France et politique française - Page 2794
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La SNCF sur les rails de la colère - Journal du Lundi 26 Février 2018
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Vers un programme commun de la droite
Guillaume Bernard est politologue. Il a écrit un ouvrage remarqué sur le retour des droites et sur la guerre qui aura bien lieu entre elles. L'actualité vérifie hélas ses analyses ou ses prédictions. La guerre à droite aura bien lieu, sauf si /// ENTRETIEN avec Alain Hasso
Pensez-vous que la crue du mouvement la République en Marche a d'ores et déjà atteint son niveau maximum et que leur échec aux deux élections partielles à Belfort et dans le Val d'Oise indique que la décrue a commencé ?
Quoi que vous en disiez, je pense que ce double échec n'est pas totalement probant. Ce ne sont que des élections partielles, qui ont réuni très peu de participation. Mais c'est vrai, comme vous le dites - on le comprend sans doute mieux maintenant - que la dynamique d'Emmanuel Macron ne renverse pas tout, qu'elle a ses limites, que notre nouveau Président a été élu par défaut et non par l'enthousiasme populaire et que son mouvement La République en Marche, passées les premières élections législatives durant lesquelles les électeurs sont soucieux de donner un blanc-seing au candidat qu'ils ont élu président, manifeste son peu d'ancrage local. Cela nous indique aussi qu'une Droite vraiment décomplexée doit être capable d'affronter et de vaincre le macronisme, pour peu qu'elle s'assume. Il faut tout de même souligner aussi à ce sujet les très mauvais scores du Front national, en dessous de 10 % dans les deux cas. L'électorat populaire, qui fait le fond de sa clientèle politique, se déplace peu lors d'élections partielles et puis la droite nationale est apparue comme divisée par des candidatures concurrentes, avec le Front national (en baisse) Debout la France (en hausse) et les candidats Philippot, autour de 2 %.
Comment voyez-vous les prochaines élections européennes ?
Emmanuel Macron y a déjà imprimé sa marque, en mettant en place des listes nationales à la place des listes régionales. La stratégie de notre président, ce faisant, c'est bien sûr de camoufler le faible enracinement local de son Parti La République en Marche, de faire oublier cette fragilité interne, en organisant encore un scrutin national. C'est aussi de révéler les divisions idéologiques et programmatiques de la formation de Laurent Wauquiez, en poussant les Républicains à montrer au grand jour leurs divisions idéologiques et programmatiques. À la faveur de ces déchirements, le président jouerait l'écrasement de LR entre le Front National et son propre parti LREM. L'idée est sans doute de faire subir à LR aux Européennes ce qu'il a fait subir au PS à la Présidentielle.
Nonobstant ces calculs politiques hostiles, quelles sont les chances réelles de Laurent Wauquiez ?
Le nouveau patron des Républicains a bien identifié le discours susceptible d'unifier les droites il parvient à allier un discours sur les libertés économiques et un positionnement vraiment social. Il critique l'Union européenne, mais en même temps il n'appelle pas à la détruire ou à en sortir. Cet entre-deux rhétorique est susceptible de faire l'unité du public de droite, majoritaire dans ce pays mais qui se cherche un champion, au-delà des structures partisanes, comme la Présidentielle l'a bien montré, n y a, en ce moment, une porosité maximale entre les électeurs du Front national et les électeurs républicains ou ceux de Debout la France. Ce discours politique bien pesé dans ses divers ingrédients représente donc indéniablement un atout pour Laurent Wauquiez.
Vous voulez dire que le nouveau Président des Républicains est en trahi de s'offrir la formule gagnante?
Laurent Wauquiez a deux limites il doit impérativement maintenir l'unité du mouvement Les Républicains, avec des personnes qui ne partagent en rien ce discours gagnant Aujourd'hui, alors que4e nombre des caciques qui rendent leur carte de membre du Parti se multiplie, on peut dire qu'il n'arrivera pas à stopper l'hémorragie dans sa propre maison. Il va en souffrir au moins symboliquement. Cela risque de représenter une diminution de l'électorat LR pour des raisons qui ne sont pas immédiatement politiques, mais qui sont symboliques et locales. Wauquiez reste, comme à perpétuité condamné au grand écart entre la nécessaire droitisation de son discours et la non moins nécessaire unité de son Parti avec toutes ces vieilles barbes (la première d'entre elles est. Valérie Pécresse), ces caciques qui sont à droite mais ne sont pas vraiment de droite.
