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  • Quand le social efface le sociétal

    3911508061.jpgOlivier Pichon

    EuroLibertés cliquez ici

    Les gilets jaunes, c’est aussi le retour du politique 

    Le 17 novembre, on n’entend plus parler de genre, de PMA, de GPA, plus de LGBT pour nous seriner leurs petits besoins, plus de coming out de «  personnalités ». Bref, la subversion de  la société, la destruction de la famille, les utopies sexualistes, passent désormais au second rang.

    Le sociétal revendication minoritaire

    Cela n’est pas sans signification et prouve ,s’il en était besoin, que ce type de préoccupation était, d’une part celle d’une minorité, d’autre part, celle d’une société  qui s’offrait à bon compte la révolution des mœurs comme si elle n’avait rien d’autre à faire. Il est vrai aussi que la Gauche ayant abandonné depuis longtemps le peuple et la Droite la nation, il restait aux politiques toujours en mal de faire notre bonheur, l’ultime recours du sociétalisme pour prétendre changer le monde… Ce fut là tout ce que pu faire, au cours de son mandat étriqué, le médiocre Hollande avec la loi Taubira (mariage des homosexuels). Le sociétal, c’est l’impuissance du politique.

    Virilisme versus féminisme

    Pire encore, on entend de-ci de là, dans les manifestations, venant des uns et des autres, et les gendarmes ne sont pas en reste, voler des noms d’oiseaux que la morale officielle réprouve tels : «  Dégage PD ! »

    Et je ne parle pas des invectives aux  femmes très nombreuses dans les manifestations. Horresco referens !

    Quant à la figure de Christophe Dettinger, elle  consacre le retour du virilisme, et, s’il est devenu un héro des GJ, c’est aussi, dans l’inconscient collectif, une réaction au féminisme dont nous bassinaient les médias, et cette logorrhée : transidentité, intersexuation, racisé, activistes hystériques, Christine Angot, Caroline de Haas et les brigades d’intervention, aussi pléthoriques qu’absconses : Osez le féminisme, Femen, Me too et autres Balance ton porc, devenu  aujourd’hui balance ton poing.

    Schiappa dénonce
    Ce n’est pas un hasard si c’est Marlène Schiappa qui est montée au créneau contre la fameuse cassette du boxeur qui a fait reculer seul des CRS ;  elle s’est sentie directement attaquée par ce vote populaire que représente le versement à la cagnotte… Un plébiscite qui lui est resté en travers de la gorge et, si l’on peut dire, qu’elle a eu du mal a avaler (!). Du coup la voilà qui, sous l’effet de l’indignation, accumule, pour le compte, les fautes politiques en faisant pression sur Leetchi, entreprise privée (quoique qu’assez proche du Pouvoir) et voulant ficher ceux qui ont cotisé.

    Quand un ministre devient flic, et qu’il foule au pied les règles de droit et met la société Leetchi en situation d’abus de bien social, il lui reste la démission, sauf en Macronie.

    Retour du politique et clap de fin pour Mai 68

    En définitive, la crise des gilets jaunes signe le retour du politique dans ce qu’il a de meilleur et signifie combien les Français sont indifférents aux préoccupations de nos élites obsédées de révolution sexuelle.  On peut dire que face à cette logique héritée de Mai 68, dans une large mesure, le retour du peuple  via les gilets jaunes, c’est aussi le retour du politique.

    Dans les revendications des gilets jaunes, on trouve de réelles préoccupations politiques : souci du bien commun, annulation de la dette, demande d’assemblée constituante , sortie de l’UE et de l’Otan, fin des monopoles médiatiques, défense des libertés, arrêt de l’immigration et bien d’autres sujets authentiquement politiques.

    Il aura fallu 50 ans pour éteindre les vieilles lunes soixante-huitardes. Ce retour du politique était déjà acquis au plan international depuis le début du XXe siècle, le voilà de retour en France, il s’affirme comme une rupture, le pouvoir devra impérativement en tenir compte et quitter ses rêveries « start-up nation » et autres chimères sociétales, la France n’est pas la Californie.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/01/16/quand-le-social-efface-le-societal-6121127.html

  • Shutdown : apocalypse politique à Washington !

    Aux États-Unis le gouvernement fédéral est à l’« arrêt » depuis environ quatre semaines. Comment cela va-t-il finir ?

    Par Philippe Lacoude, depuis les États-Unis.

    La fin du monde approche à grands pas alors que les fonctionnaires non payés meurent de faim pendant que la plèbe mange de la salade non contrôlée par le gouvernement à cause de l’abominable président Trump qui veut construire un mur inutile dont on sait depuis Joshua 6:1-27 qu’on pourrait le détruire d’un simple coup de trompette ! Heureusement, de vaillants Démocrates veillent encore et toujours à faire des économies budgétaires et cette dépense inutile ne passera pas !

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  • Gilets jaunes : les CRS ont bien reçu l'ordre de déployer des agents armés de fusils d'assaut HK G36

    1b3d4868f067a8cb18d85ccd8553a04e3f86acbd.jpgLe Canard enchaîné confirme que l'ordre de porter des fusils d'assaut et de «prééquiper un binôme observateur tireur» en cas de besoin a bel et bien été donné aux commandants des CRS avant l'acte 9 des Gilets jaunes, le 12 janvier dernier.
    Les images ont fait le tour des réseaux sociaux après l'acte 9 de la mobilisation des Gilets jaunes et soulevé nombre d'interrogations. 
    Des agents des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) équipés de fusils d'assauts semi-automatiques HK G36 ont été remarqués, notamment à Paris, en marge de la manifestation du 12 janvier à la fin de laquelle des heurts ont éclaté.

