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culture et histoire - Page 1788

  • Généralisation de la propagande à l'école en janvier 2014

    Lu sur Gènéthique :

    "En janvier prochain, de la grande section de maternelle au CM2, les élèves se verront imposer "un programme de lutte contre les stéréotypes sexistes dès l'école appelé 'ABCD de l'égalité' ". Mis en place par le gouvernement sous l'impulsion du ministère des droits des femmes, "l'ABCD de l'égalité" sera expérimenté dans dix académies, soit 600 classes au total, et une généralisation de cette expérimentation est déjà prévue, au printemps 2014.

    Le programme sera adapté à l'âge et abordera la question des préjugés dans différentes matières telles que le sport, les sciences, les arts plastiques, le français ou encore l'histoire. L'objectif? "Sensibiliser les élèves aux représentations, aux rôles assignés aux filles et aux garçons [...] et aux limites que les enfants se fixent eux-mêmes, terreau des inégalités hommes-femmes".

    Justifiant ce programme, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du droit des femmes précise: "alors que l'école est censée être neutre dans le traitement des filles et des garçons, les études montrent que ce n'est pas le cas, en dépit de la bonne volonté des enseignants". Mais l'instauration d'un tel programme inquiète. Ainsi, Jean-Marie Andrès, un des responsable des Associations familiales catholiques (AFC) redoute " 'une démarche de déconstruction' des repères, notamment ceux transmis par les parents". Il estime que " 'les stéréotypes ont bon dos' et la vigilance doit être de mise devant ce type d'initiative"."

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  • L'Education nationale contribue à la falsification historique

    Valeurs actuelles - 22/12/2011
    Réponses de Jean Sévillia à un entretien sur les manipulations de l'histoire et les ravages de l'historiquement correct.
     