Quelle est la deuxième limite de Laurent Wauquiez ?
Il a rejoint des positions qui sont objectivement proches de celles du Front national, mais il maintient l'exclusive antifrontiste. Le président Sarkozy a pu « plumer la volaille » frontiste, comme il s'en est souvent vanté. Mais attention s'il a pu siphonner l'électorat du Front national, c'est que cet électorat s'est dit certes le discours de Sarko est édulcoré, mais le personnage est susceptible de gagner. Les électeurs de droite ont à l'époque fait le même calcul avec Sarkozy que les électeurs communistes avec François Mitterrand en 1981 la copie est un peu édulcorée par rapport à l'original (Mitterrand par rapport à Marchais ou Sarkozy par rapport à Le Pen), mais au moins il va gagner. La droite pour gagner doit parvenir à repousser Macron sur sa gauche, ce que pour l'instant, Laurent Wauquiez n'est pas capable de faire. En un mot Sarkozy et Mitterrand offraient à leurs électeurs la possibilité d'une victoire, avec un engouement qu'ils ont déçu ensuite, mais qu'ils ont été capables de susciter. Wauquiez peut bien siphonner l'électorat du Front, son électorat centriste est parti et mal parti, parti pour ne pas revenir. Bref l'avenir proche est sombre la droite va s'entretuer, FN contre LR, au lieu d'unir ses forces pour combattre Emmanuel Macron.
Que préconisez-vous pour échapper au massacre ?
Ce que les actuels dirigeants des Partis de droite ne semblent pas comprendre, c'est que l'électorat n'a désormais aucune attache viscérale aux structures politiques. Il faudrait d'ailleurs remplacer ces structures. Cela étant, ce n'est pas le plus urgent. Il me semble que ceux qui voudraient recomposer la droite doivent parler en termes de bien commun palpable, faire du social, avoir des enracinements locaux et ne pas se contenter des jeux d'appareils. Il faut que la droite, pour se recomposer, parvienne à dire clairement les axes d'un programme commun, dans lequel le peuple de droite se retrouverait, avec un discours opposable à Macron.
En quoi consisterait ce programme commun?
Le programme commun de la droite est identifiable par deux angles différents. D'abord les enquêtes d'opinion permettent aujourd'hui d'identifier les préférences des gens de droite il faut néanmoins prendre garde, pour que l'identification soit politiquement juste, que ces idées ne soient pas étiquetées politiquement dans le sondage il y a des idées majoritaires dans ce pays, qui, étiquetées FN, dévieraient minoritaires au sein de tel sondage d'opinion. Deuxième angle les états-majors de droite doivent faire un effort de clarification doctrinale, passant au crible tous les sujets, en identifiant tout ce qui est philosophiquement de droite. Ces deux axes de recherche convergent, j'ai moi-même commencé à faire ce travail il est possible d'identifier cinq grands thèmes, dans ce programme commun l'identité, l'autorité, la souveraineté, la subsidiarité (ou si vous voulez la liberté économique) et la tradition. Hélas, ce travail dont j'ébauche ici les linéaments, personne ne veut le faire vraiment parmi les politiques, soit par manque de motivation, soit par incohérence intellectuelle. Pour prendre un exemple pendant la Présidentielle François Fillon était supposé définir des positions cohérentes sur la famille, mais il était incohérent sur l'immigration, alors que l'on peut dire le contraire à propos des positions de Marine Le Pen cohérente sur l'immigration mais pas sur la famille. Ces contradictions montrent bien que l'offre politique est déficiente.
Que pensez-vous de l'itinéraire de Nicolas Dupont-Aignan ?
NDA a eu un énorme courage, il a franchi le Rubicon, pendant la Présidentielle, en acceptant une alliance avec Marine Le Pin. Le fait que, contre tous les pronostics, il ait été réélu député montre bien que les tentatives de décloisonnement ne sont pas toutes promises à la sanction des électeurs. Cela dit, il commet me semble-t-il le même type de maladresse que le FN en privilégiant les jeux d'appareils et en cherchant à réunir autour de sa propre structure. Il faut aujourd'hui créer les conditions d'une véritable unité de la droite éparpillée entre divers partis. Il ne s'agit plus de s'allier avec des gens qui sont à droite mais qui ne sont pas de droite. Il faut aujourd'hui, pour une victoire électorale, créer les conditions d'une véritable unité de la droite.
monde&vie 15 février 2018
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Le ministère de la Culture au service de l’immigration de grand remplacement
Depuis de nombreuses années, le ministère de la Culture est devenu un haut lieu de soutien à toutes les subversions, qu’elles passent par l’art dégénéré, les mœurs décadentes ou le multiculturalisme conquérant.
