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France et politique française - Page 3866

  • Nous pas

    Prédécesseur de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l’Education «nationale», l’humaniste Vincent Peillon, promoteur en son temps de la théorie du Gender à l’école,  idéologue franc-maçon de l’espèce extrémiste, soucieux d’«arracher l’élève  à tous les déterminismes », et donc aux « déterminismes familiaux »,a pris logiquement sur RTL ce matin la défense de la catastrophique  réforme du collège. De son côté un communicant de  Manuel Valls a pondu en son nom  dans Libération une tribune du même métal pour en vanter les bienfaits, avec ce culot mensonger inaltérable qui caractérise le parti de l’étranger socialiste. Une volonté de nivellement par le bas qui est bien perçue et dénoncée par les Français. Quand on connait le peu de sympathie dont jouissent les syndicats dans l’opinion il est ainsi significatif que 60 % des Français,(et 72 % des sympathisants de droite !) , selon le dernier sondage réalisé par Odoxa, soutiennent la journée d’action et la grève des syndicats enseignants de mardi contre ladite réforme.  

    Une chute de niveau que le ministère de peut même plus cacher. Nouvelle matérialisation de cette dégradation, de plus en plus accélérée, selon une étude portant sur l’année  2014, émanant  de l’Education nationale,  portant sur  8000 collégiens de troisième , inscrits dans 323 collèges publics et privés sous contrat, un élève sur cinq est incapable de traiter des exercices de mathématiques de niveau CM2 ou de sixième. Quant au pourcentage des élèves dits de «très faible  ou de «faible niveau», il est  passé de 15% en 2008  à 19,5% l’année dernière….

    Redisons-le ici, cette faillite dans la transmission des savoirs élémentaires n’est pas nouvelle. Elle est aussi de la pleine et entière responsabilité des gouvernements de «droite », il faut se souvenir  notamment des initiatives et des bilans calamiteux d’un Xavier Darcos ou d’un Luc Chatel sous la présidence Sarkozy. Une involution qui doit autant au refus, à la peur de remettre en cause les oukases de la gauche progressiste, du pédagogisme soixante-huitard,  qu’à la poursuite de l’immigration qui entraîne une babélisation problématique des établissements.

    Comme il était noté très justement sur le site des Quatre vérités hebdo, la suppression des options latin et grec voulue par Najat Vallaud-Belkacem est aussi une aberration du fait que «bien des enfants issus de l’immigration font du latin. C’est l’assurance pour eux de mieux comprendre le français, matière de base pour comprendre toutes les autres. Le latin est un moyen d’intégration pour ces enfants. A l’heure où on insiste tant sur l’intégration, supprimer le latin est une absurdité. Quant à l’allemand, notre ministre souhaite en réduire l’enseignement, parce qu’il ne profiterait qu’à une élite. Mais toute nation n’a-t-elle pas besoin d’une élite ? Pourquoi ne pas écouter les enfants prêts à travailler plus que les autres ? ». Certes mais la méritocratie est devenue un gros mot, et  a disparu du  langage de la gauche depuis des lustres.

    Non, ce qui obsède le PS c’est le Front National et son prêt de neuf millions d’euros contracté en toute légalité auprès de la  First Czech Russian Bank, le seul établissement bancaire a avoir accepté de prêter de l’argent à notre Mouvement il y a quelques mois. Le lab d’europe 1 rapporte que ce prêt sera « l’angle d’attaque du «groupe PS à l’Assemblée nationale (qui)  va en effet mettre en place en octobre prochain une commission d’enquête visant le Front National.». « On va passer au laser les finances et le fonctionnement du FN. C’est ce que confie un député socialiste à la manœuvre dans ce qui est présenté clairement comme une entreprise de déstabilisation (du FN)» visant  à «plomber l’entrée en campagne de Marine Le Pen».

