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France et politique française - Page 3417

  • Quelle stratégie pour les catholiques en politique ?

    Suite aux tribunes successives (1, 2, 3) de Pascal Gannat (FN) et Sébastien Pilard (LR - Sens Commun), laïcs catholiques tous les deux et élus régionaux des Pays de La Loire, et à un an d'échéances électorales majeures, votre blog trouve opportun de préciser qu'il ne rentre pas dans le jeu du système partisan :

    • Toutes les stratégies politiques employées par des catholiques désirant oeuvrer au bien commun sont respectables. Après tout, si Sens Commun n'a pas réussi à inverser la tendance de l'establishment LR en 1 an, on ne peut pas dire non plus que le FN ait réussi à inverser le cliquet de la culture de mort après 40 ans de vie politique. L'éternel débat entre les partisans de la rupture avec les partis au pouvoir et ceux estimant au contraire qu'il faut (ré)investir ces partis pour les influencer de l'intérieur n'a pas à être tranché. Chacun a sa place avec ses talents et ses compétences. Les deux stratégies sont légitimes. Et à notre avis complémentaires.
    • Pour sa part, votre blog soutient l'union des forces vives - de TOUTES les forces vives -, à partir du moment où ces forces vives décident d'oeuvrer en faveur des principes non négociables (respect de la vie, défense de la famille, liberté de l'éducation) et du bien commun. A ce titre, nous soutenons l'union des droites, qu'elle soit électorale ou non. Le systèmes des partis a cet inconvénient majeur qu'il fait passer bien souvent l'électoralisme avant la défense du bien commun.
    • Par ailleurs, à côté des élus qui mouillent courageusement leur chemise en politique, il existe, de façon complémentaires, un certain nombre d'associations, de mouvements et d'oeuvres nécessaires à la progression des idées, que ce soit par le lobbying, le travail fondamental, le combat culturel, l'information, les manifestations... Ces oeuvres sont également complémentaires du combat électoral. Elles sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses à apporter leurs contributions aux idées politiques, signe d'une attente de la société civile. Désirer que celles-ci apportent leur soutien aux combats électoraux est une réaction naturelle mais, à notre avis, souvent contre-productive. Elles n'ont pas à entrer dans la politique politicienne, elles sont méta-politiques et apportent au contraire une contribution utilisable par tout candidat ou élu.
    • Votre blog rapporte et commente l'actualité, les propos, constate les faits et se prononce sur les actes posés au regard de la Doctrine sociale de l'Eglise et des Principes non négociables. A ce titre, il est regrettable que les élus de Sens Commun n'aient pas publiquement (avant la tribune publiée en réponse sur ce blog) manifesté leur désapprobation sur le vote du Pass contraception et d'autres subventions. Cela étant dit, critiquer des propos, des votes, ne constituent ni une remise en cause d'une stratégie ni un appel à voter ou ne pas voter.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/04/quelle-strat%C3%A9gie-pour-les-catholiques-en-politique-.html

  • SOS Éducation face au naufrage de l’enseignement de l’Histoire

    Madame Claire Polin, présidente de SOS Education, tout en faisant part de la dramatique situation dans laquelle se trouve l’enseignement de l’ Histoire dans les établissements scolaires de la République, nous a transmis la lettre qu’elle vient de diffuser pour sensibiliser les parents d’élèves aux programmes qui souffrent depuis trop longtemps de récupérations politiques et qui visent à insinuer dans l’esprit des enfants une idéologie de la repentance.

    ♦ La Fondation Polémia ne peut que soutenir cette initiative courageuse en publiant cette lettre et en espérant qu’elle recueillera le succès que nous lui souhaitons.
    Polémia


    SOS Éducation
    120 boulevard Raspail

    75006 Paris, France
    Tél. : 01 45 81 22 67
    Fax : 01 45 89 67 17

    Association Loi 1901
    d’intérêt général
    habilitée à recevoir
    des dons et des legs
    (Loi ESS du 31/07/2014. art.7

    Claire Polin

    Claire Polin

    Chers amis,

    Les attentats terroristes des derniers mois ont réveillé l’aspiration, chez beaucoup de nos compatriotes, à retrouver notre communauté de destin. On a vu des drapeaux tricolores fleurir aux fenêtres, ce qui n’était pas arrivé, je crois, depuis la victoire à la coupe du monde de football en 1998 !

