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culture et histoire - Page 1793

  • Allende, apprenti dictateur

    Le mythe politique de Salvador Allende est déjà en partie effondré. De plus en plus de gens sont amenés à reconnaître que son action politique a été désastreuse. Aux yeux de la gauche, il restait cependant un héros, non en raison de ses hauts faits mais parce qu'il avait été "victime" de la dictature. La statue du héros est cependant de plus en plus lézardée.

    Beaucoup ont compris que l'arrivée au pouvoir de Salvador Allende avait été une catastrophe pour le Chili. Après avoir été porté au pouvoir par une minorité d'électeurs, il en fut chassé par la grève générale et par les ménagères descendues dans les rues en tapant sur des casseroles. Car dès que le socialisme arrive au pouvoir, les gamelles se vident.

    La statue est lézardée

    Malgré tout, le héros malheureux, mort les armes à la main en luttant contre la dictature, ou suicidé (la version officielle a varié), restait un exemple aux yeux de la gauche. Comment l'auteur d'un désastre politique et économique peut-il rester un héros moral, c'est l'un des mystères de la pensée "progressiste". Mystère d'autant plus épais que les tenants de cette pensée sont les héritiers du marxisme, idéologié matérialiste qui subordonne les vertus morales aux faits tangibles.

    Mais si le Vatican met des années, parfois des siècles, pour instruire les procès en canonisation, la gauche est moins regardante quand il s'agit de peupler son panthéon. Et elle rejette volontiers les avocats du diable du côté obscur... C'est ce qui fait dire à Victor Farias, auteur d'Allende, la face cachée : "On finit par croire que les problèmes moraux passent inaperçus à leurs yeux quand il s'agit d'excès commis par un des leurs".

    L'auteur se livre à une analyse qui éclaire les idées et la vie d'Allende. Travail assez ingrat car non seulement Allende n'a cessé de mentir sur son propre compte, mais encore ses écrits sont confus. V. Farias décortique en particulier la thèse du jeune médecin que fut Allende. Cette thèse bâclée, intitulée "Hygiène mentale et délinquance", fourmille de citations tronquées, non attribuées ou citées sans guillemets, dont il a retrouvé la provenance.

    Allende, médecin de la honte

    Cette thèse est imbibée des idées matérialistes véhiculées par la vulgate marxiste et répandues par la franc-maçonnerie qui avait grandement contribué à constituer la faculté de médecine chilienne. Les idées qu'Allende reprend à son compte dérivent d'un souci hygiéniste légitime, mais rendu fou par le matérialisme le plus grossier. Cherchant des causes matérielles aux fléaux moraux, Allende les trouve dans la physiologie, et au bout du compte dans la race, par un déterminisme qui laisse peu de place à la destinée individuelle.

    "Les Juifs se caractérisent par des formes déterminées de délit : escroquerie, fausseté, calomnie, et surtout usure", écrit-il, ajoutant plus loin : "Les Gitans constituent habituellement des groupements délictueux où règnent la paresse, la colère et la vanité." Des Arabes, il dit que "s'il y a quelques tribus honnêtes et travailleuses, la plupart sont aventureuses, imprévoyantes, oisives et portées au vol". Même les membres du parti national-socialiste chilien de l'époque (nous sommes en 1933) n'allaient pas si loin, professant un antisémitisme culturel et non purement et simplement raciste !

    Allende adopte d'ailleurs l'idée d'une hérédité toute-puissante avec autant de naïveté que Zola dans Les Rougon-Maquard. Et il écrit :

    "L'hérédité est une loi biologique qui régit depuis les êtres les plus simples, les végétaux unicellulaires, jusqu'aux animaux les plus perfectionnés."

    L'eugénisme en folie

    Après avoir affirmé que l'appartenance à une race est en soi un facteur de délinquance, elle-même considérée comme une maladie, et que l'hérédité est une cause déterminante, Allende déclare : "Le malade infecté, on l'isole. Le malade rebelle au traitement, on l'incarcère. Le malade dégénéré, on lui interdit ? au nom de la société et pour son seul bénéfice, une grande partie de ses activités." Notons que pour Allende, alcoolisme, homosexualité, délinquance, sont diverses formes de folie qui relèvent d'un traitement médical. Et quel traitement !