    Car en effet, «il est impossible de se soustraire à une commission d’enquête parlementaire. Marine Le Pen et tous les responsables du FN convoqués devront donc répondre lors de séances publiques et filmées. Le supplice (sic) est prévu pour durer jusqu’à six mois, avec une possible enquête jusqu’en Russie. Autrement dit, cette commission, qui s’ajoute à l’enquête judiciaire en cours sur le financement de plusieurs campagnes du FN, va notamment feuilletonner pendant les élections régionales ».

    Qu’un Parti socialiste,  symbole depuis des décennies  de l’affairisme, de la corruption et des magouilles diverses et variées, se lance sur ce terrain avec le but avoué de semer le doute sur la probité du Front, tout en sachant pertinemment que ce prêt n’a rien d’illégitime, en dit long justement sur la faiblesse des «angles d’attaque» dont il dispose contre l’opposition nationale.

    Dans cette offensive contre le FN, une figure tutélaire du PS comme Jack Lang, recasé grassement à la tête de  l’Institut du Monde arabe (IMA),  entend prendre toute sa part, moyen facile de voir sa prose relayée dans les médias. Ex ministre de la Culture qui comme le rappelait dernièrement un communiqué de Steeve Briois, tente peut être en fustigeant le FN de «faire oublier la facture impayée de 41 000 euros que lui réclamait le traiteur libanais de l’IMA ». Un détail peut être au regard des accusations portées contre lui par Sophie  Coignard et Alexandre Wickham, auteurs de L’Omerta française, qui l’ont accusé, rapportait L’Express en septembre 2005, « d’avoir gardé pour lui, en toute légalité, les fonds secrets que Matignon dispensait, jusqu’à leur suppression par le gouvernement Jospin ». « En 1999, Jack Lang perdit son procès en première instance » contre les journalistes… «  et gagna 1 franc de dommages et intérêts en appel »…

    Invité du Talk le figaro en mars dernier, ce même Jack Lang affirmait sans rire que «l’image de notre pays est salie par le FN». En déplacement la semaine dernière à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis), il a été rapporté par le  chargé de communication du lycée français visité par ce socialiste que ce dernier expliqué aux lycéens français que  « le FN est une secte néo-fasciste » !

    Le propos est ridicule et il y a fort à parier que M. Lang n’en croit pas un mot, l’important pour lui étant de maintenir un climat anxiogène autour de l’opposition patriotique. Pour autant, quitte à se draper dans la posture du vertueux  républicain fustigeant la bête immonde, les Français auraient certainement préféré que ce hiérarque socialiste réagisse fortement aux  accusations très graves de pédophilie  portées contre lui.  Notamment  il y a plus de quinze ans par Roger  Holeindre dans un discours audio circulant sur internet, qui évoquait l’affaire dite du Corral, centre d’accueil de jeune autistes et handicapés violés et torturés par des notables. Mais aussi que Jack Lang s’explique sur le sens précis de sa déclaration, le 31 janvier 1991 à la revue Gay Pied :« La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle den aborder les rivages ». C’est ce type de déclarations qui selon nous, salissent l’image de la France quand elles sortent de la bouche d’un ministre.

    Mais peut être qu’après tout, à l’instar du reste de sa famille socialiste qui voit la France tomber dans l’abîme sans se remettre en question, Jack  a-t-il fait sienne la  formule des squadristes du  fascisme mussolinien : « Me ne frego » (je m’en fous). Nous pas.

    http://gollnisch.com/2015/05/18/nous-pas/

  • Charlie Hebdo s’enlise dans la crise

    La mise à pied de la journaliste Zineb El Rhazoui a ravivé les tensions entre les journalistes qui appellent à une remise à plat de la gouvernance du journal et la direction. Selon Mediapart, Luz envisagerait de quitter la rédaction.

     

    Charlie Hebdo est sous tension. Quelques mois après l’attentat qui a décimé la rédaction, les relations entre la direction et les journalistes se sont envenimées. Dernière illustration en date : la mise à pied de la journaliste Zineb El Rhazoui. Cette dernière a été convoquée pour un entretien visant, selon la direction, à « la rappeler à ses obligations minimales vis-à-vis de son employeur, suite à de nombreux incidents ». La sociologue franco-marocaine s’est dite « choquée et scandalisée ». Plus symbolique encore : selon Mediapart, qui cite des sources internes à la rédaction, « le dessinateur Luz a confié récemment qu’il n’en pouvait plus, et a annoncé son départ pour septembre ». Luz qui fait d’ailleurs l’objet d’attaques sévères de la part de Jeannette Bougrab, ex-compagne de Charb, qui le qualifie d’ « usurpateur » dans un entretien à Valeurs Actuelles.

