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culture et histoire - Page 1791

  • La République Française aussi doit faire repentance de ses crimes contre l’humanité

    Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

    "La visite du président allemand Joachim Gauck au village martyrisé d’Oradour-sur-Glane ne rappelle pas seulement un acte abominable de la barbarie nazie.

    Pour les Français qui savent l’importance d’une mémoire plus longue et plus complète des horreurs perpétrées par les régimes totalitaires Jeunes-Turcs, nazis et jusqu’à nos jours dans les enfers communistes de Chine, d’Indochine et de Corée du Nord, que le débile ministre Montebourg confond incroyablement avec la libre Corée du Sud, l’actualisation du souvenir d’une extermination antérieure et très analogue à celle d’Oradour s’impose : celle du massacre de cinq cent soixante-quatre femmes et enfants des Lucs-sur-Boulogne en Vendée le 28 février 1794.

    Ce massacre fut en effet emblématique de la mise en œuvre du plan d’extermination systématique de la Vendée et des autres lieux de résistance, comme la ville de Lyon, à l’établissement du totalitarisme jacobin, parfait modèle idéologique et référence constante des régimes précités.

    Il faut saluer sur ce point majeur de la compréhension de l’histoire la remarquable préface au livre de Reynald Secher  de l’avocat Gilles-William Goldnadel, vice-président du CRIF, observant l’irréfutabilité totalitaire des crimes contre l’humanité allant de Robespierre, Saint-Just et Bertrand Barère, avec leurs exécutants génocideurs, les Carrier et autres Tureau, à Hitler et Eichmann, et à la continuité meurtrière bientôt séculaire de Lénine, Staline et Trotsky à Mao, Pol-Pot et Kim-Jong-Un.

    Hélas, les idéologues totalitaires de notre régime socialiste et au premier chef Vincent Peillon, continuent d’exalter imperturbablement le modèle jacobin si vanté d’ailleurs dans son « Histoire socialiste de la Révolution Française »  par un Jean Jaurès à la fois robespierriste et négationniste, bien oublié sous cet aspect.

    Or, comme l’Allemagne actuelle, la République Française aussi doit faire repentance de ses crimes contre l’humanité. Afin que l’on ne puisse jamais oublier que les lois de la République soi-disant issues de la « volonté générale », ce mythe fondateur du totalitarisme, ne peuvent être décidées et imposées au mépris de la loi morale.

    L’AGRIF propose donc que soient désormais unis dans la même mémoire et la même repentance les souvenirs des massacres d’Oradour-sur-Glane et des Lucs-sur-Boulogne."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Des nouvelles phobies scolaire

    Parmi les mission assignées à l’École figure désormais la lutte contre l’"homophobie", qu’il conviendrait d’élargir aux "transphobies" et autres "phobies" connexes, selon un rapport sollicité par la Rue de Grenelle. Morceaux choisis.

    Les pouvoirs publics n’en finissent pas de désigner de nouveaux fléaux sociaux. Parmi ceux-ci figurent désormais les "LGBT-phobies". Lesquelles « doivent être abordées avec la même force et les mêmes convictions républicaines que le racisme, l’antisémitisme ou le sexisme par l’ensemble des acteurs de la communauté éducative », soutient Michel Teychenné, auteur d’un rapport commandé par le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon.

    LGBT-phobieEn préambule, l’auteur propose la définition suivante de la "LGBT-phobie" : « peur, rejet ou aversion, souvent sous la forme d’attitudes stigmatisantes, de comportements discriminatoires ou de violences envers les lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuel(le)s ». On devine qu’elle se décline sous des formes diverses. Moqueries et insultes seraient, parait-il, les plus répandues. Leur « banalisation » serait même observée « dès l’école primaire », où « l’emploi de mots comme "pédé" ou "enculé", par exemple, n’est d’ailleurs souvent pas conscientisé par le jeune ». Les instituteurs devront-ils expliquer aux élèves ce dont il retourne ? On leur souhaite bien du plaisir ! Selon le rapporteur, « une éducation sur les stéréotypes, les préjugés, les rôles ou l’identité peut être mise en place dès le plus jeune âge [...] afin de conduire à l’acceptation de la diversité humaine, y compris de la transidentité ou de la transgression du genre ». À l’école primaire, précise-t-il, « c’est au travers notamment de la diversité des familles, de l’homoparentalité, du refus des insultes et des discriminations que le sujet peut être abordé ». Soucieux d’« agir sur les représentations et les préjugés », il entend « valoriser des représentations positives des LGBT en assurant une meilleure visibilité de l’homosexualité et de la transsexualité à l’école ». Autre proposition, plus explicite : « sensibiliser à ces questions les éditeurs de manuels scolaires qui pourront notamment s’appuyer sur les travaux et les recommandations de la Halde ». Laquelle regrettait, par exemple, que nulle mention ne soit faite, dans les manuels de SVT (sciences de la vie et de la terre), des comportements homosexuels observés parfois chez les animaux.