Nul ne s’étonnera donc de voir Françoise Nyssen, actuel ministre de la Culture, accorder l’aide de l’Etat français (et donc des contribuables) à l’exposition « Les vitrines de l’Atelier des artistes en exil ».

L’immigration de grand remplacement s’étend. Les « artistes » immigrés bénéficient ainsi d’une promotion à laquelle bien peu d’artistes français ont droit. Il ne fait pas bon, en 2018, être un artiste français vivant dont l’œuvre serait mise au service du Beau et du Bien, encore moins de Dieu.
Par contre, le ministère de la Culture vient en aide à une quinzaine d’artistes de toutes disciplines, venus d’Afrique, d’Afghanistan, de Syrie, d’Iran,…, et « réfugiés » en France, dont les œuvres trouvent place en ce moment même dans les vitrines du ministère de la Culture, rue de Valois.

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Politique & Eco n°160 : L’Horreur politique : l’Etat contre la société
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Retour en images : Banquet des Camelots du Roi de Provence

Ne rajoutons pas trop de commentaires à ce qui parle de soi-même. Ce reportage (7' 35") en dit plus que les mots et les phrases.
Il montre l'esprit et les traditions des Camelots du Roi, maintenus malgré la dissolution prononcée par le gouvernement républicain en février 1936, votée par la Chambre qui allait donner naissance peu après au funeste Front Populaire.
Les Camelots du Roi sont destinés à servir. La France et le Roi. Jeunes et anciens s'y mêlent, y chantent les mêmes chants, partagent les mêmes convictions, les mêmes espérances.
Ce banquet s'est tenu à La Ciotat, samedi 17 février 2018.
Merci à Paul Léonetti par qui ce clip a été réalisé.
Banquet des Camelots du Roi de Provence - 17/02/2018 - Lafautearousseau - Vimeo.
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Réinfo, magazine d'information du Parti de la France du 26 février 2018
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Le mandat de Macron n'est pas celui de ses promesses électorales…
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Politique d’abord… pour une nation enracinée
Le journaliste Arthur Berdah du Figaro, qui s’est attaché comme beaucoup de ses confrères aux pas d’Emmanuel Macron pendant les treize heures de sa visite au salon de l’agriculture samedi, a relevé dans son compte-rendu sur twitter que celle-ci ne fut pas un long fleuve tranquille. Le chef de l’Etat a su s’aménager des phases apaisées de dialogue (avec des agriculteurs-acteurs sélectionnées en amont ?) mais il a été aussi «abondamment sifflé par des agriculteurs mécontents». «L’échange, a été très tendu entre Emmanuel Macron et les céréaliers, à tel point que ce sont eux qui lui ont demandé de se calmer. La remarque agace encore plus le président : Vous me sifflez dans le dos ; vous me donnez des leçons, assène-t-il. Macron réagit aux sifflets : Ceux que je crains le plus, c’est pas les zigues qui sont à 500 mètres planqués ( en fait maintenus délibérément à distance par les services de sécurité, NDLR) qui utilisent des sifflets – ceux-là dès que vous allez les voir ils se dégonflent (mais il n'a pas été les voir, NDLR). Ceux qui ont même plus l’énergie de protester, c’est ceux-là qui m’intéressent» (sic). Le frontiste Jean Messiha s’est ému pour sa part du «mépris» et de la «condescendance» manifestés par ce dernier alors que «le monde agricole souffre d’une globalisation encouragée par Macron ; les agriculteurs peinent se meurent à petit feu et l’autre Maharadjah vient l’engueuler du haut de sa rutilante suffisance. On se retient…»
