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  • Amnesty International dénonce l’usage excessif de la force lors des manifestations des gilets jaunes

    L’ONG Amnesty International dénonce, dans une enquête publiée en français ce lundi un «usage excessif de la force lors des manifestations des gilets jaunes».

    Les forces de l’ordre ont utilisé des flashball, des grenades de désencerclement et des gaz lacrymogènes contre des manifestants majoritairement pacifiques. Nous avons pu recenser de nombreux cas de recours excessifs à la force par des policiers.

    Il est vrai que le maintien de l’ordre pendant les manifestations est une tâche délicate et que certains manifestants ont commis des actes violents et illégaux, mais il n’en reste pas moins indispensable de respecter le droit français.

    Les policiers ont le devoir de maintenir l’ordre public et, ce faisant, ne peuvent recourir à la force que lorsque cela est strictement nécessaire. Lorsque le recours à la force est inévitable, ils doivent en user avec retenue.

    Selon les chiffres officiels, 1 407 manifestants ont été blessés – dont 46 grièvement – depuis le début des manifestations le 17 novembre 2018.Au total, 717 policiers, gendarmes et pompiers ont aussi souffert de violences. […]

    Des récits de victimes et de témoins, ainsi que des vidéos que nous avons examinées montrent que la police a fait un usage inapproprié des flashball, en tirant sur la foule. Elle a aussi lancé des grenades de désencerclement, qui ne devraient jamais être utilisées dans des opérations de maintien de l’ordre. […] Outre des manifestants, de nombreux journalistes ont été blessés, et certains ont affirmé avoir été délibérément visés. […]

    Les forces de l’ordre semblent avoir adopté une tactique délibérée consistant à installer des barrages pour fouiller toutes les personnes qui se rendaient aux manifestations, afin de confisquer les équipements de protection des manifestants, des journalistes et même du personnel médical. […]

    amnesty.fr

    http://www.fdesouche.com/1127763-amnesty-international-lusage-excessif-de-la-force-lors-des-manifestations-des-gilets-jaunes

  • Référendum d’initiative populaire : l’expression normale du populisme

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    Jour après jour, l’image du régime se craquelle. Il devait bousculer le vieux monde et instaurer, avec la jeunesse de son « chef », une ère nouvelle. Il en est à réutiliser les plus vieilles ficelles : son parti fait de bric et de broc, assemblage de nombreux carriéristes socialistes recyclés, de quelques « républicains » arrivistes et d’une foule de novices hors-sol dont le mot d’ordre est de suivre le Président quoi qu’il fasse, voit arriver les élections européennes avec une angoisse grandissante. Moins d’un Français sur cinq, sur dix inscrits, qui iraient voter compte voter pour LREM.

    Cette déroute électorale aurait trois effets : d’abord, elle délégitimerait davantage encore la politique présidentielle, devenue bien chaotique ; ensuite, elle rejouerait les élections présidentielles, puisque la formation de la candidate battue arriverait en tête, avec 24 % des voix, auxquelles on pourrait ajouter les 8 % de son allié, Nicolas Dupont-Aignan ; enfin, elle aurait une portée européenne calamiteuse pour Macron puisque le champion autoproclamé du « progressisme » contre le « nationalisme » serait sévèrement désavoué dans son propre pays.

    Alors le parti LREM a commandé un sondage nullement désintéressé sur des élections européennes avec une liste « gilets jaunes », et le ciel macronien s’est éclairci : la liste du Président repasse en tête, puisque la liste jaune prendrait 14 % aux autres populistes. La couleur redeviendrait celle des travailleurs payés pour briser une grève. Il ne faudrait pas chercher bien loin pour savoir qui financerait ce sauvetage du mandat, les mêmes sans doute qui ont soutenu la campagne de leur mandataire. Deux autres sondages contradictoires sont tombés. L’un, pour LCI, indique une remontée de Macron de deux poins, à 31 %, mais il a été réalisé au lendemain de l’attentat de Strasbourg, avec l’effet habituel d’union nationale devant l’agression. L’autre, plus régulier, pour le JDD, pointe au contraire un recul de 2 %, à 23 % de satisfaction. Le vieux routard socialiste qui siège au perchoir, malgré ses comportements pour le moins douteux, a su faire preuve de son attachement aux petites manœuvres de son ancien parti : il a appelé les gilets jaunes à cesser leur mouvement et à présenter une liste aux élections européennes, jurant la main sur le cœur que son objectif n’était pas d’affaiblir le résultat du Rassemblement national.

    Il y a deux mots pointés par le pouvoir et ses thuriféraires vers ses ennemis : populisme et complotisme, le second étant l’arme réputée idiote et odieuse du premier. Dans les deux cas, il faut faire appel à la sagesse populaire qui nous a appris que l’arbre ne devait pas cacher la forêt. Le populisme consiste alors à regrouper les électeurs qui se sentent dépossédés de leur souveraineté au profit d’une minorité qui a les moyens d’organiser le sondage, la manifestation, l’incident, et de maîtriser l’utilisation qui en sera faite par les médias.

    Il existe un excellent moyen de redonner au peuple des raisons de croire en la démocratie et de se libérer du sentiment qu’elle n’est qu’une illusion par laquelle une oligarchie manipule la majorité de la population en permanence. C’est l’instauration du « référendum d’initiative populaire » ou, comme le disent certains, « citoyenne ». Je suis très heureux que cette idée, que j’avais soutenue par une proposition de loi en 2011, soit en tête des revendications des gilets jaunes. Malgré les réticences de la haute administration et de beaucoup de caciques de la politique, il faut l’introduire dans notre Constitution en nous référant au modèle suisse, qui écarte tout aspect plébiscitaire pour le gouvernement en place, évite l’émotion du moment en laissant aux électeurs le temps de la réflexion, et le calme de la régularité, et en assurant une information sereine et équilibrée.

    Le référendum d’initiative populaire ou citoyenne permet au populisme de s’exprimer normalement sans être stigmatisé par la caste qui usurpe le pouvoir : ce n’est rien d’autre que la vérité de la démocratie, c’est-à-dire du régime dont le souverain est le peuple, non un homme, ni un parti, ni une administration, ni des groupes de pression. Évidemment, ce serait une révolution intégrale par rapport au système actuel.

    Christian Vanneste

    http://www.bvoltaire.fr/referendum-dinitiative-populaire-lexpression-normale-du-populisme/

  • La Serbie ne décolère pas après la création d’une armée du Kosovo

    Vincent Hervouet a fait ce matin sur Europe 1 une percutante mise au point sur la situation dans les Balkans (relative à la Serbie et à sa province sécessionniste du Kosovo Métochie) :

  • Sur les chemins de Damas.

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    Pieter Kerstens, de retour de Syrie

    C’est avec une certaine curiosité que j’ai entrepris mon 4èmeséjour en Syrie, accompagné cette fois-ci de mon épouse. Après un voyage éprouvant (plus de 20 heures de trajet, porte à porte) nous sommes arrivés à Damas le matin du 23 octobre.

    Nous avons rejoint un groupe d’une douzaine de participants à ce voyage organisé par la Communauté Syrienne de France et sa dynamique organisatrice, Rima, qui nous fera rencontrer des personnalités très intéressantes durant le séjour, ceci grâce à ses relations multiples.

    A Damas, la circulation est dense et les points de contrôle militaires aussi nombreux qu’en 2014.

    Notre hôtel se trouve dans la vieille ville, près de la porte Bab Charqi, ce qui nous permet un contact direct avec la population, les commerçants et de rares touristes étrangers. Les Damascènes sont intrigués par notre présence et ceux parlant toujours le Français (ou l’Anglais) nous interrogent sur l’abandon du soutien de l’Europe -et de la France en particulier- envers le peuple syrien. Il en sera de même tout au long de notre périple à travers le pays. Les Syriens sont accueillants et tolérants envers toutes les communautés et ils ne s’expliquent pas l’agression armée de l’Europe aux côtés des USA et de l’Arabie Saoudite. Très peu d’entre eux comprennent le jeu trouble d’une alliance israélo-occidentale englobant aussi la Turquie, les Emirats, le Qatar et l’Arabie Saoudite, dont le but est d’interdire un axe Téhéran-Bagdad-Damas en plus des intérêts gaziers et pétroliers, entre autres objectifs.

    A quatre ans d’intervalle, on ne subit plus de tirs de mortiers nulle part et tous les quartiers sont sécurisés, à tel point que l’on circule partout de nuit sans danger de vols ou d’agressions, contrairement à ce qui se passe dans les zones de sécurité prioritaire en France…comme le quartier St-Bruno à Grenoble, le Mirail à Toulouse, la Goutte d’or à Paris, la Castellane à Marseille ou Saragosse à Pau.

    Par contre, j’ai noté une très nette augmentation de voiles portés par un nombre croissant d’adolescentes. Aucun niqab, ni de burqa, même dans les souks ! Le pays est en guerre mais les magasins sont bien achalandés à Damas et il y a peu de coupures d’électricités ou d’eau.

    Alep martyrisée, Alep défigurée, mais Alep libérée.

    Le 24/10, départ pour Alep en minibus, par l’autoroute vers le nord de la capitale et l’on traverse des quartiers entiers détruits par les obus, les dynamitages et les bombardements, jusqu’à une date récente. Direction Seydnaya, Hassia, contournement de Homs et direction Est, car l’autoroute Homs-Hama-Alep est toujours en zone militaire. Nous traversons des contrées désertiques et pauvres et constatons que bon nombre de villages sont détruits et abandonnés. Traversée de Assalamyeh, Assa’en et Asriyeh où nous bifurquons vers le Nord en direction de Khanaser village renommé pour ses habitations séculaires en pisé et aux toits arrondis. Puis Sfireh et entrée à Alep par le Sud. Sans que la ville soit totalement détruite à l’image de Grozny ou de Caen en 1944, de nombreux quartiers ont été entièrement aplatis et forment un immense champ de décombres, plus de 60% de la vieille ville ont été réduit en tas de pierres. Durant les deux jours de notre présence, nous avons visité la citadelle, de réputation mondiale et lieu de résistance d’une poignée de soldats syriens face aux rebelles de Daesh durant plus de 4 ans (juillet 2012 à décembre 2016). Alep comptait 2,5 millions d’habitants avant la guerre, plus que Damas, sa population à forte majorité de sunnites arabes comportait une minorité de Kurdes, de Chrétiens, et d’Alaouites, ainsi que quelques Druzes et Ismaéliens. Nous avons relevé une présence très importante de voiles, hijabs, niqabs et aussi quelques burqas, avec des sourires des habitants moins larges qu’à Damas. Les souks sont démolis en majorité et nous n’avons pu visiter qu’une savonnerie en activité depuis quelques mois (700 tonnes de savons prévus pour l’export en 2018). C’est dans les nombreux parcs d’Alep que la population retrouve une certaine sérénité après les innombrables atrocités commises par les terroristes et lors de notre visite du caravansérail du textile nous avons dialogué avec de jeunes résistants Alepois qui nous ont exprimé leur satisfaction de voir des Européens en nous demandant de transmettre en France leur message de solidarité et de confiance envers Bachar al-Assad, défenseur inébranlable du peuple syrien et unique recours à une paix civile.