    Toutes ces tensions ont pour point de départ les 30 millions d’euros récoltés en dons, aides et ventes, et dont la gestion est concentrée entre les mains de trois actionnaires : les parents de l’ex-directeur de la rédaction Charb, qui détiennent 40% du titre, Riss, le dessinateur et nouveau directeur de la publication (40%) ainsi que le directeur financier Eric Portheault (20%). Dès le mois de mars, des salariés, réunis en collectif, réclamaient une remise à plat de la gouvernance afin d’instaurer une structure de capital beaucoup plus collégiale. Une demande qui selon l’avocat du titre, avait « navré » la direction. « Tout cet argent fait plus de mal que de bien », déplorait-il. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Charlie-Hebdo-s-enlise-dans-la

  • Un chômage à 35% d’ici 2025 ?

    Entre 1989 et 2013, le taux d’activité réelle en France est passé de 42.75% à 36.88%. La faute à la “crise” ? Pas sûr. Il y a 18 mois, deux chercheurs britanniques ont évaluél’impact de la computérisation de l’économie sur le niveau de l’emploi.

    Les chiffres sont sans appel. Aux États-Unis, 47% des emplois actuels sont tout simplement amenés à disparaître au cours des 10 prochaines années. Le cabinet Conseil Roland Berger estime qu’en France, ce sont 3 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être détruits amenant le taux de chômage (catégories A, B et C) entre 13 et 18% d’ici 2025.

    Avec le vieillissement de la population, la destruction de 3 millions d’emplois supplémentaires serait fatale à un régime de retraites dont l’assiette est basée, pour l’essentiel, sur les salaires.

    Financer la protection sociale

    La recherche d’une plus grande compétitivité-coût artificiellement entretenue par des exonérations de charges massives, partiellement compensées, ne peut d’ailleurs que contribuer à accélérer l’implosion programmée du financement de la protection sociale, freinée temporairement par le recours massif à la dette!

    Si nous ne réfléchissons pas rapidement au changement d’assiette, notre système de répartition ne survivra pas à la computérisation de l’économie.

    En ajoutant 3 millions de chômeurs supplémentaires aux 6 millions d’aujourd’hui, les conséquences d’un chômage à près de 35% de la population active d’ici 2025 – toutes catégories confondues – nous amèneraient alors [...] au risque d’une explosion sociale [...]

    Agoravox

  • Dans ce lycée public du Val-de-Marne, elles viennent étudier en tenue islamique


    Au lycée, des étudiantes en tenues islamiques par leparisien

  • Affaire Ménard : les incohérences du totalitarisme français

    Personne n’échappe à la traque des talibans de la pensée.

    Si Robespierre n’avait pas été guillotiné à son tour, qui aurait échappé à son totalitarisme révolutionnaire ? Il est des dérives qui ne connaissent d’arrêt que par une forte réaction.


    Qui ne voit que notre régime est engagé dans une fuite en avant porteuse de dangers ? Alors que notre démocratie vote une loi pour ficher, surveiller et réprimer tous les citoyens, on devient hystérique quand le maire d’une ville veut, pour des raisons pratiques, savoir combien il y a de musulmans dans les classes. Le comptage des musulmans serait donc pire que le fichage des Français ? Tout est dit.

    Nos gouvernants veulent faire disparaître la France ethnique et culturelle dans un nouvel ensemble cosmopolite imposé par les immigrations mondialistes et la démographie tiers-mondiste.