On se retient également après l’annonce du tribunal administratif de Nice qui, à la demande des habituels groupuscules et officines immigrationnistes rapporte notamment L’Express, «a contesté vendredi le refus d’entrée en France de 19 mineurs africains non accompagnés (…). Attaqué depuis des mois et déjà pris en défaut par la justice administrative à plusieurs reprises, le préfet Georges-François Leclerc était venu en personne mercredi à la barre défendre la décision de la police aux frontières de renvoyer aussitôt à Vintimille ces migrants mineurs, arrivés à la gare de Menton le week-end dernier (…) Interpellés au faciès, selon leurs avocats, ces jeunes Soudanais, Erythréens ou Egyptiens s’étaient vu remettre un formulaire disant qu’ils voulaient repartir, sans accès à un interprète, ni saisine du procureur de la République, ni possibilité de demander l’asile. Certains avaient été refoulés après une nuit passée enfermés dans un Algeco, selon leurs avocats, qui avaient dénoncé une situation ubuesque au regard du droit français et international. »
« Faux mineurs, faux réfugiés, et la justice de notre pays qui se plie aux injonctions mondialistes contre ses propres intérêts, relevait le site d’E&R, le tribunal administratif de Nice joue l’immigration illégale contre la loi française.» Immigration sauvage qui est décrite aussi dans le long entretien accordé par un travailleur social parisien, Antonin, au magazine L’incorrect et ses propos sont décapants : « 95% des migrants arrivant en France sont considérés comme des SDF alors qu’ils ont un logement (souvent une maison) au pays. D’ailleurs, ils y retournent en vacances au bled , dès que l’Etat les régularise (…) le terme SDF est un fourre-tout. De mon point de vue, il ne doit pas exister plus de 300/400 clochards sur Paris et peut être un millier pour le reste de la France. Le chiffre de 143.000 SDF (en 2012 selon l’INSEE), régulièrement avancé par les politiques et certains médias, n’a strictement aucun sens (…). Cette estimation a été faite en comptant les personnes hébergées dans des centres d’hébergement. Quand on sait que certains centres comptent de plus de 90% d’immigrés, et que la majorité d’entre eux sont propriétaires au pays, cela est ridicule (…) Cela nous ramène à la question des liens familiaux. En général, les SDF français sont marginalisés, n’entretiennent plus de liens familiaux. A contrario, les SDF immigrés ont d’énormes réseaux, étant souvent invités en dehors du centre. Ils ont généralement de la famille en Île-de-France. C’est pour cette raison que les associations ont contesté la fin des 75% de la réduction du pass navigo pour les sans papiers, ou plus précisément les immigrés illégaux ! Effectivement, migrants et clandestins en ont besoin pour se promener et aller voir leurs amis et leurs familles. »Ce travailleurs social descend également en flèche le projet de loi asile et immigration de Gérard Collomb : « ce projet est la plus grande machine à régulariser de toute l’histoire de France. L’Etat sait très bien qui est hébergé dans chaque centre puisqu’il finance 18.000 euros la place à l’année via la DRIHL (service de la préfecture). Les associations mentent donc en refusant de communiquer les noms des personnes s’y trouvant. Cette opération va permettre de faciliter les régularisations grâce à la circulaire Valls. Au surplus, les fonctionnaires devront être bienveillants et moins pointilleux que par le passé. Il y a 30% de sans papiers en moyenne dans certains centres, un chiffre qui peut monter jusqu’à 90% ! En général, ils sont sans papiers, en raison de difficultés mineures liées à l’exigence de fournir des pièces administratives (pays d’origine refusant la délivrance de documents etc). Mais comme l’Etat va devenir bienveillant (terme officiellement prononcé par l’Elysée), les fonctionnaires seront moins exigeants.»