    Toutes les époques sont-elles concernées par la falsification historique ?
    Toutes les époques sont concernées, mais les raisons de ces maquillages varient selon les dominantes idéologiques. Pour faire court, l’histoire est instrumentalisée, en Occident, depuis les Lumières : encyclopédistes et philosophes tressent une légende noire de l’Église, dont ils combattent le pouvoir. Au XIXe siècle, le roman national, tel que l’enseigne l’école jusqu’aux années 1950, s’inscrit dans une veine républicaine qui glorifie la Révolution et caricature l’“Ancien Régime”. L’après-guerre est dominée, jusqu’à la fin des années 1960, par l’histoire marxiste, ce qui s’explique par l’hégémonie culturelle du Parti communiste.
    Et par l’influence de l’école des Annales ?
    À ceci près que Lucien Febvre et Marc Bloch, les fondateurs des Annales, étaient des hommes d’une très grande science, de grands historiens dont les travaux n’ont pas toujours été assimilés par ceux qui les diffusaient ensuite dans les établissements scolaires. Les Annales se sont démarxisées au fil du temps, et bon nombre d’historiens issus de cette école (Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, François Furet, Jacques Le Goff…) sont revenus à une vision classique de l’histoire, parfois à la biographie, voire à l’“histoire-bataille”. Quoi qu’il en soit, le marxisme s’effondre dans les années 1980. Un autre paradigme lui est substitué – les droits de l’homme – , et c’est encore à l’aune de ce paradigme qu’on interprète le passé. C’est cela, l’“historiquement correct” : passer l’histoire au crible de l’idéologie du moment. Ce faisant, on commet un anachronisme préjudiciable à la connaissance historique.
    Comment définiriez-vous l’idéologie dominante que vous évoquez ?
    Elle relègue la nation dans les limbes de l’histoire, condamne les frontières, rejette tout enracinement géographique et spirituel. Elle fait l’apologie du nomadisme. Elle élève l’individu au rang de valeur sacrée et proclame son libre arbitre comme ultime référence. Est considéré comme juste celui qui respecte les droits de l’homme, comme injuste – donc immédiatement condamné – celui qui les viole. Alors que l’histoire est un domaine éminemment complexe, on cède à la facilité manichéenne (les bons et les méchants) et l’on procède à des réductions abusives en braquant le projecteur sur certains événements, au risque d’en laisser d’autres dans l’obscurité. Anachronisme, manichéisme, réductionnisme : ce sont les trois procédés de la falsification historique, qui sont beaucoup plus subtils que ce qui se faisait en Union soviétique…
    Un exemple ?
    La Première Guerre mondiale. On ne perçoit plus ce conflit qu’à travers la vie des combattants de base. Ce qu’ils ont vécu fut atroce, mais on insiste tant sur cet aspect qu’on oublie la dimension géopolitique de la guerre. Comme nous sommes attachés par-dessus tout à nos droits individuels, comme nous sommes dans un moment de concorde européenne, nous ne comprenons plus ce qui les animait, ni qu’ils aient largement consenti à ce sacrifice. Nous ne comprenons plus l’expression “faire son devoir”.
    Plusieurs controverses ont éclaté sur des sujets de recherche historique, par exemple sur l’esclavage, après la parution d’un livre de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, les Traites négrières. Essai d’histoire globale (Gallimard). Est-ce aussi l’effet de l’historiquement correct ?
    Absolument. En 2004, cet historien – dont l’ouvrage a reçu plusieurs prix – démontre que l’esclavage n’a pas été seulement le fait des Occidentaux. En 2005, il déclare, au détour d’un entretien à la presse, que « les traites négrières ne sont pas des génocides ». La condition des esclaves était certes atroce, mais l’intérêt des négriers n’était pas de les laisser mourir puisqu’ils tiraient profit de leur vente. Aussitôt, diverses associations lancent une procédure judiciaire et nourrissent une campagne si violente qu’elle provoque la réaction de nombreux historiens : un millier d’entre eux signeront un appel rappelant que l’histoire n’est ni une religion ni une morale, qu’elle ne doit pas s’écrire sous la dictée de la mémoire et qu’elle ne saurait être un objet juridique. C’est à cette occasion qu’est née l’association Liberté pour l’histoire, à l’époque présidée par René Rémond.
    De nombreux historiens considèrent que le Parlement n’a pas à s’emparer de ces questions. Qu’en pensez-vous ?
    Les lois mémorielles entretiennent une concurrence victimaire, indexée sur la tragédie que fut la Shoah. Elles ont aussi nourri des revendications d’ordre politique, de sorte qu’on peut craindre une instrumentalisation de l’histoire. Il est tout à fait légitime d’entretenir la mémoire des tragédies, de toutes les tragédies, mais la mémoire n’est pas toute l’histoire.
    Autre polémique, celle qu’a provoquée le livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au mont Saint-Michel (Seuil), en 2008…
    Agrégé d’histoire et docteur ès lettres, Sylvain Gouguenheim enseigne l’histoire médiévale à l’École normale supérieure de Lyon. Il souligne dans son livre que l’Occident médiéval n’a jamais été coupé de ses sources helléniques pour au moins trois raisons. Tout d’abord, il a toujours subsisté des îlots de culture grecque en Europe. Ensuite, les liens n’ont jamais été rompus entre le monde latin et l’Empire romain d’Orient. Enfin, c’est le plus souvent par des Arabes chrétiens que les penseurs de l’Antiquité grecque ont été traduits dans les régions passées sous la domination de l’islam. Conclusion : si la civilisation musulmane a contribué à la transmission du savoir antique, cette contribution n’a pas été exclusive ; elle a même été moindre que celle de la filière chrétienne. Ce livre a rapidement déclenché la mise en route d’une machine à exclure visant non seulement à discréditer son auteur comme historien, mais à l’interdire professionnellement !
    Pourquoi ?
    Parce qu’il est couramment admis que l’Occident n’aurait eu connaissance des textes antiques que par le truchement du monde islamique. L’essor de la culture occidentale ne pourrait donc pas s’expliquer sans l’intermédiation musulmane. Quiconque n’épouse pas cette thèse – enseignée dans les collèges – est voué aux gémonies. Il était naguère impossible de critiquer le communisme, il est aujourd’hui presque interdit d’évoquer l’islam. Il est quand même symptomatique que deux journaux français seulement – Valeurs actuelles et le Figaro Magazine – , aient parlé du livre de Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, qui explique que les populations musulmanes sont en train de redessiner l’avenir de l’Europe… Le système médiatique français reste politiquement très homogène.
    Les programmes d’histoire n’échappent pas à la polémique. L’Éducation nationale est-elle à l’abri de la falsification historique ?
    Je suis navré de le dire, mais l’Éducation nationale est au coeur de ce système. Les commissions des programmes sont constituées d’enseignants qui, pour beaucoup, sont inspirés par le “pédagogisme” ambiant, donc en accord avec l’idéologie dominante. Le retour à la chronologie est infime, l’histoire est toujours enseignée de façon thématique aux enfants. Qu’un agrégé d’histoire fasse du comparatisme entre les sociétés ou à travers les siècles est très intéressant, mais cela n’est guère adapté à des enfants qui n’ont ni les connaissances ni les repères chronologiques nécessaires. Le problème est d’autant plus important que le système scolaire français est très concentré.
    Mais l’école de la République, celle d’Ernest Lavisse, diffusait elle aussi un message idéologique…
    L’histoire républicaine était nationale. Parfois caricaturalement, mais cette approche avait au moins la vertu de donner aux enfants, qu’ils soient bretons ou provençaux, un patrimoine commun, presque un héritage spirituel. “Nos ancêtres les Gaulois”… Les choses étaient scientifiquement contestables, mais elles avaient un sens. L’histoire, telle qu’on l’enseigne aujourd’hui, sort de ce cadre national, car le credo politique actuel est de mettre à bas les nations. D’où le bannissement des grands hommes de notre histoire.
    Comment expliquez-vous que la France doute à ce point d’elle-même ?
    La nation française est une construction de l’État. Or, l’État a été dépossédé – démocratiquement, c’est vrai – des attributs de sa puissance. Au profit de quoi, de qui ? On ne sait pas très bien : de Bruxelles ? De Francfort ? La crise de la nation est évidemment liée à celle de l’État.,
    Les choses peuvent-elles évoluer ?
    Bien sûr. Les générations passent, les idéologies aussi. Mais ne me demandez pas de prédire l’avenir : nous avons assez à faire avec le passé !
     Propos recueillis par Fabrice Madouas
    http://www.jeansevillia.com/index.php?page=fiche_article&id=199

