Economiste et écrivain, Jacques Sapir partage, lors d’une interview à RT France, sa vision du traité Transatlantique et ses pronostics concernant la présidentielle française au vu de la réforme de ses règles.
France et politique française - Page 3414
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Jacques Sapir : « On ne peut pas exclure une victoire de Marine Le Pen aux présidentielles »
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Henri Guaino : "On en fait n’importe quoi, aujourd’hui, des valeurs de la République"
Le député (LR) des Yvelines, Henri Guaino, a tenu des propos similaires à ceux de Marion Maréchal-Le Pen lorsqu’elle affirmait appartenir à une "génération saoulée par les valeurs de la République".
"On en fait n’importe quoi, aujourd’hui, des valeurs de la République". Henri Guaino n’est pas de la même génération que Marion Maréchal-Le Pen, mais il partage son avis. Fin avril dernier, la nièce de Marine Le Pen avait déclaré faire partie d’une "génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent". Invité ce lundi d’iTélé, le député (LR) des Yvelines a développé la même dialectique.
"C’est un peu comme la laïcité, a-t-il déclaré. Dès qu’on a un problème, on se réfère à la République. On ne sait plus d’ailleurs ce que les uns et les autres mettent dans ce mot. Je tiens profondément à l’idée républicaine, mais n’en faisons pas n’importe quoi. N’en faisons pas l’alibi de n’importe quoi, l’excuse de n’importe quoi". L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy avait déjà déclaré qu’il "pourrait travailler" avec la députée FN, mais pas dans un gouvernement Front national. Pour l’instant, Henri Guaino n’est pas candidat à la primaire de la droite et du centre, pour laquelle onze concurrents sont déjà sur la ligne de départ. Ce lundi, il n’a pas fermé la porte à une éventuelle candidature.
Vu sur Valeurs Actuelles
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Henri-Guaino-On-en-fait-n-importe
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Journal du Lundi 02 Mai 2016 : Edition spéciale / Retour sur les 1ers mai
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Le bureau politique du Front National demande la démission de Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch
La chasse aux sorcières s’accentue au Front National : suite à la participation de Marie-Christine Arnautu et de Bruno Gollnisch à l’hommage rendu par Jean-Marie le Pen à Sainte Jeanne d’Arc, le bureau politique vient d’adopter une motion réclamant leur démission. En bon fonctionnement totalitaire, cette motion a été adoptée à main levée.
Bruno Gollnisch : « Je ne sais pas si on peut parler de sanction. On m’a dit que la démarche consistant à déposer une gerbe avec Jean-Marie Le Pen, ce que je faisais depuis très longtemps, et écouter ce qu’il avait à dire était inopportune. On me demande de quitter le bureau politique du Front », a-t-il déclaré. « Je considère qu’en participant aux instances de ce mouvement, en y donnant mon opinion, en étudiant les dossiers, je lui rends plutôt service. Je vais réfléchir et je donnerai ma réponse à la présidente (Marie Le Pen, ndlr) à qui j’en réserve la primeur », a-t-il ajouté.
La réplique de Mme Arnautu a été plus cinglante :
« J’ai décidé la même chose qu’hier, je ne démissionnerai pas. Il va falloir qu’ils m’excluent, ça va être toute une procédure disciplinaire à la Jean-Marie Le Pen. On risque d’arriver à des extrémités que je ne souhaite pas. C’est un prétexte, parce que peut-être je prends des positions qui dérangent. Je pourrais demander la démission de Florian Philippot qui s’exprime dans les médias avant la tenue du bureau politique. C’est une faute ça aussi. Il n’est pas plus vice-président du parti que moi ! »
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Nuit Debout : Un CRS révèle les ordres qui lui sont donnés !