  • Traité d’Aix-la-Chapelle : un ministre allemand siègera au Conseil des ministres français au moins une fois par trimestre

    Ces derniers jours, un nouveau sujet politique embrase les débats : le traité d’Aix-la-Chapelle qu’Emmanuel Macron signera le 22 janvier. L’eurodéputé Bernard Monot (ex-FN, ayant rejoint Dupont-Aignan) avait mis en ligne une vidéo mettant en garde contre ce traité. La vidéo, abondamment reprise sur les réseaux sociaux, a fait l’objet d’un contre-feu : tous les médias du système ont décidé de s’emparer du sujet pour affirmer d’une voix unanime que les arguments avancés étaient faux. Et Bernard Monot a fini par retirer sa vidéo.
    Alors, qu’en est-il vraiment ? Comment se faire une opinion sans se faire berner par les médias du système ni tomber dans les pièges de propos excessifs qui circulent pour mieux discréditer toute critique intelligente de ce traité ?
    Essayons d’y voir plus clair au sujet de ce traité qui contient 28 articles.
    Ce traité a pour objectif de renforcer la convergence entre la France et l’Allemagne dans les domaines les plus variés : politique étrangère, défense, sécurité extérieure et intérieure, économie, industrie, commerce, politique sociale, fiscalité, usage et apprentissage des langues, exportation d’armement, diplomatie, lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, judiciaire, juridique, environnemental, climat, santé, politique énergétique, intelligence artificielle, transports, activités de renseignements, services de police, culture, enseignement, recherche et mobilité. 
    Le traité fait mention de la “création d’un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité”, d’un “comité de coopération transfrontalière”, d’un “Forum pour l’avenir franco-allemand”, du “Conseil franco-allemand d’experts économiques” et d’une “unité commune en vue d’opérations de stabilisation dans des pays tiers”.
    Le traité évoque également la création d’un “Conseil des ministres franco-allemand” avec des “secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande”. Le traité stipule à ce sujet :
    « Un membre du gouvernement d’un des deux États prend part, une fois par trimestre au moins et en alternance, au conseil des ministres de l’autre État. »
    En signant ce traité, le président Emmanuel Macron confirme vouloir aligner la France sur le modèle social allemand. Mais Emmanuel Macron et Angela Merkel, tous deux lauréats du Prix Charlemagne (qui comme son nom ne n’indique pas est un prix mondialiste) confirment surtout avancer ainsi vers le Nouvel Ordre Mondial.
    Voici le texte du traité :

    Traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération et l’intégration franco-allemandes 

    La République française et la République fédérale d’Allemagne,

    Reconnaissant le succès historique de la réconciliation entre les peuples français et allemand à laquelle le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande a apporté une contribution exceptionnelle et dont est né un réseau sans précédent de relations bilatérales entre leurs sociétés civiles et leurs pouvoirs publics à tous les niveaux,

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  • Européennes 2019 : « Les peuples sont de retour ! »

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    Le Rassemblement national a tenu le 13 janvier sa grande convention de lancement des européennes, avec Jordan Bardella comme tête de liste.

    Ce dimanche midi, les CRS postés aux abords de la Mutualité s’attirent des regards sans sympathie de la part de militants RN pourtant bien disposés à l’égard de la police et qui l’ont toujours soutenue face à la racaille. Conséquence de la violente répression des manifestations des Gilets jaunes, qui laissera des traces durablement. La Mutualité s’emplit rapidement, 2 000 personnes, les militants retardataires ne pourront entrer. A l’intérieur, la bonne humeur règne. Un entrain compréhensible : le dernier sondage donne 24 % des intentions de vote au RN, 18 % à LREM (Ifop).

    Sébastien Chenu, député et porte-parole du parti, est le monsieur Loyal de la convention. Au micro se succèdent :

    — Steeve Briois, qui évoque « ces Français qui ne sont rien pour Macron parce qu’ils sont des Gilets jaunes et non pas des racailles, parce qu’ils sont des Français et non pas des migrants ».

    — Jean-Paul Garraud, qui a annoncé la semaine dernière son ralliement (voir notre édition du 11 janvier). Il s’en prend au gouvernement qui traite les Gilets jaunes comme il n’a jamais traité les islamistes et les fichés S. Petit renvoi chiraquien lorsqu’il affirme « le primat de la loi républicaine sur tous les préceptes religieux ».

    — Hervé Juvin qui pose le constat que « l’écologie commence par la fin des individus hors-sol ».

    — Christiane Delannay-Clara, originaire de Guadeloupe et qui a vécu en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion : « Je représente cette France si lointaine mais tellement chère. »

    — Thierry Mariani, enfin, autre rallié de fraîche date « sans réserves et avec enthousiasme » (voir encore notre édition du 11 janvier). Les journalistes relèveront surtout qu’il a qualifié Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, d’« ivrogne notoire » – ce que semblent confirmer bien des vidéos où on le voit titubant, éméché.

    « On arrive », « On est chez nous ! »

    Vient le tour de Marine Le Pen de prendre la parole. « Dans le contexte de la saine révolte populaire des Gilets jaunes, ces élections européennes offrent l’occasion de dénouer la crise politique née de l’aveuglement, de l’intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine du président. » Ces mots, « déconnexion humaine », font écho au débat, le fameux débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, lorsqu’elle reprochait à Macron « la froideur du banquier d’affaires que vous n’avez jamais cessé d’être ». Les européennes s’annoncent comme le match retour de la présidentielle.

    Galvanisée, l’assistance scande le slogan de la campagne, « On arrive », mais aussi, spontanément, le « On est chez nous », autre écho de la campagne présidentielle. Marine enchaîne : « Puisqu’on est chez nous, c’est à nous de décider. C’est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste et, si nécessaire, qui est invité à repartir ! C’est à nous de décider où va notre argent et même de décider que nos compatriotes et que nos entreprises sont prioritaires chez nous. »

    Puis Marine Le Pen appelle les douze premiers candidats de la liste aux européennes – il faudra une liste de 79 noms, le nombre de députés alloués à la France dans la prochaine représentation au Parlement européen : Jordan Bardella, Hélène Laporte, Thierry Mariani, Dominique Bilde, Hervé Juvin, Joëlle Melin, Nicolas Bay (particulièrement ovationné), Virginie Joron, Jean-Paul Garraud, Catherine Griset, Gilles Lebreton, Christiane Delannay-Clara.

