désigner les gouvernants des pays belligérants, aveugles à la réalité des horreurs déclenchées.  L'Alsace et une partie de la Lorraine avaient été récupérées au nom de l'unité culturelle et linguistique par l'Allemagne à qui Napoléon III avait sottement déclaré la guerre, pour se faire battre.  La revanche va alimenter chez les Français la haine patriotique des 'Boches'.  Le Sultan du Maroc, auquel la France imposait un protectorat de fait, en avait appelé au Kaiser, qui s'était déclaré prêt à la confrontation. L'Angleterre, les Etats-Unis et l'Italie avaient aussitôt réagi.  En 1911, une nouvelle crise marocaine verra l'Allemagne renoncer à ses intérêts au Maroc contre un territoire que la France lui cède au Cameroun.  Le détonateur se déplace vers les Balkans, où la décrépitude de l'Empire ottoman a encouragé la Grèce et nombre de petits peuples slaves à conquérir leur indépendance.  Les Anglais, redoutant une unification panslave, ont veillé qu'ils restent petits et faibles et déchirés par leurs querelles.  Profitant de cette situation trouble, l'Empire austro-hongrois qui assurait l'administration de la Bosnie-Herzégovine l'a annexée purement et simplement, alors que 51% des Bosniaques sont serbes. 

    En 1912, la Ligue balkanique (Serbie/Bulgarie/Grèce/Monténégro) attaque l'Empire ottoman et le bat sévèrement.  L'année suivante, la Bulgarie attaque la Serbie, qui l'écrase avec l'appui de la Grèce, de la Roumanie et de la Turquie.  La poudrière balkanique est près d'exploser.  Mais les rivalités des puissants sont plus graves.  La Weltpolitik du Kaiser alarme l'Angleterre.  Pendant ce temps, la Russie connaît une croissance fulgurante (10% an).  Pour l'Angleterre, il s'agit de conserver son amitié à tout prix, de la décourager de s'entendre avec l'Allemagne et de l'empêcher de s'étendre en Turquie et en Perse.  En 1882, l'Italie avait rejoint l'alliance de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie pour former la Triplice, accord de dupes vu la rivalité des Italiens et des Autrichiens dans les Balkans.  Pour y faire pièce, l'Angleterre, la Russie et la France forment l'Entente Cordiale (1904).  Et c'est alors la course aux armements, florissants suite aux progrès de la technique.  Le service militaire est prolongé à trois ans.  L'Amiral Tirpitz reçoit du Kaiser l'ordre de construire une flotte équivalente à celle de l'Angleterre.  Le Général Joffre ne pense qu'en termes d'offensive.  Le Plan Schlieffen des Allemands vise à contourner la puissance française par la Belgique.  Le 28 juin 1914, un attentat préparé par un mouvement panserbe réussit par hasard et l'Archiduc héritier de l'Empire austro-hongrois et son épouse sont tués.  La presse accuse aussitôt le gouvernement serbe.  Pourtant, prévenu par ses informateurs, le premier ministre de Serbie Nikola Pasic avait averti l'ambassadeur d'Autriche du risque que courait l'archiduc à Sarajevo, mais on avait cru à une manoeuvre. 

    Pour se ménager son opinion, Pasic a alors promis, si les Autrichiens exploitaient « ce regrettable événement », que les Serbes se défendraient.  Leur promettant son soutien contre l'avis de son chancelier, le Kaiser encourage alors les Autrichiens à adresser un ultimatum martial à  cette « bande de brigands serbes ».  Le Tsar aurait calmé le jeu, mais le Président Poincarré va en Russie l'en dissuader.  Chacun espère l'emporter au bluff et, c'est dans cette partie de poker-menteur que l'Autriche adresse à la Serbie un ultimatum en dix points, dont plusieurs sont des atteintes à sa souveraineté.  Bien que le Tsar l'ait invité à le rejeter, Pasic l'accepte, à l'exception d'un seul point.  Alors que le Kaiser croit la paix sauvée, l'Autriche refuse toute négociation et rappelle son ambassadeur.  C'est la guerre.  La mécanique des traités est enclenchée : c'est la guerre mondiale. Jean-Patrick Arteault rappelle l'itinéraire de la Société des Elus de Cecil Rhodes et le jeu d'influence du Groupe Milner, à propos du célèbre roman d'espionnage 'Les 39 marches', paru en 1915. 