    Une population digne, courageuse et combattante.

    Le 26/10, direction Hama à 140 kms au sud d’Alep célèbre pour ses norias, grandes roues en bois utilisées depuis des siècles pour l’irrigation des canaux (malheureusement mal entretenus et pollués à outrance). A noter que le 31 octobre, une mosaïque datant de l’an 412 a été découverte dans le village de Kharayeb, dans la banlieue ouest de Hama et mesurant 13,5m x 2,3m, issue d’un sol d’église remontant à la période byzantine selon le chef du Département des Antiquités.

    Visite d’un village à majorité chrétienne sous la protection d’une milice de défense nationale où nous avons pu voir un « arbre des martyrs » constitué d’une cinquantaine de photos des victimes des brigades d’Al Nostra et Al Qaïda depuis le début du conflit. Réception par l’archiprêtre protestant qui dirige cette communauté et présent au presbytère malgré les divers bombardements d’obus dès 2011.

    Le soir, nous sommes reçus par les dirigeants d’Homs du Parti Social Nationaliste Syrien, ce qui a été un réel électro-choc pour la majorité des participants de notre groupe, catholiques et protestants pratiquants, ignorant que la Syrie est une république laïque où existe un réel pluralisme politique. Dans un second chapitre, je reviendrai en détail sur les Forces de Défense Nationale d’une part et sur le rôle du PSNS fondé par Antoun Saadé, d’autre part, au sujet duquel François Duprat disait en 1973 que « le Parti Populaire Syrien -PSNS- est la tendance la plus authentiquement fasciste du mouvement nationaliste arabe et cela depuis sa fondation en 1932 ».

    Le 27 octobre nous avons été invités par une association féminine dont les membres ont toutes perdu un être cher et qui, tous les jours, cuisinent bénévolement des centaines de repas destinés aux soldats du front (zone d’Idleb) sans aucune aide financière des ONG. D’ailleurs, tout au long des 1.350 kms de notre voyage, nous n’avons jamais rencontré le moindre « humanitaire » hormis deux ou trois traces de l’UNHCR…

    Dans l’après-midi, arrivée à Tartous, base maritime russe importante où nous avons visité la vieille ville et le musée installé dans l’ancienne cathédrale. Ici, pas de destruction importante et un calme reposant face à une mer d’huile avec un splendide coucher de soleil. Centre de la cité très animé et circulation trépidante.

    Le 28 octobre, visite de l’église orthodoxe de Sheikh Badr et ensuite direction de Deir Mar Jirjos lieu d’une « Tour Blanche », prétendue reliée au Krak des Chevaliers par un souterrain…Arrivée dans l’après-midi au fameux Krak des Chevaliers. Aux alentours, destructions importantes dues aux combats féroces entre les terroristes qui ont occupé les lieux et l’Armée Arabe Syrienne. Site imposant le respect et témoin d’un héritage multiséculaire, ignoré par la plupart des enseignants français.

    Une rencontre surprenante à Mar Yakub et le village martyr de Maaloula.

    Le 29 octobre, direction Qara et Yabrud. Visite du monastère de Saint Jacques le Perse (Mar Yakub en arabe), où siège une communauté grecque melkite catholique, datant du IVème siècle à Qara, résidence de Mère Agnès Mariam.

    C’est en ce lieu que j’ai fait la rencontre la plus surprenante de mon séjour, et tout à fait par hasard que j’ai pu m’entretenir en flamand avec le Père Daniel Maes, qui vit dans ce lieu de recueillement depuis de longues années. Le bref récit de ce religieux, prémontré, est édifiant :

    " Ce que les médias occidentaux ont présenté comme un soulèvement populaire contre le président Assad est complètement faux. Je suis allé à Qara à de nombreuses reprises depuis 2010 et j’ai vu de mes propres yeux comment les agitateurs de l’extérieur de la Syrie ont organisé des manifestations contre le gouvernement et la manière dont les jeunes ont été recrutés. Cela a été filmé et diffusé par Al Jazeera pour donner l'impression qu’une rébellion avait lieu. Les meurtres ont été commis par des terroristes étrangers, contre les communautés sunnites et chrétiennes, dans le but de semer la discorde religieuse et ethnique parmi le peuple syrien. Alors que selon mon expérience, le peuple syrien était effectivement très uni.

    Avant la guerre, c’était un pays harmonieux : un État laïc dans lequel les différentes communautés religieuses vivaient côte à côte pacifiquement. Il n'y avait guère de pauvreté, l'éducation était gratuite, et les soins de santé dispensés à tous. Il était non seulement possible d'exprimer librement ses opinions politiques, mais la plupart des gens ne se souciaient pas de cela. "

     A propos de Mère Agnès-Mariam de la Croix, celle-ci aide la population et l’an passé elle a ouvert une soupe à Alep, où 25.000 repas étaient préparés cinq fois par semaine. Pour nous, il est miraculeux que nous sommes encore en vie. Nous le devons à l'armée du gouvernement d'Assad et la participation de Vladimir Poutine, parce que celui-ci a décidé d'intervenir lorsque les rebelles ont menacé de prendre le pouvoir.

    Quand des milliers de terroristes se sont installés dans Qara, nous avons eu peur pour nos vies. Ils sont venus des pays du Golfe, de l'Arabie Saoudite, d'Europe, de Turquie, de Libye et il y avait de nombreux Tchétchènes. Ils ont formé une force d'occupation étrangère, tous alliés à Al-Qaïda et d'autres milices terroristes. Armés jusqu'aux dents par l'Arabie Saoudite et leurs complices européens avec l'intention d'agir contre nous, ils ont littéralement dit : "ce pays nous appartient maintenant." Souvent, ils étaient drogués, ils se sont battus les uns contre les autres, ils ont tiré au hasard. Nous avons eu à nous cacher dans les cryptes du monastère pendant une longue période. Lorsque l'armée syrienne les a chassés, tout le monde était heureux : les citoyens syriens parce qu'ils détestent les rebelles étrangers, et nous parce que la paix était revenue.

    Il faut dénoncer sans cesse que la couverture médiatique sur la Syrie est le plus grand mensonge médiatique de notre temps.  Les prétendues canonnades, bombardements et attaques chimiques sont un non - sens à propos de Assad. C’était en fait les rebelles qui ont pillé, tué et détruit partout. Pensez - vous que le peuple syrien soit stupide ? Pensez - vous que ces gens ont été forcés de se réjouir pour Assad et Poutine ? 

    Ce sont les Américains qui manipulent tout cela, pour les pipelines et les ressources naturelles de cette région et pour contrecarrer l’influence de Poutine.

    L'Arabie Saoudite et le Qatar veulent établir un Etat sunnite en Syrie, sans liberté religieuse. Par conséquent, pour eux, Assad doit partir. Vous savez, quand l'armée syrienne se préparait pour la bataille d'Alep, les soldats musulmans sont venus me demander d'être béni. Entre musulmans ordinaires et les chrétiens, il n'y a pas de problème. Ce sont ces islamistes, des rebelles radicaux soutenus par l'Occident qui veulent nous massacrer. Ils sont tous d'Al-Qaïda et ISIS (Daesh). Il n'y a pas de combattants modérés non plus.

    Trump comprend que l’Islam radical est une menace plus grande que la Russie. Si Trump pratique la géopolitique de la façon dont il a promis de le faire, l'avenir semble prometteur. Après, il va se rapprocher de l’analyse de Poutine en ce qui concerne la région. Et nous espérons ensuite une solution pour la Syrie, et la paix sera de retour.

    Mon garçon, je parle d’observations personnelles. Et personne n'est obligé à me croire, non ? Mais je sais une chose : les médias peuvent soit contribuer au massacre du peuple syrien ou au contraire aider le peuple syrien, avec leur couverture médiatique. Malheureusement, il y a trop de partisans idéologiques et des lâches parmi les journalistes ».

    Le temps m’a manqué pour approfondir les questions innombrables concernant le vécu de ce prêtre durant ces 10 dernières années.

    Direction Maaloula, du couvent de Saint Serge et du monastère de Mar Takla. Ce village où résidaient 3.000 habitants en très grande majorité chrétiens est l’un des rares endroits sur la planète où l’on parle toujours le syriaque (araméen). De septembre 2013 à avril 2014, les islamistes se sont déchainés avec toute la panoplie des horreurs : prises d’otages, exécutions sommaires, décapitations, pillages des églises, profanation de la tombe de Sainte Thècle, décapitation des statues. Maintenant, d’innombrables ruines attendent le retour des Maaloulites et seulement quelques centaines de touristes auront visité cette année ce site remarquable, alors qu’il en était venu plus de 100.000 en 2010 !

    Le conflit risque encore de durer longtemps.

    En soirée, retour à Damas et dîner en compagnie de Thierry Meyssan. De nos échanges de points de vue, il ressort que seuls 70% du territoires est à nouveau sous administration du gouvernement syrien, mais que les innombrables katibas de rebelles ont toujours un pouvoir d’assaut contre les zones libérées et trouvent encore l’aide de la coalition américano-sioniste pour les tirer des situations désespérées et les sauver de l’extermination. Les négociations entre la Turquie, la France, la Russie et l’Allemagne, ainsi que les autres alliés de Washington, n’ont en rien abouti et ignorent superbement la Constitution syrienne, adoptée par référendum en 2012.

    Cette situation confuse va encore persister de nombreuses années avec son cortège de larmes et de sang, dont seule la nation syrienne sera la victime.

    Le 30 octobre à Damas.

    Visite du Musée national. Fermé depuis de nombreuses années et réouvert depuis la veille seulement. L’un des plus importants musées archéologiques du monde où l’on peut retrouver les traces de civilisations multimillénaires. Vaut le détour, tout comme la mosquée des Omeyyades, lieu de prières quotidiennes des religions du livre.

    Le 31/10 Damas – Beyrouth de nuit par la route, durée 2 h 15 seulement, avec 5 arrêts pour contrôles à la frontière ! Retour en Europe.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/12/17/sur-les-chemins-de-damas-6113575.html#more

  • Les Gilets jaunes ne se laisseront pas berner

    Le débat sur l’immigration ? Disparu. L’augmentation du smic de 100 euros par mois pour tous ? Disparue. Le mea-culpa macronien ? Disparu. Le changement de cap ? Disparu. Une semaine après la réponse du chef de l’Etat aux Gilets jaunes, il ne reste déjà plus grand chose des promesses émises. "Je veux que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, et que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter", avait déclaréEmmanuel Macron lundi dernier. Mercredi, le sujet n’était déjà plus à l’ordre du jour. "Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 (…)", avait-il également annoncé. En réalité, seule la moitié des smicards bénéficieront de la mesure, le salaire du conjoint étant pris en considération pour écarter les couples les plus "aisés". Ce lundi, c’est Gilles Le Gendre, chef de file des députés La République en marche, qui a déclaré en guise de contrition que l’exécutif et la majorité avaient "probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniciens dans les mesures de pouvoir d’achat". Quant au premier ministre, Edouard Philippe, il assure dans Les Echos de ce lundi n’avoir pas l’intention de changer de politique mais au contraire de l’accélérer. Il y a une semaine, le président avait pourtant précisé : "Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies (…) sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé". Les Bernés apprécieront (voir mon bloc-notes du 21 septembre 2018).