    La suite sur le blog du journal d’un eurosceptique désabusé

    Article publié dans L’Action Française 2000

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Des-nouvelles-phobies-scolaire

     
  • Eric Zemmour et Alain Soral - vrais rebelles contre faux révolutionnaires (best of)

  • Petite bibliographie sur la Révolution Conservatrice allemande

     

    Petite bibliographie sur la Révolution Conservatrice allemande
    GENERALITES
    -Armin MOHLER : La Révolution Conservatrice allemande (1918-1932), Pardès, Puiseaux, 1993 (Première édition 1950).
    -Dominique VENNER : Histoire d’un fascisme allemand, les corps-francs du Baltikum et la Révolution Conservatrice, Pygmalion/Gerard Watelet,Paris, 1996.
    -Stefan BREUER : Anatomie de la Révolution conservatrice, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1996.
    -Louis DUPEUX : Aspects du fondamentalisme national en Allemagne de 1890 à 1945 et essais complémentaires, Presses Universitaires de Strasbourg, 2001.
    -Louis DUPEUX (sous la direction de) : La « Révolution Conservatrice » dans l’Allemagne de Weimar, Editions Kime, Paris, 1992.
    -Barbara KOEHN (sous la direction de) : La Révolution conservatrice et ses élites intellectuelles, Presse Universitaires de Rennes, 2003.
    -Paul LACOSTE : La Révolution Conservatrice allemande (1918-1932), Imperium, Epinay sur Orge, 1997.
    -Edmond VERMEIL : Doctrinaires de la Révolution allemande 1918-1938, Nouvelles Editions Latines, Paris, 1948.
    -Robert STEUCKERS (éditeur) : in Vouloir n°8 nouvelle série, Révolution Conservatrice, automne 1996.
    -Robert STEUCKERS : La « Révolution Conservatrice » en Allemagne, 1918-1932 in Vouloir ancienne série n°59/60, novembre-décembre 1989, p : 11-16.
    -Luc PAUWELS : Armin MOHLER et la « Révolution Conservatrice » in Vouloir ancienne série n°63/64, Printemps 1990, p : 13-19.
    -Alain de BENOIST (entretien avec) : in Eléments n°70, printemps 1991, p : 24-37.
    -Giorgio LOCCHI : Die Konservative Revolution in Deutschland 1918-1932 in Nouvelle Ecole n°23, automne 1973, p : 94-107.
    -Erwin BUCHEL : Armin MOHLER, l’historien de la « Révolution Conservatrice » in Nouvelle Revue d’histoire n°8, septembre-octobre 2003, p : 22-23.
    LES JEUNES CONSERVATEURS
    -Oswald SPENGLER : Le déclin de l’Occident, 2 volumes, Gallimard, Paris, 1948.
    -Oswald SPENGLER : Prussianisme et socialisme, Actes Sud/ Hubert Nyssen, Arles, 1986.
    -Oswald SPENGLER : L’homme et la technique, Idées, Gallimard, Paris, 1969.
    -Oswald SPENGLER : Années décisives, Copernic, Paris, 1980.
    -Oswald SPENGLER : Écrits et pensées, Copernic, Paris, 1980.
    -Robert STEUCKERS (éditeur) : Dossier Spengler in Orientations n°1, janvier 1982, p : 14-25.
    -Thomas MANN : Considérations d’un apolitique, Grasset, Paris, 1975 (réédition 2002).
    -Denis MAGNE : Thomas MANN ou la domination des contraires in Nouvelle Ecole n°41, Automne 1984, p : 11-44.
    -Laurent SCHANG : La jeunesse « apolitique » de Thomas Mann in Nouvelles de Synergies Européennes n°33, mars-avril 1998, p : 21-22.
    -Carl SCHMITT : La notion de politique/ théorie du partisan, Champs/Flammarion, Paris, 1992.
    -Carl SCHMITT : Terre et mer. Un point de vue sur l’histoire mondiale, Labyrinthe, Paris, 1985.
    -Carl SCHMITT : Du politique, « légalité et légitimité » et autres essais, Pardès, Puiseaux, 1990.
    -Carl SCHMITT : Machiavel-Clausewitz, droit et politique face aux défis de l’histoire, Krisis, Paris, 2007.