    Le monde qu’ils ont construit

    Tête de liste, Jordan Bardella n’a que 23 ans. Pas de maturité politicienne, mais politique, oui. Né à Drancy en Seine-Saint-Denis, il n’a jamais quitté le 93, s’engageant au FN à 16 ans, et devenant quatre ans plus tard responsable départemental du parti. « Je peux vous assurer que, quand vous grandissez en Seine-Saint-Denis, vous êtes exactement au bon endroit pour voir, observer, vivre et subir toutes les dérives du pays : délinquance, ravages de l’immigration de masse, clientélisme, terrorisme… » Le FN a par deux fois fait élire « le plus jeune député de France » (Marion Maréchal puis Ludovic Pajot). Jeunisme ? Non. Démonstration de l’engagement d’une certaine jeunesse qui ne veut pas de la France telle que l’ont faite 40 années de politique antinationale : « Oui, je le redis à toutes ces belles âmes, c’est le monde qu’ils ont construit : j’appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette ou un mauvais regard, qui peut mourir sur un trottoir, à un concert, sur un parking de discothèque ! »

    Et Jordan Bardella de conclure : « Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant les résultats arriver, que Griveaux cherche ses mots sur les plateaux, que Macron, Juncker et Merkel comprennent que c’est fini et que les peuples sont de retour ! » D’ici là, c’est un marathon électoral que vont courir dans tout le pays Jordan Bardella et Marine Le Pen, et leurs équipes, pour convaincre les électeurs qu’on peut agir efficacement pour la France et l’Europe… en étant nombreux au Parlement européen.

    Samuel Martin

    Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2019

    https://fr.novopress.info/

  • LES DINDONS LIBÉRAUX QUI ONT COULÉ LA FRANCE

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  • Le RIC, l’extrême-gauche et le peuple (fin)

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    Pour nous désespérer quant à l’avènement d’une telle démocratie, c’est-à-dire un régime dans lequel le peuple serait souverain, Paris-luttes.info donne l’exemple de pays comme la Grèce et l’Argentine où, comme en France, le résultat des référendums ont été annulés par la bourgeoisie. Mais il est fallacieux d’utiliser de telles comparaisons ! Dans ces pays, le RIC n’existe pas ! L’oligarchie dessine encore la vie institutionnelle de ces pays. Rien à voir avec ce que nous demandons. Le RIC étant révocatoire, les politiciens n’obéissent pas aux ordres du peuple ? Ils dégagent ! On est loin de « l’appel à la pitié » dont Paris-luttes.info affuble le RIC. Encore une fois, il faut vraiment ne rien avoir compris pour écrire une chose pareille !

    Toujours dans la critique du RIC, on a aussi ce type d’arguments : « il faut aussi noter que les partis d’extrême-droite ont une forte tendance à utiliser les outils référendaires pour avancer un agenda politique raciste ». Bon alors il ne reste plus qu’à mettre l’extrême-gauche au pouvoir pour être sûr que seules les idées compatibles avec notre bonheur seront adoptées. Blague à part, on voit ici l’absence totale de confiance dans le peuple : comme l’extrême-gauche possède la vérité, il est normal qu’elle sache mieux que nous ce qui est bon pour nous. C’est déjà ce que disaient Karl Marx ou Pierre Bourdieu : le scandale des scandales pour la petite-bourgeoisie – et l’extrême-gauche est désormais un mouvement petit-bourgeois – est de ne pas être reconnue pour ce qu’elle s’imagine être, ne pas pouvoir concrétiser en terme de pouvoir, la domination éthique qu’elle fait peser sur les classes populaires. La petite-bourgeoisie gauchiste reste impuissante politiquement et n’est bonne qu’à râler parce que ses valeurs (qu’elle partage bien souvent avec la bourgeoisie fasciste à l’image de sa haine de l’identité ou encore son dégoût de la nature que, en accord avec les multinationales, elle veut modifier au nom, par exemple, d’un supposé droit à l’enfantetc.) ne sont pas reconnues par ce satané peuple quil faudra bien changer tôt ou tard en l’éduquant. La posture de l’extrême-gauche face au RIC est révélatrice de sa haine du peuple7.

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    Des humains de qualité ne peuvent apparaître que dans un contexte où règne la confiance, où tout n’est pas formalisé, où l’on s’autorise à explorer. Faire confiance, c’est, par exemple, écouter l’autre sérieusement et avec bienveillance, pas comme un imbécile qu’on veut réformer. C’est dans la confiance que la beauté se révèle, pas dans la surveillance et le soupçon. Ceux qui prétendent sans cesse « qu’on n’y arrivera pas sans éduquer le peuple » se trompent complètement. On n’éduque pas un peuple, on le met en confiance en lui faisant confiance. À mort toutes les écoles et tous les éducateurs, vive la confiance et le partage, seul terreau de toutes les qualités humaines.

    Bien sûr, avec le RIC, l’appareil médiatique actuel devra être démantelé : il n’est pas possible de mener un débat sérieux avec l’intervention de journalistes. Toute cette clique de fainéants aux ordres de l’oligarchie n’a d’autre fonction que de nous faire douter de nous, de nous rapetisser, de tirer tout débat vers le bas. Eux sont capables de tenir le RIC en échec, de le frelater et de faire en sorte que nous soyons déçus de nous-mêmes. C’est dans un tel contexte que les idées les plus nocives collectivement risquent de passer, du fait de ce complexe journalistique qui ne fait que jouer sur nos peurs. 

