
Panique à l’extrême gauche. L'eurodéputée mélenchoniste Manon Aubry dresse un bilan du premier mois des communes qui ont à leur tête un élu « d’extrême droite ». Pour Libération, cela ne fait pas l’ombre d’un doute : il s’agit d’un mois « à tout casser ». Résumons : le RN s’attaque à la culture et aux associations, et met en œuvre son délire sécuritaire. Celui que nourrit ce fameux prétendu « sentiment d’insécurité ».
À Carcassonne par exemple, la gauche ne sait plus où donner de la tête. L’arrêt anti-mendicité pris par le nouveau maire, Christophe Barthès, fait sauter au plafond. L’élu, lui, se réjouit du rejet du recours de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et des « résultats impressionnants » que son arrêt produit déjà. Le maire audois annonce vouloir aller plus loin avec « la fermeture des squats dangereux qui créent des nuisances aux riverains et paupérisent le centre-ville ». Fini les subventions et mises à disposition de locaux municipaux aux médias et associations politisées comme La Dépêche du Midi, SUD Solidaires, la LDH ou la CGT. À La Flèche, dans la Sarthe, le jeune maire de 25 ans, Romain Lemoigne, sabre dans les dépenses idéologiques. « Suppression de la subvention à Solidarité Accueil Exilés et à une association de lutte contre l’illettrisme », « amputation des 2/3 de la subvention à ATD Quart Monde », « réduction des aides à l’association culturelle Le Carroi à cause de la programmation d’un spectacle féministe ». Manon Aubry s’étrangle. Dans les faits, ce sont près de 80.000 euros qui ont été retirés à des structures souvent militantes, idéologisées, au service de l’immigration clandestine et de l’idéologie woke.
Vous avez dit « censure » ?
À Moissac, le maire Romain Lopez est accusé de s’attaquer à la « diversité de la programmation culturelle » et de « cibler la valorisation de la culture papoue ». Concrètement, l’édile RN n’a fait que s’opposer à une subvention visant à mettre en lumière la culture papoue, préférant la culture locale et la préservation patrimoniale de l’abbaye romane de la ville. « La culture est là pour instruire sur nos racines et notre patrimoine français ! On ne va pas financer des événements pour découvrir la culture des Papous ! », a déclaré Romain Lopez, lors du conseil municipal du 28 avril, déclenchant l’ire de l’opposition de gauche et de la presse locale.
Dans le Gard, à Vauvert, l’ancien député Nicolas Meizonnet, qui a abandonné son siège à l’Assemblée nationale pour se consacrer à sa ville, est accusé par Manon Aubry d’avoir annulé une exposition photo sur la vie locale de la ville « à cause des publications Facebook engagées de son auteur ». Le maire, qui préside désormais la communauté de commune de la Petite Camargue, se justifie : « Ce mélenchoniste convaincu, qui partage des publications aux relents antisémites et des propos haineux tombant sous le coup de la loi, qualifiant le RN de "Résolument Nazi", ira exposer ailleurs. »
Du côté de la Côté d’Azur, le soleil n’aurait-il pas altéré la capacité de discernement d’Alexandra Masson ? La première magistrate de la cité du citron, rendez-vous compte, a participé « à la procession du Vendredi saint ». Manon Aubry fait une syncope. « La procession du Vendredi saint a rassemblé de nombreux fidèles dans le recueillement, en mémoire de la Passion du Christ. Une tradition vivante qui continue de porter la foi et l’âme de notre ville », avait commenté, sur ses réseaux, l’ancienne députée des Alpes-Maritimes. Dieu merci, l’eurodéputée LFI n’a pas relevé que madame le maire de Menton assistait à la messe de Pâques, deux jours après, allant même jusqu’à souhaiter de « très belles fêtes de Pâques » à ses administrés. « Les attaques et l’anticléricalisme caricatural de Manon Aubry sont aussi outranciers que contre-productifs, réagit l'édile, auprès de BV. Pendant qu'elle et les responsables de LFI passent leur temps à dénoncer "l’islamophobie" sans jamais nommer clairement l’islamisme, ils se permettent aujourd’hui de donner des leçons de laïcité. Cette indignation révèle surtout une vision sectaire et militante de la République. »
Création d'une police municipale armée
Et dire que toute cette politique de censure et de coupes budgétaires n’a qu’un but : satisfaire les délires sécuritaires de l’extrême droite. « Les économies sur le dos de la culture et de la vie associative visent à mettre en œuvre les dispendieuses promesses des candidats RN en matière de sécurité : augmentation du nombre de policiers municipaux armés, création de brigades cynophiles ou déploiement massif de caméras de vidéosurveillance. » Libération est au bord de l’apoplexie. Imaginez. À Lillers, dans le département du Pas-de-Calais, où le RN a mis la main sur 14 communes, le maire patriote Raphaël Eraldi crée une police municipale armée dans cet ancien bastion communiste de 10.000 habitants, qui n’avait qu’un garde champêtre face à une insécurité grandissante. Gare à l’évanouissement, face à une telle mesure fascisante !
« Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas », s’affole Manon Aubry, lorsqu’elle dresse sa liste à la Prévert. Les Français patriotes savent, se frottent les mains et en redemandent.