    -Carl SCHMITT : La dictature, Seuil, Paris, 2000.
    -Carl SCHMITT : Théologie politique, Gallimard, Paris, 1988.
    -Alain de BENOIST : Carl Schmitt actuel-« Guerre juste, terrorisme, état de guerre, Nomos de la terre », Krisis, Paris, 2007.
    -Arthur MOELLER VAN DEN BRUCK : Le troisième Reich, Fernand Sorlot, Paris, 1981.
    Arthur MOELLER VAN DEN BRUCK : La révolution des peuples jeunes, Pardès, Puiseaux, 1993.
    -Alain DE BENOIST : Arthur MOELLER VAN DEN BRUCK, une « question à la destinée allemande » in Nouvelle Ecole n°35, Hiver 1979-1980, p : 40-73.
    -Giselher WIRSING : L’âge d’Icare, de la loi et des frontières de notre temps, PanEuropa, Paris, 2003 (édition originale 1944).
    LES NATIONAUX-REVOLUTIONNAIRES/NEO-NATIONALISTES
    -Ernst JUNGER : Orages d’acier, Livre de poche, Paris, 1989.
    -Ernst JUNGER : Le boqueteau 125, Christian Bourgois (nouvelle traduction), Paris, 1995
    -Ernst JUNGER : La guerre comme expérience intérieure, Christian Bourgois, Paris, 1997 (nouvelle traduction de La guerre, notre mère).
    -Ernst JUNGER : Feu et sang, Christian Bourgois, Paris, 1998.
    -Ernst JUNGER : Lieutenant Sturm, Viviane Hamy, Paris, 1991.
    -Ernst JUNGER : Le travailleur, Christian Bourgois, Paris, 1989.
    -Ernst JUNGER : Sur les falaises de marbre, Gallimard, Paris, 1979.
    -Alain de BENOIST : La figure du travailleur entre dieux et titans in Nouvelle Ecole, n°40, automne 1983, p :11-61.
    -Alain de BENOIST (Editeur) : in Nouvelle Ecole, n°48, année 1996, Ernst JUNGER.
    -Robert STEUCKERS (Editeur) : in Vouloir n°4 nouvelle série, printemps 1995, Ernst JUNGER 100 ans.
    Robert STEUCKERS (Editeur) : in Nouvelles de Synergies Européennes, Hommage à Ernst JUNGER, n°33, mars-avril 1998, p : 2-10
    -Isabelle GRAZIOLI-ROZET : JUNGER, Qui suis-je ?, Pardès, Grez-Sur-Loing, 2007.
    -Isabelle GRAZIOLI-ROZET : Hommage à Ernst JUNGER in Eléments n°92, Juillet 1998, p : 4-8.
    -Philippe BARTHELET (Sous la direction de) : Ernst JUNGER, Les Dossiers H, L’Âge d’Homme, Paris/ Lausanne, 2000.
    -Ernst VON SALOMON : Les cadets, UGE/10-18, Paris, 1986.
    -Ernst VON SALOMON : Les réprouvés, Christian Bartillat, Paris, 2007.
    -Ernst VON SALOMON : Histoire proche, essai sur l’esprit corps-franc, Porte Glaive, Paris, 1987.
    -Ernst VON SALOMON : Le questionnaire, Gallimard, Paris, 1982.
    -Ernst NIEKISCH : « Hitler, une fatalité allemande » et autres écrits nationaux-bolcheviks, Pardès, Puiseaux, 1991.
    -Thierry MUDRY : L’itinéraire d’Ernst NIEKISCH in Orientations n°7, septembre-octobre 1986, p : 34-37.
    -Paul BAHN : L’itinéraire de Friedrich HIELSCHER, 1902-1990 in Nouvelle Ecole n°53-54 (Le Fascisme), année 2003, p : 170-182.
    -Robert STEUCKERS : Friedrich-Georg JUNGER (1898-1977), la perfection de la technique, Synergies Européennes, Bruxelles, 1996.
    -Robert STEUCKERS : L’itinéraire philosophique et poétique de Friedrich-Georg JUNGER in Vouloir n° 45/46 ancienne série, janvier-mars 1988, p : 10-12.
    LES VOLKISCHEN/ FOLCISTES
    -Ludwig FERDINAND CLAUSS : L’âme des races, L’homme Libre, Paris, 2001.
    -Ludwig FERDINAND CLAUSS : David et Goliath in Etudes et Recherches nouvelle série, n°2, quatrième trimestre 1983, p :17-23.
    -Hans F. K. GUNTHER : Platon, eugéniste et vitaliste, Pardès, Puiseaux, 1987.
    -Hans F. K. GUNTHER Religiosité indo-européenne, Pardès, Puiseaux, 1987.
