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France et politique française - Page 3869

  • Un recours contre le nom «Les Républicains» sera examiné en justice

    Des organisations et élus de gauche ont obtenu vendredi de la justice qu'elle se penche en urgence sur la légalité de l'utilisation du nom qui doit remplacer l'UMP.

    Le collectif d'avocats mené par Christophe Lèguevaques, inscrit au barreau de Paris, a fini par mettre ses menaces à exécution ce vendredi: il a déposé un recours en justice pour faire invalider l'utilisation du nom «Les Républicains» pour qualifier la nouvelle UMP.

    Les avocats étaient mandatés par les signataires d'une pétition contre «l'accaparement» du terme «républicains»: parmi eux, d'anciens ministres comme Jean-Louis Bianco, Christian Sautter ou Jean-Pierre Chevènement, et des associations comme la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), liée au PS, ou Génération République, un collectif proche du MRC. Le recours sera examiné par le tribunal des référés de Paris vendredi prochain à 13h30.

    Lors d'une conférence de presse, le 5 mai, le collectif d'avocats avait affirmé vouloir «empêcher l'exploitation commerciale du mot ‘républicain'». Pour Christophe Lèguevaques, «les Républicains, ce sont les Français. On ne peut pas prétendre exclure les autres Français, qui ne sont pas de droite, ou à l'UMP».

    Dans l'argumentaire, la convention de Paris et «Je Suis Charlie»

    our assurer la recevabilité de leur recours, les requérants s'appuient de plusieurs points. Selon eux, la convention de Paris, signée en 1883 et révisée depuis, interdit aux marques d'utiliser des «emblèmes d'Etat, signes officiels de contrôles et emblèmes d'organisation intergouvernementales». Cette convention interdit aussi l'utilisation de «sigles ou dénominations». Dans les logos déposés en 2014, les plaignants estiment que «l'utilisation du drapeau tricolore national est manifeste», affirme le recours, que le Scan a pu consulter.

    Le référé évoque également le cas de la marque «Je Suis Charlie», que l'Inpi avait refusé d'enregistrer «du fait de sa large utilisation par la collectivité». De plus, tous les mouvements associés au recours contiennent le mot «républicain» dans leur nom. Or, selon le texte, l'Inpi stipule que le nom d'une association «est protégé par le droit d'usage pour l'activité déclarée à la préfecture».

    L'agence de com' des Républicains également visée

    Dans le recours, il est précisé que la plainte concerne l'utilisation du mot «Républicains» par l'UMP, mais aussi l'agence de communication Aubert & Storch, qui est en charge de la communication du parti politique de droite et qui a réalisé le logo du nouveau parti.

    Akhillé Aercke Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFEZEuklFeiGMivar.shtml

  • La loi protège mieux les squatteurs que les propriétaires

    Suite à l'affaire Maryvonne, cette octogénaire à la rue suite au squat de sa propriété, Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention du ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’occupation illégale d’une propriété :

    "La loi n°2007-290 du 5 mars 2007, « instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale », s’avère porter de graves préjudices pour le droit du propriétaire d’un domicile. En effet, lorsqu’un propriétaire n’a pas entrepris de démarches dans les 48 heures suivant l’installation de squatteurs, ces derniers peuvent invoquer la loi DALO.

    L’article 38 de la loi suscitée est censé faciliter l’expulsion des squatteurs. Or il est matériellement très difficile pour le propriétaire de réunir toutes les conditions inscrites dans l’article sous 48 heures pour mettre fin à l’intrusion illicite. Passé ce délai, le flagrant délit ne peut plus être caractérisé et la police ne peut plus procéder à l’expulsion immédiate des squatteurs. Dès lors, les occupants illégaux ne peuvent être contraints de libérer les lieux, selon l’article 61 de la loi du 9 juillet 1991, uniquement via une décision de justice. Les délais de décision de justice, le recours des squatteurs et l’application de la décision par le préfet engagent le propriétaire spolié de son bien dans un marathon judiciaire d’une à deux années. Ainsi, ces derniers jours une retraitée âgée de 83 ans n’a pas pu rentrer chez elle après que des individus aient dégradé sa demeure en abattant des cloisons, en taguant les murs, en érigeant des barbelés grâce à un scandale juridique leur permettant de se déclarer occupants légaux. Si la propriétaire avait pénétrer dans sa propre maison, cela lui aurait valu d’enfreindre la loi en commettant une violation de domicile.