    La mascarade et la suffisance sont des caractéristiques dont la macronie a visiblement du mal à se défaire. Or ces défauts alimentent l’exaspération populaire. Les gens sont en quête de transparence, d’honnêteté intellectuelle, de parler vrai. Comment rétablir la confiance rompue entre la France d’en haut et celle d’en bas si le chef de l’Etat n’est pas même capable de tenir à la lettre des promesses solennelles faites une semaine plus tôt ? Le président de l’Assemblée nationale,Richard Ferrand, évoque désormais l’envoi de "CRS ou de gendarmes" pour faire dégager les ronds-points occupés, après l’échec de la mobilisation des Gilets jaunes, samedi. L’Etat cherche à reprendre la main sur une contestation spontanée qui a fait trembler le pouvoir. Ce serait néanmoins une erreur de la part du gouvernement de croire la révolte apaisée, au prétexte d’un essoufflement des manifestants. Le "grand débat" annoncé risque d’être perçu comme une stratégie dilatoire destinée à étouffer la colère. Or ce jeu est dangereux : les Gilets jaunes ne sont évidemment pas prêts à rentrer dans le rang. D’ailleurs, leur exigence d’un référendum d’initiative citoyenne montre que la crise n’est pas seulement fiscale, ni même sociale. Elle est, plus profondément, démocratique et identitaire. Macron est à la merci d’un retour explosif des Gilets jaunes, si ceux-ci venaient à s’estimer trompés par lui. Pour l’instant, ils ont quelques premières raisons de se sentir floués.

    http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2018/12/les-gilets-jaunes-ne-se-laisse.html

  • Un mensonge d’État au service de l’étranger

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    Les généraux de Lattre et de Monsabert 

    Ce livre est un plaidoyer pour la France et les Français.

    À l’encontre des propos mensongers et des images grossières qui sont déversés à longueur de temps et d’antennes et qui font de la France un pays minable qui s’est toujours mal comporté, en particulier pendant les années 40, avec des Français lâches, égoïstes, ignobles, collaborateurs nés, antisémites patentés, xénophobes… Discours officiels, historiographie officielle, instruction et éducation officielles !

    Tout ça pour permettre aux politiciens de jouer les grandes consciences en accusant leurs anciens et en battant la coulpe de la France. Jacques Chirac a donné le « la ».

    En fait, ce sont les États-Unis et les Anglo-saxons qui ont inventé cette légende. Le faux historien Paxton en est l’illustration. Leur politique a toujours été d’humilier la France pour mieux la dominer et servir ainsi leurs intérêts et ceux de leurs vrais alliés, Israël en particulier. L’opinion occidentale, et française singulièrement, matraquée sans cesse, en vient à penser que tout est de la faute de la France, même le nazisme. L’Allemagne est déchargée de toute culpabilité ! Hitler n’est rien par rapport à Pétain. C’est énorme ! Et c’est répété à longueur de temps.

    Alors l’auteur en quelques chapitres rappelle les fait : les combats de la Résistance, les hauts faits de l’armée française avec les Juin, les de Lattre, les Leclerc, le comportement exemplaire de l’immense majorité des Français, la protection des Juifs, tout un effort qui tendait vers la libération, de tous les côtés, aussi bien des maquis que de l’administration….

    Sur tel ou tel point, il est permis d’élever quelques réserves ; car il y eut, malheureusement, des exactions, des règlements de compte, une épuration indigne qui aurait dû être évitée.

    Il n’en reste pas moins que la France ni les Français ne méritent des jugements aussi indignes : en s’y prêtant les Français ne font que le jeu d’ennemis retors qui savent en profiter. Non, la France n’est pas coupable.  

    2855787515.jpgLa France face à l’hégémonie des États-Unis d’Amérique, William Macbeth, Ed. La Bruyère, 321 pages, 22 €.   

    Hilaire de Crémiers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/12/15/livres-geopolitique-un-mensonge-d-etat-au-service-de-l-etr-6112828.html

  • Un proche de Macron financé par Moscou ?

    Un proche de Macron financé par Moscou ?

    On découvre cela dans le Point :

    Un mois avant son limogeage, le gendarme de réserve a reçu sur son compte 294 000 euros de la part d’un oligarque russe, une somme qui fait tiquer Tracfin. Le salarié d’En marche !, mis en examen dans l’affaire Alexandre Benalla, est dans le collimateur. Vincent Crase, 45 ans, gendarme de réserve exclu depuis sa mise en cause le 19 juillet dans l’interpellation d’un manifestant place de la Contrescarpe, surveillait l’accès au palais de l’Élysée avec les policiers de la direction de l’ordre public et de la circulation et les gendarmes de la compagnie de sécurité de la présidence de la République. Mais l’ambitieux Vincent Crase ne se contente pas de son statut d’employé. Il a également créé Mars conseil, une PME de conciergerie de luxe chargée de fournir des prestations à des gens fortunés, comme un chauffeur ou du personnel de sécurité. Une société sans grande activité jusqu’à son limogeage de l’Élysée et d’En marche ! en juillet.

    Pourtant, un mois avant, Mars conseil signe un contrat de 294 000 euros avec Iskander Makhmudov pour la protection de l’oligarque russe et celle de ses enfants. Makhmudov est l’un des actionnaires de Kalashnikov, la célèbre marque de fusil-mitrailleur, et considéré comme un proche de Vladimir Poutine. Forbes le classe au 22e rang des fortunes russes. Des médias étrangers le présentent comme un mafieux bien qu’il n’ait fait l’objet d’aucune condamnation en Europe à ce jour. Virée en juin sur le compte en banque de Vincent Crase, la somme a fait tiquer Tracfin, l’organisme anti-blanchiment de capitaux du ministère de l’Économie et des Finances.

    https://www.lesalonbeige.fr/un-proche-de-macron-finance-par-moscou/

  • Un gouvernement hors-sol, à la limite de la pitrerie

    Un gouvernement hors-sol, à la limite de la pitrerie

    Alexandra Benalla a été mis en examen une nouvelle fois, le 29 novembre, pour des violences commises en marge du défilé du 1er mai à Paris. 3 juges lui ont signifié de nouvelles charges, pour des délits d'”immixtion dans l’exercice d’une fonction publique” en ayant “participé activement” à une interpellation et “violences volontaires en réunion ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours”.

    Les juges d’instruction ont cependant renoncé à le mettre en examen pour “détention non autorisée d’arme de catégorie B”. La scène se déroulait le 28 avril 2017 à Poitiers dans un restaurant, à quelques kilomètres de Châtellerault où Emmanuel Macron venait de tenir un meeting. Celui qui était alors membre du service d’ordre de la campagne avait pris la pose aux côtés de deux hommes et d’une serveuse. Le pistolet était pointé vers le visage de la jeune femme, tout sourire.

    A l’époque, Le Gorafi avait dit que c’était un pistolet à eau.

     

    Aujourd’hui la réalité rejoint la fiction puisque c’est la défense choisie par Benalla !

    Le média humoristique Le Gorafi s’est félicité d’avoir “vu juste”.

     

    Il faut dire qu’entre France 3 qui retouche les photos et BFMTV qui sert la soupe à Macron, Le Gorafi est certainement plus près de la réalité !

    https://www.lesalonbeige.fr/un-gouvernement-hors-sol-a-la-limite-de-la-pitrerie/

  • Gilets jaunes : le mouvement perd du terrain mais gagne en maturité

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    La mobilisation est restée très forte samedi dernier pour l’acte V des Gilets jaunes, malgré les intempéries et les sournoises pressions du pouvoir pour empêcher les gens de manifester.

    Si à Paris la participation était en baisse, la pression ne s’est pas relâchée dans les grandes villes de province. L’impressionnant dispositif policier dans le quartier de l’Élysée avait été reconduit à l’identique et les Gilets jaunes se sont une nouvelle fois approprié les Champs-Élysées. Le rassemblement devant l’Opéra a permis de mettre en avant des revendications plus politiques, comme le RIC, le recours au référendum d’initiative citoyenne, la lutte contre le terrorisme islamique ou le rejet du pacte de Marrakech.
    Les débordements semblent avoir été moins nombreux ?

    Quelques affrontements ont eu lieu aux Halles et vers l’Opéra, mais contrairement au 8 décembre, les grands magasins gardés par des CRS sont restés ouverts. A noter que la journaliste Nadège Abderrazak de RT France a été blessée par une poignée de porte, qui a priori ne lui était pas destinée. A ce propos, vingt-quatre photographes et journalistes ont porté plainte contre les forces de l’ordre pour des violences commises le 8 décembre : parmi eux Yann Foreix du Parisien, victime d’une balle de défense LBD 40 tirée à 2 mètres, Eric Dessons du Journal du Dimanche frappé par une matraque télescopique pour l’empêcher de photographier, ou encore Véronique de Viguerie du Washington Post qui s’est vue confisquer son matériel de protection : un casque et un masque à gaz ! L’Union des photographes professionnels, le Syndicat national des journalistes et Reporters sans Frontières se sont constitués partie civile dans ces actions en justice.

    Et quelles ont été les réactions à l’acte V des Gilets jaunes ?

    Le pouvoir tablait sur un affadissement du mouvement, avec la complicité de responsables politiques comme Laurent Wauquiez ou Alain Juppé qui ont ouvertement appelé à cesser le mouvement. Même Philippe Poutou du Nouveau Parti Anticapitaliste a préféré rejoindre la manifestation de soutien aux sans-papiers, plutôt que de soutenir les Gilets jaunes. Il est vrai que les dégradations des 1er et du 8 décembre ont fait désordre, ce qui laisse à penser que les casseurs ont peut-être été les meilleurs alliés du pouvoir. A noter la prise de position très fantaisiste de Jacques Noyer, ancien évêque d’Amiens qui a été jusqu’à dire que les Gilets jaunes ne méritaient pas de fêter Noël !

    https://fr.novopress.info/

  • Emmanuel Macron : le Président le plus impopulaire car le plus …

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    Le JDD pourrait parfois faire figure de Journal officiel de la République du « en même temps ». Le même dimanche, il est capable de publier deux sondages IFOP assez contradictoires : l’un nous apprend que, en cas d’élection présidentielle aujourd’hui, si on refaisait le match, Emmanuel Macron serait encore plus haut qu’en 2017, à 25 ou 27,5 % ; l’autre constate une nouvelle baisse de popularité du Président : après un -4 en novembre, c’est un -2 en décembre, malgré les annonces répondant à la crise des gilets jaunes.

    L’hebdomadaire rappelle qu’Emmanuel Macron se situe exactement au même très bas niveau que François Hollande à ce stade de son quinquennat. Sur la seule année 2018, c’est une chute de 27 points ! Faut-il rappeler que François Hollande détenait jusqu’alors le record du Président le plus impopulaire ? Nicolas Sarkozy planait, lui, à ce même stade de son mandat, à 44 % d’opinions positives. Surtout, si le taux de « mécontents » d’Emmanuel Macron passe de 73 à 76 %, à l’intérieur de ce groupe, les « très mécontents » bondissent de 39 à 45 %. C’est un indice révélateur de la nature de cette impopularité : une « radicalisation » des mécontents, diraient certains commentateurs, qui expliquerait la violence des slogans sur les ronds-points.