    Ministre de la Santé dans le gouvernement de Front populaire (1939-1941), Allende rendit obligatoire un certificat d'absence de maladie vénérienne des futurs conjoints, faute de quoi le mariage ne pourrait être enregistré. Son programme comportait la "stérilisation des aliénés mentaux", dispositif qui sera l'un des instruments de "défense de la race avec un aspect coercitif composé par des mesures eugéniques négatives".

    Si, en 1973, Allende instaura au Chili une véritable dictature marxiste, ce ne fut pas sous la pression des événements, pour résister aux complots ourdis par le grand capital ou par la CIA. Ce fut par une sympathie déjà ancienne pour la dictature en tant que telle. Dans un entretien avec Régis Debray, en 1971, Allende qualifie ainsi la dictature d'Ibanez, qui sévissait dans sa jeunesse, de "dictature molle". Or Ibanez était au mieux avec l'Allemagne nationale-socialiste, et son intendant pour la province de Valparaiso fit par exemple noyer une centaine de personnes dans la mer parce qu'elles étaient homosexuelles.

    Autre signe de complaisance avec le National-socialisme, son refus (par un usage illégal d'une prérogative présidentielle) de laisser extrader l'ancien S.S. Walther Rauff. Or celui-ci aurait accordé à Allende des subsides pour financer son élection au Sénat en 1969 dans les provinces du sud. Dans ces provinces se trouvaient les conserveries administrées par Rauff. Allende lui-même était actionnaire et directeur général d'une société de salpêtre, industrie concentrée dans le nord dont il était devenu sénateur en 1953. C'est toute une partie de la vie d'Allende, celle de représentant du grand capital chilien, qui apparaît ainsi par morceaux au grand jour et reste en grande partie à explorer.

    La grande tradition totalitaire

    En se montrant raciste et antisémite, Allende ne "trahit" pas la gauche, et n'adopte nullement un point de vue "réactionnaire". Les opinions racistes qu'il professe découlent non du nationalisme, du conservatisme ou d'un esprit réactionnaire, mais du matérialisme, enfant du marxisme. Notons en passant qu'avec la question habirou, Marx avait lui-même apporté une pierre de belle taille à l'édifice de la littérature antisémite.

    Quand Allende écrit : "La bienfaisance d'hier est l'assistance sociale d'aujourd'hui; la nécessité collective a assujetti la bonté personnelle", il ne manifeste pas un esprit conservateur. Il rejette au contraire toutes les valeurs traditionnelles de charité, de compassion, que la gauche répudie volontiers sous le nom de "paternalisme" ou qu'elle qualifie "d'opium du peuple". Les valeurs spirituelles sont remplacées par un utilitarisme glacé.

    Les idées matérialistes et positivistes du XIXe siècle n'ont pas été développées par la droite, mais par la gauche. Ce matérialisme donne aux phénomènes moraux, sociaux ou spirituels des causes matérielles. Pour Marx, ce seront des causes économiques ; pour Freud, des causes sexuelles. Les causes de la criminalité, Allende les cherche dans la physiologie, et donc, finalement, dans la race. S'il se rapproche ainsi du national-socialisme, ce n'est pas par la voie du nationalisme, mais par celle du socialisme.

    Ce n'est pas une "dérive droitière" qui a conduit Allende au racisme, à l'antisémitisme ; ces idées ont été chez lui les conséquences des idéologies "progressistes". L'auteur met en parallèle l'eugénisme d'Allende et celui de l'Allemagne nationale-socialiste. Mais doit-on rappeler qu'aujourd'hui, en France, l'avortement "thérapeutique" est autorisé sans limite de date, autrement dit, jusqu'au neuvième mois de grossesse ?

    Comprendre enfin l'histoire

    La conclusion du livre mérite d'être citée en grande partie tant elle met le doigt sur un point essentiel, constamment occulté, qui rend presque impossible la compréhension de l'histoire du XX" siècle. Après avoir observé que "beaucoup opteront pour le silence et l'oubli", V. Farias écrit : "D'autres verront ici l'expression des analogies patentes entre socialisme et national-socialisme, entre communisme et fascisme, unis non seulement par un naturalisme biologique radical, mais aussi par leurs méthodes criminelles."