    Le propriétaire se retrouve à la rue, le plus souvent sans proposition d’hébergement d’urgence et sans aide juridictionnelle, pourtant nécessaire au regard de la longueur et de la complexité de la procédure. Les squatteurs étant insolvables, il revient à la victime du préjudice de financer le coût des réparations. Au combat juridique, s’ajoutent des préjudices moraux et financiers dévastateurs.

    C’est pourquoi elle demande s’il est prévu de revenir sur le délai de flagrant délit d’occupation sans titre d’un logement afin de faciliter l’expulsion des squatteurs. De même, elle demande s’il est envisagé de revoir la politique du logement afin que les individus entrés par effraction ne puissent plus se targuer d’être dans la légalité."

    Michel Janva

  • « La Marche des lemmings/ La deuxième mort de Charlie Hebdo » de Serge Federbusch

    Interview de Serge Federbusch sur Atlantico pour la sortie de La Marche des lemmings.

    ♦ Serge Federbusch, président du Parti des Libertés et fondateur de Delanopolis, site indépendant d’informations en ligne sur l’actualité politique parisienne, est l’auteur d’un livre paru le 6 mai : La Marche des lemmings, consacré à l’affaire Charlie-Hebdo.

    Il y explique « comment le pouvoir socialiste a manipulé l’opinion au moment des attentats de janvier pour escamoter ses faillites et sa responsabilité ; et comment la manifestation monstre du 11 janvier résulte elle aussi d’un conditionnement pour dévier l’émotion populaire vers le “pas d’amalgame” en niant l’évidence des progrès du fondamentalisme musulman en France ».

    Charlie-Hebdo, la manipulation du siècle ? Au lecteur de juger.

    Polémia.


    Question : La manipulation du siècle, vous n’y allez pas un peu fort !?

    Réponse : C’est vrai, ce siècle n’a que quinze ans, comme dirait Victor Hugo. Pourtant, nous avons assisté à un cas d’école de manipulation qui restera dans l’Histoire.

    Q. Laquelle précisément ?

    R. A toutes les étapes de cette affaire, l’opinion a été trompée. D’abord, il y a eu un dysfonctionnement majeur des services de renseignement.

    Savez vous qu’il a fallu attendre le 3 avril dernier pour qu’enfin un journal national, Le Monde pour ne pas le citer, indique que le ministère de l’Intérieur avait intoxiqué la presse en lui faisant croire que la surveillance des frères Kouachi avait été interrompue à la demande de la «Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité» ?

    En réalité cette instance où siègent des hauts magistrats a publié le 12 janvier, au lendemain donc de la grande manifestation, un communiqué pour expliquer qu’ « à aucun moment (elle) n’avait manifesté d’opposition … les affirmations contraires sont au mieux une inexactitude, au pire une manipulation ».

    Mesurez-vous l’ampleur du scandale ? Une commission officielle parle de manipulation, forcément du ministère de l’Intérieur, dans une affaire qui ébranle la République. Et ce communiqué, qui aurait dû exploser comme une bombe, a été soufflé par la déflagration de la manifestation des Charlie !

    Tout est à l’avenant dans cette affaire.

    La protection du siège de Charlie était indigente, largement pour faire des économies de bouts de chandelle alors que, deux semaines plus tôt, Valls disait dans un discours officiel que le péril djihadiste n’avait jamais été aussi élevé en France.

    La cavale des Kouachi fut extravagante et témoigne d’une faillite complète des services de police. Une demi-heure de fusillade au centre de Paris, douze morts, des véhicules de police qui reculent et des tueurs qui s’évaporent Porte de Pantin après avoir braqué une autre voiture ! Si on n’avait pas eu affaire à un commando suicide sans plan de fuite ou de planque, il aurait pu disparaître dans la nature et, aujourd’hui, pas un jour ne se passerait sans que l’UMP et le FN ne réclament la démission de Hollande. Tout cela est expliqué dans le détail dans mon livre.