    Emmanuel Macron pourrait donc entrer une seconde fois dans le Livre des records : après avoir été le président de la République le plus jeune, il est en passe de devenir le plus impopulaire. Et si ceci expliquait aussi cela ?

    Quelques conversations avec des amies ont fini de m’en convaincre. Mères de famille de milieux modestes, elles sont contraintes de multiplier les heures de travail, l’une pour compléter une retraite d’à peine 800 euros, l’autre pour faire vivre, avec son mari ouvrier, leur ménage de deux enfants et payer leur maison. Elles n’ont pas eu le temps de rejoindre les gilets jaunes, mais elles sont entièrement avec eux et, surtout, sont aussi focalisées qu’eux sur la personne d’Emmanuel Macron.

    Et ce qui ressort de leur analyse, dès les premiers mots, malgré leur différence de génération, c’est que ce Président de 40 ans à qui tout a souri, devant qui les portes du pouvoir se sont ouvertes comme par enchantement, ne peut rien comprendre à la vraie vie, ni aux personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie, ni aux jeunes ménages qui jonglent pour tenter d’assurer à leurs enfants un mode de vie comparable à celui qu’elles ont connu. « Et puis, il n’a pas d’enfants à s’occuper, lui… Il ne sait pas ce que c’est. »

    Il y a, dans le peuple, un ressentiment contre sa réussite précipitée et insolente, sa prétention, un peu comme si un Président, pour comprendre cette vraie vie et être un peu aimé, devait avoir vécu un peu comme elles, avoir souffert, enduré quelques déconvenues, patienté. C’était, d’ailleurs, le schéma classique jusqu’à l’élection de l’an dernier. Tous nos Présidents précédents avaient dû attendre, d’une façon ou d’une autre : de Gaulle et sa traversée du désert, Pompidou et l’attente du départ du Général, Mitterrand et Chirac et leurs deux tentatives ratées. Sarkozy et Hollande avaient dû, eux aussi, se débattre des décennies avec les rivaux de leurs partis. Ces « épreuves » leur attiraient une certaine sympathie, même au-delà de leur camp. Seul Giscard, à qui Emmanuel Macron a été comparé depuis le début, n’a pas affronté ce « cursus malorum » sans lequel, pour le peuple des gilets jaunes, et le peuple tout court, il n’y a pas de « cursus honorum » légitime.

    La jeunesse d’Emmanuel Macron joua un grand rôle pour balayer l’ancien monde ; aujourd’hui, elle est devenue un facteur aggravant de son impopularité.

    Pascal Célérier

    http://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-le-president-le-plus-impopulaire-car-le-plus/

  • Un nouveau concept à Béziers : la crèche à roulettes

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    On le sait depuis plusieurs années, la ville de Béziers est devenue un lieu conceptuel de premier plan, montrant au reste de la France la voie d’un avenir meilleur.

    Et plusieurs de ces concepts étaient tellement justes qu’après avoir été décriés ou interdits au moment de leur présentation, ils ont été finalement approuvés, comme, par exemple, l’armement de la police municipale, repris par un État qui l’avait condamné, ou le recours plus fréquent au référendum, aujourd’hui réclamé par les gilets jaunes, mais refusé par un gouvernement tellement impopulaire qu’il craint par-dessus tout les réponses d’un peuple qu’il ne représente plus.

    Ces concepts ont aussi, très souvent, l’étrange faculté, le pouvoir miraculeux de faire siffler les ânes et braire les moutons, ce qui est tout à fait extraordinaire. On se souvient comment, l’an dernier, une dizaine de manifestants anti-crèche, à peine audibles et accompagnés d’une vache laitière, étaient venus beugler et siffler le soir de l’inauguration (cf mon article du 6 décembre 2017).

    Mais à l’approche de Noël, cette année, un nouveau concept est né à Béziers : celui de la crèche à roulettes, ou crèche itinérante, qui peut facilement changer de lieu en cas de poursuite ou de persécution.

    Tous les ans, en effet, les associations laïques de Béziers, les partis de gauche, la ligue pour l’interdiction du petit Jésus dans les lieux publics, la fédération des ennemis de Joseph, le club anti-marial, les libres penseurs de la pensée conforme, les francs camarades de la manifestation perpétuelle, les joyeux baladins de la truelle, le préfet, le sous-préfet, l’en-dessous du sous-préfet, et le quart-de-rond de l’en-dessous du sous-préfet, n’ayant rien de mieux à faire, et considérant que c’est l’un des premiers et des plus graves problèmes de notre pays, bien avant le chômage, la précarité, la pauvreté, le terrorisme islamiste, les fichés S, l’immigration incontrôlée, la hausse illimitée des taxes et des contraventions, le péage généralisé, la prestidigitation présidentielle, le jeu du pipeau et celui de la flûte sans trou, saisissent en référé et en urgence attentat la Justice pour faire interdire la crèche de Béziers, qui représente un danger sans précédent pour notre société.

    Si bien, donc, que pour protéger le malheureux enfant que cette tradition honore depuis des siècles, un nouveau concept est né, permettant désormais à cet Enfant Jésus de venir au monde dans la sérénité, entre ses parents, son bœuf, son âne et ses santons, puis de se déplacer tout en restant bien au chaud dans son lit de paille : la crèche à roulettes.

    Cette crèche, en tous points semblable aux autres, et qui s’inspire du principe du tapis volant des Mille et Une Nuits ou du tapis roulant des couloirs du métro, est simplement munie de quatre roues ordinaires telles que chacun peut en trouver dans tous les magasins de bricolage. Elles lui permettent, sitôt l’interdiction de se trouver à un endroit prononcée, de se déplacer immédiatement, illico presto, et de se retrouver comme par miracle vers un autre endroit autorisé, puis, sitôt cet autre endroit interdit par la même voie de référé, de se transporter à nouveau dans un autre…et ainsi de suite. On dit même déjà que, l’année prochaine, elle serait équipée d’un petit moteur et d’un GPS pour que ses déplacements se fassent plus rapidement encore…

    Ainsi, on a vu la nouvelle crèche à roulettes et municipale de Béziers, grâce à ce merveilleux concept, passer de la cour intérieure de la mairie à la place de la Mairie, sous les ovations des Biterrois, et, dans quelques jours peut-être, la retrouverons-nous sur la place de la Citadelle ou sur les allées Paul-Riquet, et peut-être – qui sait ? – finira-t-elle sur le perron de la sous-préfecture ou sous les fenêtres du sous-préfet, portée par le chœur des anges et les alléluias des Biterrois.

    Jean-Pierre Pélaez

    Tribune reprise de Boulevard Voltaire

    https://fr.novopress.info/213017/un-nouveau-concept-a-beziers-la-creche-a-roulettes/

  • Edition Spéciale Gilets Jaunes – Journal du 17 décembre 2018

    Société / Gilets jaunes : le bras de fer se poursuit

    Après cinq samedis de mobilisations, des répressions fortes et divers chantages de l’exécutif, le mouvement baisse de régime… En région, la mobilisation se maintient davantage, malgré les coups de pression du pouvoir qui espère voir poindre la fin du casse-tête.

    Société / Le RIC : quésako ?

    Il s’est imposé dans le débat et dans la liste des mesures réclamées par les gilets jaunes, le référendum d’initiative citoyenne. De quoi s’agit-il? Est-ce une demande réaliste ? Réponse dans cette édition.

    Social / Smic et primes d’activité, la goutte d’eau qui plombe

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/edition-speciale-gilets-jaunes-journal-du-17-decembre-2018?is_wppwa=true

  • Cet étrange sondage qui donne Marine Le Pen et Emmanuel Macron encore plus haut qu’en 2017 !

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    Certains, sur Boulevard Voltaire, s’étaient inquiétés de l’impact politique du mouvement des gilets jaunes qui, s’ils décidaient de présenter une liste aux européennes, permettraient au parti d’Emmanuel Macron de finir en tête, en affaiblissant la liste du Rassemblement national. C’était reconnaître que ce mouvement profite d’abord au parti de Marine Le Pen.

    Confirmation par le dernier sondage IFOP pour le JDD publié hier : si l’élection présidentielle avait lieu maintenant, Marine Le Pen obtiendrait 27,5 % et Emmanuel Macron 25 à 27,5 %. Le politologue Frédéric Dabi commente : « La campagne ratée de Marine Le Pen en 2017, sa prestation catastrophique lors du débat de l’entre-deux-tours semblent avoir été oubliées. Il y a un vrai effet gilets jaunes qui la pousse. »

    En fait, ce mouvement des gilets jaunes fonctionne comme le troisième tour social de la présidentielle. Un peu comme le mouvement de décembre 1995 pour Jacques Chirac. Pas étonnant, dès lors, que le cri de révolte du peuple des ronds-points, qui a pendant des semaines reçu le soutien ou au moins la compréhension de l’opinion, ait bénéficié à Marine Le Pen. Ce qui l’avait disqualifiée lors du débat, une certaine méconnaissance des dossiers, une incapacité à argumenter, est devenu un atout. Revanche du peuple face à l’énarque qui sait mieux que tout le monde.

    Mais ce sondage ne traduit que cet état du moment, l’instant t. Il a été, pour les sondés, une nouvelle occasion de dire leur révolte sans que cela porte à conséquence. Le peuple qui répond à un sondage pour une élection lointaine et celui qui vote le moment venu n’est pas du tout dans le même état d’esprit.

    En fait, il nous parle plus du présent immédiat et du passé que de l’avenir. Le Rassemblement national aurait tort de s’en réjouir et de s’en contenter : les sondages de 2017 promettaient aussi un 28 % à Marine Le Pen. On sait quel fut son résultat en avril. D’ailleurs, à trois ans et demi de la prochaine présidentielle, il aligne les mêmes candidats (Hamon, Mélenchon, etc.), la variante Fillon (qui le voit revenir ?) ou Wauquiez ne changeant pas fondamentalement les choses. Surtout, il devrait d’abord réjouir les macroniens : leur leader y est donné plus haut au premier tour qu’en 2017 et, surtout, l’envolée de Marine Le Pen et l’éventualité de sa victoire contribueront à installer de nouveau dans l’opinion l’idée qu’Emmanuel Macron est incontournable.

    Tout cela rend ce sondage étrange, voire suspect, si l’on ajoute le commentaire du JDD qui ravira le camp macroniste : « On n’est plus dans une bipolarisation où un chef de l’État impopulaire aurait déjà perdu la présidentielle. Au contraire, ça reste ouvert. Le socle électoral de Macron reste donc solide, faisant d’En marche ! le seul parti de gouvernement capable d’offrir une alternative. »

    Ah, voilà la morale du sondage !

    Mais, au fait, à quoi, à quel gouvernement, à quel parti au pouvoir Emmanuel Macron, qui atteint par ailleurs des sommets d’impopularité, et En marche ! offrent-il une alternative ? Macron comme seule alternative à… Macron ? Après tout, c’était déjà un peu ça, en 2017.

    http://www.bvoltaire.fr/cet-etrange-sondage-qui-donne-marine-le-pen-et-emmanuel-macron-encore-plus-haut-quen-2017/

  • L’Etat criminel !