  • Le système politique d’’Auguste Comte

    « Le parlementarisme est un régime d’intrigues et de corruption où la tyrannie est partout et la responsabilité nulle part.
    Depuis plus de trente ans que je tiens la plume philosophique, j’’ai toujours représenté la souveraineté du peuple comme une mystification oppressive et l’’égalité comme un ignoble mensonge.
    Tout choix des supérieurs par les inférieurs est profondément anarchique. Il n’’a jamais
    servi qu’’à dissoudre graduellement un ordre vicieux.
    Tout être devant se former de ses semblables, l’’Humanité se décompose d’’abord en cités, puis en familles, mais jamais en individus.
    Aucune institution finale ne saurait surgir tant que persistera l’’anarchie actuelle des opinions et des mœurs. Jusqu’’à ce que de fortes convictions et des habitudes systématiques aient librement prévalu envers tous les cas essentiels de la vie sociale, il n’’y aura de véritable avenir que pour les diverses mesures propres à faciliter cette reconstruction fondamentale »
    Auguste COMTE

    Auguste Comte (1798-1857) est peu connu, peu aimé, peu lu. Littré, disciple infidèle, a déformé sa pensée en faisant du positivisme un ennemi de la religion catholique alors que Comte a toujours affirmé son respect, son admiration de l’’Église et la dette de reconnaissance que lui doit à jamais la civilisation pour avoir sauvé l’’héritage antique. Toutes les autres religions sont destructrices, à commencer par le protestantisme, « insurrection mentale de l’’individu contre l’’espèce ».
    “Doctrine de constatation”
    « Le positivisme est une doctrine de constatation » écrit Maurras dans La Démocratie religieuse. En s’’appuyant sur Aristote qu’’il appelle « prince des philosophes », Auguste Comte, désireux de donner à l’'art qu’'est la politique un fondement ferme, a étudié scientifiquement les lois de l’’ordre et du mouvement dans la constitution et le développement des sociétés. Il a fondé la science des phénomènes sociaux, la physique sociale ou sociologie. C’’est dans le 4e volume de sa Philosophie positive qu’'il emploie pour la première fois ce néologisme devenu depuis un terme courant. Comte et Sainte-Beuve ont inspiré « l’’empirisme organisateur ».
    « Les morts gouvernent les vivants », dit aussi Auguste Comte. Cette image saisissante montre le poids du passé dans la vie sociale. La morale sera donc dépendante et non indépendante comme celle de Kant. La famille étant le fondement de toute société humaine, Comte tourne le dos à tout individualisme. Ses raisonnements positifs le mènent à des conclusions identiques à celle du catholique Bonald. Pour que la famille, base de toute vie humaine, soit préservée, le mariage sera indissoluble car « la seule idée du changement y provoque ».
    Évolution de Comte
    Les disciples abusifs ont déformé l’’image du maître. Certes, marqué par les préjugés de son temps, Comte s’’est affirmé républicain et a écrit des pages critiques contre la monarchie, mais son idée républicaine est intéressante par l’’horreur qu’’elle manifeste envers le parlementarisme et le suffrage universel. Sa république est dirigée par un dictateur qui choisit lui-même son successeur. D’’ailleurs, l’’anarchie dans laquelle sombra l’’Europe après 1848 le mena à considérer la monarchie comme « moyen de salut extrême ». Son Appel aux conservateurs (1854) représente une étape décisive dans cette évolution, conservateur désignant à ses yeux les hommes qui se rattachent à l’’école de Maistre et de Bonald.
    En dépit de ses faiblesses et ses insuffisances, le positivisme d’’Auguste Comte occupe une place considérable dans la philosophie politique. Charles Maurras a pu dire qu’’il était allé par lui à la « vieille doctrine nationale de la monarchie » (AF mensuelle, 1er mars 1904).
    Gérard Baudin L’’Action Française 2000 du 7 au 20 septembre 2006
    * Le vocabulaire et le style de Comte rebutent le lecteur. Taine a écrit sur une page : « je renonce à aller plus loin ». Pour aborder l’œ’œuvre vaste et difficile de ce puissant penseur (Cours de philosophie positive, Système de politique positive, Considérations sur le pouvoir spirituel… ), on lira deux études : Le Système Politique d’’Auguste Comte de Léon de Montesquiou, livre tiré du cours donné par l’’auteur à l’’Institut d’’AF en 1906, et Auguste Comte dans Romantisme et Révolution de Charles Maurras.