    Cette fierté de notre pays devrait naturellement s’apprendre à l’école et au collège.

    Mais les programmes d’Histoire souffrent depuis trop longtemps de récupérations politiques, qui visent à insinuer dans l’esprit des enfants une idéologie de la repentance.

    Cela n’a pas toujours été le cas : jusqu’aux années 60-70, le récit historique, ses grandes figures, sa chronologie, faisaient l’objet d’un enseignement fortement fédérateur. Les pédagogues d’alors avaient pour visée de faire naître et de cultiver, chez tous les enfants de France, le sentiment d’appartenance à une même nation.

    Je ne jette pas la pierre aux professeurs d’histoire d’aujourd’hui, dont la plupart font un travail tout à fait remarquable. Sans eux, il y a belle lurette que l’Éducation nationale se serait écroulée. Mais force est de constater qu’on leur impose de plus en plus d’enseigner l’histoire de manière thématique, atomisée, avec des chapitres entiers de culpabilité mémorielle à sens unique.

    Or je viens de recevoir cette excellente nouvelle que je souhaitais vous annoncer sans plus attendre : aujourd’hui, un projet formidable se prépare pour permettre aux professeurs de transmettre à nouveau aux enfants l’amour de notre pays.

    Mais juste avant, permettez-moi de vous rappeler à quel point l’enseignement de l’histoire est menacé par l’instrumentalisation politique.

    Dans un manuel de collège que je consultais récemment, une double page était consacrée à Napoléon. Sur la gauche, une petite notice, faisant office de leçon, présentait l’Empereur comme un abominable tyran belliqueux, soulignant qu’il avait rétabli l’esclavage dans les colonies. Sur la droite, le seul document qui le représentait était une caricature le montrant… en train de faire ses besoins sur son pot !

    Et la Campagne d’Italie ?, me demandai-je stupéfaite. Et l’expédition d’Egypte ? Et le code civil ? Et Austerlitz ?

    Rien, ou presque. Ce que les auteurs de ce manuel souhaitaient manifestement faire retenir aux élèves de Napoléon, c’était l’image d’un despote odieux et ridicule.

    Et le reste est à l’avenant.

    Permettez-moi de vous dire ce que m’a confié un ancien inspecteur général, sympathisant de SOS Éducation, lorsque je lui ai fait part de ma stupéfaction :

    ” On parle beaucoup du défi de l’intégration par l’école, me dit-il. Mais moi, si j’arrivais dans un pays dont toute l’histoire était qu’il a été esclavagiste au XVIIIème siècle, colonisateur au XIXème et collabo au XXème, je n’aurais pas très envie de m’intégrer ! Il faudrait commencer par arrêter deux minutes de se flageller ! ”

    N’est-il pas grand temps, en effet ?

    Or voici qu’aujourd’hui, nous avons les moyens d’agir. Une jeune fondation, la « Fondation Aristote », qui se donne pour mission de remettre l’excellence au cœur du système scolaire, a demandé à une équipe d’historiens de rédiger un nouveau Manuel d’histoire pour les collégiens, dans l’idée de rééquilibrer l’idéologie dominante.

    Et ce nouveau Manuel d’histoire risque de faire du bruit.

    Livre d'histoire

    Livre d’histoire

    http://e.soseducation.org/r/?F=d4teulbxls29ng7n382dkcshk9etvmjrv83vwp3ju74mfjx926mub5q-6935580

    Attention, il ne verse pas dans l’extrême opposé : c’est pour cela que je vous parle de « rééquilibrage » : il est fidèle aux nouveaux programmes scolaires, mais il les présente en toute objectivité, de manière chronologique,et il en comble les lacunes.

    Le contenu de ce manuel est équilibré et fédérateur. Il sera publié, si nous lui en donnons les moyens, dans les mois à venir : le moment est parfaitement choisi, car les nouveaux programmes rentrent en vigueur à la rentrée prochaine, et tous les collèges vont devoir s’équiper de nouveaux manuels.