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Union des patriotes, réflexes vitaux
A la Villette hier, le banquet patriote du 1er mai, le dernier avant l’élection présidentielle, affichait complet. Les militants frontistes étaient venus nombreux en ce jour d’hommage à Jeanne d’Arc et aux travailleurs français, écouter les présidents des groupes régionaux frontistes mais surtout Marine Le Pen. La présidente du FN a noté que le camp patriotique était porté par une dynamique offrant des motifs d’espoirs - la montée en France comme dans beaucoup de pays européens des idées nationales, souverainistes - et a placé son discours sous le signe de l’impérieuse nécessité pour la France de retrouver la maîtrise de son destin, de « bouter l’Union européenne hors de France ». « Dans un an nous aurons l’occasion de retrouver notre souveraineté et c’est la raison d’être de ma candidature à l’élection présidentielle. » Une victoire qui ne sera possible que par le rassemblement de toutes les bonnes volontés, au delà de la sensibilité des uns et des autres, au nom du plus grand dénominateur commun : l’amour de la patrie, la volonté de préserver et de transmettre à nos enfants notre identité, nos valeurs culturelles, nos spécificités, nos libertés françaises. Marine a donc lancé de nouveau un « appel » à « tous les patriotes. » « Le besoin impérieux du pays, c’est l’union des patriotes pour constituer cette majorité dont la France a besoin ». « Je continuerai d’en appeler à l’ensemble des Français sans exception, qu’ils viennent de la gauche ou de la droite, pour peu qu’ils aient la France au cœur » (L’intégralité du discours de Marine est consultable sur le site du FN). Si l’opposition nationale est prête à assumer demain la responsabilité du pouvoir, Manuel Valls a confessé les erreurs (à l’entendre surtout celles de ses amis, pas le siennes…) de la gauche au gouvernement depuis 2012, dans un long entretien au magazine Society, paru vendredi,
« La gauche s’est mal préparée à l’exercice du pouvoir » et n’a pas été en mesure de se positionner clairement sur « toute une série de questions : l’Europe, la place de l’État et des services publics, la question migratoire » a affirmé Manuel Valls. Des questions qu’il s’agissait de trancher dans quel sens? Le Premier ministre donne un indice en regrettant que François Hollande n’ait « pas tendu la main à François Bayrou » en 2012. Erreur qu’ « il ne faudra pas répéter » en 2017, M. Valls estimant que Marine a des chances sérieuses d’être élue en 2017. En agitant le « danger Le Pen », le Premier ministre entend souder autour du candidat du PS à la présidentielle les différentes chapelles de la gauche et autres frondeurs qui dénoncent sa dérive libérale, sécuritaire, voire ses discours d’exclusions et de stigmatisation des musulmans.
L’ex maire d’Evry a ainsi tenu ces derniers temps des propos fustigeant le communautarisme, le voile, les tendances, les sectes extrémistes à l’oeuvre au sein de l’islam de France. Invitée mardi sur Radio classique et Paris Première, la présidente du FN n’a pu que constater que les frontistes ont eu « raison dix ans trop tôt, comme d’habitude. (Manuel Valls) découvre l’eau tiède. Entre-temps, c’est le chaos qui s’est installé. Quand Manuel Valls découvre le salafisme, il le découvre avec quinze ans de retard. Cela fait quinze ans que nous tirons la sonnette d’alarme, que nous disons que se développent sur le territoire des réseaux de salafisme. » « Sous Nicolas Sarkozy et François Hollande, ils se sont organisés, ces salafistes, ainsi que les Frères musulmans, ils ont pris en main des quartiers, imposé la loi religieuse. »
Un constat qui ne sous-entend pas que le FN met tous les « musulmans » vivant en France dans le même panier; ils sont nombreux à aimer la France, à la respecter, à vivre leur foi de manière pacifique, dans le respect de notre culture, de nos coutumes, de nos usages . Marine l’écrivait en 2005 : « Certains posent la question de savoir si l’islam est compatible avec la République, c’est aux musulmans de répondre. » Propos qui font écho à cette réflexion de Bruno Gollnisch: « il n’y a peut être pas d’islam modéré mais il y a des musulmans modérés. »