    Q. Et l’esprit du 11 janvier, la grande marche, des manipulations aussi ?

    R. L’émotion populaire était indéniable. Mais tout a été orchestré pour que les responsabilités du pouvoir ne soient pas mises en cause et pour protéger les musulmans, électorat cher au pouvoir, d’un accès de courroux populaire au nom du « pas d’amalgame ».

    La désopilante marche des dirigeants, présentée sur le moment comme prenant la tête du cortège et qui en réalité a eu lieu en vase clos, les transports gratuits, l’appel à manifester de tous les médias sans exception ou presque … et surtout la date choisie.

    Valls et Hollande ont décidé en effet du report d’un jour pour permettre la scénarisation du défilé et ont fait ce choix dès le 8 janvier, avant que les Kouachi ne soient mis hors d’état de nuire et avant même les meurtres de Coulibaly Porte de Vincennes. Le pouvoir a fait courir des risques inconsidérés à la population pour organiser son dérivatif. Il a eu beaucoup de chance, à la différence des victimes des assassins.

    Q. Cela ne remet pas forcément en cause le souci de ne pas faire d’amalgame. Vous ne croyez pas à la thèse de la séparation entre islamistes et musulmans ?

    R. C’est une distinction destinée à ne pas effrayer l’opinion. Il y a une différence de degré et pas de nature entre les deux. Le Coran est un peu une auberge espagnole avec des passages plus ou moins agressifs et on peut y trouver ce qu’on y cherche.

    Diriez-vous que le régime saoudien, qui décapite hardiment et où la femme est discriminée, incarne un islam modéré ? Pourtant, il s’oppose à Al Qaïda. La situation est beaucoup plus complexe que le monde binaire pour bobos-bisounours décrit par Joffrin à longueur d’éditoriaux dans Libération.

    La réalité est que le fondamentalisme fait des progrès constants en France et que la classe dirigeante nie l’évidence par lâcheté et/ou clientélisme. Ecoutons le député socialiste Malek Boutih, qui nous appelle à l’intransigeance face à cette peste, plutôt que les prêches du vivre-ensemble.

    Q. Vous semblez dire dans votre livre qu’au fond les frères Kouachi ont gagné, que le pouvoir recule face au fondamentalisme ?

    R. Depuis le 11 janvier, il y a eu au moins dix cas d’événements annulés, d’expositions amputées, de festivals écourtés par peur d’attentats.

    Quand, il y a cinq jours, Luz vous explique qu’il n’a plus envie de caricaturer Mahomet, vous sentez comme un parfum de dhimmicratie dans l’air…

    Q. Et les médias, vous ne les épargnez pas ?

    R. Certes pas. Ils ont pour la plupart servi de courroies de transmission à cette gigantesque manipulation. Une semaine après les attentats, certains vous expliquaient que les vrais responsables s’appelaient Eric Zemmour et Renaud Camus !

    Q. Pourquoi « La Marche des lemmings » ?

    R. Ces mignons petits rongeurs ne savent pas canaliser leur instinct grégaire, se regroupent et, dans leur transhumance, nombre d’entre eux périssent dans des bousculades. C’est une image pour montrer comment la manifestation, partant d’un bon mais irréfléchi sentiment, se retourne à la fin contre ses participants.

    Q. Que pensez-vous du livre d’Emmanuel Todd sur le sujet ?

    R. Il sort demain, je vous en parlerai quand je l’aurais lu. Dans ces interviews, il me semble céder à une sorte de normalisation paradoxale de son propos. Il tire la conclusion qu’il ne faut pas stigmatiser, c’est ce que le Système attend de lui.

    Q. Et l’avenir ?

    R. Franchement, il est sombre. Le Système politique et médiatique fera tout pour éviter d’affronter le problème du fondamentalisme musulman en face. Avez-vous remarqué que les voiles prolifèrent dans les rues depuis janvier ?

    Salafistes, wahhabistes et autres ultra-conservateurs semblent prendre le contrôle de la communauté. Les musulmans français cherchent de plus en plus à affirmer leur identité par une pratique religieuse régressive. C’est un retour catastrophique en arrière.