  • Le Grand Orient de France veut dicter ses lois à la société

    Le nouveau grand-maître du Grand Orient de France déclare dans l'Express :

    "Les grandes lois de la IIIe République ont été en moyenne préparées dix à quinze ans en amont par le GODF. Par exemple, la grande loi sur l'Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire de 1882 a été discutée dans les loges dès le début des années 1870. A cette époque, la Franc-maçonnerie est l'antichambre du monde de demain. Il faut aujourd'hui organiser notre réflexion collective afin de redevenir des anticipateurs. [...]

    Quelle doit être la démocratie juste de demain? Nous vivons un moment de bascule, à la fin d'un modèle pensé après la guerre et aujourd'hui en crise. Comment donner un nouveau souffle de justice sociale? Cette réflexion ne viendra pas du Grand Maître à travers des déclarations tonitruantes."

    Daniel Keller désigne ses ennemis :

    "Les nationalismes en Europe, l'extrême droite en France, que l'on a inconsciemment banalisée. Ce sont des menaces, des dangers potentiels. Comme les intégrismes, ou certaines religions pareilles à un nouvel opium, un pansement à la crise."

    A quand la séparation de la République et de la franc-maçonnerie ? Pas pour tout de suite visiblement.

    En 1985, la Congrégation pour la doctrine de la foi expliquait pourquoi être catholique et franc-maçon est incompatible :

    "[...] Il faut rappeler en premier lieu que la communauté des «maçons libres» et ses obligations morales se présentent comme un système progressif de symboles d’un caractère comportant un strict engagement. La discipline rigide de l’occulte qui y règne renforce par ailleurs le poids de l’interaction de signes et d’idées. Ce climat de secret comporte par dessus tout pour les inscrits le risque de devenirl ’instrument de stratégies qui leur demeurent inconnues.

    Même si l’on affirme que le relativisme n’est pas assumé en tant que dogme, on propose cependant en réalité une conception symbolique relativiste et, ainsi, la valeur relativisante d’une telle communauté morale-rituelle, loin de pouvoir être éliminée, apparaît au contraire déterminante.

    Dans un tel contexte, les diverses communautés religieuses auxquelles appartiennent chaque membre des Loges ne peuvent être considérées que comme de simples institutionnalisations d’une vérité plus vaste et insaisissable. La valeur de ces institutionnalisations apparaît donc comme inévitablement relative en regard de cette vérité plus vaste qui se manifeste au contraire plutôt dans la communauté de la bonne volonté, c’est-à-dire dans la fraternité maçonnique.

    Toutefois, pour un chrétien catholique, il ne lui est pas possible de vivre sa relation avec Dieu de deux façons, c’est-à-dire en la scindant sous une forme humanitaire: supraconfessionnelle, et sous une forme interne: chrétienne. Il ne peut entretenir de relations de deux sortes avec Dieu, ni exprimer son rapport avec le Créateur par des formes symboliques de deux natures. Ceci représenterait quelque chose de totalement différent de cette collaboration, évidente pour lui, avec tous ceux qui sont engagés dans l’accomplissement du bien, même à partir de principes différents. D’autre part, un chrétien catholique ne peut pas, simultanément, participer à la pleine communion de la fraternité chrétienne et considérer son frère chrétien, par ailleurs, selon l’optique maçonnique, comme un «profane».

