D'Actium à Waterloo, de Bouvines à Stalingrad, de grandes batailles ont scellé le destin des hommes et des nations. Longtemps assimilée à une approche événementielle et superficielle, l’histoire de la guerre fait depuis une dizaine d’années un retour en force. Il s’agit de réconcilier l’histoire-événement et l’histoire longue, l’une n’allant pas sans l’autre.
culture et histoire - Page 93
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Le Nouveau Passé-Présent - De l'Illiade à Marioupol : l'Europe, champ de bataille
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Le mystère Clovis, de Philippe de Villiers
Amoureux de la France et défenseur de ses racines chrétiennes, Philippe de Villiers a consacré sa vie à promouvoir ses idées en s’investissant successivement dans trois domaines différents : le spectacle, la politique et, dernièrement, l’écriture de romans historiques. Sa dernière œuvre est ainsi consacrée à Clovis, premier roi chrétien du royaume de France. Il en profite pour nous éclairer sur l’époque actuelle.
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Réflexions sur la Révolution russe de 1917
Si imparfaite que soit devenue la Révolution russe dans les années 1930, et malgré sa disparition finale pendant la décennie 1980, elle a transformé le monde.
Cette année marque le 100e anniversaire de la Révolution russe de 1917. Indéniablement, ce bouleversement a été l’événement le plus important du XXe siècle. Il a été et reste un jalon dans la longue lutte de l’humanité pour la souveraineté nationale et la justice sociale dans cette époque d’impérialisme capitaliste.
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Aurélien Bernier pour son livre "l'énergie hors de prix"
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La bataille de Cocherel (16 mai 1364)
En ce début de seconde moitié du XIVe siècle, le royaume de France est bien mal en point : en juillet 1356, le Prince Noir et les redoutables archers anglais ont écrasé à Poitiers une armée française numériquement deux fois supérieure et fait prisonnier le roi de France Jean II le Bon, défaite lourde de conséquences. Le fils aîné du roi, Charles V, prend la régence en une période difficile et doit faire face à la révolte parisienne menée par Étienne Marcel (1358), laquelle ne prend fin qu’avec l’assassinat de son meneur ayant appelé à l’aide les Anglais.
A l’automne 1359, le roi d’Angleterre Édouard III tente de se rendre à Reims pour se faire couronner mais ne parvient pas à destination, se heurtant à des villes et châteaux bien fortifiés. Près de Chartres, le lundi 13 avril de l’année suivante, une partie de son armée est emportée par une furieuse tempête de grêle ! Il se résout à traiter et signe la paix à Brétigny le 8 mai 1360. Le traité définitif de Calais (24 octobre) concède aux Anglais une Aquitaine élargie, comprenant le Poitou, la région de Calais et trois millions d’écus (somme énorme : environ 12 tonnes d’or, soit deux ans de recettes fiscales du pays). En échange, Édouard III accepte de renoncer à la couronne de France.
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« La Défaite de l’Occident » d’Emmanuel Todd : des analyses brillantes et inquiétantes
Nihilisme américain contre réalisme russe
Quelle est la thèse générale d’Emmanuel Todd ?
Que l’Empire américain (en gros le monde protestant américano-anglais et ses vassaux européens) qui a dominé le monde depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1990[2], est en fait dans un état avancé d’effondrement social et sociétal, car il a perdu les fondements de son développement, à savoir son éthique protestante du travail fondé sur l’instruction individuelle : « L’implosion, par étapes, de la culture WASP -blanche, anglo-saxone et protestante- depuis les années 1960 a créé un empire privé de centre et de projet, un organisme essentiellement militaire dirigé par un groupe sans culture (au sens anthropologique) qui n’ a plus comme valeur fondamentales que la puissance et la violence[3].»
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La fin de la présence musulmane en Gaule (732-759)
Contrairement à une idée reçue, la victoire de Charles Martel à Poitiers (732) ne met pas fin aux raids musulmans dans le Sud de la Gaule. La voie de l’Aquitaine n’est cependant plus empruntée par les musulmans qui préfèrent désormais remonter la vallée du Rhône. Dès 734, les musulmans se lancent dans de nouvelles razzias à partir de Narbonne.
Un accord passé entre un dignitaire chrétien, le patrice Mauronte, duc de Provence, et le gouverneur de Narbonne Yûsuf ibn Abd al-Rahmân al-Fihrî, prévoit l’occupation d’un certain nombre de sites fortifiés sur la rive gauche du Rhône pour protéger la Provence des entreprises de Charles Martel.
I. L’expédition musulmane et la contre-offensive carolingienne (734-737)
Dans certaines sources comme la Chronique de Frédégaire, le patrice Mauronte est présenté comme un traître : « de nouveau se rebelle la puissante nation des Ismaëlites, que l’on nomme maintenant, selon un terme corrompu, Sarrasins. Ils font irruption depuis le Rhône, et tandis que trahissent des hommes infidèles, par ruse et fourberie, notamment Mauronte et ses alliés, les Sarrasins rassemblent des forces armées, entrent à Avignon, ville bien fortifiée sur une colline. Les habitants se rebellent et la région est dévastée ». Les musulmans, après avoir pénétré Arles, entrent effectivement dans Avignon avant de se diriger vers le Nord pour installer de petites garnisons jusqu’à Lyon, cité occupée par les musulmans depuis 726, afin de probablement préparer une nouvelle invasion.
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Comment vendre la guerre ?
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La Révolution bolchévique – XVème partie
Citons quelques paragraphes des protocoles de Sion et réfléchissons.
Réfléchissons surtout sur la partie suivante des protocoles :
” Nous soutenons le communisme ”
6) Sous notre direction, les peuples ont exterminé l’aristocratie qui était leur appui, leur défense et qui – dans son propre intérêt – avait pourvu à leurs besoins. C’est pourquoi ils sont tombés aujourd’hui sous le joug des profiteurs enrichis et des parvenus qui pèsent sur le travailleur comme un fardeau impitoyable.
7) Nous nous présenterons comme les libérateurs des travailleurs en leur proposant d’entrer dans les rangs de nos armées de socialistes, d’anarchistes et de communistes – que nous soutenons toujours au nom de notre prétendu principe de solidarité fraternelle – comme la maçonnerie sociale. L’aristocratie qui, de droit, bénéficiait du travail de l’ouvrier, avait intérêt à ce qu’il fut bien nourri, en bonne santé et vigoureux.
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Les batailles d’Iéna et d’Auerstedt (14 octobre 1806)
En juillet 1806, Napoléon met un terme au Saint-Empire multi-séculaire pour créer la Confédération du Rhin avec les princes d’Allemagne de l’Ouest et du Sud. La Prusse mécontente se rapproche de la Russie et de Londres pour former la quatrième coalition (août). Elle adresse un ultimatum à la France demandant le retrait des troupes françaises stationnées à l’Est du Rhin. Reçu le 7 octobre, l’ultimatum est immédiatement rejeté par Napoléon Ier qui débute une campagne-éclair (il ne rentre que vingt jours plus tard à Berlin).
Le 8 octobre, Napoléon rassemble ses troupes (170.000 hommes) à l’Est de l’Allemagne, entre Cobourg et Baireuth (Bavière), et les répartit en trois importantes colonnes. Le 10 octobre à Saafeld survient la première bataille au cours de laquelle le maréchal Lannes met en déroute les forces du prince Louis de Prusse qui est tué au cours de l’affrontement.