    Dans ma jeunesse, j’ai eu plusieurs amies et quelques petites amies musulmanes qui adoraient le whisky, le rouge à lèvres et le slow langoureux. Sont-ce leurs filles qui portent le voile aujourd’hui ? J’ai peine à le croire et à comprendre comment nous sommes arrivés à ce désastre.

    Atlantico.fr, 6/05/2015

    Source : atlantico.fr

    http://www.polemia.com/la-marche-des-lemmings-la-deuxieme-mort-de-charlie-hebdo-de-serge-federbusch-2/

  • Il faut redonner aux chefs d’établissement le choix de leurs professeurs

    Pierre de Laubier, professeur dans un établissement catholique parisien, vient de publie run ouvrage intitulé "L'école privée...de liberté". Il est interrogé dansPrésent. Extrait :

    L"[...] Je ne raconte que ce que j’ai vu de mes yeux et que j’aurais bien aimé savoir en tant que parent d’élèves.[...] Je démontre que ce n’est pas l’Etat seul qui entrave la liberté des écoles privées : elle a été confisquée par les directions diocésaines.

    Autorité des parents, programmes, etc. : l’école catholique a-t-elle donc signé son arrêt de mort en étant sous contrat ?

    Quand les contrats ont été signés conformément à la loi de 1959, l’école publique était aussi bien tenue et d’un niveau souvent meilleur que l’école privée. Nul n’imaginait que l’entreprise de propagande qu’est l’éducation nationale prendrait de telles proportions, au point de contredire point par point la morale et l’anthropologie chrétiennes. Mais n’oublions pas la loi sur le collège unique de 1975 : c’est elle qui rend nécessaire l’appauvrissement de programmes que la plupart des élèves sont incapables de suivre. Elle porte d’ailleurs atteinte à la liberté des parents, qui ont le choix entre des écoles… qui suivent toutes le même programme ! Désormais dépendantes des subsides de l’Etat, les écoles catholiques ont suivi cette évolution : c’est la première mâchoire du piège.

    Vous êtes particulièrement sévère envers la direction diocésaine, que vous accusez de « tromperie sur la marchandise ». Pouvez-vous nous expliquer cela ?

    La direction diocésaine, administration opaque qui fait écran entre les évêques et les écoles, est la seconde mâchoire du piège. Sa résistance aux empiétements de l’Etat a été plus que lâche. Et c’est elle qui prive les directeurs du choix des professeurs, par le biais d’un « préaccord » destiné, en principe, à écarter ceux dont les convictions ou les mœurs vont à l’encontre de la vie chrétienne, mais qui élimine en fait les « trop » catholiques, considérés comme des gêneurs. L’affaire Gerson illustre le fait qu’être un directeur engagé est devenu risqué, du moins sous la houlette de M. Gautier, actuel directeur diocésain qui, non content de démettre l’excellent directeur de Stanislas, s’est fait nommer lui-même à sa place ! A cette nouvelle, l’un des aumôniers a aussitôt demandé sa mutation, ce qui en dit long… Quand ni les professeurs ni les élèves ne sont catholiques, et que le catéchisme n’est qu’une vague « proposition », l’étiquette « catholique » relève de la publicité mensongère. Quand les établissements prétendent « accompagner » les élèves en difficulté, c’est un mensonge car le collège unique à programme unique interdit de le faire vraiment. Comment, enfin, oser parler « d’équipe pédagogique », quand ce ne sont plus les directeurs qui choisissent les professeurs ?

    Selon vous, redonner aux chefs d’établissement le choix de leurs professeurs serait une solution pour redonner sa véritable mission au sous contrat catholique ?

    C’est en tout cas leur droit strict. Encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes choisis pour leur engagement catholique ! Le nouveau statut de l’enseignement catholique, adopté en 2009 [en 2013, NDMJ], montre que la question se pose, puisqu’il redonne la main aux évêques eux-mêmes dans ces nominations. [...]"

    Pierre de Laubier, ancien entrepreneur, est devenu professeur dans un établissement catholique parisien et son constat est sans appel : empiétements de l’Etat sur les libertés de l’école privée, mais surtout directions diocésaines laïcisées et bureaucratisées, qui n’ont de catholiques que le nom. Pierre de Laubier se pose la question : l’enseignement catholique sert-il encore à quelque chose ?