    Il y a enfin le cas extrêmement grave d’Étienne Chouard, que la Rotative présente comme « Blogueur très apprécié de différentes tendances d’extrême-droite avec qui il partage régulièrement l’estrade. » Comme le RIC qu’il promeut d’ailleurs de toutes ses forces, Chouard est un révélateur. On se frotte les yeux quand on lit ce qui lui est reproché : avoir discuté sur Internet avec des gens d’extrême-droite, avoir osé dire qu’ils n’avaient pas tort sur tout. Voilà les réflexes idéologiques qui font office de réflexion à l’extrême-gauche : si on est pas d’accord avec toi et que quelqu’un te parle, il devient par là notre ennemi. Plus encore : comme vous êtes d’extrême-droite et que pour nous, l’extrême-droite c’est le fascisme, vous avez tort sur tout. Hitler a dit que l’Angleterre était une île ? Alors c’est faux, elle ne peut pas être une île ! Pourquoi ? Parce que Hitler est très très méchant ! Comme il est très très méchant et qu’on veut que tout le monde sache qu’on est contre lui, on contredit tout ce qu’il dit. Cela semble caricatural mais en observant précisément le contenu des critiques adressées à Chouard, on s’aperçoit qu’elles sont pourtant de ce tonneau.

    Il y a chez les gauchistes aujourd’hui un fantasme de destruction de l’Autre, de ce qui est différent. Si on parle avec l’extrême-droite, c’est qu’on est d’accord avec elle, c’est qu’on est contaminé, c’est comme une maladie. Il est inadmissible qu’une sorte de police de la pensée naisse ainsi chez ceux qui prétendent être le parti de l’émancipation. Le refus du dialogue avec l’Autre, le fantasme de sa destruction me semble bien plus proche du fascisme que tout ce que je vois à l’extrême-droite. L’attitude qu’il faut avoir dans ces temps difficiles est au contraire une posture de dialogue avec tout le monde, dire nos peurs, écouter celles de l’Autre, essayer de les comprendre, c’est-à-dire considérer l’Autre comme aussi intelligent que soi et dialoguer pour fonder un monde commun comme dirait Arendt.

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    Malheureusement, Chouard s’est excusé pour avoir dialogué avec l’extrême-droite. Il a reconnu que Soral, par exemple, avait eu des paroles inadmissibles. Ce qui est vrai mais ne veut pas dire qu’il ait tort tout le temps ! Et ça, ça n’est pas négociable quelque soit la violence de la police de la pensée gauchiste car c’est de la logique, et la logique n’a que faire de la police de la pensée, n’en déplaise à un Frédéric Lordon ou un François Ruffin8. Et voici donc ces quelques paroles échangées sur le net qui transforment Chouard en blogueur qui « partage régulièrement l’estrade » avec l’extrême-droite. Il n’y aura jamais de pardon mon pauvre Étienne, pas avec ces gens ; tu n’auras jamais de pardon pour une faute qui, de toute manière, n’existe que dans les esprits embrigadés de tes accusateurs. Du coup, on obtient le syllogisme suivant : Chouard = extrême-droite ; Chouard = RIC ; donc RIC = extrême-droite. Exemple tiré de La Horde : « C’est donc sans surprise qu’on voit ressurgir des personnalités comme Étienne Chouard, qui refuse de reconnaitre le danger que représente l’extrême droite parce que cela rentre en contradiction avec son projet de démocratie intégrale. De même, présenter le référendum d’initiative citoyenne (RIC) comme la solution miracle à tous les problèmes est en soi un problème. » CQFD. Au passage, j’aimerais bien que la Horde nous explique ce qu’est la « démocratie intégrale ». Elle s’opposerait, j’imagine, à une « démocratie partielle » ? De quoi s’agirait-il ?

    En fait, ces individus endoctrinés veulent infiltrer le mouvement des Gilets Jaunes pour en exclure les franges du peuple qui ne leur conviennent pas et faire correspondre le mouvement à leurs obsessions. Ils veulent le rationaliser9. Ils n’ont aucune légitimité pour faire cela. Ce mouvement ne leur appartient pas : ils peuvent y venir mais pas y imposer leurs buts ou leur mono-obsession de l’extrême-droite. Plus encore, en empêchant le dialogue entre des strates du peuple que les stratégies de l’oligarchie sont parvenues à opposer, ils l’affaiblissent face à l’unité de la classe dominante et, par conséquent, sont des traîtres au peuple. Ils sont des mécanismes du maintien de l’ordre fasciste qui règne en occident. Ils ont beau s’appeler « antifa », ces petits-bourgeois sont les nouveaux fascistes : intolérants, persuadés de détenir la vérité, imperméables au doute. Ce n’est pas parce qu’ils se sont achetés des drapeaux rouges et noirs qu’ils sont à l’abri de l’accusation d’être des fascistes. Ils me rappellent ces paroles du chansonnier Pierre Selos dans sa chanson « Les cons sont là » :

    « ceux qui n’ont pas compris l’histoire,

    les fossoyeurs de la mémoire,

    et qui refont tous les faux-pas :

    les cons sont là. »

    La question qui se pose alors me paraît être celle-ci : comment fait-on quand on est contre le progrès (défendu par la gauche) et contre l’autoritarisme et la hiérarchie (défendus par la droite) ? Il n’y a nulle part où aller sur l’échiquier politique. Hé bien tant mieux car heureusement, une alternative populaire vient de naître : le mouvement des Gilets Jaunes.