    Vous l’aurez compris, ce projet est avant tout un acte de résistance.

    C’est pourquoi il est important de nous mobiliser dès aujourd’hui : vous pouvez soutenir le projet de cette jeune fondation qui lance une campagne de financement pour le finir à temps.

    Libre d'histoire (2)

    Livre d’histoire (2)

    En effet, la conception d’un tel ouvrage est une entreprise extraordinairement complexe et ambitieuse, d’autant que celui-ci couvre les classes de 5e, 4e et 3e, soit tout le nouveau cycle 4…

    Il faut réunir près de 800 documents splendides, cartes, photos, qui illustrent toute l’histoire de France de l’Antiquité à nos jours sur 368 pages !

    Dans un premier temps, ce manuel d’histoire sera proposé GRATUITEMENT en version numérique. Le but est de proposer une vraie alternative, riche, documentée et attrayante, afin que les professeurs le découvrent et choisissent ce manuel pour leur établissement.

    Dans un second temps, ce manuel sera imprimé et envoyé à tous les collèges qui l’auront commandé. Il sera aussi disponible en librairie.

    La Fondation Aristote a besoin de vous pour financer l’édition de ce manuel. Les droits de reproduction des images, le graphisme, les cartes… tout cela représente un investissement important!

    Elle vient de lancer un appel à financement participatif sur KissKissBankBank.com.

    A titre personnel, j’ai fait un don, convaincue que ce projet peut apporter beaucoup aux élèves qui auront la chance d’en bénéficier, car ils y apprendront vraiment à aimer notre pays.

    Et je suis certaine que de nombreux professeurs feront de la résistance en utilisant ce manuel pour préparer leurs leçons, même si leur établissement est équipé d’un des manuels « officiels » !

    Voilà pourquoi je vous propose de participer au financement de ce projet ambitieux, en faisant aujourd’hui un don, selon vos moyens.

    Cliquez ici pour accéder à la page du projet :

    www.kisskissbankbank.com/fr/projects/publier-et-diffuser-le-nouveau-manuel-d-histoire

    Merci de soutenir généreusement cette initiative courageuse,

    Claire Polin
    Présidente de SOS Éducation

    P.S. Le principe du financement participatif est assez simple : en cliquant ici, vous arrivez sur une page de présentation avec notamment une vidéo de présentation.

    Vous pourrez également feuilleter quelques chapitres déjà en cours d’édition.
    Puis en cliquant sur « soutenir ce projet », vous pouvez choisir un montant et une contrepartie.

    http://www.polemia.com/sos-education-face-au-naufrage-de-lenseignement-de-lhistoire/

  • Loi travail : de violents affrontements, un policier grièvement blessé

    A Paris et dans plusieurs villes de province, les manifestations contre la loi travail ont encore tourné à l’affrontement entre les militants et les forces de l’ordre. Un policier a été grièvement blessé et se trouve en état "d’urgence absolue".

    Les manifestations contre la loi travail ont tourné à l’affrontement avec les policiers. © AFP

    Des violents heurts ont opposé ce jeudi les militants opposés à la loi travail et les forces de l’ordre. A Paris, Nantes, Rennes ou Lyon, les défiles ont tourné à l’affrontement avec la police. Près du pont d’Austerlitz, dans la capitale, des dizaines de manifestants ont lancé des pavés et des extincteurs contre les forces de l’ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes. Un policier a été grièvement blessé, a annoncé la préfecture de Paris. Il se trouve actuellement en "urgence absolue". A Nantes, des cailloux, de la peinture et des fumigènes ont également été projetés vers les gardiens de la paix, qui bloquaient l’accès au centre-ville avec un camion lanceur d’eau. Des abribus ont été brisés.

    Selon la CGT, cette manifestation a rassemblé 60 000 personnes à Paris, alors que la police en a compté 14 000. C’est moins que lors de la précédente manifestation où les organisateurs avaient annoncé 110 000 manifestants. Par ailleurs, les préfectures ont recensé la fermeture d’une quinzaine de lycées dans le pays. [....]