Certes, la montée en puissance d’une radicalité mahométane, à dimension révolutionnaire, au discours anti-assimilationniste, se nourrit mécaniquement de la poursuite des flux migratoires légaux ( dont la légitimité n’est jamais remis en cause par la gauche et la droite) laisse à penser que le pire est à venir si un coup d’arrêt très ferme n’est pas donné à ce processus. La présidente du FN a eu raison de rappeler que le problème de l’immigration est « prégnant, terrible. » » Ce n’est pas le seul, mais c’est un problème majeur en France. »
Jean-Marie Le Pen le disait aussi il y a déjà fort longtemps, « quand les musulmans n’étaient q’un million en France, l’islam n’était pas un problème. » Bref, répétons cette évidence, sans immigration de masse, le danger djihadiste, les dérives communautaristes ne se poseraient pas ou de manière très marginale et facilement contrôlable . Plus largement le racisme anti de souche, les délinquances, les violences ordinaires qui pourrissent la vie des Français comme de nombreux autres Européens, ne sont pas toutes réductibles à la présence musulmane. On l’a constaté de manière emblématique, lors des impressionnantes émeutes ethniques qui ont ravagé plusieurs quartiers de Londres en 2011, dont la dimension anti blanche n’était pas absente, qui étaient menées très majoritairement par des bandes issues de la communauté haïtienne… qui n’est pas de religion musulmane.
Ajoutons encore que les casseurs d’extrême gauche qui l’on voit à l’oeuvre ces dernières semaine dans les manifs contre la loi El khomri qui saccagent, détruisent, blessent souvent gravement de nombreux policiers ( voyous auxquels les les dirigeants du Front de Gauche notamment trouvent de nombreuses excuses), hier encore dans les défilés syndicaux du 1er mai, ne sont pas des jeunes musulmans. Les policiers l’ont constaté, la très grande majorité sont des de souche, renforcés par des contingents de militants itinérants d’ultra gauche allemands, britanniques, néerlandais…
Reste que le poids démographique de l’immigration musulmane, la situation géopolitique, le terrorisme, un extrémisme communautaire en progression visible (et très médiatisée par les « grands » médias) en font un sujet d’inquiétude, ô combien légitime pour nos compatriotes. Le Figaro relayant un sondage Ifop sur l’image de l’Islam en France et chez nos voisins allemands le constate aujourd’hui. Il y a six ans, 55 % des Français estimaient que « l’influence et la visibilité de l’islam étaient trop importantes dans notre pays. Ils sont aujourd’hui 63 %, soit une hausse de huit points ». Précision expliquant (en partie) les raisons de la montée au créneau d’une partie du PS sur cette question de l’islam, Le Figaro » souligne que cette hausse vient « de la gauche ». « En 2010, 39 % des électeurs du Parti socialiste pensaient que la place de l’islam était trop importante. Ils sont 52 % désormais, selon l’Ifop. »
Comme en 2010, nos compatriotes interrogés sont 68% à affirmer que « les musulmans et les personnes d’origine musulmanes ne sont pas bien intégrés dans la société, 32% (=) pensent le contraire. Outre-Rhin, 71% des Allemands (-4 par rapport à 2010) pensent qu’ils ne sont pas bien intégrés contre 29% (+4). 47% des sondés Français estiment que la « présence d’une communauté musulmane est plutôt une menace » (+5, par rapport à 2010), moins d’un sur cinq (19%) considère que cette présence est « plutôt un facteur d’enrichissement culturel », 34% (-2) qu’elle n’est « ni l’un ni l’autre ». En Allemagne, les chiffres sont respectivement de 43% (+3), 20% (-4) et 37% (+ 1).
A dire vrai le Système se trouve coincé entre les immortels principes universalistes, cosmopolites qui sont sa boussole, forment le fond de sauce de son idéologie, et le dur retour au réel. Il est d’ailleurs assez éclairant qu’un humaniste, qu’un prophète du messianisme internationaliste comme Jean-Luc Mélenchon tienne sur « les valeurs » exactement les mêmes propos qu’une NKM, qu’un Juppé, qu’un Sarkozy, qu’un Valls.