    Christophe Hamelin

    Notes:

    Il est assez fascinant de constater leur entêtement à ne pas analyser les migrations modernes dans leur contexte capitaliste. Ainsi le site La Horde écrit-il : « De même, refuser de considérer comme un problème le nationalisme assumé des gilets jaunes à travers à la fois des symboles et une façon de se définir (« les Français ») est d’autant plus dangereux que, en particulier sur les réseaux sociaux, cette identité nationale est non seulement interclassiste, mais également construite contre un cosmopolitisme associé dans l’esprit des gens au capitalisme sans frontière. » L’incapacité, toute idéologique, de l’extrême-gauche à comprendre le phénomène profondément humain qu’est l’identité en fait un rouage de l’actuel ordre fasciste. Dans la mythologie totalitaire du progrès, les identités sont effacées. Mais au profit de quoi ? D’une identité politique ? Mais alors il s’agit d’un endoctrinement puisque la personnalité de l’individu est déterminée par des idées hétéronomes. Plus encore, dans l’ordre actuel, l’effacement des identités se produit au profit de la constitution d’une identité de consommateur mondialisé. Or cela est la marque du totalitarisme aujourd’hui. Un monde sans identité, d’individus déracinés, dans lequel il n’y a plus de résistances autonomes à l’ordre. Par conséquent, faire l’apologie des migrations revient à adouber l’ordre fasciste que cherche à instaurer l’oligarchie. Donc, les gauchistes sont des néo-fascistes. Cette inversion de termes (appeler « fascistes » les « antifa ») peut paraître choquante a priori mais mérite réflexion.

    Je conseille aux gauchistes de se pencher sur Aristote, Les politiques, IV, 9, 1294b4.

    Je ne lis malheureusement que l’anglais donc je ne peux pas dire pour les autres peuples mais allez voir sur les forums anglo-saxons, en particulier états-uniens : la teneur des propos sur le mouvement Gilets Jaunes change complètement du « french bashing » habituel. Ils sont estomaqués et nous admirent.

    La virilité est bien sûr une caractéristique du genre masculin mais concerne les deux sexes.

    5 Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

    La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

    La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

    Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

    Helder Camara, évêque brésilien

    Allégorie entendue par un pote sur un rond-point.

    Par contre, je n’ai aucun doute sur le fait que les gauchistes sont incapables de comprendre un mot de ce que je raconte. En effet, ils se gargarisent de slogans pro-peuples style : « Les muscles de cette société, ce sont les millions de prolos. La seule force capable de s’opposer à celle du capital, la voici. » (Paris-luttes.info) mais sont incapables de voir que leur posture dit exactement l’inverse de ce type de propos standardisés.

    Les récentes hésitations de Ruffin sur Chouard ne changent rien au fait qu’il s’est rendu coupable d’avoir participé à son lynchage.

    C’est-à-dire qu’ils veulent le faire correspondre à une idée.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2019/01/10/le-ric-l-extreme-gauche-et-le-peuple.html

  • Le RIC, l’extrême-gauche et le peuple (1ère partie)

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    par Christophe Hamelin

    Ex: https://lesmoutonsenrages.fr 

    Je tiens à faire un avant-propos à cet article dans la mesure où ce que je vais essayer d’expliquer ne va pas de soi. C’est pourquoi je demande, aux jeunes en particulier, de faire preuve de discernement en le lisant. La jeunesse déborde de générosité et est sensible aux oripeaux que développe la gauche. Je fais appel ici à la lucidité en demandant de remettre en cause les évidences d’un discours en apparence généreux par lequel il me semble que l’extrême-gauche dissimule en réalité intolérance et détestation du peuple. En ce sens, l’extrême-gauche est un rouage du fascisme ambiant. Telle est la démonstration que je vais tenter dans cet article. Enfin, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas ici d’affirmer que la droite est meilleure que la gauche mais bien plutôt que les deux tendent vers le même point. Contrairement aux apparences…

    Ce qu’il y a d’intéressant à notre époque, c’est que plus le capitalisme se contracte sous l’effet de ses contradictions, plus la situation devient radicale et plus les masques tombent. Ainsi le mouvement des Gilets Jaunes a-t-il révélé la haine du peuple qui régie la mentalité de plusieurs groupes sociaux. On pourrait citer des métiers comme les professeurs (il faudra quand même un jour s’intéresser sérieusement à ce que les professeurs ont dans la tête et questionner les motivations de cette « belle vocation »), grands absents du mouvement, mais aussi les gauchistes, eux aussi aux abonnés absents. Et c’est bien de ce dernier groupe dont il va ici être question.

