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France et politique française - Page 3410

  • Mme Merkel s’engage contre le Front National et révèle la soumission de l'UMPS à l’Allemagne

    3.jpgCommuniqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    Les propos très graves de Mme Merkel, déclarant vouloir « contribuer à ce que d’autres forces politiques soient plus fortes que le Front National», témoignent d’une ingérence dans nos affaires intérieures aussi outrancière qu’humiliante pour la France, et marquent une cruelle vérité : celle de la soumission de notre pays à l’Allemagne.

    Pour s’autoriser de tels propos, il faut en effet que la Chancelière allemande considère définitivement la France comme son pré-carré et François Hollande comme son vice-chancelier, par ailleurs si faible qu’il faudrait même l’aider, chez lui, à lutter contre son principal parti d’opposition.

    Hélas, aucune réaction officielle française ne viendra protester contre cette ingérence manifeste de la patronne du gouvernement allemand dans les affaires démocratiques du peuple français. Pire, il est même hautement probable que les partis politiques du système se réjouissent de ce renfort de Mme Merkel, comme une récompense, eux qui depuis des années oeuvrent à défendre en Europe les intérêts allemands au lieu des intérêts français.

    Cette affaire a cependant le mérite d’éclairer les Français sur certaines réalités politiques. L’UMPS est bel et bien le parti de Berlin et de Bruxelles, quand le Front National est le seul mouvement à défendre les intérêts du peuple français.

    http://www.frontnational.com/2016/05/mme-merkel-sengage-contre-le-front-national-et-revele-la-soumission-de-lumps-a-lallemagne/

  • Il y a de l’espoir tant qu’il y a de la vie nationale

    6a00d83451619c69e201b7c8527a09970b-800wi.jpgLe 7 mai, l’Action française organise un colloque sur le thème « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? ». Stéphane Blanchonnet, président du comité directeur du mouvement monarchiste, répond à Louis Lorphelin dans Présent. Extrait :

    "Comment comprenez-vous la formule si souvent citée de Maurras, « Tout désespoir en politique est une sottise absolue » ?

    Maurras signifie par cette formule que la nature sociale de l’homme ne pouvant être changée et la nation demeurant le seul lieu pour l’exercice plénier de la fonction politique, il y a en quelque sorte de l’espoir tant qu’il y a de la vie nationale. Or le déclinisme à la mode ne doit pas nous empêcher de voir que le pays réel vit, produit, qu’il y a encore des ressources morales et matérielles dans notre pays. La large mobilisation, désintéressée de surcroît, que nous avons connue de toute une nouvelle génération militante contre la loi Taubira me paraît, dans le passé récent, une raison d’espérer."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/05/il-y-a-de-lespoir-tant-quil-y-a-de-la-vie-nationale.html

  • Immigration : branle-bas de combat !

    Le 4 mai, la Commission européenne présentait un plan qui signe la mort de l’Europe et des peuples qui la composent.

    Le piège infernal de l’immigration-invasion est en passe de se refermer : le 4 mai, la Commission européenne présentait un plan qui signe, sans autre forme de procès, la mort de l’Europe et des peuples qui la composent.

    Après l’assouplissement des règles pour l’obtention des visas turcs, celle proposée pour les visas kosovars, voici donc la taxation pour tout pays de l’Union européenne qui aurait l’outrecuidance de refuser son quota de migrants imposé : 250.000 euros par tête de pipe en guise d’une « contribution de solidarité » versée au pays qui, lui, acceptera les réfugiés à sa place ! Autant dire que d’est en ouest et du nord au sud, chaque pays européen se trouve devant un non-choix : continuer de se laisser envahir et à payer quitte à se ruiner, ou ne pas y souscrire et se ruiner. Mais, dans les deux cas, mourir s’avère la finalité.

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  • Loi Veil et regroupement familial : les deux faces du suicide français

    Sans y voir la marque d’un quelconque complot, il n’est pas anodin de voir un parallèle entre ces deux dernières lois votées à un an d’écart.