    Même, comme on l’a déjà dit, s’il n’y avait pas obligation explicite de professer le relativisme en tant que doctrine, la force relativisante d’une telle fraternité, en raison de sa logique intrinsèque elle-même a cependant en soi la capacité de transformer la structure de l’acte de foi si radicalement qu’elle ne serait plus acceptable pour un chrétien «auquel sa foi est chère» (Léon XIII). [...]"

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  • Août 1914, été tragique

    Le Figaro Magazine - 30/08/2013

    L'Europe s'est précipitée les yeux fermés vers l'abîme.
          Le 28 juin 1914, le continent européen est en paix. Trente-sept jours plus tard, il s'engage dans une guerre qui mobilisera 65 millions de soldats, abattra trois empires, écrasera les vaincus et laissera les vainqueurs épuisés et ruinés. Plus de 20 millions de militaires et de civils auront perdu la vie au cours de cette tragédie, sans compter les 21 millions de blessés et de mutilés. Inédit par sa violence meurtrière et par ses conséquences géopolitiques, ce conflit infléchira le cours de l'histoire : le bolchevisme, le fascisme et le nazisme naîtront du grand choc de 14-18 qui, lui-même, engendrera la Seconde Guerre mondiale.
         Tout a donc commencé, le 28 juin 1914, par l'assassinat, à Sarajevo, de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche, et de sa femme, la duchesse de Hohenberg, par un jeune nationaliste serbe. Les fils de la conjuration remontant à Belgrade, l'ultimatum que lancera Vienne à la Serbie se transformera en déclaration de guerre, puis, par le jeu des alliances, en conflit européen généralisé, en attendant l'entrée en scène des Etats-Unis.
         On croit connaître cette histoire par coeur et pourtant, Christopher Clark, un chercheur britannique, professeur à Cambridge, parvient à la raconter d'une manière nouvelle. L'auteur ne se contente pas de relater les 37 jours qui séparent l'attentat de Sarajevo du début du conflit : en se plaçant, successivement ou simultanément, du point de vue serbe, russe, français, anglais, autrichien ou allemand, il démonte le mécanisme infernal qui s'est alors mis en branle et dans l'élaboration duquel tous les pays ont une part de responsabilité, même si elles ne sont pas égales. L'enquête de Christopher Clark s'appuie sur d'innombrables sources savantes, mais est servie par un sens du récit, du portrait et de l'anecdote qu'on trouve trop rarement chez les universitaires. Il en ressort que c'est dans un mélange de conscience et d'inconscience, de volonté et de résignation, que les Européens ont marché vers la guerre, se précipitant comme des « somnambules » vers l'abîme. Ils n'en réchapperont que trente ans plus tard, mais non sans avoir perdu leur suprématie mondiale.
    Jean Sévillia http://www.jeansevillia.com/
    Les Somnambules, de Christopher Clark, Flammarion, 668 p., 25 €. Traduit de l'anglais par Marie-Anne de Béru.

  • L'homosexualisme : cousin du féminisme radical et petit-enfant du marxisme

     

    Jeanne Smits a traduit un article sur les racines marxistes de l'homosexualisme. Extraits :

     

    "[...] C’est cette idéologie politique, volontiers appelée la « théorie queer » par ses partisans dans le monde universitaire, qui est promue, désormais de manière assez ouverte, par le mouvement pour les « droits gays ». Elle vise à réécrire les concepts fondateurs de notre société tout entière. Je prédis qu’il ne faudra plus beaucoup de temps avant que la prétendue lutte pour l’« égalité » soit abandonnée : elle aura atteint son but.

    Bien des gens se grattent la tête en se demandant comment nous avons tout d’un coup pu en arriver au point où deux hommes peuvent être « mariés », où une femme peut être appelée « mari » et un homme, « épouse », où les enfants ne sont plus qu’une monnaie d’échange politique dans les guerres d’adoption, alors qu’il nous semble qu’hier encore on ne parlait que d’égalité de droits. Depuis quand l’« égalité des droits » signifie-t-elle la déconstruction, le démantèlement de ces concepts sociaux fondateurs ?