    Le billet de Patrick Parment

    J’avoue mon incompréhension face à ces foules qui se réunissent après un attentat comme à Strasbourg pour marquer une bien stérile résistance. Résister au terrorisme. Ah, la belle affaire ! Sauf que la méthode employée par ces terroristes est littéralement imparable. Il n’y a rien de plus facile que de tirer sur une foule désarmée. Surtout si le fou furieux islamiste a décidé de retrouver les 72 ou 73 vierges que lui promet le Coran. Les foules n’ont pas à s’apitoyer sur leur sort car c’est l’Etat, et lui seul, qui en est le grand responsable. Ce que n’a pas manqué de nous rappeler Xavier Raufer, expert en criminologie, sur TVLibertés : les services avaient ciblé depuis longtemps ce Chérif Chekatt, comme beaucoup d’autres fiché S, et dont nous ne sommes même pas certains qu’il ait agi par conviction religieuse.

    Ce cas n’est pas isolé puisque lors des précédents attentats, comme celui de l’Hyper Casher en 2015 par Amedy Coulibaly ou des frères Kouachi contre Charlie hebdo, ces membres ou non de Daech, étaient connus des services de police.

    C’est donc bien l’Etat qui joue avec nos vies, d’une part en n’employant pas les moyens nécessaires pour combattre et dissuader l’immigration, d’autre part en ne prenant pas les mesures nécessaires face à ces incitations que sont les aides dites sociales généreusement distribuées, fric foutu en l’air dans les stériles politiques de la ville au bénéfice des seules banlieues, tolérance à l’égard de toutes ces associations pro-immigrés. On pourrait ajouter le retrait de la nationalité française, la suppression de toutes les allocations à leurs familles étendues ou plus simplement le retour au pays. Bref, les mesures de rétorsion ne manquent pas et on ferait, de surcroît, des économies.

    Non, l’Etat français préfère paupériser les Français, les jeter à la rue, enrichir les riches, faire des risettes aux Américains et mettre la Russie sous embargo. Il est grand temps de remettre de l’ordre dans cette oligarchie pour rétablir, enfin, la démocratie et redonner la parole au peuple.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Le président du CESE reconnaît que ne pas avoir examiné la requête de La Manif Pour Tous a été une faute politique

    Le président du CESE reconnaît que ne pas avoir examiné la requête de La Manif Pour Tous a été une faute politique

    Patrick Bernasconi, le Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), était interrogé samedi sur France culture. Vers 16mn50, il revient sur la pétition déposée par La Manif Pour Tous, la première à avoir dépassé les 500 000 signatures règlementaires.

  • Pendant que Macron fait signer en catimini le pacte de Marrakech, Salvini durcit sa législation sur l’immigration

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    salvini.jpgAlors qu’Emmanuel Macron a fait signer en catimini le pacte pour les migrations de Marrakech, L’Italie, sous l’impulsion de Matteo Salvini, durcit sa législation sur l’immigration.
    Pour commencer, L’Italie fait partie des nombreux pays qui ont refusé le pacte de Marrakech et ses responsables n’ont même pas assisté à la conférence organisée à cet effet à Marrakech, les 10 et 11 décembre dernier.
    Pour les responsables italiens, le Pacte mondial ne vise pas seulement à faire de la migration un droit de l’homme ; il met hors la loi toute critique de l’immigration et la rend passible des lois sur les crimes de haine.
    L’article suivant du Gatestone Institute rend compte de ce durcissement le l’Italie vis-vis de l’immigration :
    "Le Parlement italien a voté une nouvelle loi qui durcit les conditions d’accueil des migrants, facilitera l’expulsion des délinquants et déchoira de la nationalité italienne les auteurs de crimes terroristes.
    Le 28 novembre, la chambre basse du Parlement italien, la Camera dei Deputati, a approuvé par 396 voix contre 99 la nouvelle loi proposée par le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini. Le 7 novembre, le texte avait déjà passé victorieusement le test du Sénat. La nouvelle législation a été promulguée par le président Sergio Mattarella le 3 décembre.
    Également connue sous le nom de « décret sur la sécurité » ou « décret Salvini », la nouvelle loi énumère plusieurs dispositions essentielles :
    Fin du régime de protection dit humanitaire. L’un des principaux objectifs de la nouvelle loi est de limiter le nombre de migrants éligibles à l’asile en Italie. Ainsi, l’article premier du décret supprime les permis de séjour accordés au titre de la protection humanitaire ; une protection accordée auparavant à ceux qui ne pouvaient prétendre au statut de réfugié.
    La protection humanitaire était l’une des trois formes de protection accordées aux demandeurs d’asile, aux côtés de l’asile politique et de la protection subsidiaire. Les conditions requises pour en bénéficier étaient vagues et susceptibles d’abus. Les migrants non éligibles à l’asile politique et à la protection subsidiaire mais qui obtenaient une protection humanitaire disposaient d’un permis de séjour qui durait deux ans et ouvrait droit à l’emploi, aux aides sociales et à un logement.
    En vertu de la nouvelle loi, l’asile ne sera accordé qu’aux réfugiés de guerre ou aux victimes de persécutions politiques. Pour les problèmes de santé ou en cas de catastrophe naturelle, la nouvelle loi institue des titres de séjour spéciaux d’une durée maximale de six mois à un an.
    Prolongation de la période de détention. L’article 2 double la durée de détention des migrants – de 90 jours à 180 jours – dans les centres de rapatriement (Centri di permanenza per il rimpatrio, CPR). Cette extension correspond à la période jugée nécessaire pour vérifier leur identité et la nationalité d’origine.
    L’article 3 prévoit que les demandeurs d’asile pourront être détenus pendant une période maximale de 30 jours dans des « camps de migrants » (hotspots) situés aux frontières extérieures de l’Union européenne. Si l’identité n’est pas établie dans les 30 jours, les demandeurs d’asile pourront également être détenus dans des centres de rapatriement pendant 180 jours. En d’autres termes, les demandeurs d’asile peuvent être détenus pendant 210 jours aux fins de vérification de leur identité.
    Augmentation des fonds pour l’expulsion. L’article 6 augmente le budget du financement de l’expulsion : 500 000 euros en 2018, 1,5 million d’euros en 2019 et 1,5 million d’euros en 2020.
    Révocation de la protection. L’article 7 élargit la liste des délits pouvant entraîner une révocation du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire : menaces ou violences à l’encontre d’un fonctionnaire ou d’un représentant de l’ordre public ; agression physique ; mutilation génitale féminine ; et diverses condamnations liées au vol.
    Une demande d’asile peut également être suspendue si le demandeur se trouve incriminé dans une procédure pénale pour l’un des délits susmentionnés. Une condamnation entraînera un refus automatique de l’asile. En outre, les réfugiés qui retournent au pays d’origine, même pour un court séjour, perdront leur protection internationale et subsidiaire.
    Mise en place d’une liste des pays d’origine dits non-à-risque. L’article 7 bis prévoit d’établir une liste des pays d’origine non-à-risque, c’est-à-dire des pays dotés de systèmes politiques démocratiques ou, de manière « générale et uniforme », les risques de persécution politique, de torture, de peines ou traitements inhumains ou humiliants, de menaces de violence ou de conflit armé sont absents.
    Douze pays de l’UE disposent déjà de telles listes destinées à prévenir les abus au droit d’asile, qu’il soit européen ou national.
    Le décret oblige les demandeurs d’asile originaires de l’un ou l’autre des pays de la liste à apporter la preuve qu’ils courent un danger en restant au pays d’origine. De nouvelles dispositions ont été introduites pour disqualifier une demande d’asile « manifestement non fondée » : déclarations incohérentes ; faux renseignements ou faux papiers ; refus de prise d’empreintes digitales ; ordonnances d’expulsion ; menaces de troubles à l’ordre public ; clandestins qui n’ont pas immédiatement demandé l’asile.
    Outre la liste des pays d’origine dits non-à-risques, l’article 10 institue le principe de « fuite interne » : « si un étranger peut être rapatrié dans une région de son pays d’origine où il ne court aucun risque de persécution, l’application pour la protection internationale est rejetée ».
    Réduction du nombre de centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’article 12 stipule que, seuls les mineurs non accompagnés et les personnes pouvant prétendre à une protection internationale seront autorisés à loger en centres d’accueil pour demandeurs d’asile et réfugiés (Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati, SPRAR), soit le système d’accueil ordinaire géré par les municipalités italiennes. Tous les autres demandeurs d’asile seront logés dans les centres d’accueil extraordinaire (Centri di Accoglienza Straordinaria, CAS) et dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Centri di Accoglienza de Richiedenti Asilo, CARA). Les changements visent non seulement à rétablir un contrôle central du processus d’asile, mais également à limiter l’accès aux services sociaux, à l’exception des plus élémentaires.
    Déchéance de la nationalité. L’article 14 prévoit la déchéance de la nationalité italienne pour toutes les personnes qui l’ont acquise postérieurement à leur naissance et qui ont été reconnues coupables de crimes liés au terrorisme. Les personnes susceptibles de voir leur nationalité révoquée sont : les étrangers ayant acquis la citoyenneté après dix ans de résidence en Italie ; les apatrides qui ont acquis la citoyenneté après cinq ans de résidence en Italie ; les enfants d’étrangers nés en Italie qui ont acquis la citoyenneté après l’âge de 18 ans ; les conjoints de citoyens italiens ; et les étrangers adultes qui ont été adoptés par un citoyen italien.
    La déchéance de la citoyenneté sera rendue possible dans un délai de trois ans à compter de la dernière condamnation pour crimes liés au terrorisme, par décret du président de la République sur proposition du ministre de l’Intérieur.
    L’article 14 augmente également le délai d’attente pour obtenir la citoyenneté de 24 mois à 48 mois.
    Renforcement des mesures de sécurité. La nouvelle loi a également renforcé les règles visant à garantir la sécurité publique, tant en matière de lutte contre le terrorisme que contre l’infiltration criminelle dans les marchés publics.
    Afin de prévenir les attaques à la voiture bélier dans des lieux piétonniers, l’article 17 oblige les loueurs de véhicules à contrôler davantage les personnes qui louent des camions et des fourgonnettes. L’article 19 autorise les polices municipales des villes de plus de 100 000 habitants à utiliser des pistolets tasers, tandis que l’article 24 renforce les lois anti-mafia et les mesures de prévention. La mafia italienne a été régulièrement accusée de profiter de la crise migratoire.
    Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’intérieur, Salvini, a déclaré que la nouvelle loi permettra de remédier aux dysfonctionnements du droit d’asile. « Avec des critères, du bon sens et d’excellents résultats, nous avons mis de l’ordre, des règles, du sérieux, de la transparence et de l’homogénéité dans le système d’accueil des demandeurs d’asile, devenu une marchandise, un business hors contrôle financée par le peuple italien. » Il a ajouté :