    À l’heure où le peuple français est confronté à une vague migratoire inédite voulue et encouragée par l’oligarchie technocratique et mondialisée, et de nature à porter atteinte à sa substance même de manière définitive, il n’est pas inutile de rappeler l’incroyable responsabilité de la droite libérale dans ce suicide français.

    C’est sous le gouvernement Giscard qu’ont été votées les premières prétendues lois antiracistes de 1972 dites Pleven, qui en réalité visaient à sanctionner les donneurs d’alerte face aux prémices de l’immigration de peuplement et l’abandon de la souveraineté monétaire et financière, avec l’interdiction à l’État de se financer auprès de la Banque de France. Le mondialisme était déjà en route.

    Mais avec la loi sur le regroupement familial votée en 1974, c’est le début de l’immigration de peuplement qui a pris la relève de l’immigration du travail voulue par le patronat pour faire baisser les coûts salariaux.

    Or, l’année suivante était votée la loi Veil autorisant le recours à l’avortement.

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  • La guerre civile aura bien lieu

    Tous les facteurs – politiques, économiques, sociaux – d’une crise majeure sont réunis. Pour Jean-Pierre Fabre, à l’origine de cette situation qui risque de dégénérer en conflit explosif, il y a une idéologie : le multiculturalisme. C'est ce qu'il expose dans la dernière livraison dePolitique magazine. 

    « Cela va exploser ! » « La situation va dégénérer ! » « La France est mûre pour la guerre civile ! »…

    Voilà des expressions que l’on entend chaque jour aussi bien dans les cafés du commerce que dans les bureaux les plus feutrés. Ces mots sont dits avec fatalisme ou répulsions, mais ils explicitent une prise de conscience. Ils indiquent mieux que des longues phrases l’état d’une société.

    Dans une situation explosive, il faut deux protagonistes pour s’affronter. Actuellement nous en avons trois : la population autochtone encore enracinée venant généralement des peuples d’en bas, la masse migratoire communautarisée et souvent islamisée et les « élites » mondialisées et « boboïsées » issus des classes supérieures. La confrontation de ces diverses strates de populations et la lente maturation de ce face à face conduit inexorablement à la guerre civile ou au minimum à une intervention de la force armée.

    Je ne suis pas le seul à le penser.

    Des voix se font entendre partout en Europe

    Eric Zemmour explique ainsi depuis longtemps que, pour lui, « la guerre civile est inévitable » en France. Michel Onfray n’est pas en reste qui, parlant du polémiste, s’écrit : « La France est dans une situation de guerre civile, et l’on n’est plus capable de débattre. » Il y a un mois, Yvan Rioufol écrivait un livre spécifique sur le sujet : « La guerre civile qui vient ». Enfin, Jean Raspail, interrogé par Boulevard Voltaire le 28 avril dernier, prédit le pire : « Il n’y aura pas de solution sans force et comme la force ne peut s’employer qu’avec une certaine violence, il n’y aura pas de solution sans une certaine violence. Ce n’est pas ce que je souhaite, c’est ce que je vois. »

    Cette levée de bouclier n’est pas le fait de l’hexagone. Dans toute l’Europe des voix se font entendre qui expriment une forte inquiétude devant les évolutions de nos sociétés. En Allemagne :  Henryk Broder et Necla Kelek. Aux Pays-Bas : Geert Wilders. Au Danemark : Nicolai Sennels. En Italie : Oriana Fallaci. D’autres, d’origine musulmane, comme Hamid Zanaz, Boualem Sansal (2084) Zineb El Rhazoui et Ayan Hirsi Ali font entendre aussi leur voix discordantes.

    Derrière eux, la peur et la colère s’emparent d’une partie des peuples européens. Ces émotions fortes traduisent des positions politiques radicales voir activistes. Même les pays européens réputés jusque là pour leur esprit de tolérance tels la Suède, le Danemark, la Norvège, la Finlande se sont joints à ce mouvement. Tous sont les porte-voix d’une réalité que des gouvernants inconscients, irresponsables et cyniques ne veulent prendre en compte.