    Vu sur Valeurs Actuelles

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Loi-travail-de-violents

  • Journal du Vendredi 29 Avril 2016 : Entreprise / Quand l’Etat tue les petits patrons

  • 78% des Français redoutent une explosion sociale, selon un sondage

    Seuls 17% des Français sont d'accord avec l'affirmation de François Hollande selon laquelle la France "va mieux" et une large majorité d'entre eux (78%) redoutent au contraire une "explosion sociale", selon un sondage Elabe diffusé jeudi.
    "Oui, ça va mieux", avait lancé le chef de l?État lors de son intervention télévisé du 15 avril.
    Mais 83% des personnes interrogées ne sont pas d'accord avec cette affirmation.
    Si 40% des sympathisants de gauche approuvent les propos de François Hollande, 8% seulement des proches de la droite sont de cet avis, selon cette enquête sur le climat social pour BFMTV.
    Près de huit Français sur dix (78%) estiment en revanche qu'il existe aujourd'hui en France "un risque élevé" d'"explosion sociale", contre 22% pour lesquels ce risque est "faible".
    Ce risque de crise sociale "avec une multiplication des conflits sociaux voire un blocage du pays" est réel pour 64% des proches de la gauche et 84% de ceux de la droite.
    Enfin, seules 28% des personnes interrogées font confiance aux syndicats de salariés pour défendre leurs intérêts, contre 72% d'un avis contraire. Chez les seuls salariés, la confiance dans les syndicats grimpe à 34%, mais 66% d'entre eux ne leur font pas confiance.

    Notes :

    Enquête réalisée en ligne les 26 et 27 avril, auprès d'un échantillon de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuyElkuVEVHylFAJWV.shtml

  • Pierre Jovanovic : « Les jeunes devraient manifester devant Goldman Sachs » !

    Dédicaces du livre « 666 » de Pierre Jovanovic, à Reims

    Source: E&R

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Marion Maréchal-Le Pen : pour en finir avec le cléricalisme républicain…

    Il paraît que Marion Maréchal-Le Pen se rendrait bientôt à un colloque de l’Action française. Et alors ?

    Dans les années 90, en introduction de son essai, Ni droite, ni gauche, Français !, un certain Samuel Maréchal, alors directeur du Front national de la jeunesse, rappelait cette phrase de Jean-Jacques Rousseau : « La république, c’est la res publica, la chose publique. En ce sens, la monarchie est aussi une république. »

    Plus de vingt ans après, comme aurait dit Alexandre Dumas, la petite Marion Maréchal-Le Pen, élevée par qui vous devinez, remet aujourd’hui les pendules à l’heure quand, interrogée par nos confrères de i>Télé, elle explique : « J’appartiens à une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller au fond des idées. »

    Lire la suite

  • La survie de la France a reposé sur trop peu de familles

    De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

    6a00d83451619c69e201bb08ef97a7970d-800wi.jpg"Il est de bon ton, et le propos n’est pas sans fondements, de se lamenter sur les malheurs des temps, de déplorer le déclin de la France, de fustiger les oligarchies qui nous dirigent – on n’ose plus parler d’élites lorsqu’un ministre nous parle des « journals » qu’il lit et qu’un autre confond la semaine de Pâques avec la semaine sainte –, etc. Tout cela est vrai ! Cependant, il ne faut jamais perdre de vue que cet état de fait est le fruit d’une lutte quasiment permanente, depuis plus de deux siècles, des autorités politiques et intellectuelles de notre pays contre l’âme de la France, son Histoire, son peuple, sa mémoire, ses traditions, ses racines…