    Victor Farias, "Allende, la face cachée : antisémitisme et eugénisme", Grancher, 250 p. 20,50 €.

    Pierre de Laubier Français d'Abord août 2006

  • La bibliothèque de François Brigneau (arch 1988)

    Seuls quelques rares intimes connaissent la bibliothèque de François Brigneau. Elle commence dans la cave, emplit le garage à vélo, tapisse son bureau, au premier étage, se prolonge dans l'escalier du second qu'elle remplit petit à petit.
    Dans cet univers qui tient de la foire aux Puces et de la caverne d'Ali Baba, la recherche du livre convoité ressemble à la chasse au zipangu.
    Le zipangu est un animal fabuleux des Andes. Il faut généralement le traquer pendant une quinzaine de jours avant de l'apercevoir. L'assaut final est terrifiant. Les victimes sont nombreuses. Surtout parmi les porteurs.
    Après quoi, on est heureusement surpris de découvrir que le zipangu a le goût du veau.
    Le cri du rhinocéros galopant vers madame après s'être chauffé l'après-midi dans la boue fétide du Zambèze ressemble à s y méprendre à celui que François Brigneau pousse quand il met enfin la main sur l'ouvrage désiré.
    Si l'on voit moins Brigneau dans les bistrots à vins qu'il a longtemps et longuement fréquentés, pour apporter à l'aimable clientèle ses vues modestes, mais pertinentes, sur l'évolution des mœurs, c'est qu'il met de plus en plus de temps à déterrer le bouquin dont il a besoin.
    Ancien grand bourlingueur, François Brigneau ne quitte plus guère sa grotte à livres. Depuis son accident (vertèbre et rotule cassées), il écrit assis dans son lit, un carton à dessin sur les genoux, de huit à treize heures et de quinze à dix-neuf heures, tous les jours que Dieu fait, à l'exception des colloques philosophiques du Père Tranquille. (Spécialité de Chinon et de Saumur-Champigny).
    François Brigneau aura 69 ans le 30 avril prochain. Il pèse 90 kg et ce n'est pas fini. Il a mesuré 1,71 m, mais a tendance à rapetisser. Il est le plus ignoré des journalistes connus. Il ne semble pas en souffrir. Quand je l'ai interrogé pour cette notice biographique et que je lui ili demandé s'il avait quelque chose à déclarer, il m'a répond :
    - Dites que je ne bois jamais de Kir, contrairement à ce que Bergeron écrit dans son Guide de l'Homme de droite, à cette erreur près excellent. C'est même, avec le lait, une des rares boissons qui m'attriste. Dieu sait pourtant si, dans ce domaine, je suis ouvert et tolérant. Je suis actuellement dans une période gin avec un trait de Campari. Mais Kir : jamais !
    Dans cette page culturelle, c'est une information dont on mesurera la valeur.

    Ma bibliothèque est à mon image, à l'image de ma vie et de mes curiosités : en désordre, (au moins apparent), diverse, mêlée, pratique, utilitaire, professionnelle et faite pour le plaisir de lire, le plus vif, l'irremplaçable, celui que le temps n'a fait qu'aviver.

    J'aime les écrivains différents, parfois antagonistes. Je m'endors rarement sans un poème, Verlaine, Hugo, Francis James, un bout de Drumont, une page de Léautaud.