    Ils veulent faire de la France une sorte de petite Amérique à prétention universelle au nom des valeurs de la Révolution. Or, dans le pays qui a été créé par l’immigration, en passant par le génocide presque réussi des Indiens, les statistiques ethniques sont un instrument majeur du vivre-ensemble. Quand la société a cessé en partie d’être homogène, il faut bien savoir qui est qui et où pour s’adapter.

    Dans la société rêvée de Christiane Taubira et de Manuel Valls, la statistique ethnique est indispensable pour établir la discrimination positive et lutter contre les disparités.

    Vouloir nier les problèmes liés, dans certaines écoles, à la présence d’une majorité d’enfants de culture musulmane avec tous les problèmes que cela comporte est bien sûr une stupidité. Il ne s’agit certes pas de ficher pour on ne sait quel objectif, mais de savoir. Notre démocratie a horreur de la connaissance des réalités.

    Ceux qui ressortent la fameuse Etoile jaune pour diaboliser le maire de Béziers sont des malhonnêtes ou des imbéciles. Le comptage de Ménard n’est même pas ethnique mais religieux, car le problème ce n’est certes pas la race mais bien la religion.

    Ce pauvre David Pujadas l’a appris à ses dépens. Ce donneur de leçons si content d’infiltrer ceux qu’il n’aime pas pour les démolir avec des méthodes qui font honte parfois à la déontologie journalistique a été pris à son propre piège.

    Dans un sujet voulant dénoncer les méchants Français et l’exclusion des immigrés, il avait pris la défense d’une pauvre femme en butte à bien des obstacles pour se marier. Il l’avait présentée, pour bien insister, comme une musulmane voulant épouser un Français… pauvre David ! Il est depuis harcelé par ceux qui dénoncent un dérapage.

    La préférence musulmane des médias malgré le terrorisme islamique n’ est pas toujours un long fleuve tranquille et on trouve toujours plus inquisiteur que soi.

    On comprend que dans ce pays, où on ne peut plus rien dire qui heurte l’islamisation et le métissage de la société, les médias haïssent les analyses provocatrices de Le Pen, Jean-Marie pas Marine… Mais elle n’y échappe pas cependant malgré tous ses efforts.

    L’affaire Ménard comme l’affaire Pujadas révèlent que le totalitarisme français, sous couvert de démocratie bien sûr, est un régime qui menace la liberté d’expression et la liberté de penser… qui menace même l’intelligence, ce qui est un marqueur, paraît-il, du totalitarisme, non ?

    Jean Ansar, 09/05/2015

    Source : Metamag.fr

    http://www.polemia.com/affaire-menard-les-incoherences-du-totalitarisme-francais/

  • Réforme du collège : les raisons de la rébellion

    Un exposé de la réforme et des raisons de s'y opposer, par François-Xavier Bellamy.

    Louise Tudy

  • Immigration : Marine Le Pen tacle Valls et Sarkozy

    Marine Le Pen renvoie dos à dos Valls et Sarkozy, tous deux accusés d’être immigrationnistes en raison de leur européisme

    Dans un communiqué publié ce dimanche, Marine Le Pen a affirmé que « derrière leur agitation médiatique, Valls et Sarkozy sont soumis à la politique d’immigration massive » de l’Union Européenne, qui est favorable à l’instauration de quotas de migrants dans les pays membres.

    « En étant intégralement soumis à l’Union européenne comme l’UMP et le PS le sont, ils ne peuvent que s’aplatir devant les ordres venus de Bruxelles. Manuel Valls reste dans le flou, évoquant une répartition plus équitable des étrangers qui déferlent sur les côtes de l’Europe, et donc un nouvel alourdissement de la charge migratoire qui pèse déjà de tout son poids sur la France », ajoute-t-elle.