«Tout cela poursuit-il n’est qu’un sketch car les principes délirants d’accueil inconditionnel de la loi DALO/Sarkozy ne seront pas touchés par la loi . Il n’est pas question de virer des gens des centres, mais bien de leur permettre d’accéder aux 20.000 logements offerts par Macron.» Les Français eux sont priés de la fermer, de ne pas siffler…comme d’habitude, constate Bruno Gollnisch, la Corrèze passera après le Zambèze…
A ce processus de délitement par le bas avec immigration massive imposée particulièrement aux catégories populaires, correspond quasi mécaniquement un processus de secession des classes favorisées... celles-là même qui ont massivement voté depuis plus de vingt ans Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron. Le site fdesouche a très judicieusement relayé une note de la Fondation Jean Jaurès écrite par le politologue et géographe de l’Ifop Jérôme Fourquet, intitulée « 1985-2017: quand les classes favorisées ont fait sécession. »
Isolement géographique, contournement de la carte scolaire, fin du service militaire, voire exil fiscal … « Les occasions de contacts et d’interactions entre les catégories supérieures et le reste de la population sont de moins en moins nombreuses.» «Ces dernières années, de nombreux observateurs ont souligné le développement du communautarisme ethnoreligieux dans certains quartiers, dans le monde du travail, et même à l’école. Si ce phénomène est bien réel, la cohésion de la société française est également mise à mal par un autre processus, moins visible à l’œil nu, mais néanmoins lourd de conséquences. Il s’agit d’un processus de séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société (…). Un processus protéiforme s’est mis en place depuis une trentaine d’années, creusant un fossé de plus en plus béant entre la partie supérieure de la société et le reste de la population. Cette distance croissante explique le fait que les élites ont de plus en plus de mal à comprendre la France d’en bas. Mais elle aboutit également à une autonomisation d’une partie des catégories les plus favorisées, qui se sentent de moins en moins liées par un destin commun au reste de la collectivité nationale, au point que certains de leurs membres ont fait sécession. »
«Les réactions et les comportements, notamment au plan électoral, des milieux populaires et des classes moyennes, échappent souvent à ( l’) entendement (des catégories supérieures protégées). Elles sont de plus en plus régulièrement surprises et inquiètes face au fossé idéologique qui s’est ainsi creusé. Ce n’est pas un hasard si la formule France d’en haut et France d’en bas a été lancée par Jean-Pierre Raffarin au lendemain de l’élection présidentielle de 2002. Il s’agissait de rendre compte du choc provoqué par l’élimination de Lionel Jospin et la qualification de Jean-Marie Le Pen, symbolisant le ressentiment anti-élites d’une France d’en bas. Si cette expression est apparue au début des années 2000 et a fait florès, c’est qu’elle entrait en résonance avec ce phénomène sociologique, qui a débuté dans le courant des années 1980 et connu une accélération au tournant des années 2000.»
Et M. Fourquet de citer l’exemple de « la large victoire du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen (en 2005) : 62 % des cadres et des professions intellectuelles votent oui contre seulement 45 % de l’ensemble de la population, au sein de laquelle 38 % des employés et 26 % des ouvriers. La fracture est béante et les catégories favorisées sont interloquées par l’ampleur de la victoire du non. Cet état de sidération est un signe parmi d’autres de cette déconnexion d’une large partie des élites au sens large. Pour reprendre la formule de Thomas Frank, elles vivent de plus en plus comme des touristes dans leur propre pays.»
Touristes, c’est-à-dire à proprement parler des nomades, des gens de passage, hors-sol, sans liens avec l‘autochtone. Catégories gentrifiés, boboïsées pour lesquelles l’appartenance à la nation n’est plus une réalité charnelle, la communauté nationale n’étant au mieux qu’une vague abstraction fondée sur le droit, et qui adhérent finalement a minima, dans la plupart des cas à ce patriotisme constitutionnel défendu par le philosophe et sociologue allemand néo-marxiste de l’école de Francfort, Jürgen Habermas (1929-), encensé comme il doit par l’intelligentsia progressiste.
C’est Habermas qui affirmme que «dans l’idée de démocratie, c’est la pratique citoyenne et les principes justifiant cette pratique qui créent le lien entre les membres de la communauté politique plutôt que le fait de faire partie d’une même entité culturelle. » «Il s’agit de réunir l’ensemble des citoyens autour de principes universels. Le patriotisme constitutionnel doit permettre de réaliser cet objectif en incitant les individus et les groupes composant la société à se retrouver autour de principes politiques communs malgré leurs différences culturelles. » « Cette approche universaliste de l’intégration par la citoyenneté peut être très utile dans le contexte actuel de montée des discours xénophobes.» «La perspective post-nationale implique qu’il est à la fois possible et souhaitable de développer des institutions démocratiques et sociales européennes sans que celles-ci ne reposent sur une identité nationale ou du même type. »
Cette vision désincarnée de ce qu’est une nation, préparant la voie à une gouvernance mondiale édifiée sur les ruines des patries et des peuples différenciés, est celle d’une large partie de nos élites euromondialistes. Comment ne pas voir l’urgence absolue d’une arrivée au pouvoir de patriotes, de nationaux qui redonneraient force et cohérence à l’exercice du pouvoir au nom du peuple souverain?