    -Hans F. K. GUNTHER Mon témoignage sur Adolf Hitler, Pardès, Puiseaux, 1990.
    -Hans F. K. GUNTHER Les peuples de l’Europe, Editions du Lore, 2006.
    -Hans F. K. GUNTHER La race nordique chez les Indo-Européens d’Asie, L’Homme Libre, Paris, 2006.
    -Otto RAHN : La cour de Lucifer, Pardès, Puiseaux, 1994.
    -Robert STEUCKERS : L’œuvre de Hermann Wirth (1885-1981) in Vouloir n°101/102/103/104 ancienne série, avril-juin 1993, p : 53-55.
    -Nicholas GOODRICK-CLARKE : Les racines occultistes du nazisme. Les Aryosophistes en Autriche et en Allemagne, 1890-1935, Pardès, Puiseaux, 1989.
    LES BUNDISCHEN
    -Karl HOFFKES : Wandervogel révolte contre l’esprit bourgeois, ACE, Saint-Etienne, 2001 (nouvelle édition augmentée).
    -Alain THIEME : La jeunesse « Bundisch » en Allemagne au travers de Die Kommenden (janvier 1930-juillet 1931), ACE, Saint-Etienne, 2003.
    -Walter FLEX : Le pèlerin entre deux mondes, Porte Glaive, Paris, 1996.
    -Hans BLUHER : Wandervogel, histoire d’un mouvement de jeunesse, tome 1, Les Dioscures, Paris, 1994.
    -Luc SAINT-ETIENNE : La sexologie politique de Hans BLUHER, GRECE, Paris, 1994.
    LE LANDVOLKBEWEGUNG/ MOUVEMENT PAYSAN
    -Ernst VON SALOMON : La ville, Gallimard, Paris, 1986.
    -Michelle LE BARS : Le mouvement paysan dans le Schleswig Holstein 1928-1932, Peter Lang, Berne, 1986.
    DIVERS
    -Robert STEUCKERS : Conception de l’homme et Révolution Conservatrice, Heidegger et son temps in Nouvelle Ecole n°37, Printemps 1982, p : 55-75.
    -Robert STEUCKERS : Le mouvement métapolitique d’Engelbert PERNERSTORFER à Vienne à la fin du XIXème siècle, précurseur de la « Révolution Conservatrice » in Nouvelles de Synergies Européennes n°55/56, avril-juillet 2002, p : 21-35.
    -Stefan GEORGE : Dichtungen/Poèmes, édition bilingue, Aubier/Flammarion, Paris, 1969.
    -Stefan GEORGE : L’étoile de l’alliance, Editions de la Différence, Paris, 2005.
    -Jean-François THULL : Claus SCHENK Graf von Stauffenberg, un aristocrate dans la tourmente in Le Baucent, n° 19, mai-juin 2000, p : 25-30.
    -Henri COURIVAUD : L’Allemagne secrète de Claus von Stauffenberg in Revue Catholica n°97, Automne 2007, p : 111-126.
    -H.T. HANSEN : Julius EVOLA et la « Révolution Conservatrice » allemande, association les Deux Etendarts, Montreuil-sous-Bois, 2002.
    -Werner SOMBART : Le bourgeois, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1966.
    -Werner SOMBART : Le socialisme allemand, Pardès, Puiseaux, 1990.
    -Alain de BENOIST : Le paradigme de la culture humaine in Les idées à l’endroit, Editions Libres/Hallier, Paris, 1979, p : 215-249.
    -Ferdinand TONNIES : Communauté et société, Retz, Paris, 1977.
    -Armin MOHLER : Le « style » fasciste in Nouvelle Ecole n° 42, Eté 1985, p : 59-86.
    -Martin KIESSIG : Ludwig KLAGES et son temps in Vouloir ancienne série n°59/60, novembre-décembre 1989, p : 17-19.
    -Thierry MUDRY : Le « socialisme allemand », analyse du télescopage entre nationalisme et socialisme de 1900 à 1933 en Allemagne in Orientations n°7, septembre-octobre 1986, p : 21-30.
    -Thierry MUDRY : La figure du partisan, approche historique in Le Partisan Européen, n°7-8, Vendémiaire-Brumaire 1986, p :10-22.
    -Thierry MUDRY : Le « socialisme allemand » de Werner Sombart in Orientations n°12, été 1990-hiver 1990-91, p : 22-27.
    -Julien Freund : La décadence, Sirey, Paris, 1984.
  • Le nationalisme face aux "Compagnons de route" du mondialisme messianique