    À portée de la main droite, j'ai Maurras, le Dictionnaire, irremplaçable, Léon Daudet, les Salons et journaux, Brasillach (les Poèmes de Fresnes), Les Modernes d'Abel Bonnard, Gaxotte, François Leger, un des grands écrivains vivants, dont la Jeunesse de Taine m'a ouvert les portes d'un monde. Voici encore les Décombres de Lucien Rebatet, les quatre tomes du Dictionnaire politique d'Henry Coston, les huit du Dictionnaire encyclopédique d'histoire de Michel Mourre, Gustalin, Travelingue et Uranus de Marcel Aymé, mes Béraud préférés : La Gerbe d'or, Ciel de suie, Le Vitriol de lune, Les lurons... 
    Je lis pour le travail, je lis pour la tête, je lis pour le cœur. J'aime les journaux intimes : celui des Goncourt, de Gide, de Renard, de Léautaud, un peu longuet, et rabâché pourtant. 
    J'ai des envies de critiques littéraires qui me prennent comme des fringales. J'aime Sainte-Beuve, Kleber Haedens, Bardèche, Jules Lemaître, dont je viens d'acheter Les Contemporains, Brasillach (Les Quatre jeudi, Portraits), Robert Poulet, magistral, et Georges Laffly, dont j'ai découpé et rassemblé les précieuses chroniques parues dans Ecrits de Paris.
    Je suis curieux de passer de la critique à l'œuvre critiquée et de me tester au regard de l'une et l'autre. Je suis désolé de ne pas être sensible à des œuvres présentées comme essentielles. Néanmoins. je ne feins pas une adhésion qui me fuit. Proust, Claudel me sont étrangers. Je n'aime,que l'écriture simple et naturelle ; le contraire de ce que l'on appelle le style. Céline, par exemple, chez qui la fabrication nuit au génie ; je ne le fréquente que par incursions rapides, fasciné, ébloui, mais vite fatigué. De même, Péguy, je ne le supporte qu'à la page. Oserai-je dire encore que Flaubert, je le préfère dans ses lettres que dans Madame Bovary, son meilleur roman ?
    Comme je me suis fait moi-même, de bric et de broc, découvrant souvent l'essentiel en partant de l'accessoire, c'est la politique qui m'a conduit à l'histoire, laquelle m'a ramené à la politique. La période que je connais le mieux est la Troisième République, de Sedan à Sedan, dont j'ai caressé l'idée d'écriture d'une histoire non conformiste, à travers Barre, Drumont, Daudet, Halévy, Maurras, Bainville, Coston, Ploncard d'Assac, Beau de Loménie, Fabre Luce, Galtier-Boissière, Rochefort, Bernard Fay, tant d'autres dont j'ai entassé les ouvrages sur des rayonnages spéciaux. Je me contente donc de la lire et d'y rêver.
    Actuellement, pour rédiger l'Anti-89, les quatre feuilles mensuelles dont l'abbé Aulagnier et l'abbé Coache m'ont demandé d'assurer la rédaction en chef, je suis plongé dans la Révolution française. Comme toujours dans ce genre de tâche, je me comporte avec beaucoup d'humilité, enquêtant sur le terrain du passé, comme je l'ai fait sur le terrain du présent quand j'étais journaliste, et faisant comme si je ne savais rien de l'avenir qui se préparait. Cette méthode permet parfois de découvrir, avec les signes annonciateurs des catastrophes, le volontaire aveuglement des contemporains. Les recherches auxquelles je me livre permettent de mesurer la quasi-impossibilité ; de la tâche demandée aujourd'hui. Pour , la seule énumération des titres des livres composant une bibliothèque contrerévolutionnaire, cette page ne suffirait pas. Contentons-nous d'en citer quatre : la Révolution française de Gaxotte (Fayard), Les Origines de la France contemporaine de Taine (deux tomes; Laffont) - 1792 : Les Dernières marches du trône de Ploncard d'Assac (DMM); Pourquoi nous ne célébrerons pas 1789, d'Etienne Dumont (Arge).
    En même temps, je rêve de dresser, avec Serge Jeanneret, le dictionnaire anecdotique des écrivains mineurs de 1900 à 1940. Mais Serge se trouve trop jeune pour rester au logis attelé à des travaux d'écriture.
    J'occupe donc mes « loisirs » à relire mes ,« grands » : La Fontaine, La Bruyère, Molière, Chamfort, La Rochefoucauld, Chateaubriand, Stendhal, Flaubert, quelques étrangers : Chesterton, Conan Doyle, Kipling, Stevenson et Dickens, Von Salomon, Anfonso, et les contemporains qui sont le plus près de moi : Marcel Aymé, déjà cité, Jacques Perret, Félicien Marceau, Béraud, Monteilhet, ou Laurent (Le Petit Canard).
    Puis-je ajouter que je possède aussi une série d'étagères réservées à la Question juive et L'affaire des chambres à gaz, de Rassinier à Faurisson ? C'est celle qui excite le plus la curiosité et même la cupidité de mes visiteurs. Je veille, sournoisement, au grand désespoir de mon épouse :
    - Heureusement qu'on lui emprunte ses livres et qu'on ne les lui rend pas, dit-elle. Sans cela, il aurait fallu rehausser la maison d'un étage.
    page réalisée par J.C. L National Hebdo du 4 au 10 février 1988

  • Il faut riposter aux propos antichrétiens de Pierre Bergé !