Dans un entretien accordé à l’Obs et diffusé vendredi, M. Mélenchon s’interroge : « Comment combattre Marine Le Pen autrement que par des idées profondément raisonnées ? Deux logiques sont à l’oeuvre. Celle des Lumières, l’humanisme universaliste, l’égalité, la fraternité; et de l’autre côté, celle de l’ethnicisme » (sic). « Tout se joue entre ces deux logiques. Le fond de l’affaire, c’est la question de la souveraineté. Il y a ceux qui pensent que le peuple n’est pas raisonnable, que des vérités s’imposent contre lesquelles il ne peut rien : les lois de la nature, de l’économie, du libéralisme. Moi, je pars des conditions sociales d’existence et de la culture collective des Français pour prôner la souveraineté du peuple. » Mais un peuple abstrait, fantasmé par M. Mélenchon comme par d’autres figures de ce Systéme et qui se détourne d’eux. Politiciens du sérail pour qui la fameuse réflexion de Jules Renard est taillée sur mesure : « Oui, le peuple. Mais il ne faudrait pas voir sa gueule. » Et même idéalement le priver de ses réflexes de survie vitaux, dont le vote FN est une des manifestations.
http://gollnisch.com/2016/05/02/union-patriotes-reflexes-vitaux/
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Limiter les dépassements d’honoraires… Résultat : le patient paiera !
Le pire est encore à venir.
« Les contrats responsables (appellation de type publicitaire, des plus floues) sont des contrats collectifs de complémentaire santé dont les garanties répondent à certaines prescriptions réglementaires destinées à modérer les dépenses de santé. » Ils auraient été créés pour mieux maîtriser les dépenses de santé, éternelle question évoquée depuis plus de 30 ans !On sait ce qu’il en est des frais dentaires. Récemment, la focale a été mise sur la question des lunettes et des frais d’optique.
Dans l’esprit du ministre en charge de ces affaires, les médecins dépasseraient les « tarifs Sécu », étant donné que les patients sont couverts en tout état de cause par des assurances complémentaires. Dans sa logique de premier degré, elle a donc la conviction qu’en plafonnant les remboursements, elle limitera les dépassements.
Cette approche du problème n’est malheureusement étayée par aucune étude sérieuse. On peut même soutenir le contraire que beaucoup de Français accepteront de payer de leur poche pour consulter le plus grand spécialiste censé améliorer leur durée de vie ou sauver leur enfant d’une maladie rare ; le montant du remboursement de la Sécurité sociale n’y changeant rien.
Autrement dit, la conviction de Marisol Touraine est d’abord fondée sur une posture idéologique, qui est aussi celle des députés qui défendent son projet.
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Discours de Jean-Marie Le Pen du 1er mai 2016
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Le multiculturalisme : une idéologie fondée sur l'inversion du devoir d'intégration
Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie et chargé de cours aux HEC à Montréal. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il déclare au Figaro :
"[...] Au Canada, le multiculturalisme est inscrit dans la constitution de 1982, imposé de force au Québec, qui ne l'a jamais signé. Il a servi historiquement à noyer le peuple québécois dans une diversité qui le privait de son statut de nation fondatrice. [...] Avec le multiculturalisme d'État, on nous a transformés en nuance identitaire parmi d'autres dans l'ensemble canadien. Il faut rappeler ces origines oubliées du multiculturalisme canadien à ceux qui n'en finissent plus d'idéaliser un pays qui a œuvré à oblitérer sa part française.
Je vous donne au passage ma définition du multiculturalisme, valable au-delà du contexte canadien: c'est une idéologie fondée sur l'inversion du devoir d'intégration. Traditionnellement, c'était la vocation de l'immigré de prendre le pli de la société d'accueil et d'apprendre à dire nous avec elle. Désormais, c'est la société d'accueil qui doit se transformer pour accommoder la diversité.La culture nationale perd son statut: elle n'est plus qu'un communautarisme parmi d'autres. Elle devra toutefois avoir la grandeur morale de se dissoudre pour expier ses péchés passés contre la diversité. [...]