    Penchons-nous sur la littérature internet de groupuscules tels que Rebellyon, la Horde, la Rotative, Paris-Lutte.info, etc. Nous sommes-là dans la mouvance antifa, donc qui se veut « anti-fasciste ». Mais nous allons voir que, en matière de fascisme, rien n’est simple et qu’il ne suffit pas de proclamer être son contraire pour ne pas l’être… Huey Pierce Long, gouverneur autoritaire et corrompu de Louisiane avant-guerre, aurait déclaré : « Quand le fascisme arrivera aux États-Unis, on l’appellera antifascisme ! » (notez que la phrase n’est pas de cet escroc de Churchill). J’ai bien peur que les antifas soient la concrétisation de cette triste sentence. Ils se disent anti-capitalistes mais sont pour les migrations, pour la PMA et la GPA (voir ici par exemple)etcÀ quoi l’on peut répondre que soit ils n’ont pas compris que les migrations actuelles sont le résultat de la destruction de l’Afrique et du Proche-Orient par le capitalisme et que l’oligarchie les promeut parce qu’elles sont un moyen de destruction des identités au profit de la création d’une identité mondialisée de consommateur, soit ils l’ont compris et ce sont des collaborateurs de l’ordre fasciste en place1. Soit ils n’ont pas compris que la PMA et la GPA représentent la mise en place d’un marché mondialisé de la fabrication d’enfants par des multinationales, soit ce sont des collaborateurs de l’ordre fasciste en place. La liste de leurs prises de position qui font d’eux des fascistes est trop longue pour être ici égrainée. C’est pourquoi nous allons ici nous concentrer sur une seule d’entre elles : leur opposition au Referendum d’Initiative Citoyenne (RIC) que l’on peut lire iciou encore là article repris  et  , etc.). Ces groupuscules qui volent l’appellation d’extrême-gauche au champ politique considèrent que le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir bourgeois. « Le RIC est alors apparu, comme un moyen de s’épargner la révolution » écrivent-ilsIl y a, dans ce propos, une telle inculture de ce qu’est l’histoire que les bras m’en tombent. Mais qu’est-ce qu’une révolution pour eux ? Croient-ils qu’elle se décrète ? Ils n’ont tout simplement pas compris que le RIC est profondément révolutionnaire en lui-même. Pourquoi ? Parce qu’il représente une remise en cause de la représentation. Or la représentation politique est l’outil principal de la domination politique aujourd’hui. Il est d’ailleurs tout à fait frappant d’observer qu’un des articles les plus repris sur ces sites d’extrême-gauche méconnaît la différence entre le vote pour un représentant (caractéristique de l’oligarchie) et le vote pour une décision (caractéristique de la démocratie2) : « Le RIC, comme les élections de représentants, c’est avant tout un bulletin de vote dans une urne. C’est-à-dire l’abandon d’une puissance collective au profit d’une démarche individuelle» Justement non, c’est là que réside la différence : la souveraineté consiste dans la volonté générale, comme le disait Rousseau, et la volonté ne se représente point. Elle est ou elle n’est pas. La souveraineté est prise de décision et non abandon de ce pouvoir au profit de représentants. Les débats qui mènent à cette prise de décision sont la démocratie en exercice. En ce sens, le RIC doit être une tentative de formalisation de cette volonté générale. Je pèse mes mots : il faut vraiment ne rien avoir compris à ce qu’est la démocratie pour affirmer, comme le fait la Rotative, que le vote pour une décision équivaut au vote pour un représentant.

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    Le RIC est le premier pas vers l’instauration d’une démocratie en France. Le peuple de France tente de prendre du pouvoir à l’oligarchie qui le domine outrageusement depuis l’instauration des dictatures bourgeoises en occident au XVIIIème siècle, ceci est une première pour le XXIème siècle ! Soyons clairs : le RIC est législatif, abrogatoire, constituant et révocatoire. Qui pense sérieusement qu’une telle mesure pourrait être entérinée par l’oligarchie fasciste qui règne actuellement en France ? C’est bien simple : jamais elle n’acceptera ce qui signerait la fin de son hégémonie. Bien sûr, pour que le RIC existe, il ne faut pas demander aux juristes bourgeois de le dessiner pour nous. Non, eux ça suffit aussi : ces incultes arrogants ont fait suffisamment de mal au peuple. Il faut que le peuple donne sa forme au RIC. Pour ça, il faut mettre en place un deuxième temps du mouvement Gilets Jaunes, c’est-à-dire installer partout des ateliers pour mutualiser les idées qui donneront naissance et légitimité au RIC, cela sans abandonner les manifestations. Car disons le franchement : si le mouvement a eu un tel impact, si le monde entier nous regarde aujourd’hui avec admiration3, c’est du fait de notre capacité à nous comporter comme un peuple face au pouvoir et à répondre de façon virile4 à sa violence5On voit ici le potentiel révolutionnaire !

    CependantParis-Luttes.info écrit : « Pour autant, et en réalité nous le savons tous, rentrer chez nous avec le RIC, c’est retourner au chagrin, sans rien de plus dans le frigo ». Si on les écoute, cela signifie qu’il faut repartir avec des mots d’ordre de type syndical, ceux-là même qui ont si bien marché pour nous mener là où nous sommes aujourd’hui, au bord du gouffre… Avec des revendications de type syndical, on réclame des droits à nos maîtres. Par là, nous reconnaissons leur domination et ne nous attaquons pas aux racines du mal, aux causes qui font que la situation du peuple est intenable. Ce que ces militants de gauche doivent comprendre, c’est que si nous demandons du pain à l’oligarchie, nous n’aurons jamais que des miettes ; or, avec le RIC, ce que nous demandons, c’est la boulangerie6La position de ces pseudo-intello de gauche est absolument intenable : d’un côté, ils nous parlent sans cesse de révolution, mais quand le mouvement est là, ils s’en tiennent à des revendications de droits (tel est d’ailleurs le piège que le féminisme tend au peuple, piège que Hannah Arendt avait pourtant déjà décrit en son temps : quémander des droits est l’inverse de la démocratie). Nous n’avons plus envie de revendiquer des droits : nous voulons instaurer une démocratie – enfin – pour que cesse notre oppression.

    À suivre

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • 3 députés européens britanniques rallient le groupe du Rassemblement National

    3 députés européens britanniques rallient le groupe du Rassemblement National

    Trois eurodéputés britanniques du parti eurosceptique Ukip ont rejoint au Parlement européen le groupe politique emmené par le Rassemblement national :

    • Gerard Batten, président de l’Ukip,
    • Stuart Agnew
    • Jane Collins

    Le député européen Nicolas Bay, membre du RN et coprésident du groupe ENL, se félicite :

    “A quatre mois des élections européennes, ce ralliement confirme la dynamique et l’attractivité de notre groupe et de notre projet visant à modifier en profondeur tant le fonctionnement que les orientations politiques de l’Union européenne pour défendre enfin les intérêts de nos peuples et la souveraineté de nos nations”.

    Outre des élus du RN, le groupe ENL compte des eurodéputés du parti autrichien FPÖ, de la Ligue italienne, du PVV néerlandais, du Vlaams Belang flamand et du KNP polonais.