     

    — Quelle est la raison profonde qui vous a poussé à écrire ce livre ?

    — Chassé de l’enseignement, je suis devenu celui qui a tout vu et qui peut parler. Il était donc de mon devoir de le faire au nom de ceux qui doivent se taire. Je ne raconte que ce que j’ai vu de mes yeux et que j’aurais bien aimé savoir en tant que parent d’élèves. Je n’aurais pas écrit ce livre s’il n’était qu’un catalogue de ce qui ne va pas : quand l’organisation est bonne, il y a toujours des choses qui ne vont pas ; mais elle est mauvaise et j’ai eu, si j’ose dire, la chance d’en endurer toutes les absurdités ! Le cœur de mon sujet est l’analyse (qui n’avait jamais été faite) du fonctionnement de la partie méconnue du système. Je démontre que ce n’est pas l’Etat seul qui entrave la liberté des écoles privées : elle a été confisquée par les directions diocésaines.

    — Autorité des parents, programmes, etc. : l’école catholique a-t-elle donc signé son arrêt de mort en étant sous contrat ?

    — Quand les contrats ont été signés conformément à la loi de 1959, l’école publique était aussi bien tenue et d’un niveau souvent meilleur que l’école privée. Nul n’imaginait que l’entreprise de propagande qu’est l’éducation nationale prendrait de telles proportions, au point de contredire point par point la morale et l’anthropologie chrétiennes. Mais n’oublions pas la loi sur le collège unique de 1975 : c’est elle qui rend nécessaire l’appauvrissement de programmes que la plupart des élèves sont incapables de suivre. Elle porte d’ailleurs atteinte à la liberté des parents, qui ont le choix entre des écoles… qui suivent toutes le même programme ! Désormais dépendantes des subsides de l’Etat, les écoles catholiques ont suivi cette évolution : c’est la première mâchoire du piège.

    — Vous êtes particulièrement sévère envers la direction diocésaine, que vous accusez de « tromperie sur la marchandise ». Pouvez-vous nous expliquer cela ?

    — La direction diocésaine, administration opaque qui fait écran entre les évêques et les écoles, est la seconde mâchoire du piège. Sa résistance aux empiétements de l’Etat a été plus que lâche. Et c’est elle qui prive les directeurs du choix des professeurs, par le biais d’un « préaccord » destiné, en principe, à écarter ceux dont les convictions ou les mœurs vont à l’encontre de la vie chrétienne, mais qui élimine en fait les « trop » catholiques, considérés comme des gêneurs. L’affaire Gerson illustre le fait qu’être un directeur engagé est devenu risqué, du moins sous la houlette de M. Gautier, actuel directeur diocésain qui, non content de démettre l’excellent directeur de Stanislas, s’est fait nommer lui-même à sa place ! A cette nouvelle, l’un des aumôniers a aussitôt demandé sa mutation, ce qui en dit long… Quand ni les professeurs ni les élèves ne sont catholiques, et que le catéchisme n’est qu’une vague « proposition », l’étiquette « catholique » relève de la publicité mensongère. Quand les établissements prétendent « accompagner » les élèves en difficulté, c’est un mensonge car le collège unique à programme unique interdit de le faire vraiment. Comment, enfin, oser parler « d’équipe pédagogique », quand ce ne sont plus les directeurs qui choisissent les professeurs ?

    — Selon vous, redonner aux chefs d’établissement le choix de leurs professeurs serait une solution pour redonner sa véritable mission au sous contrat catholique ?

    — C’est en tout cas leur droit strict. Encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes choisis pour leur engagement catholique ! Le nouveau statut de l’enseignement catholique, adopté en 2009, montre que la question se pose, puisqu’il redonne la main aux évêques eux-mêmes dans ces nominations.

    — Quel regard portez-vous sur les écoles catholiques hors contrat, dont le nombre ne cesse d’augmenter ?