    Conférence du 27 avril 2013, donnée suite à notre entretien du matin sur "Église, Maçonnerie et actualités"?
    La conférence dure 1h12:52, le reste du temps est destiné aux questions-réponses
    .

  • Chronique de livre: Vincent Vauclin, Cendres - Croisade contre le monde moderne, 2013

     

    Cet essai de notre camarade de la Dissidence Française pourrait être comparé à Orientations de Julius Evola. Tant sur la forme, celle d'un manifeste relativement succinct que sur le contenu: éveiller les consciences, responsabiliser via différents points. Je reviendrai un peu plus tard sur Orientations par l'intermédiaire d'une autre chronique.

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    En guise de préambule: « Autopsie du corps social » enfin de ce qu'il en reste...  La description du monde post-moderne est juste, sans fioritures ou dithyrambisme pseudo-intellectuel indigeste. Avec des références Guenoniennes et au Kali Yuga, force est de constater une fois de plus la portée visionnaire de certains écrits ne datant pas d’hier. L'addiction consumériste et l'éradication du spirituel sont les conséquences principales de la stratégie mondialiste pour globaliser l'humain dans la plus répugnante des postures en le poussant à ne raisonner que via ses plus bas instincts... dès le premier round, Vauclin vise la tête. Le parallèle entre la laïcité et le consumérisme n'est pas dénué d'intérêt; ceci étant, je trouve juste de rajouter que certains pseudo-pratiquants ne sont pas exempts de reproches totalement paradoxaux. Comment, en effet, ne pas esquisser un sourire face à un soi-disant soldat du prophète portant des Air max ou sa compagne burquaisée arborant fièrement un sac Guess? Loin de moi de vouloir stigmatiser ou encenser tel ou tel culte mais la dictature du paraitre gangrène même la foi affichée de façon ostentatoire... Transgression des fondamentaux et assimilation de la tradition à l’archaïsme, voilà d'autres épineuses conséquences du projet mondialiste et la liste est loin d'être exhaustive...