  • Chassez le naturel, il revient au galop : la preuve par Macron

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    Le débat marathon avec les maires du département de l’Eure confirme, s’il en est besoin, qu’Emmanuel Macron n’est pas près de changer quoi que ce soit à sa façon de gouverner. Juste avant, il n’a pu s’empêcher de lancer, devant le conseil municipal de Gasny, un de ces mots dont il a le secret, qui ont le double effet de dévoiler sa nature et son sentiment à l’égard des Français qui ne lui sont pas affidés, c’est-à-dire presque tous : « Il y a des gens en situation de difficulté que l’on va davantage responsabiliser, parce qu’il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent. » Pour les dénigrer, il n’a pas son pareil. Après les « Gaulois réfractaires », le « pognon de dingue » et autres gentillesses, c’est ainsi qu’il compte, sans doute, se réconcilier avec le peuple.

    Après cette mise en bouche, le plat principal est servi dans un gymnase de Grand-Bourgtheroulde : il bat le record de durée pour une réunion publique, où quelques centaines de maires normands l’interrogent. Pendant plus de sept heures, les trois chaînes d’information en continu ont diffusé cette interminable séance de questions-réponses – de quoi vous donner une indigestion. Notre Président s’en est donné à cœur joie dans son exercice préféré : se mettre en vedette et enfumer les Français. Pas de risque de se voir contesté, les édiles restant le plus souvent courtois et les manifestants soigneusement tenus à distance.

    Tout se passe comme si la crise des gilets jaunes n’existait pas, n’avait jamais existé. Le monarque sans couronne (et, dans la conjoncture actuelle, sans légitimité) daigne écouter ses interlocuteurs, prend quelques notes, débite ses réponses, ne démord pas de ses certitudes. Il pousse même la démagogie jusqu’à dire qu’il aime les familles… Il consent à tenir compte des remarques, si ce sont des broutilles. Manifestement, l’orateur cherche à séduire par sa repartie et sa performance. À croire que l’objet de cette réunion n’est qu’un prétexte pour mettre en scène le one-man-show présidentiel avec, pour maître de cérémonie, Sébastien Lecornu, l’un des deux ministres chargés d’animer (impartialement, il va de soi) le grand débat national.

    Ce n’est pas en tenant des propos incongrus au sein d’un conseil municipal, ni en courant un marathon au milieu des maires qui ont du mal à le suivre, que Macron convaincra de sa volonté de changer. Il a beau chasser son naturel, il revient au galop, quand il ne le revendique pas : ainsi, il ne dément pas la petite phrase controversée où il assurait à un chômeur qu’il lui suffisait de traverser la rue pour trouver un travail. C’est vrai dans le quartier de l’Élysée, affirme-t-il ! Se mettre en vedette, feindre d’écouter, exhiber sa résistance physique et intellectuelle, prétendre donner la parole au peuple pour rester au pouvoir, c’est encore une façon de mépriser les autres, d’étaler son universalité, de justifier sa présence à la tête de l’État. C’est aussi une façon d’occulter sa responsabilité première dans la crise des gilets jaunes : une crise de la démocratie et du mode de gouvernement qui risque fort, à plus ou moins long terme, de l’emporter.

    Philippe Kerlouan

    http://www.bvoltaire.fr/chassez-le-naturel-il-revient-au-galop-la-preuve-par-macron/

  • Brexit : le casse-tête se poursuit – Journal du mercredi 16 janvier 2019

     

    Brexit : le casse-tête se poursuit

    Mardi, le Parlement Britannique a massivement rejeté l’accord sur le Brexit. Theresa May essuie donc un nouvel échec et une motion de censure. Un fiasco attendu mais plus violent que prévu.

    Grand Bourgtheroulde : entre opération séduction et rendez-vous manqué

    C’était un véritable marathon. Pour lancer le grand débat national, Emmanuel Macron s’est exprimé près de 7 heures devant les maires de la région venus pour l’occasion… Un dialogue fleuve qui n’a rien éteint de la colère des gilets jaunes, qui avaient préparé un comité d’accueil au président de la république.

    Amazon : la surproduction décadente

    Alors que la crise sociale et écologique touche tous les français, la multinationale Amazon détruit trois millions de produits neufs par an.
    L’exécutif tente de réagir mais au-delà d’un simple texte de loi mais semble une fois de plus dépassé par un problème qui implique des réformes structurelles.

    L’actualité en bref

  • Face aux éoliennes, Vervins résiste toujours

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    Lire aussi cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • La Petite Histoire – Che Guevara : idole romantique ou terroriste ?

    Idole absolue des étudiants communistes en mal de modèles, Che Guevara est aujourd’hui devenu autant un symbole révolutionnaire qu’un produit commercial. Mais son image romantique correspond-t-elle à la réalité ? Car derrière les t-shirts et les slogans se cache un vagabond idéaliste devenu un tyran sanguinaire sans pitié doublé d’un terroriste international. Retour sur la vie du « Che ».

    https://www.tvlibertes.com/che-guevara-idole-romantique-ou-terroriste

  • Immigration : Les demandes d’asile augmentent en France, +22% en 2018. 250.550 titres de séjour ont été accordés en 2018 (MàJ)

    16/01

    La hausse de ces attributions s’est poursuivie en 2018, selon les premières statistiques annuelles de la Direction des étrangers en France publiées mardi. Tout comme celle des demandes d’asile qui, elles, ont progressé de 22 % en un an.

    Toujours plus de titres de séjour, un peu plus d’expulsions et un nombre record de demandes d’asile en 2018. Ce sont les principaux enseignements des statistiques provisoires de l’immigration, de l’asile et de l’accès à la nationalité française publiés mardi par le ministère de l’Intérieur.

    L’an dernier, 255.550 nouveaux titres de séjour ont été délivrés selon ces chiffres provisoires, soit une hausse de 3,3 % par rapport à 2017.