    Les sursauts français

    L’Histoire nous a cependant montré à plusieurs reprises que ce peuple que l’on croyait mort n’était, en fait, qu’en dormition.Le renouveau catholique du XIXe siècle après les folies révolutionnaires, le sursaut de Verdun et l’Union sacrée dans les tranchées après des décennies de persécutions anti-catholiques, l’avènement d’un gouvernement, issu de la Chambre du Front populaire, souhaitant la mise en valeur du Travail, de la Famille et de la Patrie, après la pire défaite militaire qu’ait jamais subie notre pays, les foules européennes et musulmanes du 13 mai 1958, à Alger, rassemblées autour du projet d’une Algérie française et fraternelle ; l’ampleur et la jeunesse, en 2013, du mouvement de résistance à la dénaturation du mariage, etc. Tous ces événements se sont produits à contre courant d’un prétendu sens de l’Histoire qui conduirait irrésistiblement à l’avènement de l’individu-roi et à la destruction des communautés naturelles et enracinées. Pendant ces années d’épreuve, la Providence ne s’est pas désintéressée du sort de la France. La Très Sainte Vierge Marie se déplaçant elle-même pour l’appeler à la prière et à la conversion en 1871 à Pontmain, en 1876 à Pellevoisin et en 1947 à L’Île-Bouchard.

    Une caste dirigeante indigne

    Les classes dirigeantes de notre pays partagent ensemble, au mieux une indifférence polie vis-à-vis d’un héritage multimillénaire qui les écrase, parce qu’elles sont intellectuellement incapables de le comprendre, et spirituellement hors d’état de le vivre ; au pire une haine féroce d’un passé prestigieux qui les renvoie à la médiocrité de leurs egos hypertrophiés et de leurs combines de boutiquiers. L’hostilité au catholicisme reste un marqueur majeur, au-delà du prétendu clivage droite-gauche, entre « hommes de progrès ». Les récentes curées, si j’ose dire, médiatiques contre NNSS Aillet et Barbarin en sont une illustration symptomatique.

    Des familles fidèles

    Contre les vents dominants de la pensée unique, de la facilité et de l’égoïsme triomphants, des familles de France ont, envers et contre tout, continué à transmettre d’abord la vie, ensuite un précieux patrimoine intellectuel, culturel, spirituel mais aussi matériel et familial. Elles ont transmis à leurs enfants des repères qui sont des phares dans la tempête. Le phare ne peut mettre fin à la tempête – seul le Seigneur peut l’apaiser –, mais il montre la voie du Salut et signale les écueils à éviter. Ces familles, méprisées par les autorités politiques, longtemps ignorées – au mieux, par les autorités religieuses qui contestaient l’enseignement d’Humanæ Vitæ – ont maintenu dans leurs mains tremblantes la petite flamme vacillante de la piété filiale, de l’espérance surnaturelle, de la foi intégrale et de la charité agissante. Elles ont préparé le terreau sur lequel pourront pousser les fleurs de sainteté militante qui permettront à la France de renouer avec sa vocation de Fille aînée de l’Église. Cependant ne nous leurrons pas : « Jeanne n’est pas un fruit purement spontané ; il y avait en France, à l’époque, des milliers de familles offrant un terrain d’éclosion humainement assez riche pour qu’y pût naître une Jeanne d’Arc. » Dom Gérard (Demain la chrétienté, Éditions Sainte-Madeleine)

    Le poids démographique

    Or un des aspects majeurs de notre drame est que, dans le choc des civilisations que nous vivons, la survie de la France a reposé sur trop peu de familles. Les réalités démographiques sont implacables. Le rayonnement de la France aux XVIIIe et XIXe siècles est en bonne part lié à son poids démographique en Europe. En 1800, la France compte 29 millions d’habitants face à 22 millions d’Allemands, désunis, 10 millions d’habitants du Royaume Uni et 17 millions d’Italiens, désunis. En 1910, la France compte 40 millions d’habitants, l’Allemagne, unie 58 millions, le Royaume Uni 45 millions et l’Italie 34 millions. C’en est irrémédiablement fini de l’hégémonie française en Europe !

    Ce qui vaut pour la France en Europe vaut également pour l’Europe dans le monde. L’Algérie qui comptait 3 millions d’habitants en 1850 en compte aujourd’hui 40 ; le Maroc est passé de 6 millions en 1900 à 33 millions en 2016 ; l’Égypte est passée en un siècle de 10 à 80 millions d’habitants, etc. Sauf miracle, immérité, notre avenir est écrit dans ces chiffres, dans le silence pesant de l’ensemble des responsables politiques de tous bords. [...]"

    Michel Janva