    Si nous les écoutons attentivement, cependant, les activistes eux-mêmes ont commencé à fournir eux-mêmes une explication en termes suffisamment clairs. Il n’a jamais été question pour eux d’obtenir « l’égalité de droits » mais la réécriture de l’ensemble de notre ordre social. Le mouvement pour les « droits gays » a toujours été, Peter Tatchell le dit lui-même, « révolutionnaire et non réformiste ».

    D’autres ont mis en évidence les origines marxistes de la révolution sexuelle dans son ensemble, et il est clair que l’explosion subite de l’homosexualisme n’est que l’étape suivante logique d’un programme systématique. Proche cousin du féminisme radical, petit-enfant du marxisme, l’homosexualisme s’est développé sur le terreau du pseudo-champ politico-académique des « études du genre » – gender studies et a été imposé depuis 30 ou 40 ans à un public qui dans l’ensemble n’en voulait pas, à travers des lois anti-discrimination ou égalitaires, grâce à une coalition de lobbyistes, d’ONG et d’hommes politiques à l’extrême gauche, et dans des cercles internationaux de plus en plus puissants.

    Peter Tatchell est un homosexualiste britannique de premier plan : cela signifie qu’il est un promoteur une idéologie politique et sociale spécifique qu’il veut voir adoptée en Grande-Bretagne et ailleurs. Il est également un homme homosexuel : cela veut dire qu’il ressent une attraction sexuelle vis-à-vis d’autres hommes, une condition dont l’origine fait encore débat parmi les médecins, les psychiatres et les généticiens. Les deux choses ne sont pas identiques. C’est un fait qui tend à échapper à bien des gens qui lisent ou qui écrivent à propos des guerres culturelles, spécialement dans leur manifestation actuelle qui semble s’être focalisée totalement sur l’homosexualité. Tous les homosexuels ne sont pas des homosexualistes, et tous les homosexualistes ne sont pas des homosexuels.

    L’article de Tatchell dans le Guardian rendait hommage à un document bâti en 1971 par ce qu’il décrit comme un collectif d’« anarchistes, de hippies, de gauchistes, féministes, libéraux et tenants de la contre-culture », afin de faire surgir une « révolution de l’état de conscience ». Il qualifiait le Manifeste du Gay Liberation Front de « programme pionnier en vue de la transformation sociale et personnelle » dont la première proposition affirmait que « subvertir la suprématie de la masculinité hétérosexuelle était la clef de la véritable libération ». Tatchell raconte que ce livre-là a changé sa vie.

    Le Manifeste résume tout, explique-t-il, en « remettant en question (…) l’homophobie, le sexisme, le mariage, la famille nucléaire, la monogamie, le culte de la jeunesse et de la beauté, le patriarcat, le ghetto gay et les rôles de genre féminins et masculins rigides »… tout ce que charrie la révolution sexuelle.

    Le Manifeste lui-même est sans ambages lorsqu’il s’agit d’identifier les principaux ennemis à abattre : « L’oppression des gens gays commence dans l’élément le plus basique de la société, la famille. »

    « Elle consiste en l’homme qui la dirige, d’une esclave qui lui sert de femme, et de leurs enfants auxquels ils imposent de force leur propre image en tant que modèles idéaux. La forme même de la famille travaille contre l’homosexualité. »

    De la manière la plus révélatrice, le Manifeste affirme que la « réforme », à savoir l’« égalité », ne suffira jamais ; ce qu’il faut, c’est une révolution sociale totale, un réordonnancement complet de la civilisation. La réforme, dit-il, « ne peut pas modifier l’attitude profondément ancrée chez les hétéros pour qui l’homosexualité reste au mieux inférieure à leur propre style de vie, et constitue au pire une perversion répugnante. Il faudra davantage que des réformes pour changer cette attitude, car elle est enracinée dans l’institution la plus basique de notre société : la Famille Patriarcale. »

    Loin d’être « la source de notre bonheur et de notre bien-être », poursuit-il, la famille est l’« élément » oppresseur où l’« homme dominant et la femme soumise » enseignent aux enfants de « fausses croyances » sur les « rôles de genre » traditionnels « presque avant de savoir parler ». [Lire la suite]"

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  • L’idéologie du genre, une dérive du féminisme

    Quelle est donc cette idéologie que la Manif pour Tous entend contrer dès la rentrée ? L’idéologie du genre. Comment est-elle parvenue en France ? Quel est son but ? Ses conséquences sur l’éducation des enfants ?