    Pourtant, ils font une erreur, celle de brandir leurs justes analyses comme des épouvantails et non comme une réalité future. Ils sont les sonneurs d’une destinée funeste, les annonceurs d’un conflit incompris des puissants mais veulent croire encore que l’ont peut stopper le cataclysme.

    L’origine du mal

    Pour moi nous n’en sommes plus là, la tragédie s’est codifiée, la guerre civile est devenue inexorable. La lente érosion durant cinquante ans de notre société, sans qu’aucune autorité ne se dresse pour la stopper, à entraîner cette conjoncture. Aujourd’hui, il ne s’agit plus que d’une simple question de temps avant que l’incendie ne se propage.

    Mon but n’est pas d’émettre un jugement sur ce type de lutte armée et de jouer un rôle moralisateur. Mon but est d’analyser l’enchaînement futur de ce conflit intérieur inéluctable.

    Mais d’abord, quelles en sont les causes ?

    Tout vient au départ de l’idéologie multiculturaliste qui ignore les réalités d’une cohabitation impossible entre des populations vivant sous le même toit. Cela a commencé par la disparition progressive des civilités qui autorisent un vivre ensemble paisible. Puis par l’ethnicité des zones de non droit. Ensuite ce fut l’apparition de clans criminels allant de paire avec le mépris puis la haine du pays d’accueil. Enfin émergea la montée d’un Islam radical et revendicatif se nourrissant dans les banlieues d’un manque d’idéal. Si vous ajoutez une crise économique mondiale qui n’en finit pas et une perte de pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, vous obtenez tous les ingrédients d’un cocktail Molotov qui n’attend plus qu’une mèche pour exploser.

    Pendant ce temps, nos fausses élites, telles des autruches, ont mis la tête dans le sable de peur de découvrir la réalité : l' »Homo Universalis » n’est qu’une vue de l’esprit conduisant à l’abîme.  

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Samedi 7 mai : 3e congrès du Parti de la France à Bagnolet (93)

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    Samedi 7 mai, au Novotel de Bagnolet (1, avenue de la République à Bagoolet - 93), se tiendra le 3e Congrès du Parti de la France. Profitez de cet événement pour venir découvrir le Parti de la France et ses cadres. Le matin sera consacré aux élections et aux travaux internes du PdF et à partir de 14h, le Congrès est ouvert à tous.

    Afin de faciliter l'organisation, merci d'annoncer votre présence au 06 38 73 25 61

    Un stand de la revue Synthèse nationale

    sera ouvert sur place.

  • Il faut oublier nos querelles d’égo, nos intérêts de boutique et se mettre ensemble

    Extrait de l'interview de Robert Ménard par Lengadoc Info à propos des journées de Béziers :

    Quel est l’objectif de ce Rendez-vous de Béziers ?

    6a00d83451619c69e201b7c8531b43970b-320wi.jpg"Il est de regrouper les droites. Je suis sidéré par, d’un côté l’affirmation des gens qui se situent à droite, « qui disent que la situation est grave, que l’identité de la France est en danger, la crise économique est une crise de civilisation » mais qui en même temps, chacun dans son pré carré dit « c’est moi le sauveur potentiel et pas celui qui est juste à côté de moi ». Je ne comprends pas ça. Si la situation est aussi grave que chacun le dit, et je partage ce diagnostic, j’en tirerai comme conséquence que peut être il faudrait oublier nos querelles d’égo, nos intérêts de boutique et se mettre ensemble pour trouver une solution (...)

    Le slogan de ces trois jours c’est « Pour ne pas attendre 2022 », pour vous il y a un risque qu’en 2017 les gouvernants soient toujours les mêmes ?

    Absolument (...) Pour moi, ça ne peut fonctionner à droite, qu’autour d’une épine dorsale qui est le Front National mais avec d’autres gens. Le Front National ne gagnera pas tout seul.