    Cela va de pair avec le reste des profanations sociétales également dépeintes: l'homophilie, l’apologie des déviances les plus abjectes, des pratiques sexuelles virtuelles de détraqués au détriment du véritable échange affectif ou charnel, sans parler des affres de la toile propice à l’isolement, à la névrose ou encore à la frustration... L’ingénierie sociale plonge l’humain dans la léthargie dans un début de 3ème millénaire déjà très fin de siècle avec une boite de Pandore ouverte comme il se doit et ce, depuis un certain laps de temps déjà... Aux antipodes de toute résignation, l’émergence d’esprits avisés prompts à renverser le cours de la prophétie est mise en lumière, tel est le sens profond…

    Cendres ne fait pas que dénoncer mais, au contraire, d'un tombereau de lamentations propose une alternative, une profession de foi, une piqûre de rappel.

    Il propose en premier lieu une réflexion pour déterminer qui est notre véritable ennemi (ce que nous appelons sur le CNC "le Système") et ne pas sombrer dans les pièges tendus par celui-ci, ne pas se disperser dans la focalisation disparate face aux différents avatars de l'empire. C'est peut-être complexe, mais pas irréalisable après une concertation et une analyse commune de toutes les entités dissidentes, c'est un bel appel à la remise en question comportementale, à l'armistice des conflits d'ego.

    En conclusion, Cendres est un brulot habilement pondéré mettant chacun face à ses propres responsabilités en tant que militant. Poursuivre des puérilités contreproductives, se complaire dans le pseudo-activisme ou s'autodiscipliner au service de la communauté via "l'ordre", tout ceci est propice au méditatif.

    "Le temps d'une éclipse, d'une convulsion, les hommes de l'ordre seront mis à l'épreuve. Ce sera l'instant révolutionnaire"

    Le Sacristain

    NB: Vincent Vauclin publie son deuxième ouvrage, Putsch, le 7 septembre 2013!
    Pour en savoir plus: La Dissidence Française

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • « Sacré art contemporain : évêques, inspecteurs et commissaires » de Aude de Kerros