    Dans son livre, Le féminisme et ses dérives, rendre un père à l’enfant-roi, le professeur d’histoire-géographie et ancien féministe Jean Gabard nous explique comment et pourquoi notre société en est arrivée là. Il ne nous donne pas de recette miracle mais il nous explique que deux idéologies s’affrontent et s’entretiennent mutuellement. L’une, visant à nier toute différence entre l’homme et la femme. L’autre voulant au contraire ramener l’homme à son autorité pour faire tenir à carreaux les enfants qui sont mal élevés. Dans une première partie, nous verrons les rapports entre l’homme et la femme tout au long de l’histoire. Dans une seconde partie, nous verrons les conséquences de l’idéologie du genre dans notre société.

    Au cours de l’histoire, les rapports entre l’homme et la femme se sont modifiés. Durant la préhistoire, la femme était sacralisée parce que l’homme s’était rendu compte qu’elle pouvait donner la vie. Dans l’Antiquité, la femme avait un rôle ambigu. Elle avait moins de droits que les hommes mais pouvait prendre des initiatives dans la maisonnée. En outre, certains cultes étaient rendus à des déesses. Certaines fêtes étaient même réservées aux femmes et l’homme qui osait s’y introduire était puni, la sentence allant jusqu’à la mort.

    La femme avait un statut entre valorisation et dévalorisation. Il faut bien comprendre que la femme s’occupait du domaine privé et que l’homme s’occupait du domaine public. La seule personne qui est venue mettre le bazar dans ce monde est le Christ. Il est le seul à parler d’égalité entre l’homme et la femme. Petit à petit, au Moyen Âge, les rapports entre l’homme et la femme se sont modifiés. Certes, la femme restait à la maison pendant que l’homme allait travailler à la ferme. Mais dans les seigneuries, elle les accompagnait et pouvait même prendre des initiatives dans le château. Exemple, à partir de 987, les privilèges étaient devenus héréditaires par la volonté d’Hugues Capet.

    Aussi, lorsque le seigneur décidait de donner, de louer ou de vendre son bien, la famille était donc conviée à donner son avis sur le sujet. La femme était présente. Toutefois, malgré ce rôle et ce statut,  une contestation intellectuelle se mis en place lors du siècle des Lumières. Pourtant, on peut remarquer que ce n’est pas dans un cadre trop flatteur. La contestation est surtout venue de mai 1968. Cette contestation s’inspire des études sur le genre qui sont publiées pour la première fois aux États-Unis. La polémique arrive en France en 2011, lorsque le ministre de l’éducation national, Luc Châtel demande à faire la distinction entre l’identité sexuelle et l’orientation sexuelle dans les programmes de SVT.

    Les conséquences de cette idéologie sont doubles. Soyons clairs : les études sur le genre sont nécessaires pour comprendre les rapports entre l’homme et la femme et démonter certains préjugés. Le problème est la théorisation de ces études par certains chercheurs. Ils sont ensuite passés dans les institutions internationales pour les imposer (ONU, UE). La conséquence est d’abord juridique. Dans la loi, il n’y a plus de distinction entre l’homme et la femme. La seule exception est le sous-marin : la femme n’a pas le droit d’y aller.

    Ensuite sur l’éducation des enfants : l’enfant ne connait plus de limite, il a beaucoup de mal avec les règles de disciplines, de grammaire, de calculs, de conjugaison d’orthographes. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus de père et de mère. Le rôle de la mère est affectif auprès de l’enfant puisque c’est elle qui l’a porté jusqu’à sa naissance. Le rôle du père est de casser cette affection pour mettre des limites aux désirs de l’enfant.

    L’exemple de l’interrupteur : vous avez souvent vu un enfant s’amuser avec un interrupteur pour allumer et éteindre la lumière. Normalement, le père doit intervenir pour demander à l’enfant d’arrêter de jouer avec la lumière. Mais si c’est la mère, alors l’enfant le prendra comme un chantage affectif : « j’obéis parce que sinon maman ne m’aimera plus ». Le temps que les parents se mettent d’accord sur le moment de l’intervention, l’enfant ne va pas s’arrêter.

    En conclusion, pendant longtemps, on a utilisé les différences pour dire que l’homme domine la femme mais aujourd’hui on affirme que ces différences sont sexistes et discriminatoires. Par ailleurs tous les programmes de lutte contre la discrimination mis en place par les gouvernements ont échoué puisque les différences ressortent plus violemment au moment de la puberté. La question est de savoir si nous serons capables de construire une société à même d’accepter les différences et de se tenir à notre place.

    Antoine Billot

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • CMRDS 2013 : Objectif : sauver la France.