    « Nous devons accueillir les réfugiés qui fuient les guerres, mais les migrants économiques n’ont pas leur place en Italie. À l’ère de la communication mondiale, un message clair est envoyé aux migrants de tous les pays et aux passeurs ; ils doivent comprendre qu’ils doivent changer de travail. Celui qui fuit la guerre est mon frère, mais celui qui vient ici pour vendre de la drogue et créer du désordre doit retourner dans son pays. »

    La nouvelle loi a été vertement condamnée par les principaux médias italiens, les partis politiques de gauche, ainsi que par des ONG et d’autres groupes s’occupant d’immigration. Salvatore Geraci, de Caritas Italie, la filiale italienne d’une association caritative, a décrit la loi comme « la pire de l’histoire italienne » et comme « pathogène, inutile et nuisible ». Il a ajouté: « Le texte mélange préjugés et calculs électoraux et représente une approche simpliste d’un phénomène complexe et articulé. »
    Salvini a rétorqué : « Je crois que ceux qui contestent le décret sur la sécurité ne l’ont tout simplement pas lu. Je ne comprends pas où est le problème : il expulse les criminels et intensifie la lutte contre la mafia, le racket et le trafic de drogue. »
    Salvini, chef du parti anti-immigration Lega (Ligue), participe à un gouvernement de coalition avec le mouvement populiste Cinq Etoiles (M5S) depuis le 1er juin. Le programme du gouvernement, un plan d’action en 39 pages, a promis de juguler l’immigration clandestine et d’expulser jusqu’à 500 000 migrants illégaux.
    L’Italie est l’une des principales portes d’entrée en Europe des migrants arrivant par voie maritime : 119 369 personnes ont traversé la Méditerranée en 2017, contre 181 436 en 2016 indique l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Près de 700 000 migrants sont arrivés en Italie au cours des cinq dernières années, mais depuis l’arrivée au pouvoir de Salvini, leur nombre a fortement décru. Selon l’OIM, 23 000 migrants seulement sont arrivés au cours des onze premiers mois de 2018.
    En même temps que le décret, Salvini a annoncé que l’Italie ne signerait pas le Pacte mondial pour les migrations des Nations Unies et que les autorités italiennes ne se rendraient donc pas à la conférence de Marrakech (Maroc), les 10 et 11 décembre. Le Pacte mondial non seulement fait de la migration un droit de l’homme, mais veut pénaliser toute critique du mouvement migratoire au titre de la législation sur les crimes de haine.
    Le 28 novembre, le Premier ministre Giuseppe Conte a déclaré devant le Parlement :

    « Le Pacte mondial pour la migration pose des questions et des problèmes qui préoccupent nombre de nos concitoyens. Par conséquent, nous estimons nécessaire d’en débattre au parlement. Une décision sera prise à l’issue de ce débat, comme en Suisse. Le gouvernement ne se rendra pas à Marrakech, et adoptera ou non le Pacte de l’ONU une fois que le Parlement se sera exprimé. »

    Plus d’une douzaine de pays ont annoncé qu’ils ne signeraient pas l’accord. Les pays occidentaux comprennent : l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la République Tchèque, la Hongrie, Israël, l’Italie, la Lettonie, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la Suisse et les États-Unis.
    Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone Institute de New York."
    Au moment où Emmanuel Macron s’enfonce dans les sondages en dénigrant Matteo Salvini, ce dernier ne cesse de renforcer sa popularité. A méditer …
  • Gilets Jaunes Acte 5 : Course-poursuite avec la police et la gendarmerie dans Paris.

  • Vox populi vox dei? Pas pour tout le monde!

    le-peuple-pays-reel-300x292.jpgMalgré les menaces et,  en même temps,  les gestes fiscaux du gouvernement, le climat anxiogène généré par l’attentat de Strasbourg, la fatigue, la brutalité parfois des CRS obéissant aux ordres, notamment sur les Champs-Elysées  face à des manifestants  pacifiques, le truquage éhonté des chiffres, l’exécutif n’a pas réussi à prouver de manière tangible un essoufflement du mouvement des gilets jaunes. Certes, si la mobilisation  est restée forte en province,  les GJ étaient  sensiblement moins nombreux que la semaine précédente pour cet acte V - mais beaucoup d’entre eux disent  respecter la trêve des confiseurs - et le bouclage de la plus belle avenue du monde a empêché et/ou dissuadé beaucoup de manifestants de s’y rendre.  Il est tout aussi  évident   que les annonces de MM. Macron et Philippe n’ont pas permis aux  deux têtes de l’exécutif d’enrayer leur décrochage dans l’opinion.  Moins d’un Français sur quatre se dit désormais satisfait de la politique  macroniste,  et «le nombre   des mécontents a augmenté inversement de 73 à 76%»  selon le dernier sondage du JDD.  Un «historien et sociologue des mouvements syndicaux»,  Stéphane Sirot,  soulignait le 14 décembre sur le site du quotidien gratuit 20 minutes les raisons du soutien massif de nos compatriotes aux gilets jaunes, quand bien même cette mobilisation est elle jugée factieuse par le pouvoir et impacterait  l’activité économique en cette  période Noël . «Souvent en France, dit-il,  il y a une certaine bienveillance, une courte majorité de soutien aux mouvements sociaux de salariés, mais qu’il frise les 75 %, c’est tout à fait singulier. C’est peut-être parce qu’on est face à un soutien qu’on pourrait qualifier d’identification.  »

    Selon l’enquête Odoxa publié par Le Figaro , 59% des Français n’avaient pas été convaincus par Emmanuel Macron lors de son allocution du 10 décembre, même si  les mesures qu’il avait annoncées avaient été jugées satisfaisantes. Annonces qui perdent cependant de leur poids  au fur et  à mesure qu’elles sont précisées. L’augmentation du SMIC relève ainsi  largement de la fausse nouvelle,  elle ne concernera qu’un quart des salariés et pour ce qui concerne  la prime de Noël, M. Macron est là aussi revenu sur sa promesse pusqu’elle sera fiscalisée à partir de 1000 euros. Nous l’avons dit, quant au   débat sur l’immigration, il est carrément   passé à la trappe. Un thème jugé trop dangereux car il existe un large consensus des Français pour une inversion des flux migratoires.  Un référendum d’initiative citoyenne (RIC)  sur le sujet  - pendant du référendum d’initiative populaire défendu de longue date par le FN et le RN –   dont la demande ne cesse de croître dans les mobilisations et assemblées de gilets jaunes, le prouverait de manière très éclatante!

    C’est dans ce contexte tendu  que le très immigrationniste pape François vient de prendre position en  en faveur du Pacte de Marrakech, contre lequel le Vlaams Belang, les nationaux  flamands  ont  manifesté hier à Bruxelles.   Un pacte de l’ONU sur les migrations dont le service après-vente est assuré avec un unanimisme assez effrayant - voir l’article paru sur le site de l’ojim –  par tous les gros médias du Système. Tous  les aspects réellement  contraignants,  extrêmement problématiques  de ce pacte sont qualifiés de rumeurs d’extrême droite alors qu’une simple lecture du pacte en question suffit à les pointer, ce qu’a rappelé Bruno Gollnisch tout récemment au parlement européen. Il s’agit aussi de déplorer, en tant que catholique ou non, l’instrumentalisation de la tuerie  à laquelle s’est livrée  Chérif Chekatt  à  Strasbourg par  l’archevêque de cette ville, Mgr Luc Ravel.  Lors de la veillée de prières en hommage aux victimes,  celui-ci a  déclaré dans son homélie qu’il s’inquiétait de  «cet attentat (qui) va empoisonner la question des migrants voilà encore un vieux démon» Quid de la   parabole de la paille et de la poutre? Le vieux démon que Mgr Ravel et les hommes d’Eglise seraient aussi bien inspirés de dénoncer, c’est surtout cette idéologie mondialiste qui,  par ses exactions sociales, économiques  et militaires,   paupérise, fragilise des populations  entières et encourage  à la submersion  de l’Europe.

    Rappelons cette évidence, l’actuelle révolte du pays profond contre l’Etat profond selon la formule plutôt pertinente d’Alain Soral, cette fronde  des classes populaires et des classes moyennes est avant tout  une réaction vitale  contre un établissement, un Etat qui   capitule devant les oukases de la mondialisation,  renonce à la justice sociale, à  défendre la France et les Français d’abord.  L’essayiste et analyste financier Charles Gave note pour sa part  que ce mouvement des gilets jaunes est «la première révolte depuis 1789 dans l’Histoire  de France qui n’est pas une révolte de  gauche mais une révolte de droite – un constat qui rejoint celui de  Jean-Michel Apathie –    de gens travailleurs qui se lèvent tôt  et qui aimeraient  savoir ou passe leur pognon puisqu’on ne leur donne rien en échange!»

    Journaliste à l’OpinionJean-Dominique Merchet estime sur twitter que ce mouvement «très majoritaire dans le soutien que lui accorde l’opinion publique»,  a imposé de nouvelles thématiques ( pouvoir d’achat et réformes démocratiques, (qui) ne disparaîtront pas.  Un mouvement «essentiellement blanc »  qui n’a pas  «mobilisé les habitants des centres-villes  et des banlieues type 93»,  qui  «est (vraisemblablement) entré dans sa phase de déclin mais (qui)  a brisé la dynamique politique d’E. Macron de manière irrémédiable. » «Déjà vacillante, la posture internationale et européenne d’E.Macron  en sort très affaiblie.» «Vu le profond rejet qu’il suscite, E. Macron n’a comme issue politique que de mettre en place une cohabitation avec un nouveau Premier ministre et le laisser gouverner, le temps de se refaire une santé. La Constitution le lui permet. Mais pas sa personnalité » croit savoir  M. Merchet.  Réflexions qui interviennent  au moment ou un sondage Ifop affirme que si l’on rejouait aujourd’hui la présidentielle   «l’actuel président gagnerait quelques points de plus, mais la grande gagnante est Marine Le Pen. »

    Sur le site du huffpost , le journaliste Jean-François Khan  constate lui aussi à la lecture des sondages  que cette mobilisation populaire (populiste) a eu  pour effet  de conforter le poids de  l’opposition nationale.  «Une douche  glacée»« un verdict terrible» (sic)  pour  «les médias de gauche, les trois premières semaines»«les gauches politiques (qui)  toutes tendances confondues, ont soutenu, souvent sans recul, le mouvement des gilets jaunes (…)  à la fois authentiquement populaire et ambiguë portant de nombreuses revendications légitimes, mais charriant des tombereaux de haines suspectes contradictoires (…). L’une des causes de la crise actuelle c’est qu’un mouvement, qui ne recueillit au départ que 25% des suffrages (LREM) , a raflé 70% des sièges à l’Assemblée nationale et qu’il tombe, depuis, au-dessous de 20%. Peut-on gouverner encore plus de trois ans dans de telles conditions? A terme, on ne résoudra donc pas la crise sans dissoudre. Mais à condition, pour éviter la catastrophe, d’établir d’urgence un scrutin proportionnel avec la reconnaissance du vote blanc.» 

