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Républicains?

Aymeric Chauprade a bien raison de camper sur la même ligne que  Bruno Gollnisch quand il rappelle à la « justice » de son pays que les propos qu’il tient en tant que député,  dans le cadre de son activité de député au Parlement européen,  sont couverts par « les   dispositions de l’article 9 du protocole sur les privilèges et immunités du 8 avril 1965 des parlementaires européens ». Celui-ci dispose que «les membres de l’Assemblée ne peuvent être recherchés, détenus ou poursuivis en raison des opinions ou votes émis dans l’exercice de leurs fonctions». Assigné devant les tribunaux suite à la plainte d’une coquille vide socialiste,  SOS racisme, pour les propos tenus dans sa vidéo diffusée début janvier «La France est en guerre» -dont on  peut par ailleurs ne pas partager toutes les analyses- il  vient d’annoncer sur son blogue qu’il « ne (cédera) pas aux desiderata des ligues de vertu ». Une se ses officines tristement connues du lobby antinational, dit antiraciste  qui, « à l’instar de la Licra, prétendent fixer les limites de la liberté d’expression à des députés légitimement élus par le peuple français». Si la question de la montée en puissance en France d’un islamisme se nourrissant de la poursuite de l’immigration  de peuplement était au cœur des réflexions du député frontiste, l’islam était hier l’objet d’un débat opportuniste, contesté par de nombreux ténors, et  à huis-clos chez Les Républicains. Il s’est achevé dans le ridicule et  en eau de boudin –voir notre article publié hier.

Dalil Boubakeur, de la Grande Mosquée de Paris, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est prêté à cette pantalonnade, rappelant que « l’islam est une religion respectable ». C’est celle en tout cas de nombreux croyants  qui le sont tout autant, vivant pacifiquement sur notre sol et qui ne sont assimilables en rien aux tarés-manipulés des milices d’égorgeurs que l’ont voit à l’œuvre au Proche-Orient. Ou aux  courants extrémistes salafistes et autres prosélytes  du fondamentalisme  qui se sont aussi implantés en France.  Une réalité qu’il  s’agit aussi de regarder en face. Quand bien même s’agirait-il  d’une minorité  dans nos villes et banlieues plurielles,  celle-ci n’a par définition pas le même poids quand elle se niche  au sein d’une population stable, en nombre raisonnable  condition indispensable  de son assimilation,  ou au contraire  en extension,   de 4, 5, 6 (plus ?)  millions de musulmans, ce qui  représente de facto  une masse d’individus non négligeable…

Signe  de la confusion  intellectuelle qui règne au sein du parti présidé par Nicolas Sarkozy, véritable auberge espagnole, L’Obs mettait en ligne hier la tribune d’un « Militant UMP et  juriste »,  Kévin Duvivier. Celui-ci s’emportait contre « le maintien de cap de la ligne Buisson » consistant à  draguer l’électorat frontiste, en pariant sur ses trous de mémoire. Car  « en continuant sur cette ligne, Sarkozy est sûr d’une chose : unir la gauche face à lui et perdre le soutien essentiel des centristes en vu des prochaines élections présidentielles. La grande gagnante de cette histoire sera encore une fois Marine Le Pen ».  Et de  s’insurger pareillement contre  «  la position du ni ni en cas de duel PS/FN : ni de vote pour le PS, ni de vote pour le FN. Cette position est-elle toujours la même maintenant que le parti se prénomme Les Républicains ? ».  « Oui, la laïcité est un principe essentiel de notre pays, de même que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie » notait-il encore.

Vraiment ? Ce qui devrait  être défendu prioritairement  par un parti dit de  droite conservatrice, c’est  l’essence de notre nation, son identité singulière,  les  valeurs  civilisationnelles qui en sont l’âme, qui ont fait sa grandeur, sa singularité.  Et non  pas reprendre les mots d’ordre de la gauche hors-sol, utiliser ses mots-valises,  son terrorisme sémantique. Toutes choses  visant à paralyser  les capacités de réaction, les défenses immunitaires de  notre peuple face à l’agression dont il est l’objet de la part d’une idéologie mondialiste qui déploie se effets pervers dans tous les domaines.

Il ne suffit pas d’ailleurs de se dénommer «  républicains » pour défendre la république française. La réalité de ce parti, comme d’ailleurs de son frère ennemi socialiste,  c’est qu’il  est soumis à une oligarchie supranationale, eurobruxelloise qui lui  dicte ses mots d’ordre. Il n’est pas  étonnant que ce personnel politique qui n’a  que le mot république à la bouche, contribue à le démonétiser par une politique de  négation de notre identité  française. Or,   leur république est  devenue idole creuse, une entité  abstraite, un mauvais  fétiche  puisqu’elle ne tire plus sa   légitimité de la nation…concept qui n’est pas  né en 1789 mais qui  remonte aux Capétiens et  soit dit en passant.

Nous le notions le mois dernier, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion  de l’IFOP,  relevait au terme  d’une enquête effectuée par cet institut que «force est de constater que pour deux tiers des Français (65%) ces termes (de « république » et de « valeurs républicaines », NDLR) ne parlent plus vraiment car ils ont été trop utilisés et ont perdu de leur force et de leur signification. Il n’y a qu’un tiers des Français (…), qui se déclare encore sensibles à ces termes quand les politique les emploient, et qui possède une fibre républicaine très développée.   Plus on va vers la droite, plus on a tendance à privilégier l’identité nationale. On culmine à 64% au Front National, et à 47% à l’UMP. Cependant, là aussi, un bon quart de l’électorat de gauche se dit plus sensible à l’identité nationale qu’à la République, ce qui n’est pas rien ».

Député PS  des Yvelines et ancien ministre de l’Éducation, Benoît Hamon prédisait  en novembre dernier la fin de ce Système accusant le gouvernement Valls de «menacer la République en préparant un immense désastre». Hier dans les colonnes de Libération,  l’ancien ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg écarté en même temps que M. Hamon,  pointait l’impasse mortifère dan laquelle les politiques d’inféodations aux dogmes bruxellois ont conduit notre pays.  «Toutes les décisions que les gouvernements ont prises depuis quinze ans dit-il, y compris celui auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir -et ce n’est pas faute de m’être battu contre ça- ont été aggravantes. On a fait exploser le chômage et le FN». «Nous avons une classe dirigeante qui ne s’intéresse pas aux souffrances des gens. Les alternances se succèdent, elles se ressemblent. ll n’y a pas de démocratie. Donc les gens sont furieux».

Une furia francese qui doit faire tomber ce Système dans les urnes le plus vite possible affirme Bruno Gollnisch, tant il est vrai que sans le soutien d’une majorité du peuple,  le travail de reconstruction, de retricotage, de réparation de notre pays abîmé par quarante ans de politiques globalement indignes ne sera pas possible.

C’est là la mission historique de notre Mouvement. En février 2014,  l’enquête annuelle Opinionway et du Centre de Recherche Politique de Sciences Po enregistrait un degré d’exaspération voire de désespoir rarement  atteint chez nos compatriotes.  50% de sondés se prononçaient   pour le rétablissement de la peine de mort ( 35% en 2011),  disaient  ne plus croire  à la démocratie et voulaient   « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections » pour diriger la France ; 67% affirmaient  qu’il y  trop d’immigrés en France;  71%  indiquaient ne  pas faire confiance   aux syndicats et 75% manifestaient leur défiance vis-à-vis  de l‘Etat  et la république , 88% rejetaient catégoriquement  les partis politiques. La tâche qui nous attend sera rude !

http://gollnisch.com/2015/06/05/republicains/

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