[Ci-dessus : Grain terminal de chapelet en ivoire, figurant un crâne humain sur une face, le visage du Christ sur l'autre, XVIIIe s. Ce modèle biface ou janusien, allégorie de la Résurrection comme instrument de réversibilité de la mort, s'inscrit dans la tradition artistique des Vanités. Coll. P. Bergé-YSL, expo. 2010, Paris]
Parmi ceux qui ont salué la disparition de Gustave Thibon, il en est apparemment peu qui ont lu son premier livre, consacré à Ludwig Klages, et moins encore qui ont mesuré l’importance que cet auteur a pu avoir dans la formation du sage, philosophe et poète-paysan français. Ils ont au moins une excuse : l’immense auteur que fut Klages (1872-1956) est d’autant plus ignoré du public français que son œuvre majeure, Der Geist als Widersacher der Seele (L’Esprit comme adversaire de l’Âme, Barth, Leipzig, 1929-32), qui ne compte pas moins de 4 volumes [1], n’a jamais été traduite de ce côté-ci du Rhin.