    — Chose curieuse, les directions diocésaines ne reconnaissent comme « catholiques » que les établissements sous contrat. En fin de compte, c’est donc le ministre qui décide qui est catholique ou non ! Un seul évêché, celui d’Avignon, a annoncé qu’il cesserait de reconnaître comme catholiques les écoles qui ne font pas le catéchisme à tous ; en même temps, il a pour la première fois reconnu comme catholique une école hors contrat. Le cœur de la question est moins : contrat ou pas, que : catholique ou pas. Mais la naissance de tant d’écoles vraiment libres est une preuve de vitalité et un signe d’espoir. Elle invite les établissements sous contrat à reconsidérer la fidélité à leur mission, voire… à envisager la résiliation des contrats.

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    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Dormez tranquilles, braves gens ! François Hollande veille…

    Il règne, en France, un drôle de climat.

    La sécurité est l’une des principales fonctions de l’État : on appelle cela une fonction « régalienne ». Est-ce parce que ce mot écorche les lèvres des socialistes – il est fondé sur rex, le roi -, est-ce parce que, de ce fait, il ne fait pas partie des « valeurs-de-la-République », est-ce parce que cette fonction est jugée non prioritaire – mieux vaut marier les homosexuels, faire porter une robe à Papa et supprimer le latin et le grec -, est-ce, enfin, parce que l’on a décidé, une bonne fois pour toutes, de ficher la paix aux délinquants de tout poil pour éviter les « débordements », est-ce pour toutes ces raisons que l’État n’assume pas son rôle ?

    Il règne, en France, un drôle de climat. Une vieille femme se fait virer de chez elle par des squatteurs qui ont la loi pour eux. Un juge d’application des peines laisse en liberté un type qui avait poignardé une prostituée en se vantant d’avoir envie de recommencer. Un autre JAP autorise un violeur récidiviste à résider à 150 mètres de sa dernière victime, qui vit, depuis, la peur au ventre. Ce matin, sur Europe 1, un policier à la retraite décrit avec précision les ordres qu’il recevait de ne pas pénétrer en uniforme dans certains quartiers de la ville. À qui fera-t-on croire que les zones de non-droit, les « no-go zones », n’existent pas en France ? Une chaîne de télévision américaine en a parlé : tollé général ! Sacrilège ! Le maire de Paris a même porté plainte pour « insulte ». Est-elle allée se promener seule, à pied, à la Goutte-d’Or, à 23 h avec sa mise en plis, ses escarpins et son petit sac Hermès ? Même chose à Roubaix, à Marseille, à Montpellier, enfin dans toutes les villes de France.

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  • L’Institut de formation politique, fer de lance de la guerre culturelle

    Politique magazine a publié dans son numéro de mai un reportage au sein de l'IFP :

    DSC_0003"Bienvenue à l’Institut de formation politique, la plus grande école de formation dans le milieu des droites françaises. Depuis 2004, l’association a accompagné plus de huit cents personnes, essentiellement des jeunes entre vingt et trente ans. Le but ? « Faire prendre conscience de la nécessité de se former, et ouvrir des voies pour l’engagement », explique Alexandre Pesey, directeur de l’institut basé à Paris. Lors du séminaire de niveau 1, les intervenants montrent qu’il existe différentes manières de faire du politique : « on peut être élu, on peut être journaliste, on peut diriger un festival, etc », souligne Philippe de Lespéroux, qui ouvre chaque session depuis dix ans."

    "L'art oratoire, une marque de fabrique : (...) Le samedi après-midi, c’est la très attendue session de l’art oratoire. Jean Martinez, un avocat qui n’a pas la quarantaine, donne le cours… et le spectacle. « Il faut prendre conscience du caractère corporel de l’éloquence », commence-t-il, avant d’enseigner à bien respirer, à se tenir droit, à regarder l’auditoire pour mieux convaincre. L’homme ajoute le geste et l’imitation vocale à la parole. Les exemples ne manquent pas, les piques à gauche non plus. Toutes les cinq minutes, la salle explose de rires. Les auditeurs boivent les paroles de celui qui fut, en 2004, l’un des co-créateurs de l’IFP. Ils prennent beaucoup de notes." 