Le multiculturalisme s'est imposé chez vous par une gauche qui, depuis le passage du socialisme à l'antiracisme, au début des années 1980, jusqu'à la stratégie Terra Nova, en 2012, a été de moins en moins capable de parler le langage de la nation, comme si cette dernière était une fiction idéologique au service d'une majorité tyrannique désirant écraser les minorités. Il s'est aussi imposé avec l'aide des institutions européennes, qui sont de formidables machines à dénationaliser les peuples européens. La droite, par ailleurs, toujours prompte à vouloir donner des gages au progressisme, a peu à peu abandonné aussi la nation, ou s'est du moins contentée de la définir de manière minimaliste en en évacuant l'histoire pour retenir seulement les fameuses valeurs républicaines.
Le multiculturalisme est la dynamique idéologique dominante de notre temps, et cela en Amérique du nord comme en Europe occidentale. Chez les élites, il suscite la même admiration béate ou la même passion militante. Il propose toujours le même constat: nos sociétés sont pétries de stéréotypes et de préjugés, elles sont fermées à la différence et elles doivent se convertir à la diversité pour enfin renaître, épurées de leur part mauvaise, lavées de leurs crimes. Pour emprunter les mots d'un autre, le multiculturalisme se présente comme l'horizon indépassable de notre temps et comme le seul visage possible de la démocratie. La gauche européenne, en général, y voit d'ailleurs le cœur de son programme politique et idéologique.
Je note autre chose: le multiculturalisme est partout en crise, parce qu'on constate qu'une société exagérément hétérogène, qui ne possède plus de culture commune ancrée dans l'histoire et qui par ailleurs, renonce à produire du commun, est condamnée à entrer en crise ou à se déliter. Lorsqu'on légitime les revendications ethnoreligieuses les plus insensées au nom du droit à la différence, on crée les conditions d'une déliaison sociale majeure.
Mais devant cette crise, le multiculturalisme, loin de s'amender, loin de battre en retraite, se radicalise incroyablement. Pour ses thuriféraires, si le multiculturalisme ne fonctionne pas, c'est qu'on y résiste exagérément, c'est que les nations historiques, en refusant de s'y convertir, l'empêchent de transformer pour le mieux nos sociétés selon les termes de la promesse diversitaire. Il faudra alors rééduquer les populations pour transformer leur identité et les amener à consentir à ce nouveau modèle: on cherche, par l'école, à fabriquer un nouveau peuple, ayant pleinement intériorisé l'exigence diversitaire. On cherchera à culpabiliser les peuples pour les pousser à enfin céder à l'utopie diversitaire. [...]"
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Carl Lang a-t-il de l'avenir dans le "camp national" ?
Bruno Larebière est interrogé sur Atlantico. Extrait :
"Jean-Marie Le Pen n'est pas éternel. Sa fille étant spirituellement déshéritée, quels seront les héritiers de la ligne politique originelle du FN ? Marion Maréchal-Le Pen, qui tente de maintenir les liens entre les deux bords ? L'un des membres de sa garde rapprochée (Bruno Gollnisch, Carl Lang) ? Une nouvelle figure comme le très polémique Henry de Lesquen ?
[...] Si l’on prend votre question comme celle de la possibilité que l’extrême droite soit fédérée sur le plan électoral, c’est Carl Lang, ancien secrétaire général du FN qui a fondé le Parti de la France (PDF), qui me semble le mieux placé pour réussir cette synthèse. On aura une première occasion de la mesurer avec les élections législatives de 2017, où il est probable qu’il présentera un nombre de candidats suffisant pour partir en quête du financement public et lancer véritablement son parti.
Si on ne peut pas exclure des candidatures dissidentes de ces dissidents du Front national, Carl Lang est le seul à avoir une personnalité reconnue, en raison de son absolue fidélité militante, et à tenir un discours qui fait consensus dans le "camp national", en plus de disposer de la structure qui lui permettra de partir au combat électoral. [...]"