    Son auteur John Buchan est, comme Rhodes et Milner, sorti  d'un collège d'Oxford, coeur de la civilisation anglo-saxonne.  Supérieurement informé, il est correspondant du Times, qui est devenu l'organe du Groupe Milner, et il est un proche des quatre membres les plus influents du groupe et finira Gouverneur général du Canada.  Dans son roman, il 'imagine' une conspiration, menée par une alliance 'd'anarchistes instruits' avec des financiers internationaux, pour déclencher à partir des Balkans une guerre entre l'Allemagne et la Russie.  Afin de profiter du chaos pour établir un nouvel ordre mondial conforme aux aspirations des idéologues comme des capitalistes. 

    Deux ans avant la sortie du roman, les financiers de Wall Street avaient constitué la Réserve Fédérale, mettant la main sur la création monétaire américaine.  Leur entente complémentaire avec les banquiers de la City dessine le nouveau consortium des puissances maritimes, qui ressent les empires germaniques et russe comme des obstacles à éliminer. Robert Dragan dresse les tableaux saisissants des chiffres officiels des forces en présence dans les deux guerres mondiales et des pertes respectives, avec le relevé des victimes pacifiques : civils et prisonniers, y compris les 30.000 résistants français fusillés (20,5 par jour!).  Mais non comptés les centaines de milliers de viols par les armées soviétiques, américaines et françaises.  Robert Dragan, encore fait le bilan d'un siècle de révolution culturelle de la muflerie bourgeoise.  Elle débouchera sur le refus de vivre, plus dévastateur encore que les deux terribles saignées des deux guerres.  L'art populaire est alors passé d'une émotion collective pour le beau à une cote fixée par un marché, dans un comédie sociale montée pour un grand public qu'on a amputé dès l'enfance de tout sens critique. 

    C'est en Allemagne que la réaction folkloriste a été la plus vivace, autour du mouvement völkisch.  Celui-ci sera mis sous l'étouffoir, en 1945, par Hollywood, vrai ministère de la culture et de la propagande US.

    Jean Haudry ouvre le dossier des trahisons allemandes qui ont saboté les défenses atlantiques de la Wehrmacht, si redoutables à l'égard du hasardeux débarquement allié que le Général Bedell Smith n'estimait qu'à 50% les chances de succès.  Les cas cités sont innombrables et certains plus que suspects.  C'est bouleversant, indépendamment des faits, matériellement constitutifs ou non de trahison, et des mobiles de leurs auteurs, bas ou élevés, notamment l'espoir de poursuivre la guerre ensemble avec les occidentaux qu'ont nourri des militaires approchés par les services secrets britanniques, maîtres en manipulation.

    Sur le même thème démoralisant, Godefroid Landemer rapporte l'opinion d'un expert en la matière, Friedrich Georg ('Verrat in der Normandie'), sur les éléments qui se sont superposés à la trahison caractérisée : il est moins difficile de percer les intentions de l'ennemi que de persuader un chef qui a une idée préconçue ; les théoriciens appellent 'friction' l'effet d'innombrables aléas (complexité de l'organisation militaire, rivalités, doctrines divergentes, transmission déficiente des ordres, sottise) qui contrecarrent l'exécution d'un plan ; les Américains jouissaient d'une logistique pléthorique ; les interventions parfois malheureuses d'Adolf Hitler dans des détails d'exécution, à rebours de l'Auftragstaktik (principe militaire prussien, qui laisse au subordonné pénétré de l'esprit de la mission une large autonomie dans l'exécution de l'ordre). Robert Dragan dénonce la 'peste blanche', mortelle pour la famille, qu'a semée la révolution sexuelle du début des années '60. 