    "Quand ils créent l’IFP, les [trois fondateur] sont marqués par le concept gramsciste de la guerre culturelle, qui professe de prendre en main l’éducation, les médias et les arts pour accéder au pouvoir. Ils ont été impressionnés par les résultats spectaculaires obtenus par les mouvements de gauche après mai 68. « Il est nécessaire de renouveler les cadres qui dirigent notre pays, estime Alexandre Pesey. Il faut qu’ils soient charpentés intellectuellement et outillés pratiquement et qu’ils connaissent les techniques de déstabilisation utilisées par leurs adversaires » (...) Ils devront ensuite mettre en pratique ce qu’ils ont appris lors de joutes oratoires, où certains se révèleront de redoutables contradicteurs."

    "La sociologie des inscrits a également évolué : « nous avons aujourd’hui beaucoup moins de gens engagés dans des partis politiques, contrairement aux débuts de l’IFP. Les jeunes sont devenus méfiants vis-à-vis de ces structures. Nous constatons par ailleurs un très net retour des catholiques dans le débat public ». Effet Manif pour tous, indubitablement. Effet durable. L’avenir de l’IFP est assuré."

    Michel Janva

  • Un chômage à 35% d’ici 2025 ?

    Entre 1989 et 2013, le taux d’activité réelle en France est passé de 42.75% à 36.88%. La faute à la “crise” ? Pas sûr. Il y a 18 mois, deux chercheurs britanniques ont évaluél’impact de la computérisation de l’économie sur le niveau de l’emploi.

    Les chiffres sont sans appel. Aux États-Unis, 47% des emplois actuels sont tout simplement amenés à disparaître au cours des 10 prochaines années. Le cabinet Conseil Roland Berger estime qu’en France, ce sont 3 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être détruits amenant le taux de chômage (catégories A, B et C) entre 13 et 18% d’ici 2025.

    Avec le vieillissement de la population, la destruction de 3 millions d’emplois supplémentaires serait fatale à un régime de retraites dont l’assiette est basée, pour l’essentiel, sur les salaires.

    Financer la protection sociale

    La recherche d’une plus grande compétitivité-coût artificiellement entretenue par des exonérations de charges massives, partiellement compensées, ne peut d’ailleurs que contribuer à accélérer l’implosion programmée du financement de la protection sociale, freinée temporairement par le recours massif à la dette!

    Si nous ne réfléchissons pas rapidement au changement d’assiette, notre système de répartition ne survivra pas à la computérisation de l’économie.

    En ajoutant 3 millions de chômeurs supplémentaires aux 6 millions d’aujourd’hui, les conséquences d’un chômage à près de 35% de la population active d’ici 2025 – toutes catégories confondues – nous amèneraient alors [...] au risque d’une explosion sociale [...]

    Agoravox

    http://fortune.fdesouche.com/382733-un-chomage-35-dici-2025#more-382733

  • Robert Ménard au Club de la Presse d’Europe 1

     

    Un entretien sans langue de bois – de la part du maire de Béziers – entre Robert Ménard et les journalistes du Club de la presse (Nicolas Poincaré, Serge July, Gérard Carreyrou et Olivier Duhamel). Au menu, le statistiques ethniques, la réalité de l’immigration à Béziers, les rebondissements au Front National…

    http://fr.novopress.info/

  • Pourquoi ne pourrions-nous pas rouvrir le dossier de la peine de mort ?

    La peine de mort est à l’ordre du jour. Ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois.

    La peine de mort est à l’ordre du jour. Ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois. La réponse de Bruxelles ne s’est d’ailleurs pas fait attendre. Pas question de revenir en arrière ou bien alors la Hongrie devra quitter l’Union européenne et, accessoirement, le Conseil de l’Europe. Pour cette dernière organisation née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et dont la vocation est de promouvoir la démocratie et défendre les droits de l’homme, la peine de mort est une question de principe. Notons au passage que l’« affreux » Poutine y a mis fin en Russie alors que les « vertueux » États-Unis continuent de l’appliquer… Allez comprendre !

    La peine de mort est un de ces sujets dont il est quasiment impossible de débattre dans la sérénité et, paradoxalement – c’est en tout cas l’impression que j’en ai tirée à la lecture des nombreux forums qui traitent de cette question sur le Net -, ce sont les abolitionnistes qui le plus souvent polluent le débat par leur posture moralisatrice et un langage agressif. Permettez-moi d’oser ici aborder la question sous l’angle strictement rationnel.

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