        « Je suis pour la suppression intégrale de toutes les fêtes chrétiennes en France », déclarait hier soir Pierre Bergé sur les antennes de RTL France, dans l’émission « On refait le monde ». Des propos inadmissibles qui surviennent quelques jours après la provocation de Dounia Bouzar qui, à peine nommée à l’Observatoire de la laïcité par le Premier ministre, revendiquait la suppression de deux fêtes chrétiennes parmi les jours fériés reconnus par l’Etat et leur remplacement par Yom Kippour et l’Aïd. Ajoutez à cela les propos récurrents du ministre Vincent Peillon voulant « éradiquer » le christianisme en France et vous avez quelques indices d’une volonté manifeste de mener une nouvelle offensive antichrétienne avec le concours des plus hautes autorités de l’Etat et des puissances d’argent.

    La réaction des catholiques de France – ainsi que de toutes celles et ceux qui, ayant perdu la pratique de la Foi, n’en reconnaissent pas moins les bienfaits de la civilisation chrétienne – doit être sans appel et immédiate. Il faut stopper net cette surenchère destinée à accentuer la déchristianisation de la France.

    Que le changement de saison soit l’occasion de faire souffler un vent d’automne catholique ! Assez de mollesse, assez de tiédeur, assez de « politiquement correct », assez d’enfouissement de notre Foi au nom de stratégies consensuelles qui n’ont jamais apporté aucune victoire !

    Pierre Bergé a mis sa fortune, depuis des décennies, au service du vice, de l’anti-France et de l’antichristianisme. Ripostons en ciblant ses intérêts financiers.

    Cet appel s’adresse à toutes les forces de résistance qui ont émergé au cours des douze derniers mois et à cette génération qui a su faire preuve d’inventivité et de courage pour faire face aux destructeurs de la Famille. Que nos veilles et nos rondes de sentinelles se placent prochainement devant ces lieux chers à Pierre Bergé :

    -      la société de vente aux enchères Pierre Bergé & Associés ;
    -      la brasserie parisienne de luxe Prunier spécialisée dans le caviar et dont Pierre Bergé est PDG ;
    -      la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.

    Que nos voix se fassent entendre également devant ces médias dans lesquels Pierre Bergé a des capitaux - le journal Le Monde, le journal Libération, le magazine La Vie – ainsi que devant le siège de la radio RTL France qui se plaît à laisser ce personnage viscéralement antichrétien déverser sa bile sur ses ondes.

    Qu’à ces occasions, notre attachement à la Foi catholique soit fièrement affirmé. Christus vincit. Christus regnat. Christus imperat.

    Que ceux qui ne peuvent se déplacer devant ces lieux n’en prennent pas moins la peine de saisir leur téléphone, leur stylo ou leur clavier d’ordinateur pour adresser par toutes les voies envisageables des messages polis mais déterminés signifiant notre colère et notre mobilisation farouche.

    Il ne s’agit en aucune façon d’un appel à la violence. Mais il convient de rappeler cette vertu de force dont les catholiques doivent faire preuve lorsque les situations l’exigent.

    En avant ! L’automne catholique est de retour !

    Alain Escada,
    président de CIVITAS
    Civitas  -  France Jeunesse Civitas

  • Le 4 septembre 1870 vu par un député bonapartiste

    4 septembre 1870
    Le 4 septembre, la foule envahit la salle des séances du Corps législatif.