    La diffusion explosive des contraceptifs et la libération de la femme ont encouragé le vagabondage sexuel.  L'auteur remarque que les sociétés matriarcales acceptent l'homosexualité masculine, voire la valorisent.  Prétendument judéo-chrétienne, notre patrilinéarité est en fait indo-européenne.  Pour lui, l'effondrement démographique (suicide des Blancs) a été programmé.  L'ONU et les ong font du contrôle des naissance une entreprise humanitaire.  La femme libérée (du salaire de son mari) poussant les salaires à la baisse, comme l'immigration consécutive au dépeuplement.

    Roberto Fiorini sonne l'alarme ; le projet de Marché Transatlantique vise à soumettre l'UE aux USA.  Il met en place au tribunal arbitral 'indépendant' qui condamnera à réparations les pays qui imposeraient aux investisseurs américains des mesures plus lourdes (par exemple de protection sociale) que les nouvelles 'normes mondiales' (américaines).  Les amendes seront à la charge des contribuables.  Il n'y aura pas de consultation populaire (Traité de Lisbonne) et Obama s'efforce d'écarter tout débat.

    Claude Valsardieu poursuit sa captivante étude sur les racines du monde blanc.  Il en relève les traces ( gravures rupestres, pierres 'écrites', dolmens et autres mégalithes,) de l'Atlas saharien jusqu'aux côtes méditerranéennes.  Il éclaire le cas de Guanches, repliés sur les Canaries, et celui des Basques, grands marins devant l'éternel, qui parlent une langue agglutinante et synthétique, comme toutes celles de l'aire cromagnoïde.

    Paul Durand  présente son Guide dissident de l'Allemagne et de l'Autriche, qui vient d'être réédité chez Facta (328 pages, 26€).  C'est le produit de longues années de pérégrinations d'un 'passeur de mémoire', qui a mené des recherches méthodiques très poussées, dans la documentation touristiques depuis ses origines, dans les ouvrages d'architecture et dans la documentation historique, mais surtout sur le terrain.  Il a notamment relevé des tombes inconnues.  Des victimes des crimes de l'extrême-gauche, policiers ou militants nationalistes avant la désignation d'Hitler comme chancelier.  Des traces qui s'effacent, notamment les églises dédiées à sainte Hedwige (1174-1243, qui n'est pas la reine de Pologne que Jean-Paul II a canonisée en 1986!), que les Silésiens, 'déplacés' dans la Rhur, y ont édifiées sous la protection de la patronne de leur région devenue territoire polonais.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/09/28/terre-peuple-magazine-n-60-5455078.html

  • Cette République qui se républicanise encore...

    La situation politique en France ouvre de nouvelles perspectives et de nouveaux débats, et j’ai bien l’intention d’y prendre ma part dans les mois prochains, autant que mon emploi du temps et les corrections de copies (entre autres…) m’en laisseront l’occasion.

    Pour l’heure, il me semble important de répondre aux objections ou aux interrogations sur la monarchie et ses possibilités, ses aspects et ses principes. Ainsi, Raphaël P. évoque dans son commentaire (reproduit ci-dessous) à un de mes articles la grande question de la démocratie et de ses formes souhaitables telles qu’il les envisage, et me demande si, en définitive, la République ne serait pas, aujourd’hui, trop peu républicaine pour en mériter le nom :

    « Mais comment s’assurer qu’un roi ne serait pas plus soumis aux puissances économiques et financières que nos actuels gouvernants ? Le risque ne serait-il pas plus grand (car pas de renouvellement possible) ? Une solution ne serait-il pas au contraire un plus grand contrôle démocratique, qui empêcherait nos élus de se détourner totalement de leurs promesses électorales (sûrement une des causes du vote front national : l’impression que la droite et la gauche ont échoué alors que ce n’était qu’une parodie de gouvernement de gauche au pouvoir pendant deux ans, le gouvernement s’empressant de réaliser le programme de son opposant plutôt que le sien), l’utilisation du mandat impératif, le contrôle des élus pendant (référendum d’initiative populaire) et après le mandat (l’élu devant répondre de ses décisions), une meilleure séparation des pouvoirs (notamment par le non-renouvellement des mandats, empêchant ainsi l’assemblée d’être soumise aux directives des dirigeants du parti majoritaire (un député s’il veut être réélu se doit d’obéir. Cf l’ANI qu’Hollande demandait (ordonnait ?) de voter "à la virgule près")). Bref des changements qui, il me semblent, n’ont que peu à voir avec la Quatrième ou la Première République, et que préconisent de nombreux défenseurs de la Sixième République. En résumé il me semble que vous accusez cette République d’être en quelque sorte trop républicaine. Mais n’est-ce pas au contraire qu’elle ne l’est pas assez ? »

