
Le parti de l’abstention demeure le premier parti de France avec près de 12 millions de votants, auxquels il faut ajouter plus de 500 000 votes blancs. Voici les résultats officiels :
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Le parti de l’abstention demeure le premier parti de France avec près de 12 millions de votants, auxquels il faut ajouter plus de 500 000 votes blancs. Voici les résultats officiels :

Nous vous parlions, la semaine dernière, de cette délicate mission que le gouvernement français avait, pour une somme rondelette, confiée au cabinet de conseil Sémaphores. Il s'agissait de dresser une « cartographie des risques » afin de désigner le meilleur prestataire pour la distribution des professions de foi des candidats à l'élection présidentielle. Au terme d'un travail que l'on devine méticuleux, le cabinet Sémaphores avait conclu que le meilleur opérateur pour remplacer la Poste n'était autre que.. la Poste elle-même !

Emmanuel Macron (28%) et Marine Le Pen (24%) se sont qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle. Derrière eux, Jean-Luc Mélenchon à 20%, Eric Zemmour à 7%, Valérie Pécresse serait à 5%. Anne Hidalgo, à 2%, appelle à voter pour Emmanuel Macron au deuxième tour.

Après un départ de campagne fulgurant, la campagne du candidat de Reconquête ! a subi une baisse importante dans les sondages depuis l’invasion russe de l’Ukraine. À l’approche du premier tour, les soutiens d’Éric Zemmour déclarent avec ferveur que ces enquêtes sont fausses et que l’énergie et la mobilisation de ses militants sont un indicateur plus pertinent des chances de leur candidat de passer le premier tour, et, peut-être, de remporter l’élection. Un point s’impose.

Nous avions signalé ici une initiative de contrôle de l’élection par les citoyens. Un lecteur me signale un autre système de contrôle, mais surtout détaille comment pourrait fonctionner la fraude:
Comment une fraude pourrait-elle avoir lieu lors de la compilation des résultats par le ministère ?
Au 1er tour en 2017, 36.000.000 votes ont été exprimés. Supposons le même chiffre en 2022. Pour dépasser d’un point un concurrent à 21% contre 20%, il faut 360.000 voix d’avance. C’est-à-dire environ 5 voix d’écart par bureau de vote (il y en a 69.000). Il suffit dans chaque bureau de vote que 5 voix « Z » soient transformées en 5 voix « M » pour inverser l’ordre des deux candidats : « Z » passerait de 21% à 20% et « M » de 20% à 21%.

Alors qu’il nous promettait la « République exemplaire », une trentaine des proches d’Emmanuel Macron, députés, ministres ou encore des membres de son cabinet, ont été visés par des affaires en tout genre durant son quinquennat…
Agnès Buzyn, l’ex-ministre de la Santé mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui »
Convoquée par les juges de la Cour de justice de la République (CJR) vendredi 10 septembre 2021 au matin, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a été mise en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui» à l’issue de son audition dans le cadre d’une enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19.

Yvan Rioufol
Dimanche soir, les « antisystèmes » pourraient bien être les vainqueurs du premier tour. L’addition des abstentions et des votes de rupture (de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Éric Zemmour) s’annonce majoritaire. Emmanuel Macron a d’ailleurs pressenti ce risque, potentiellement révolutionnaire : samedi, lors de son unique meeting parisien, le président- candidat a accusé à plusieurs reprises le « système » en le rendant coupable d’entraver sa politique. En réalité, s’il est un dirigeant qui symbolise le pouvoir établi, c’est lui. Les sondages le donnent en tête dimanche et gagnant in fine. Toutefois, la fronde électorale demeure une réalité indomptable. Le chef de l’État redoute ce « populisme » contre lequel il a construit son mandat. Depuis, ce courant « dégagiste » a pris de l’ampleur.

Alors qu’il nous promettait la « République exemplaire », une trentaine des proches d’Emmanuel Macron, députés, ministres ou encore des membres de son cabinet, ont été visés par des affaires en tout genre durant son quinquennat…
Michèle Marchand mise en examen pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée »

Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer, visé par une enquête pour « prise illégale d’intérêts » et « omission de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique »

Dans son dernier roman Anéantir, Michel Houellebecq note qu’« on attend traditionnellement en France d’un président de la République qu’il ait un minimum de vision historique ». L’air de rien, cette idée est sans doute la clef de l’élection présidentielle prochaine. Ou les Français se rattacheront à cette tradition et choisiront le candidat qui possède une vision historique, ou ils se conformeront à cette fatalité que le général de Gaulle avait voulu repousser de toutes ses forces : « celle des peuples qui n’ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. » L’enjeu est de taille. Il suppose que le peuple français ait toujours assez de forces pour exister ou non. Et s’il les possède encore, qu’il se tourne vers celui qui a une vision historique à la hauteur de l’enjeu.