    Le 4 septembre 1870, plus ou moins spontanément, une multitude de Parisiens envahit au matin la Chambre des députés. L’Empire vit ses dernières heures : Gambetta et Favre, entraînant à leur suite la foule, proclament la République à l’Hôtel de ville. Le baron Eugène Eschassériaux est témoin de cette scène. Bonapartiste, député de la Charente-Inférieure (actuelles Charentes-Maritimes) de 1848 à 1892 sans interruption (jamais battu aux élections), il se distinguera plus tard comme l’un des piliers du parti de l’Appel au peuple (impérialistes) et restera fidèle jusqu’à sa mort à la dynastie déchue.

    Eugène Eschassériaux
    Eugène Eschassériaux
    (entre 1852 et 1857).

    « [...] Gambetta venait de prendre la parole, lorsqu’un garçon le demanda de la part de M. Hébert, questeur. C’était pour le prier d’empêcher l’envahissement, s’il le pouvait par ses conseils. Au bout de quelques instants, on nous annonce que la Chambre est envahie. A ce moment, nous assistons à l’appel aux armes fait à un bataillon qui nous gardait dans la cour. Les soldats disséminés dans les cours s’élancent sur leurs fusils en faisceaux et leurs sacs. Gambetta revint et ressort aussitôt. Nous déclarons que, sans nous préoccuper de l’envahissement de la salle des séances nous devons rester à notre poste et délibérer. Mais l’émotion gagne le bureau ; on n’écoute pas un orateur, on regarde le bataillon qui entre sous le bureau pour prendre l’escalier et pénétrer dans la salle des Quatre Colonnes. Nous sortons alors du bureau. Je pénètre alors dans la salle des Quatre Colonnes, d’où j’aperçois à travers la porte la salle des Pas perdus envahie, des têtes, des bras en l’air, des bayonnettes, des chapeaux et un bruit très grand. [...]

    Nous assistâmes pendant une heure à des divagations politiques, économiques, sociales de la part de la foule d’envahisseurs, de nature à faire douter la raison et à mettre Paris en-dessous du dernier des villages et au niveau d’une maison de fous. Il n’y a pas de stupidités, d’insanités qui ne soient sorties de ces têtes de gens armés et plus ou moins équipés en gardes nationaux. Pour eux les députés de la droite étaient des monstres, des voleurs, des brigands, des pillards emportant chaque soir chez eux une partie du trésor public. [Pour eux,] Les candidats officiels avaient été désignés sans élection par les préfets corrompus. D’autres protestaient contre le 2 Décembre, ne faisant pas attention qu’ils faisaient la même chose, au nom du désordre, quand l’ennemi est aux portes. Pour eux Paris est tout, les départements rien. Paris doit imposer la loi, et dans Paris les faubourgs, le peuple.

    On peut se demander dans quel milieu vivent de pareils hommes ; dans quelles ténèbres, dans quelle fournaise de passions aveugles et brutales ces gens passent-ils leur vie ? Ces hommes ne parlent pas notre langue, ne nous comprennent pas, et cependant ils vivent à quelques pas de nous. [...]

    Ainsi a fini l’Empire [...]. L’Empire aurait pu être sauvé après Sedan, par l’abdication de l’Empereur, si l’Impératrice et le ministère Palikao avaient transféré derrière la Loire, à Tours, le siège du gouvernement, en justifiant hautement le patriotisme de cette résolution par la nécessité de la défense nationale. C’eut été imiter les Valois pendant la ligue. Cette mesure de salut a été prise, quelques semaines après la chute de l’Empire, par les gens du 4 septembre. Elle s’imposait du jour où l’on a prévu le siège de Paris qui allait isoler le gouvernement du reste de la France et briser par cet isolement tous les moyens de défense. L’Impératrice et le ministère ont sacrifié au préjugé de croire que Paris est la France et surtout la peur de mécontenter les Parisiens. Les pouvoirs publics transférés à Tours eussent été libres, à l’abri des craintes de l’émeute, d’assurer la défense et de traiter de la paix sans cession de territoire. C’est ce qui aurait dû être fait au lendemain de Sedan. [...] »

    ESCHASSÉRIAUX Eugène (baron), Mémoires d’un grand notable bonapartiste, 1823-1906, présentés par François Pairault, Saintonge, éd. des Sires de Pons, 2000.

    http://histoire.fdesouche.com/3065-le-4-septembre-1870-vu-par-un-depute-bonapartiste#more-3065