    Etablir la proportionnelle? Les nationaux y sont favorables depuis toujours. La reconnaissance du vote blanc? Elle a toute sa logique, elle aussi démocratique. Eviter la catastrophe? C’est bien là la raison d’être du RN, mais cela ne passera pas par un mauvais rafistolage de ce régime à bout de souffle. Il s’agit au contraire de mettre urgemment et résolument en place cette politique nationale, populaire et sociale,  alternative à l’euromondialisme,  portée par notre candidate en 2017.  Un  programme national,  solide, de bon sens, pragmatique, qui loin de   charrier  des tombereaux de haines suspectes contradictoires est au contraire la seule voie juste et raisonnable pour  la  renaissance au  XXIème siècle, celui de tous les dangers,  de notre cher et vieux  pays.

    https://gollnisch.com/2018/12/17/vox-populi-vox-dei-pas-pour-tout-le-monde/

  • Invasion migratoire : des milliers de manifestants à Bruxelles contre le pacte de l’ONU

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    Devant les institutions européennes à Bruxelles, ils sont venus clamer leur opposition au Pacte de l’ONU sur les migrations.

    Signé par la Belgique à Marrakech le 10 décembre, ce Pacte sur les migrations recense une vingtaine de principes dont l’intégration des migrants. Les manifestants souhaitaient dénoncer un texte qui pourrait encourager les flux migratoires incontrôlés.

    Coordonné par plusieurs organisations dont le Vlaams Belang, le rassemblement a réuni plus de 5000 personnes, selon la police.

  • Les gilets jaunes face au terrorisme d’Etat

    Merci à Vincent Lapierre pour son reportage qui donne un autre éclairage que celui des médias à la botte du pouvoir. A voir absolument !

  • Vous trouvez que l’Europe de l’Est est autoritaire ? Essayez l’Allemagne et la France

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    Par Paul Gottfried, professeur de sciences humaines au Elizabethtown College ♦ Le 17 novembre dernier, Polémia présentait l’indice Libertex au cours du 4e Forum de la Dissidence. Cet indice, prenant en compte de multiples facteurs, se veut un état des lieux exhaustif de la liberté d’expression dans plusieurs pays du monde. Cette publication a attiré l’attention d’un média outre-atlantique : The American Conservative. Nous partageons avec nos lecteurs la traduction de cet article rédigé par Paul Gottfried pour le média américain.
    Polémia

    Une étude récente conclut que les puissances occidentales libérales répriment la parole plus que leurs voisins « antilibéraux ».

    La prétendue plongée des pays d’Europe de l’Est, et en particulier de la Pologne et de la Hongrie, dans les griffes de régimes nationalistes autoritaires a fait l’objet de vives discussions. Cette préoccupation n’a pas seulement attiré l’attention anxieuse de nos médias de gauche, tels que le New York Times, le Washington Post et le New York Review of Books, mais elle a également suscité de vives réactions de la part des groupes de réflexion républicains de Washington, en particulier l’AEI et la Heritage Foundation. Tous deux ont fait des déclarations faisant état de leur inquiétude quant à l’orientation identitaire et antilibérale qui touche aujourd’hui la Hongrie de Orban, la Pologne et, peut-être de façon moins dramatique, l’Autriche et l’Italie sous des gouvernements de centre-droit. On peut penser que les pays d’Europe occidentale dont les gouvernements sont socialement libéraux mais pro-capitalistes sont mieux protégés contre la menace de cette peste de droite. En langage profane, cela peut signifier que ces autres pays européens sont considérés comme plus amis des élites politiques et économiques américaines.

    Compte tenu de ces attitudes qui prévalent aujourd’hui, il peut être utile d’examiner une étude française récemment réalisée par Libertex, une opération de sondage libertaire, sur la liberté des échanges d’informations dans divers pays européens. Cette étude comparative, qui examine l’ouverture d’esprit de divers pays européens à l’égard des opinions politiques dissidentes, fonde son enquête sur plusieurs critères. Parmi ceux-ci figurent l’absence relative de loi sur les discours de haine, un système judiciaire impartial (non politisé), la volonté ou non des gouvernements de demander à Google et à Facebook de censurer les opinions politiques inacceptables (une pratique qui, en Europe occidentale, cible presque toujours la droite), le nombre d’agences de presse et la possibilité de tenir des discussions ouvertes en dehors de la censure du gouvernement.

    Selon la plupart de ces critères, les États-Unis (avec un score total de 92,1) sont le pays le plus libre cité dans cette enquête, suivis du Danemark (81,8) et du Royaume-Uni (71,3). Mais curieusement, le mouton noir du PC West, la Hongrie (à 69,7), est juste derrière le Royaume-Uni, et est suivi par l’Italie (à 69,1). La Russie (51,1) et la France (46,4) clôturent le classement. L’Allemagne, qui n’est pas incluse dans l’étude, se classerait, selon toute probabilité, en bas de l’échelle, étant donné l’étendue de sa surveillance gouvernementale « antifasciste » et son recours à des lois interdisant toute opposition politique. (Pour plus d’informations sur le scandaleux « déficit démocratique » de l’Allemagne, j’ai recommandé mon ouvrage The Strange Death of European Marxism récemment réédité.)

    Le sondage, qui offre « une classification réaliste de la liberté d’expression », en particulier en France, « examine le côté sordide de l’ingénierie sociale antifasciste qui s’implante actuellement dans les démocraties occidentales ». L’Allemagne et la France ont de nombreuses lois sur les discours de haine : elles punissent la « banalisation » ainsi que la négation de ce qui est officiellement considéré comme un génocide. Les lois que Libertex qualifie de « lois mémorielles » (lois ou directives traitant de la mémoire historique inadmissible) incluent maintenant la criminalisation des conclusions malséantes sur le massacre arménien de 1915 que les universitaires, les enseignants et les journalistes sont tenus, sous la menace d’amendes élevées et d’éventuel emprisonnement, de considérer comme un acte de génocide.Les gouvernements français et allemand poursuivent aussi allégrement les détracteurs de l’immigration musulmane comme étant coupables de crime de haine. En même temps, ils encouragent habituellement ou tentent d’expliquer les diatribes antisémites et les actions impliquant des activistes musulmans. Les médias, avec la coopération des gouvernements progressistes, tenteront souvent d’associer ces attaques verbales ou physiques à l’ « extrémisme » de la population autochtone européenne. Selon Libertex, la censure ciblant les auteurs et les mouvements de centre droit fait rarement l’objet du même examen médiatique que les plaintes émanant de la gauche multiculturelle.

    Il semble également que des pays qui peuvent être répressifs d’une autre manière permettent parfois une étonnante variété d’opinions politiques. La vindicte de Poutine à l’égard de certains opposants politiques peut ne pas se traduire par une forme de censure aussi stricte et systématique que celle que l’on trouve dans la France multiculturelle ou dans l’Allemagne antifasciste. Contrairement à l’opinion libérale classique, toutes les libertés ne sont pas menacées de la même manière, même lorsque certaines d’entre elles rétrécissent. L’étude Libertex souligne également le fait évident que les pays « les plus libres » en termes d’expression ne sont plus aussi libres qu’autrefois. Même les gouvernements de pays aussi relativement libres que la Grande-Bretagne traitent parfois avec brutalité ceux qui entravent les efforts qu’ils font pour bâtir une société multiculturelle.

    L’étude Libertex présente peut-être une faiblesse qui consiste à utiliser au moins un critère douteux pour émettre ses jugements. Libertex prend pour norme de liberté la « pluralité des agences de presse » existant dans les pays qu’elle a évalués. Mais il est peu probable que les petits pays disposent ou aient besoind’autant d’agences de presse que les grands. Plus important encore, il n’y a aucune raison de supposer que l’augmentation du nombre d’agences de presse apporte une plus grande diversité d’opinions. Aux États-Unis et dans une grande partie de l’Europe occidentale, de grands conglomérats de presse et des agences de presse idéologiquement standardisées fabriquent et diffusent à la fois des opinions publiées. Souvent, ceux qui sont associés à ces chaînes ne sont pas plus soucieux de préserver la diversité de pensée que le gouvernement français que Libertex attaque bravement. Pour renouveler la liberté en Occident il faudrait que prolifèrent des médias sociaux non censurés qui offriraient la diversité d’opinions que certains d’entre nous exigent. Malheureusement, ceux qui dirigent Google et Facebook poursuivent probablement des objectifs très différents.

    Paul Gottfried 16/12/2018

    Source : The American Conservative

    https://www.polemia.com/europe-est-autoritaire-essayez-allemagne-france/

  • Réinfo, le mag du Parti de la France de cette semaine

    459234843.2.jpg• Le conflit des Gilets Jaunes n’est pas près de se terminer, puisque ni le Chef de l’État ni le Gouvernement n’ont apporté de réponse concrète. Et pour cause. Ils se révèlent incapables de réduire les impôts et les charges parce qu’ils restent prisonniers de la logique ultralibérale, libertaire et mondialiste du Système. 
    • Pour prélever moins, il faudrait dépenser moins et surtout mieux. La France des oubliés, la France rurale, la Franche de souche, la seule victime du mondialisme heureux que l’on veut nous imposer, commence à percevoir le coût de l’immigration. Coût identitaire, coût sécuritaire, et bien sûr coût financier : 115 milliards selon les derniers chiffres disponibles qui datent de 2012 ! 
    • Pour autant, il n’y a pas qu’avec les immigrés que la Macronie est généreuse. Elle l’est avec la terre entière ! Si des maternités ferment en France, si le réseau ferré est délabré et que la désertification rurale met au ban de la société nos retraités, sachez que l’Illuminé du Touquet inaugure des trains et des métros partout en Afrique, et paie même les fonctionnaires Tchadiens… 
    • Mais ne vous inquiétez pas. Tout cela c’était avant.Tout va changer avec le Pacte sur les migrations, que nous allons vous détailler. Un Pacte qui est un hymne au grand remplacement, une présentation univoque de l'immigration, présentée comme un phénomène inéluctable et nécessairement bénéfique, tant pour les pays de départ que pour les pays d'accueil. 
    Et pour finir, l’actualité du parti de la France et les prochains rendez-vous du mouvement.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Des listes GJ aux Européennes financées par Macron pour faire plonger Marine et NDA

    jacline-mouraud.jpgCela semble de plus en plus probable, de plus en plus clair.

    2 listes GJ au moins seraient en train de constitution, et la Jacline qui ne se sent plus et lance des satisfecit au gouvernement en veux-tu en-voilà vient d’en parler. Elle se verrait bien député européen, l’accordéoniste… De là à se dire que depuis le début elle marche main dans la main avec le gouvernement et que c’est pour cela que sa video a été connue et a buzzé ?

    Cela ferait au moins 3 listes GJ. Pour le moment. Susceptibles de se fondre en une, évidemment.

    Et l’argent, me direz-vous ?

    Une liste GJ des patriotes anti-immigration, anti-islam, anti-Cop 21… (nous avons été sollicités) serait tout à fait possible légalement et pourrait sans peine, je pense, trouver 100 personnes pour constituer la liste. Sauf que… la campagne électorale coûterait, paraît-il, la modique somme de 2 millions d’euros, soit 20 000 euros par personne sur la liste. Alors, sauf à trouver un Mécène… C’est dans le lac a priori. Sans parler de problèmes d’éthique, puisque nous savons tous que ces listes ne serviront qu’à prendre des voix aux listes patriotes ( Marine, NDA, et Philippot).