Face aux périls mortels qui menacent notre pays, aux démissions, aux lâchetés de la classe politicienne, à la dictature des juges, nous entendons bien revenir à ce que le philosophe et sociologue Julien Freund définissait dont son ouvrage éponyme comme L’essence du politique: « Il est impossible d’exprimer une volonté réellement politique si, d’avance, on renonce à utiliser les moyens normaux de la politique, à savoir la puissance, la contrainte et, dans les cas exceptionnels, la violence. Agir politiquement, c’est exercer l’autorité, manifester la puissance (…). Toute politique implique la puissance (la logique même de la puissance veut qu’elle soit puissance et non impuissance) et, puisque par essence, la politique exige la puissance, toute politique qui y renonce par faiblesse ou par juridisme cesse d’être réellement de la politique (…). Elle cesse de remplir sa fonction normale du fait qu’elle devient incapable de protéger les membres de la collectivité dont elle a la charge. Le problème n’est donc pas pour un pays de posséder une constitution juridiquement parfaite, ni non plus d’être en quête d’une démocratie idéale, mais de se donner un régime capable de répondre aux difficultés concrètes, de maintenir l’ordre en suscitant un consensus favorable aux innovations susceptibles de résoudre les conflits qui surgissent inévitablement dans toute société. »
https://gollnisch.com/2018/02/26/politique-dabord-nation-enracinee/
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Samedi 24 mars : DINER ANNUEL DES AMIS DE SYNTHÈSE NATIONALE AVEC JEAN-MARIE LE PEN
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Même en France, des ex-musulmans cachent leur conversion par peur des représailles
Dans un entretien pour Réinformation TV, l’abbé Guy Pagès, prêtre catholique français engagé dans l’évangélisation des musulmans, fin connaisseur de l’islam, déclare :"[...] Mais l’on n’annonce pas l’Evangile aux musulmans comme à des athées, et que la raison dernière d’être des institutions est de favoriser le salut de tous, car, comme le disait Pie XII : « De la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes (Discours pour le Cinquantième anniversaire de Rerum Novarum, 1er Juin 1941). » A mon avis, le premier problème, le plus important, le plus grave, est celui du comportement de la hiérarchie catholique que beaucoup perçoivent comme lâcheté et compromission.Lorsqu’un évêque finance la construction d’une mosquée, que des évêques posent la première pierre des mosquées, prétendent que l’islam est une bonne religion, n’invitent pas à quitter l’islam, comment ces pasteurs ne nourriraient-ils pas l’indifférentisme, ne videraient-ils pas en conséquence leurs églises, et n’apparaîtraient-ils pas aux yeux des gens sains d’esprit comme des traîtres les conduisant à la mort du temps et de l’éternité ?
Les non-catholiques désireux de sauvegarder leur identité voient de plus en plus l’Eglise comme une alliée objective de leur mise en esclavage programmée, tandis que nombre de catholiques sont désemparés, affolés, de ne plus trouver secours auprès de leur mère face à cet Antichrist devant lequel tout le monde se couche et qui n’apporte que malheurs et terreurs. Il faut lire à ce sujet la récente Lettre ouverte d’ex-musulmans devenus chrétiens adressée au Pape. Si l’Eglise elle-même ne voit pas d’inconvénient à ce que l’islam s’installe en Europe, comment voulez-vous que les Etats puissent trouver quelque chose à y redire ? L’Eglise ne joue plus son rôle de prophète, elle n’imite plus le Bon Berger qui chasse le loup de la bergerie, elle se contente de dialoguer avec lui et même l’appelle à cor et à cri à venir s’installer chez nous… Le souci du salut des hommes paraît avoir complètement déserté les préoccupations du clergé, tout occupé à célébrer la convivialité humaine, terrestre, où chacun a le droit de croire ce qu’il veut…
Même en France, des ex-musulmans cachent leur conversion à leurs familles et voisins, par peur des représailles, et cette peur se répercute dans l’Église qui ne les accueille bien souvent que du bout des doigts. J’ai l’exemple de cette jeune fille, majeure et vaccinée, dont le père est l’imam bien connu d’une ville de la région parisienne. Elle est allée demander le baptême au curé de sa ville, qui lui répondit : « Mais, votre père est-il d’accord ? » [...]"
