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culture et histoire - Page 991

  • ESCLAVAGE : SI LE CRAN AVAIT UN PEU DE CRAN, VOILÀ CE QU’IL DEVRAIT DÉNONCER

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    S’attaquer à l’esclavage moderne est bien plus difficile que de jouer avec la culpabilité des anciens pays colonisateurs.

    L’hystérie actuelle sur l’esclavage, le déboulonnage de statues, la mise au pilori de figures majeures de notre histoire comme Colbert – tout en épargnant d’autres, car il est des intouchables – appelle nombre de réponses.

    Je ne reviendrai pas sur celles qui ont été faites d’excellente manière, soit au nom de l’anachronisme historique, soit au nom des œillères qui empêchent de voir que traite et esclavage ont été pratiqués par d’autres que les Européens, et bien plus longtemps, et que l’Afrique elle-même non seulement pratiquait mais trafiquait, vendant aux Européens qui n’entraient pas sur le continent. Rappelons-nous Mme Taubira déclarant qu’il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes ». De fait, on n’a jamais vu la Turquie ni aucun pays musulman exprimer des regrets pour l’esclavage des hommes et femmes et la castration imposée à beaucoup.

    Or, dans Les Échos du 19 septembre est commenté le rapport commun de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Walk Free Foundation, présenté au Sommet des Nations unies à New York. Il montre qu’aujourd’hui, 40 millions de personnes sont esclaves et les femmes sont les premières victimes. Les pays d’Afrique (y compris l’Afrique du Nord, Mauritanie et Algérie) sont les plus représentés ; en Asie, certaines régions, de même qu’en Amérique et au Proche-Orient.

    Ajoutons que plus de 150 millions d’enfants sont forcés de travailler. S’attaquer à l’esclavage moderne est bien plus difficile que de jouer avec la culpabilité des anciens pays colonisateurs : le CRAN ne s’intéresse donc qu’à l’esclavage passé et entretient la victimisation des communautés en réclamant réparations, excuses et mea culpa permanent.

     Cet esclavage moderne, évidemment, n’est ni assumé ni contrôlé par aucun « code noir » ou code d’aucune sorte, ce qui permet à Mme Taubira, interrogée naguère sur la question, de se défausser négligemment : puisque ce n’est pas reconnu ni nommé, on ne peut rien faire (autrement dit, si je ne prononce pas le mot « esclave », je n’ai pas d’esclave et on me laisse en paix).

    Les femmes sont les premières concernées – domestiques, ouvrières et prostituées (la catégorie la plus représentée en Europe) – et rien n’est plus sinistre que le dressage de ces malheureuses, enlevées ou attirées par des invitations aussi fallacieuses que séduisantes. Les féministes préfèrent réclamer la suppression de « mademoiselle », se battre sur des questions subalternes mais payantes en termes de publicité (comme la grammaire) plutôt que de regarder en face la condition réelle des femmes dans le monde. De même pour les enfants, que le rapport désigne comme victimes du travail forcé, du mariage forcé, de la prostitution aussi. On revendique à grands cris dans notre pays la PMA et la GPA et les droits des homosexuels, trans et autres victimes autoproclamées et, ce faisant, les persécutions véritables sont balayées sous le tapis, en particulier quand elles ont lieu dans les pays où règne la charia.

    Sans aller si loin, quand on entend un (futur) ministre, Mme Schiappa, expliquer benoîtement à propos de l’interdiction du voile dans une lettre ouverte à Manuel Valls, en 2014 : « L’article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République “ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte”. Ni plus ni moins. Interdire le voile c’est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion, interdire le voile à l’école est donc contraire à la loi de 1905 », on comprend que la condition féminine n’est pas près de s’améliorer pour toutes.

    http://www.bvoltaire.fr/esclavage-cran-avait-de-cran-voila-quil-denoncer/

  • 14 octobre 2017: colloque sur cent ans d’abominations communistes

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le Code noir de Colbert fut un immense progrès !

    Par Richard Hanlet
    Une excellente réflexion [Boulevard Voltaire, 22.09] qui vient s'ajouter aux nôtres (liens ci-dessous) sur le même sujet.  LFAR 

    On sait que les délires américains du politiquement correct mettent un certain temps à traverser l’Atlantique. Mais ils finissent toujours par nous arriver. Et, apparemment, le mouvement s’accélère.

    À peine levée la vague de retraits des symboles confédérés des espaces publics aux États-Unis, voici que le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) invite à « débaptiser les collèges et lycées Colbert ». Pour son président, poste qui apparemment nourrit bien son homme, « le ministre de Louis XIV est celui qui jeta les fondements du Code noir, monstre juridique qui légalisa ce crime contre l’humanité ».

    En réalité, ce code visait à préciser le statut civil et pénal des esclaves qui, auparavant, n’en avaient aucun. Selon Wikipédia, ses textes consacrent « le principe chrétien de l’égalité ontologique de tous les hommes, par-delà leurs conditions sociales et leurs races. Ils prévoient donc le baptême, l’instruction et les mêmes pratiques et sacrements religieux pour les esclaves que pour les hommes libres. De ce fait, les esclaves ont droit au repos du dimanche et des fêtes, la possibilité de se marier solennellement à l’église, d’être enterrés dans les cimetières, d’être instruits. Les maîtres ne peuvent ni torturer de leur propre chef, ni mettre à mort leurs esclaves » (art. 43). Le Code noir prévoit aussi que les esclaves ont la possibilité de se plaindre auprès des juges locaux en cas d’excès ou de mauvais traitements (art. 26). On pourrait voir, là, une ébauche des droits de l’Homme noir partant de bons sentiments, surtout à une époque où, « en métropole », le servage existait encore, et où il suffisait d’être déserteur ou fraudeur de la gabelle pour se retrouver sur une galère. À Paris, c’était même la peine prévue pour ceux qui auraient brisé les lanternes d’éclairage des rues de la ville ! (On rêverait que le même châtiment soit rétabli pour les casseurs des manifestations…)

    Colbert serait-il moins estimable qu’Abraham Lincoln, icône de la bien-pensance, qui, deux siècles après le Code noir, affirmait encore : « Je ne suis pas ni n’ai jamais été pour l’égalité politique et sociale des Noirs et des Blancs […] il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d’égalité sociale et politique » ? Gageons que le CRAN exigera promptement le retrait de son effigie du billet de cinq dollars… 

    Juger des événements historiques à l’aune des valeurs d’aujourd’hui est évidemment une pure bouffonnerie. Le thème de l’esclavage ne sert qu’à culpabiliser les Blancs, alors que ce sont les seuls qui, dans l’Histoire, l’aient aboli dans les territoires soumis à leur contrôle, et qu’il persiste encore aujourd’hui, tout particulièrement en terre d’islam. 

    Débaptiser les lycées Colbert, chiche ! Mais allons jusqu’au bout, débaptisons les lycées Jules-Ferry : « Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. » Puis les rues Léon-Blum : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. »

    « Le raciste s’exaspère, parce qu’il soupçonne, en secret, que les races sont égales ; l’antiraciste également, parce qu’en secret, il soupçonne qu’elles ne le sont pas » (Nicolás Gómez Dávila).