    «  En France, depuis quelques années, celui qui n’adhère pas à l’art officiel est considéré comme un illettré et un réactionnaire ».
    Graveur et essayiste, Aude de Kerros s’est peu à peu imposée dans la critique d’art de nos jours en développant une analyse rigoureuse et sans concession des évolutions de l’art contemporain dans les arts plastiques. Son livre « Sacré art contemporain, évêques, inspecteurs et commissaires » a su attirer l’attention de l’Institut qui lui a décerné le prix Adolphe Boschot de la critique d’art en 2012.
    L’art contemporain, l’« AC », nouvel art officiel
    Dans cet ouvrage, Aude de Kerros analyse et démontre comment l’ « art contemporain » (entendez non seulement l’art non figuratif mais encore l’art construit à partir d’événements, de détournements, d’ « installations ») a peu à peu pris la dimension d’un art « officiel », le seul que soutient le ministère de la culture, particulièrement depuis l’époque de Jack Lang au début des années 1980. Cet « AC » comme le nomme l’auteur a su puissamment et efficacement drainer les subventions et les commandes ministérielles, au point de devenir un véritable art d’État, évinçant de la commande publique toute autre forme d’art. Cet art officiel, c’est celui des « installations », des « happenings », où la provocation se substitue à la création. Son relais au ministère réside dans les inspecteurs de la création et de l‘enseignement artistique. Dans le même temps que cet art contemporain devenait en France l’art officiel, se développaient aux États-Unis les « guerres culturelles » ; à l’institutionnalisation de cet AC en France répondait la controverse américaine qui se plaçait sur le terrain du combat entre liberté d’expression et respect des sentiments du citoyen, laissant in fine les tribunaux juger au cas par cas. «  En France, depuis quelques années, celui qui n’adhère pas à l’art officiel est considéré comme un illettré et un réactionnaire. Aux États-Unis, tous les citoyens sont compétents parce que citoyens. » L’auteur analyse à partir de cette mise en regard des deux situations la façon dont, en France, l’« AC »  s’est peu à peu imposé comme art d’État.
    Avec la complicité du haut clergé
    Mais la thèse la plus novatrice et intéressante de l’ouvrage d’une lecture parfois ardue réside dans le récit et la démonstration très étayée que fait Aude de Kerros de la façon dont l’AC s’est imposé dans l’Eglise avec la complicité active du haut clergé français soucieux de ne pas rater le coche de la « modernité » artistique. En recherchant à attirer les artistes (et en se laissant abuser par l’épithète de « sacré ») l’épiscopat a ainsi ouvert les lieux de culte aux installations de l‘art contemporain, introduisant un « art sacré »  qui n’a en fait plus rien de religieux… « Le sacré est sans doute spirituel et métaphysique mais il n’a plus l’aura du transcendant et du divin ». Aude de Kerros démonte méthodiquement les étapes de cette infiltration des lieux de culte par cet « art sacré contemporain » qui donne son nom au livre.  Elle montre aussi comment l’église a accepté d’être asservie au ministère de la culture et à une idéologie purement laïque dans laquelle le sacré n’est qu’une perversion du religieux qui parvient en fait à évincer totalement le religieux de l’art.
    L’une des conséquences dommageables du concile Vatican II a bien été d’anéantir les ambitions artistiques de l’Église, en rejetant l’art au profit de la « participation » des fidèles. L’auteur ne mentionne qu’incidemment ses conséquences catastrophiques dans le domaine musical, sujet qui mériterait à lui seul d’être développé dans un ouvrage spécifique comparable à celui d’Aude de Kerros. Mais elle rappelle avec raison que la restauration du patrimoine architectural touché par la seconde guerre mondiale a été le fait du ministère de la culture et non plus de l’Église. « Le vitrail a été le cheval de Troie de l’entrée de l’AC dans les sanctuaires dès 1975 ».
    « Happenings «  et « installations » dans les églises et aux Bernardins
    Ce n’est qu’à partir de 1997 que les évêques français vont tenter de prendre le train en marche, croyant ainsi « inculturer la modernité comme les premiers chrétiens avaient, avec succès, inculturé le paganisme antique ». L’église a alors accueilli « happenings » et « installations » sans trop regarder ce qu’il  y avait au fond de ces événements.
    L’ouverture du collège des Bernardins a marqué une étape importante dans ce processus en donnant l’aval de l’archevêque de Paris à cette nouvelle forme d’ « art sacré contemporain ». Dès lors, comme le souligne l’auteur « aucune œuvre non conceptuelle ne pourra souiller les cimaises consacrées à l’AC aux Bernardins ».
    Piège conceptuel et mystique de la vacuité
    Et c’est ainsi que s’est imposé ce que l’auteur nomme dans une formule saisissante « l’art du piège conceptuel ». Car, non sans malice, Aude de Kerros pointe le déséquilibre intellectuel existant entre la forte puissance de l’administration de la culture et la faiblesse du haut clergé : «  face à des fonctionnaires illuminés par la pensée conceptuelle, mystiques de la vacuité et de la transgression purificatrice, les autorités ecclésiastiques ne semblent pas distinguer dans leurs rangs les grandes pointures. ». L’Eglise de fait devient juste un enjeu culturel majeur, en particulier parce qu’elle sert de caisse de résonance aux œuvres et … fait monter leur cote !
    La déliquescence liturgique post-conciliaire offre un magnifique terrain aux adeptes de l’ « AC » qui parviennent ainsi à intégrer des « happenings » au sein même d’une liturgie complaisante.
    La résistance des artistes d’art
    L’ouvrage se conclut cependant heureusement par une note d’optimisme. C’est aux fidèles et au clergé de base qu’en effet qu’incombe la tâche de résister à cet asservissement de l’Église à l’État. Certains ont, heureusement, commencé, avec bon sens à en prendre conscience et à résister. Le redressement viendra-t-il d’eux ? L’auteur semble l’espérer, et l’on veut croire que son ouvrage aidera à la résistance des « artistes d’art ». Car l’art « c’est un acte d’espérance. On peut perdre, mourir, mais qu’importe. Il est hors de question de renoncer à un don divin. »
    Jean-Claude Hulot, 31/08/2013
    http://www.polemia.com/sacre-art-contemporain-eveques-inspecteurs-et-commissaires-de-aude-de-kerros/
    Aude de Kerros, Sacré art contemporain : évêques, inspecteurs et commissaires,  Jean-Cyrille Godefroy éditions, collection Articles sans C, 18/05/2012, 231 p.