    L’Action française redémarre sur les chapeaux de roue : Après une année particulièrement chargée, les vacances furent courtes, car dès le 24 août commençait le CMRDS qui fut un succès comme en attestent les reportages sur le site notamment.

    Une première action réussie de l’année fut également la manif de Lyon avec le Printemps Français. Remercions-en nos amis lyonnais qui en furent les organisateurs.

    Une partie de la salle lors d’une conférence

    La formation a ça de bon que nos militants savent bien désormais à quoi s’en tenir vis à vis du président « normal » et de ses étranges ministres, ainsi que du « système » qui les a hissés jusqu’au pouvoir. Si ce n’était une politique de gribouille menée par une équipe incompétente, dépassée par les événements et une crise économique trop difficile à juguler, nous serions un peu plus compréhensifs. Les pauvres, dirions-nous, ils se sont crus plus malins que les autres et finalement ils ne sont pas à la hauteur.

    Mais c’est malheureusement plus grave que ça. Infiniment plus grave. Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, n’aiment pas la France et travaillent cyniquement à sa disparition. C’était déjà, encore que plus confusément, le cas des acteurs du quinquennat précédent qui n’étaient essentiellement préoccupés que par leur carrière.

    A présent, il convient d’ajouter à cette carence déjà fort préoccupante, un volontarisme idéologique des plus funestes.

    Quelques exemples peuvent illustrer cet état de fait :

    Chômage : Achèvement de la destruction du parc industriel sans aucun projet de remplacement ; acceptation passive (malgré les cris de Montebourg) par idéologie libérale et par désir de se conformer aux règles du marché édictées par Bruxelles, des délocalisations qui tuent l’emploi.

    Immigration : accueil de 180 000 immigrés par an avec une facilitation accrue des accès à la nationalité, pour recréer un fonds électoral favorable à la gauche passablement ébréchée ces dernier temps. La plus grande partie de ces immigrés venant bien sûr grossir les chiffres des demandeurs d’emplois.

    Famille : On se rappelle encore la bataille antifamiliale menée par la « Hollandie » avec le mariage homosexuel et toutes les dérives qui vont suivre. Curieusement, personne dans ce milieu bobo n’a envisagé l’encouragement de la natalité pour sauver les retraites…

    Politique étrangère : Rien de nouveau depuis Sarkozy. On attend les ordres de l’oncle Sam pour faire la guerre n’importe où et contre n’importe qui pourvu qu’il soit désigné par Washington comme faisant partie de l’axe du mal. Parfois même on joue les premiers de la classe en poussant au crime de façon tapageuse et grotesque.

    Défense : Pour rester cohérent avec sa politique belliciste, le gouvernement prévoit de ramener notre armée au niveau de celle du Bénélux. Ainsi nos soldats se sentiront-ils plus efficaces armés de frondes et de lance-pierres au Moyen-Orient.

    Libertés : Inutile de s’étendre sur la répression policière contre les opposants à la pensée officielle. On l’a vu au sein de la manif pour tous et tout récemment avec la mobilisation policière contre les veilleurs pacifiques, tandis que dans nos quartiers comme à Marseille, qui voient éclater des fusillades, les policiers se font curieusement rares. Et je ne parle pas de la liberté de la presse, dont les journalistes eux-mêmes, installés dans le consensus, sont largement responsables de sa disparition selon Robert Ménard.

    Bilan « globalement négatif » en somme : Plus de souveraineté économique ni monétaire ; plus de souveraineté politique, ni de défense ; plus de stratégie géopolitique ; immigration massive et chômage en augmentation (et je ne parle pas de l’insécurité) ; libertés, et plus particulièrement celle de penser, réprimées ; familles attaquées dans leurs fondements. Consentirons-nous à laisser la France, construite en mille ans, être saccagée par une bande de pieds nickelés perclus d’idéologie socialo-libérale ?

    Beaucoup de français patriotes s’insurgent contre ce qui ne doit pas être une fatalité. A l’Action française, nous savons que cette déchéance n’est pas fortuite et qu’elle constitue l’aboutissement logique de deux siècles d’agitation républicaine, ponctués de régimes parfois monarchiques et impériaux, mais le plus souvent anarchiques, oligarchiques et autoritaires, la révolution jacobine ayant laissé partout son venin. Nous devons, c’est notre devoir, aller au devant des patriotes français, comme le fit Maurras en son temps, pour montrer que c’est le régime dans sa substance , qui est nocif à la France et que c’est ce régime que nous devons abattre et remplacer. Il n’est pas trop tard.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?CMRDS-2013-Objectif-sauver-la