    Mme Le Pen affirme refuser « catégoriquement toute idée de quotas de migrants et demande aux autorités françaises d’agir maintenant en toute urgence, pour faire face à la déferlante migratoire : restauration immédiate de nos frontières nationales, reconduite systématique des bateaux de migrants vers les ports d’origine, gel de la politique de l’asile totalement encombrée, suppression des aides sociales destinées aux demandeurs d’asile et aux clandestins pour les dissuader de venir, reconduite à la frontière des clandestins déjà arrivés en France ».

    http://fr.novopress.info/

  • Radio Courtoisie : J.-M. Le Pen reçu par H. de Lesquen, suite à sa suspension du FN (11.05.15)

  • Postmodernité et non hypermodernité : réflexion sur les origines de la catastrophe par Philippe DELBAUVRE

    Si la France est en effet dirigée par qui – un singulier pluriel – l’on sait depuis des décennies, ce n’est que suite aux desiderata du peuple qui utilise, comme on sait, le suffrage universel.

    Et que l’on ne vienne pas m’affirmer que les jeunes d’aujourd’hui seraient pourris jusqu’à la moelle, contrairement à leurs aînés. Ce sont leurs parents et grands-parents qui abandonnèrent volontairement et l’Indochine et l’Algérie. Non pas qu’ils fussent favorables à l’Indochine indépendante ou à l’Algérie algérienne. c’est encore plus grave : ils s’en foutaient … Après la phase austère de la reconstruction suite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils purent consommer et c’était là l’essentiel à leurs yeux. En ce sens, il y eut dès cette époque ce que l’on peut appeler une pré-postmodernité.

    Cette dernière s’était annoncée voilà bien longtemps de par ses lointaines origines. Rappelons que ce que l’on appelle l’anti-humanisme n’est nullement une opposition totale à l’homme mais le fait de considérer qu’il existe des valeurs – elles peuvent être diverses – qui lui sont supérieures. L’anti-humanisme consiste prosaïquement à ne pas mettre l’homme au centre. L’humanisme lui, comme mouvement historique majeur, naît approximativement dans le cadre de la Renaissance.

    S’il est de nombreux ouvrages intitulés Histoire de la philosophie, il en est un paru aux éditions Folio, en six tomes. Bien évidemment, un chapitre y est consacré à la Renaissance dont la rédaction fut confié à un spécialiste de cette période historique. Le constat final – effectué donc par un spécialiste – est des plus noirs. La Renaissance est, contrairement à ce que pensent la majeure partie des Français, nullement une lueur dans l’obscurité. Que l’on songe par exemple aux « penseurs » de cette époque qui se préoccupaient beaucoup d’alchimie (pouvoir transformer le plomb en or, fait important déjà) et d’astrologie (que d’horoscopes de marabouts et de medium aujourd’hui).

    Vouant aux gémonies la pensée médiévale, ils en revinrent au monde antique – ce n’est pas nécessairement négatif – se contentant de bêtement le répliquer, comme si ce monde du passé lointain n’avait pas de dynamique. Même erreur lorsqu’il s’agit de fustiger le Moyen Âge, postulé comme uniformément noir, alors même que lui aussi disposa de sa propre dynamique en matière de pensée et que, socialement, bien des paysans vivaient au XIIIe siècle très convenablement, ce que la plupart des Français ignorent.

    Si l’on peut critiquer une société au motif que durant au moins un millénaire, elle fut intellectuellement religieuse, on ne peut tirer un trait sur un millénaire d’existence et d’ailleurs – encore une fois – de progrès substantiel : même si l’on est païen, on est bien obligé – objectivement – que dans l’histoire de France, le catholicisme est fait plus que majeur, consubstantiel à l’essence française.

    Les anciens furent ceux qui apportèrent un intérêt majeur au Passé. Chacun comprend très bien qu’aujourd’hui le terme dispose d’une acception souvent négative : « le passé est ce qui est dépassé », nonobstant l’investissement de dizaines de générations qui œuvrèrent, eux, dans la discrétion. À ces Anciens donc, tout naturellement vinrent s’opposer ceux que l’on appela les Modernes, soucieux de l’avenir. Démarche quelque peu ridicule sachant que de l’avenir, les Anciens se préoccupaient aussi. Aberration, si le Passé – surtout avec les moyens d’accès au savoir d’aujourd’hui – est connaissable, l’avenir ne l’est que peu. À moins de disposer (Renaissance ?) d’une boule de cristal…

    Je conteste avec la plus grande vigueur le terme d’hypermodernité. Le choix du mot implique que la période que nous vivons est une extrapolation de la modernité, c’est-à-dire d’un point de vue temporel, du culte de l’Avenir. Or, c’est totalement faux. D’où ma préférence pour le terme de postmodernité. Après le Passé puis l’Avenir, vint et perdure le culte du Présent dont on sait pourtant qu’il n’existe physiquement pas : à peine l’évoque t-on qu’il fait déjà partie du Passé.