    Qu’est-ce qui manque aujourd’hui au Front National pour gagner les élections ?

    Un programme économique crédible, qui prend plus en compte la liberté des chefs d’entreprise. Aujourd’hui on a besoin, non pas de plus d’État mais de moins d’État. On a besoin de moins de fonctionnaires, de moins de lois, de moins de règlements, de moins d’administration. On a besoin que cette société respire et non pas d’instiller de la lutte des classes dans les PME et qu’au-delà des divergences que l’on peut avoir quand on est patron et salarié, on a quand même, aujourd’hui, plus de points communs que d’intérêts divergents. Et ça dans le programme actuel du Front National je ne le vois pas.

    En plus quand j’entends M. Florian Philippot expliquer qu’au fond la culture du bonsaï est aussi importante que la lutte contre le mariage pour tous, c’est insultant pour les gens comme moi, les millions de Français qui sont descendus dans les rues parce qu’ils pensent que la famille ça doit se défendre et que jusqu’à preuve du contraire, une famille c’est avec un homme et une femme.

    Je le dis à Marine Le Pen. Marine aujourd’hui tu es en position de force, ce n’est pas une faiblesse de s’ouvrir aux autres. Quand on est candidat à une élection présidentielle on est pas non plus candidat pour un parti, c’est un dialogue entre une personnalité et un pays. Honnêtement, quelle différence de fond y a-t-il entre Marine Le Pen, Marion Maréchal Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers, Henri Guaino, Jacques Myard, Eric Ciotti et Thierry Mariani ?

    Vous souhaitez une union de la droite mais pour l’instant ce n’est pas vraiment ce que l’on peut voir…

    Il faut les obliger. Je vais prendre un exemple : les Veilleurs, à la suite de La Manif Pour Tous, ils ont bousculé les choses en profondeur, toute une génération à droite qui s’est dit que finalement ils pouvaient s’intéresser à la politique, que ce n’était pas sale, la politique, et qu’il fallait en faire . D’une certaine façon également, les gens de Nuit Debout, que je ne réduis pas aux violences, disent leur déception de la politique. Je partage ce diagnostic, on ne peut plus faire de la politique de cette façon. C’est pour ça que je réunis tout ces gens là les 27,28 et 29 mai à Béziers, c’est pour ça qu’il n’y aura pas un politique à la tribune. L’objectif c’est d’obliger la classe politique, en l’occurrence la droite, à changer de fonctionnement.

    Vous avez commencé votre carrière politique à l’extrême-gauche et aujourd’hui vous voulez écrire le programme présidentiel de la droite. Comment percevez-vous votre parcours ?

    Je ne vois pas, au fond, de vraie rupture. Le milieu que je fréquente, disons « la droite de la droite », ça ressemble étrangement à l’extrême-gauche. Ce sont les mêmes comportements, la même abnégation. Vous croyez que vous faites carrière dans la vie quand vous êtes à Lutte Ouvrière ? Et quand vous militez au Front National c’est avoir que des emmerdes, personnellement, professionnellement, familialement, socialement. Il y a quelque chose dans le comportement qui est identique entre ces deux bords politiques. Et puis c’est deux façons différentes de dire la même chose : on ne veut pas du monde tel qu’il est. Moi je me suis trompé pendant des années, j’étais marxiste et j’avais sous-estimé le poids de l’identité, de la culture."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Période de turbulence en vue

    Il n’y a certes pas de miracle en politique mais elle n’est pas non plus une science exacte.  Il arrive bien souvent que les électeurs trompent les calculs et les manœuvres des Etats-majors politiciens. Nous l’avons vu  encore hier avec la (nette) victoire surprise aux primaires  de Donald Trump  dans l’Indiana, face à son rival Ted Cruz (qui  vient de jeter  l’éponge). Le candidat populiste était pourtant donné perdant avec vingt points de retard sur M. Cruz dans les sondages. L’accord (la magouille) noué entre Ted Cruz et John Kasich pour monter une » convention négociée » du Parti républicain écartant Trump - voir notre article du 25 avril dernier - a été sanctionné par l’électorat traditionnel de ce parti. Les électeurs de droite, en France,  accepteront-ils eux   encore longtemps de voir le parti juppéo-sarkozyste s’allier, de manière plus ou moins implicite et conjoncturelle,  avec la gauche  pour écarter le FN du pouvoir, afin de mener une politique largement identique à celle de la gauche socialo-libérale, européiste?