    Mais les autres listes en discussion ne semblent pas rencontrer ce genre de problèmes…

    Et voici que nos confrères de Breizh-info émettent une hypothèse qui tient la route :

    […]

    Sans attendre, la LREM a commandé une enquête à l’institut Ipsos sur le score possible d’une liste des Gilets jaunes aux élections européennes. Le résultat va au-delà des espérances des macronistes. Une liste En marche ! MoDem recueillerait 21% , le Rassemblement national 14%, EELV 13%, les Gilets jaunes 12%, les Républicains 11% et les Insoumis 9%. Conclusion : la présence d’une liste des Gilets jaunes pourrait siphonner les voix de Le Pen et de Mélenchon. Déjà, deux listes « jaunes » seraient en cours de constitution (Le Canard enchaîné, 12 décembre 2018).

    Pour le financement de la campagne, Chalençon et compagnie n’auront pas de soucis à se faire. Grâce aux fonds « spéciaux », l’Élysée et Matignon y pourvoiront.Lorsqu’il était président de la République, Jacques Chirac avait monté une opération semblable avec « Chasse-pêche-nature-tradition ».

    Aux élections régionales de mars 1998, la CNPT avait décroché un élu dans les Côtes-d’Armor et deux en Loire-Atlantique. Au conseil régional de Bretagne, Josselin de Rohan avait même eu besoin de l’élu CPNT – un certain Gabriel Lopez , directeur de la fédération de chasse des Côtes-d’Armor – pour se constituer une majorité et devenir, de ce fait, président. Lopez fut récompensé de sa compréhension : il fut élu vice-président chargé de l’environnement, bien que ne représentant que lui-même.

    La technique utilisée par le pouvoir en 1998 pour affaiblir le Front national pourrait très bien réapparaître en 2019. L’objectif étant cette fois d’empêcher le RN-FN de terminer en tête… et de sortir gagnant de ces élections européennes. Selon le dernier sondage Ipsos publié par L’Opinion , c’est la liste du RN qui arriverait en tête avec 24% contre 18% pour la liste macroniste. De quoi faire réfléchir.

    C’est peut-être de ce côté-là qu’il faut chercher la raison de l’actuelle « modération » de Jacline Mouraud. Bien placée sur une liste Gilets jaunes, elle pourrait être élue député européen… 

    […]

    https://www.breizh-info.com/2018/12/16/107923/jacline-mouraud-gilets-jaunes-europeennes

    Une seule conclusion : Gilets Jaunes, faites gaffe, ne vous laissez pas manipuler, ne vous laissez pas instrumentaliser et priver d’avoir de vrais patriotes élus pour vous défendre sur les vrais sujets qui vous pourrissent la vie. Et demandez à vos camarades de combat qui se voient bien sur une liste GJ d’où vient l’argent…

    http://resistancerepublicaine.eu/2018/12/16/des-listes-gj-aux-europeennes-financees-par-macron-pour-faire-plonger-marine-et-nda/?fbclid=IwAR1IR0nrDx6gHsUZwTtv5WM-FChxJ3XI6X9xVqNCA02ldjHRpyCyNjSXwGs

  • La propagande immigrationniste du pacte de Marrakech

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    Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été adopté par la France sans débat alors que, dans d’autres pays, ce pacte a provoqué des débats parlementaires intenses. Le principal argument des défenseurs de ce pacte est qu’il n’est pas contraignant. Il est, effectivement, précisé dans le texte qu’il est juridiquement non contraignant. Mais des gouvernements xénophiles peuvent se faire un devoir d’appliquer le pacte. Dans ce cas, il devient contraignant dans les pays concernés. C’est, bien évidement, le cas de la France.

    La doxa immigrationniste constitue la base idéologique du pacte. Il est écrit : « Les migrations ont toujours fait partie de l’expérience humaine depuis les débuts de l’Histoire, et nous reconnaissons qu’à l’heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable et qu’une meilleure gouvernance peut permettre d’optimiser ces effets positifs. » Toutefois, les peuples européens concernés par les vagues migratoires ont du mal à discerner les « effets positifs ». Les viols commis en Allemagne par des immigrés récemment arrivés sont-ils des effets positifs ?

    Le pacte définit les moyens à mettre en œuvre pour favoriser les migrations. Il est précisé : « Définir des objectifs politiques nationaux à court, moyen et long terme en vue de l’intégration des migrants dans la société, notamment en ce qui concerne le marché du travail, le regroupement familial, l’éducation, la non-discrimination et la santé. » L’ONU veut ainsi imposer aux nations une politique migratoire laxiste. Par exemple, les États n’auront plus le droit de refuser le regroupement familial ni de s’opposer aux migrations répétées. L’ONU s’immisce, en plus, dans la politique éducative et la santé publique. Un gouvernement mondial de bureaucrates non élus se met ainsi en place contre les peuples souverains.

    Les propagandistes favorables au pacte cachent le contenu du texte. Il est mentionné ce que doivent faire les gouvernants : « Inviter les migrants, les responsables politiques, religieux et locaux, ainsi que le personnel enseignant et les prestataires de service, à constater et prévenir les actes d’intolérance, de racisme, de xénophobie et de toute autre forme de discrimination contre les migrants et les diasporas, et appuyer les activités menées à l’échelon local pour promouvoir le respect mutuel, notamment lors des campagnes électorales. » L’ONU incite les gouvernements à pratiquer une répression à l’encontre des opposants à sa politique migratoire laxiste. L’ONU se permet même de définir les orientations des campagnes électorales à venir. Le texte du pacte précise que cette politique est mise en œuvre « dans le plein respect de la liberté de la presse ».

    On atteint le summum de l’absurde et du mensonge. Cette politique ne peut pas être respectueuse de la liberté de la presse. Elle conforte, au contraire, la propagande institutionnalisée des médias cosmopolites et les actions liberticides contre la liberté d’expression sur Internet. Avec ce pacte signé à Marrakech, les Français peuvent constater que Big Brother ne se trouve pas à l’Élysée mais au siège de l’ONU. Il est, toutefois, évident que le locataire de l’Élysée va obtempérer aux injonctions de l’ONU contre la volonté d’une majorité de Français !

    Jean-Luc Tari

    http://www.bvoltaire.fr/la-propagande-immigrationniste-du-pacte-de-marrakech/

  • Bruxelles : les manifestants contre le pacte de Marrakech s’en prennent à la Commission européenne

    Bruxelles : les manifestants contre le pacte de Marrakech s’en prennent à la Commission européenne

    Une manifestation contre le pacte de Marrakech avait lieu aujourd’hui à Bruxelles, en Belgique où le gouvernement a explosé en raison de ce pacte.

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  • Acte V : moins de monde, mais l’incendie a pris et on est loin du dénouement

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    Le féru de littérature qu’est Emmanuel Macron peut espérer qu’avec cet acte V, la tragédie des gilets jaunes est terminée. N’est-il pas intervenu, lundi soir, tel un deus ex machina tombé de l’Olympe, pour apporter la clef du dénouement ? Christophe Castaner, qui passe ses journées en travelling permanent en train de saluer des policiers et des CRS, peut aussi lui fournir les chiffres : nettement moins de manifestants. La scène semble se vider. Et l’on sent le pouvoir pressé de tourner la page. Marlène Schiappa piaffe dans les coulisses avec impatience pour reprendre le cours normal du quinquennat. N’est-il pas temps de parler PMA pour lancer la tendance des discussions du réveillon ?

    Le pouvoir se trompe. Cette révolution n’obéit ni aux règles de la tragédie classique ni au fonctionnement d’un mouvement social traditionnel. C’était vrai pour ses origines et son explosion, en dehors de tout cadre politique ou syndical ; ça l’est aussi pour sa phase de conclusion.

    Certes, la mobilisation est en nette décrue, notamment à Paris. Mais c’était attendu. Annonces du Président, consignes de leaders appelant à ne pas aller à Paris, coût du voyage, contrôles dissuasifs, conscience de l’épuisement des forces de l’ordre ont freiné les ardeurs. Mais le plus étonnant, et qui devrait inquiéter le pouvoir, c’est que, malgré tout cela, il y ait encore un mouvement, des manifestations et, aussi, des heurts, une réelle tension, comme on a pu le voir à Bordeaux, à Besançon, à Nantes mais aussi à Paris.

    Alors, pourquoi la persistance de ce mouvement ? Une seule explication : c’est une révolution, et pas seulement un mouvement social. Or, Emmanuel Macron ne peut ou ne veut le comprendre et ne l’a pas traitée depuis le début comme telle. À une exception près : la répression, qui ressemble bien à celle que les pouvoirs menacés réservent aux contestations sérieuses. L’Histoire retiendra qu’en décembre 2018, les centres-villes de Bordeaux et de Toulouse étaient noyés sous les gaz lacrymogènes, et certaines rues, comme la rue de Metz à Toulouse, interdites par des blindés de la gendarmerie. Des images, une atmosphère…

    Révolution, ce mouvement l’est par l’ampleur des revendications, de la remise en cause demandées. Il l’est aussi par sa dispersion sur tout le territoire et son fort ancrage provincial. Il l’est encore par sa violence, verbale et physique, comme on a encore pu le voir ce samedi. Il l’est, enfin et surtout, par son émanation véritablement populaire. Que ceux qui ne l’ont pas encore compris lisent le reportage de Florence Aubenas dans Le Monde ou l’édito de Didier Maïsto, « Je suis vulgaire comme un gilet jaune », sur Lyon Capitale.

    Les mesures de lundi ne pouvaient l’éteindre car elles faisaient l’impasse sur un aspect fondamental de la révolte : sa dimension politique. Cela a été dit et redit : Emmanuel Macron était la seule cible de ce mouvement. Or, le Président n’a accordé aucune réponse politique. Il a parlé argent, répondant en partie aux réelles angoisses de fins de mois. On constate que cette dimension politique s’exacerbe et se focalise sur le « référendum d’initiative citoyenne », ce fameux RIC que tous les gilets jaunes ont à la bouche. Emmanuel Macron traite cette révolution avec sa grille de lecture de banquier : il pense et parle RIB. Les gilets jaunes lui répondent RIC. En éludant, pour l’instant, cette composante de la révolte, il prend le risque de la laisser prospérer à feu doux et s’expose à devoir lâcher politiquement, un jour, beaucoup plus que s’il avait concédé une initiative politique (référendum, dissolution, changement de Premier ministre). Il croira avoir éteint l’incendie. Il continuera de couver.

    Un ancien président de la République vient de livrer son analyse :

    « Il y a un mouvement qui a duré déjà longtemps et qui doit trouver, je pense, son dénouement, et c’est ce que beaucoup espèrent, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas dans l’avenir, s’il y a d’autres raisons, des mouvements qui se lèveront. […] Maintenant, il y a d’autres frustrations, d’autres colères. »

    Pour une fois, François Hollande a vu juste. Quelle humiliation supplémentaire pour Emmanuel Macron…

    Pascal Célérier

    http://www.bvoltaire.fr/acte-v-moins-de-monde-mais-lincendie-a-pris-et-on-est-loin-du-denouement/