    Tout d’abord, il me semble important de rappeler que, oui, nous sommes bien en République, et qu’elle est bien dirigée par des républicains, et non par des monarchistes déguisés : elle est même de plus en plus républicaine depuis la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et depuis que les grands partis « font » l’élection du Chef de l’Etat par la désignation d’un candidat (que cela soit par le biais d’une primaire ou par le simple jeu de la prise de contrôle d’un appareil politique…) qui dispose, grâce à son appartenance à un parti de gouvernement (aujourd’hui principalement deux, l’UMP et le PS), de moyens financiers de plus en plus importants (parfois encore insuffisants à leurs yeux, d’où les incessants soupçons sur le financement des campagnes et le dépassement des sommes autorisées, comme c’est le cas pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012). Sans doute la Cinquième République était-elle plus, à l’origine et par la volonté de son fondateur, une sorte de « monarchie républicaine » qui redonnait à la fonction de Chef de l’Etat une certaine sacralité et une liberté de parole et d’action, une capacité de décision indépendante des intérêts particuliers et partisans. En somme, une monarchie élective qui était aussi une monarchie toujours provisoire, donc incomplète, faute de s’inscrire dans la continuité d’une famille royale… De Gaulle, monarchiste de cœur, avait bien pensé au comte de Paris pour lui succéder en 1965, mais il avait renoncé à ce projet, persuadé que la France n’y était pas assez préparée : dommage, sans doute…[....]

    Le principe électif de la Cinquième République pour la magistrature suprême de l’Etat la distingue d’une royauté héréditaire qui, elle, ne doit rien aux jeux électoraux et aux manipulations d’appareil et qui, de ce fait, est statutairement indépendante des partis politiques, ne leur devant ni sa légitimité ni son autorité. Mais il est vrai que, dans le même temps, les Français, au moins jusqu’à une période récente (c’est sans doute moins vrai en 2014), ont apprécié de pouvoir « sacrer » de leurs votes le Chef de l’Etat, dans une démarche à la fois populaire et, inconsciemment, « monarchique », l’élection « couronnant » le président et le corps électoral lui confiant ainsi les clés de la « maison France » et de la force de dissuasion atomique, ce qui n’est pas rien, tout de même !

    Or, l’attitude des deux derniers présidents de la République a désacralisé l’élection et la fonction, ceux-ci se mettant « au niveau des électeurs » quand ceux-là attendaient plutôt que, tout en restant à leur place de magistrat suprême « au dessus des particuliers », les locataires de l’Elysée se mettent à leur écoute et à leur portée, ce qui n’a ni le même sens ni le même impact. Les électeurs se sont alors sentis floués, et cette désacralisation présidentielle a été perçue comme une sorte de « dépossession démocratique » par ceux qui étaient si fiers, quel qu’était le résultat de l’élection présidentielle lui-même, d’avoir participé, en allant glisser un bulletin dans l’urne, au rituel de légitimation sacrale du Chef de l’Etat. Cette dépossession symbolique a donné aux électeurs l’impression d’une forme d’usurpation de la part du président élu, impression aggravée par la dichotomie de plus en plus grande entre les discours électoraux (le fameux discours du Bourget de M. Hollande, en particulier, qui dénonçait une Finance dont, une fois au pouvoir, il s’est largement accommodé…) et les politiques réellement appliquées. Non pas que cette dichotomie n’existait pas auparavant, mais la séparation alors marquée entre Droite et Gauche laissait au moins l’illusion aux « souverains électeurs » que, la fois suivante, ils pouvaient faire jouer l’alternance en décapitant électoralement (et symboliquement) celui qui les avait trompés : M. Giscard d’Estaing en avait fait les frais en 1981, mais aussi ces premiers ministres de cohabitation qui, en voulant être calife à la place du calife, voyaient leur tête rouler parfois durement au pied de l’échafaud électoral… MM. Chirac, Balladur, Jospin… connurent tous ce sort, un seul des trois survivant à cette épreuve pour mieux triompher la fois suivante. Les électeurs y croient-ils encore ? Possible, au regard des sondages flatteurs pour Marine Le Pen… Mais, de l’élection-sacre, il semble que l’on soit passé à l’élection-sabre : punir plutôt que choisir !