    Politique du PS au gouvernement qui est aussi contestée  par les frondeurs  du Parti socialiste,  la gauche de la gauche, à travers le faux mouvement spontané Nuit Debout, décrit justement par Louis Aliot à la suite de Bruno Gollnisch comme  « un rassemblement qui dégénère »; « leur nouveau monde, c’est la chienlit, c’est la guerre civile ». Le vice-président du FN ajoutant que Manuel Valls et ce gouvernement   » sont, eux, à deux doigts de provoquer la guerre civile en France (et non pas le FN!)  s’ils continuent cette politique, alors que, s’il y avait la restauration de l’autorité de l’Etat, le respect des règles républicaines… » Nuit Debout qui, au delà même de la question des  exactions des casseurs,  est aussi un leurre pour détourner la légitime révolte contre le Système dans une impasse cornaquée notamment  par les idiots utiles du Front de Gauche comme l’a noté E&R : « La  Nuit Debout  est un attrape-jeunes médiatique, destiné à faire croire que l’opposition qui se lève contre le pouvoir, c’est elle, et elle seule. Une resucée de SOS Racisme ravalée en SOS Antifascisme. Un mouvement antiflics, anti-ordre, et anti-FN par extension. Fausse opposition à un faux pouvoir, mise en scène sous les projecteurs, quand est laissée dans l’ombre la véritable opposition au pouvoir réel. »

    Une gauche dont François Hollande aurait trahi les idéaux estime une partie de ses anciens électeurs de 2012 mais dont le président de la République  se réclamait hier en clôturant le  colloque de la Fondation Jean-Jaurès sur La Gauche et le pouvoir. « Ce que nous construisons, pas à pas, pierre après pierre, c’est un compromis dynamique et juste, à la fois économique, social, écologique et démocratique », a-t-il affirmé.  La date retenue pour ce petit raout se voulait symbolique. Elle  coïncidait  jour pour jour avec l’anniversaire de l’arrivée du Front populaire au pouvoir en 1936, qui,  sous le magistère de Léon Blum,  abstraction faite  d’avancées sociales fort bienvenues, n’a pas peu contribué à précipiter la France dans la guerre tout en la désarmant dramatiquement…. 80 ans plus tard, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à  craindre que l’Histoire bégaye.

    Aujourd’hui, en France, les partis communiant dans l’européisme et l’hostilité au courant national peuvent cependant compter sur le soutien du nouveau Kaiser.  Après son compatriote Martin Schulz, président du Parlement européen  engagé dans une guerre à mort contre le FN, c’est ainsi au tour de la chancelière Angela Merkel d’annoncer son intention d’en découdre avec les patriotes Français.  En visite hier du  lycée français de Berlin, Mme Merkel  a déclaré: « Je vais essayer de contribuer à ce qu’évidemment d’autres forces politiques soient plus fortes que le Front National pour autant qu’on puisse le faire de l’étranger (…). Mais c’est une force (électorale, de propositions)  à laquelle nous devons nous confronter, exactement comme nous avons désormais en Allemagne des forces politiques qui ont un discours très négatif sur l’Europe, quand on voit la rhétorique de l’AfD (Alternativ für Deutschland,  parti populiste, national-libéral, NDLR). »