    Ce culte du Présent suinte au quotidien de tous les murs de la société contemporaine. Je demande au Lecteur de faire l’effort de trouver des exemples qui ne manquent nullement. Ainsi – c’est un exemple – des candidats à la présidentielle qui ne se préoccupent que des cinq années à venir alors que naguère on s’inscrivaient dans une perspective de très long terme.

    Même si on n’est nullement obligé de célébrer le général de Gaulle – loin s’en faut – force est de constater qu’il avait pour projet de politique constitutionnel de doter la France d’une république forte – et ce fut le cas pour la Cinquième – qu’il voulait substituer à des régimes républicains malingres. Il eut le mérite de s’inscrire, même si sa démarche en fait en quelque sorte un Moderne, dans la longue durée.

    Qui ignore de nos jours, les crédits à la consommation, qui visent à satisfaire des pulsions d’achat donc immédiates (le Présent) alors même que l’on n’en a pas la nécessité immédiate ?

    Qui méconnaît que désormais on ne se marie pas qu’une fois dans sa vie là où naguère dans un couple, Passé et Présent conjugués signifiaient promesse du Futur ?

    Qui ignore le fait zapping concernant la télévision, phénomène que l’on peut étendre à l’ensemble de la société contemporaine , si l’on veut bien donner la peine d’y réfléchir ?

    La postmodernité n’est donc pas continuité ou extrapolation de la modernité mais constitue bien une rupture. Rien à cela de surprenant à cela. Le penchant naturel de l’homme le pousse à revenir à sa naturelle animalité qui le mène naturellement donc au Présent. La conquête des sommets, dont l’appartenance au genre humain qui n’est pas naturelle, est l’un des aspects, n’est que le fait d’une infime minorité : on ne naît pas homme, on le devient. Et c’est des plus difficiles, y compris pour cette minorité qui emprunte ce chemin.

    C’est en cela qu’il existe une paradoxale ressemblance entre catholicisme et communisme. Dans les deux cas – relire par exemple Saint Augustin et notamment ses Confessions – l’éducation est célébrée. A contrario, le monde contemporain célèbre l’hypertrophie d’un Moi, simplement préoccupé de lui-même. C’est une dérive toute logique, donc une extrapolation naturelle, de l’humanisme philosophique. Si chaque homme devient la finalité, presque tout lui est permis. On ne s’étonnera donc pas du mariage homosexuel sur lequel on a tellement glosé. Pas plus que de la transexualité ou de la pédophilie.

    L’idée de tolérance, tant célébrée de nos jours, est elle aussi un mythe. Elle n’est le plus souvent, chez nos contemporains, qu’un synonyme d’indifférence. On tolère dès lors où « on s’en fout ». En revanche, dès lors où le Moi hypertrophié se voit contrarié, même pour les plus nobles raisons, l’intolérance et l’agressivité se font immédiatement jour.

    Combattre les innombrables dérives du monde contemporain sans en revenir à leur source, c’est arracher la mauvaise herbe, laissant la racine en place qui, fatalement, repoussera.

    Ce moi hypertrophié que favorise, et fatalement finit par subir (que l’on songe aux multiples catastrophes ambiantes), la majorité de nos contemporains était donc prévisible. Et la descente aux enfers se poursuit. Fatalement, au fait républicain, ne pouvait que se substituer la démocratie libérale. Au bien commun, l’intérêt général. Et à ce dernier, le chacun pour soi et Dieu pour personne.

    Philippe Delbauvre

    • D’abord mis en ligne sur Vox N.-R., le 8 mars 2015.

    http://www.europemaxima.com/