    En fait, la monarchie républicaine du général de Gaulle, que certains monarchistes trouvaient inachevée et qu’ils considéraient, d’une certaine manière, comme l’hommage du vice (républicain) à la vertu (monarchique), a tourné en République monocratique, dans un mouvement d’inversion qui était aussi un changement de perception et de pratique de l’Etat : on peut situer ce retournement à l’année 1974, date de l’arrivée au pouvoir de M. Giscard d’Estaing, caricature de monarque, beaucoup plus féodal que royal… Depuis, la République n’a pas cessé de se républicaniser, éloignant un peu plus, à chaque révision constitutionnelle, les institutions de la Cinquième de l’esprit « monarchique » de leur illustre fondateur.

    (à suivre)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1169:cette-republique-qui-se-republicanise-encore&catid=48:2014&Itemid=59

  • « Les milliards d’Israël » : le nouveau livre d’Hervé Ryssen !

    Hervé Ryssen, qui a écritplusieurs livres à succès sur la question sulfureuse du judaïsme, vient de publier son dernier ouvrage, intitulé « les milliards d’Israël ».

    Ed. Baskerville, 330 pages, 26 €. Il est disponible ici.

  • 20 septembre 1854 : Bataille de l’Alma

    La bataille de l’Alma qui se déroule pendant la journée du 20 septembre 1854 sur les rives du fleuve l’Alma près de Sébastopol, est considérée comme la première grande bataille de la guerre de Crimée (1853–1856). Elle voit les forces franco-britanno-turques du maréchal de Saint-Arnaud et de Lord Raglan emporter la victoire sur l’armée russe du prince-général Menchikov qui y perdit environ 6000 soldats contre 3300 du côté de la coalition. Les zouaves de « l’Armée d’Afrique » issus principalement de l’Afrique du nord de l’empire colonial français joueront un rôle décisif dans les dernières heures de cette bataille. – Wikipédia

     

    Saint-Arnaud
    Le maréchal de Saint-Arnaud fut
    aussi un des conjurés du 2 Décembre.

    Les coalisés ont débarqué leurs troupes le 14 septembre à Eupatoria. À Sébastopol, aussitôt informé, le prince-général Menchikov rassemble le maximum d’unités éparpillées en Crimée. Il décide de livrer bataille sur l’Alma, où ses troupes se trouveront en surplomb des forces adverses.

    Menchikov aligne 40 000 hommes soit 42 bataillons et demi, 16 escadrons de cavalerie, 11 sotnias de cosaques et une centaine de pièces d’artillerie. En face, les Britanniques tiennent le flanc gauche, les Français le centre et la droite. La flotte tient la côte.

    Dans l’après-midi du 19, quelques accrochages ont lieu entre Russes et Britanniques, les Russes venant « tâter » la résistance adverse. Les troupes alliées ne sont cependant pas toutes rassemblées, et certaines unités britanniques arriveront encore dans la nuit.

    Si les Français sont en marche avant l’aube, les Britanniques prennent d’emblée du retard, contrariant le plan de bataille.

    Les zouaves – 3e régiment de zouaves – de la division Bousquet accompliront la manœuvre décisive : escaladant la falaise avec le soutien des canons de la flotte, ils s’emparent de l’artillerie russe et la retournent contre les troupes de Menchikov. Se retrouvant alors en pointe, ils doivent résister aux vagues d’infanterie qui leur sont opposées en attendant les renforts.

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    http://www.fdesouche.com/512689-20-septembre-1854-bataille-de-lalma