    Bruno Gollnisch n’ a pas été le seul à s’interroger ces derniers mois  sur le passé, les réelles  motivations qui sous-tendent la weltanschauung, la  vision du monde  de la chancelière. Marine Le Pen avait déjà pointé  la trouble volonté d’une dirigeante allemande  cherchant à « imposer une immigration clandestine à la schlague à toute l’Europe, après lui avoir imposé son ordre financier » . Dans un communiqué publié hier,  la présidente du FN a dénoncé  les propos « très graves »  de Mme Merkel qui « témoignent d’une ingérence dans nos affaires intérieures aussi outrancière qu’humiliante pour la France, et marquent une cruelle vérité : celle de la soumission de notre pays à l’Allemagne. »

    Soumission à un pouvoir allemand dominant une Europe bruxelloise qui est  elle même le faux-nez  de l’idéologie du déracinement planétaire, laïque et obligatoire. C’est aujourd’hui que la Commission européenne devrait honorer une partie de son contrat avec la Turquie. En échange d’un engagement d’Ankara à limiter le départ de flots de migrants vers l’Europe, les dirigeants européens ont promis  d’accéder  à une des exigences de Recep Tayip Erdogan. Outre la poursuite des négociations pour l’adhésion de pays non européen à l’UE, il est question ici d’autoriser, sans visas,  la libre-circulation des Turcs en Europe. 

     Les islamistes turcs au pouvoir ont  menacé rapporte Le Monde « de ne plus appliquer sa part de l’accord migratoire UE-Turquie du 18 mars si la  promesse européenne d’une exemption de visas n’était pas tenue. » « Pour autant,  même dans le cas d’un feu vert complet ultérieur de la Commission, l’exemption ne serait pas acquise : le Parlement européen et les États membres auront également ensuite leur mot à dire, dans un contexte de méfiance grandissante vis-à-vis du régime islamo-conservateur turc. » Inquiétude  bien légitime  des peuples européens constate Bruno Gollnisch, dont les dirigeants  sont tout de même bien forcés de tenir compte dans un contexte de méfiance également  grandissante vis-à-vis des politiciens  Bruxellois.  

     Contexte  favorable au FN ? Bernard Alidières, docteur en géopolitique de l’Institut français de géopolitique expliquait  sur le site de Libération que la vague nationale, même en cas de défaite de Marine à la présidentielle de 2017, ne manquerait pas  de déferler aux législatives. « Compte tenu de la forte progression du FN en 2015, les futures législatives ne donneront pas forcément une majorité au président nouvellement élu puisqu’il y a désormais trois forces politiques en présence (…). Marine Le Pen pourrait atteindre un score bien supérieur à celui de Jean-Marie Le Pen en 2002. Or, plus l’écart avec son adversaire sera faible, plus le FN sera en situation de jouer un rôle important aux législatives qui suivent (…).  Ainsi, sur la base des scores obtenus aux régionales de 2015 dans les limites des circonscriptions législatives (mais en appliquant la règle qui impose d’obtenir au moins 12,5 % des inscrits), le FN aurait été présent au second tour dans 353 circonscriptions (contre 61 en 2012), Les Républicains-UDI dans 402 circonscriptions et les socialistes dans seulement 279. Dans ce scénario, outre les trois circonscriptions où le FN atteint la majorité absolue dès le premier tour, il en aurait emporté au moins 43 autres (…) ».

    Et M. Alidières de conclure:  « à gauche comme à droite, le risque en 2017 n’est pas seulement de perdre l’élection présidentielle dans un duel classique (…),  mais ce pourrait bien être, pour les uns, celui de tout perdre (en n’étant pas au second tour de la présidentielle et en subissant une sévère défaite aux législatives) et, pour les autres, celui de l’emporter à la présidentielle, mais avec ensuite la contrainte de faire face à une Assemblée nationale comptant de 40 à 100 députés frontistes. Ainsi, le pouvoir exécutif pourrait ne plus disposer de majorité absolue à l’Assemblée et devrait affronter une nouvelle forme de cohabitation, beaucoup plus incertaine. » Période de turbulence en vue mais s’il faut en passer par là… 

    http://gollnisch.com/2016/05/04/periode-de-turbulence-vue/