    Une augmentation qui s’explique par la hausse des admissions pour motif étudiant (82.580, + 2,8 %) et pour motif économique (32.815, + 19,5 %). La progression est aussi alimentée par la délivrance des «passeports talents» de la loi du 7 mars 2016, par lesquels 27.215 titres de séjour ont été délivrés ou renouvelés. Le motif familial reste stable, avec 89.185 titres délivrés en 2018 (+ 0,5 %).

    Parallèlement, 15.677 étrangers clandestins ont été expulsés (+ 9,9 % sur un an). «C’est une progression notable depuis le début de la décennie», assure-t-on à la Direction générale des étrangers en France…

    (…) Le Figaro

    15/01

    La France continue d’attirer les demandeurs d’asile

    Les demandes de protection ont augmenté de 22 % en 2018, à l’inverse de la tendance observée dans la plupart des pays européens.

    Dans sa lettre aux Français du dimanche 13 janvier, Emmanuel Macron a souligné son attachement au « devoir » d’offrir un « refuge » à ceux « qui ont fui les guerres, les persécutions », alors que la France connaît une hausse continue des demandes d’asile depuis 2014. D’après les chiffres du ministère de l’intérieur, cette hausse s’est poursuivie en 2018, puisque 122 743 personnes ont sollicité la protection de la France (+ 22 %). Cette demande provient principalement d’Afghanistan, d’Albanie, de Géorgie, de Guinée et de Côte d’Ivoire.

    Au terme de leurs démarches, 46 700 personnes ont été placées sous la protection de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), d’après les informations du Monde, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2017. Les Afghans, les Syriens et les Soudanais sont les premiers ressortissants à avoir obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire. Au total, le taux de protection des demandeurs d’asile s’élève à 27 %. Il monte à 36 % si l’on tient compte des décisions en appel.

    Dans l’Union européenne, la tendance est à la baisse des demandes d’asile, après les pics de 2015 et 2016. Les arrivées sur le continent sont elles aussi en repli puisque, d’après l’agence européenne Frontex, 150 000 personnes sont entrées de manière clandestine en 2018 sur le territoire européen, un volume au plus bas depuis cinq ans.

    Comment expliquer la dynamique française, qui semble s’inscrire à contre-courant ? Dans une note publiée par le think tank libéral Fondapol en octobre 2018, Didier Leschi, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), soulignait la « position singulière » de la France, devenue à son sens un pays de rebond. Aujourd’hui, 37 % des personnes qui s’enregistrent sur le territoire pour demander l’asile sont en effet des « dublinées ». C’est-à-dire qu’avant d’arriver en France, elles sont passées par un autre Etat-membre qui, conformément au règlement européen de Dublin, aurait dû examiner leur demande de protection.

    […]

    Le Monde

    http://www.fdesouche.com/1141661-a-linverse-de-la-plupart-des-pays-europeens-les-demandes-d-asile-augmentent-en-france-22-en-2018

  • Le RN n’a pas besoin de «ralliés», mais d’alliés

    Le RN n’a pas besoin de «ralliés», mais d’alliés

    Lu dans Les 4 Vérités :

  • Passé Présent n°222 – La révolte du Bounty

    Au sommaire :
    – La naissance des Pays baltes.
    – Histoire la fameuse mutinerie du Bounty.
    – L’invité Bernard Zeller présente les « Souvenirs sur les maréchaux Foch et Pétain » écrits par son grand-père, le général Léon Zeller.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n222-la-revolte-du-bounty

  • Bonneteau fiscaliste

    6a00d8341c715453ef022ad3b0bd97200d-320wi.jpgTout le monde sait, sauf les magistrats de la Cour d'Appel de Paris,[1] que le bonneteau, ce jeu de dupes, proposé à la sauvette sur les marchés et dans les lieux publics, relève en fait sinon en droit strict, de l'escroquerie. Pratiquée depuis toujours en orient, attestée en France depuis le XIVe siècle, appelée en allemand Kümmelblättchen, cette tromperie se base sur le déplacement très rapide de l'enjeu, du billet de banque, d'un quelconque mistigri ou des cartes que l'on substitue l'une à l'autre.

    Dès septembre Darmanin annonçait son intention manipulatrice. Il pensait assortir sa marche vers l'impôt réputé indolore d'un “choc psychologique positif”[2].

    Reconnaissons au ci-devant maire de Tourcoing un don certain pour le boniment. Gérant les budgets français les plus dégradés depuis des décennies, dans un contexte qui depuis des années se caractérise par le ras-le-bol fiscal, il ose se dire "favorable aux baisses d’impôts."[3] Une telle attitude justifie la plus grande méfiance. Timéo technocratos et dona fera ferentes, disaient les anciens.[4]

    Comme 8 800 000 de nos concitoyens, à ce qu'il paraît, votre chroniqueur préféré a donc découvert, ce 15 janvier, créditée sur son compte bancaire, une gentille somme qu’il ne prévoyait pas. Au moins Gérald Darmanin est-il quand même convenu qu’il faudra, peut-être, reverser tout ou partie de cette avance de trésorerie. Soyons plus précis : le fisc après s’être invité comme virant d’autorité le montant de l’aller, sera fondé à débiter la restitution qu’il décidera de prélever librement en retour. Nous ne pourrons plus jamais nous considérer comme propriétaires, de manière stable, de ce qui restera de nos épargnes.

    On va cependant dire encore de la partie aller de ces reversements, qu'ils représentent autant de cadeaux faits aux riches. L'impôt sur le revenu, voté par les représentants supposés de l'ensemble des citoyens, n'est supporté néanmoins que par moins de la moitié des ménages. Donc par les plus riches.

    Si on diminue cette charge, d'une manière ou d'une autre, par l'effet de ce qu'on appelle une niche, et il en existe en France à peu près autant que de sortes de fromages, plus de 300, à inscrire dans les quelque 1 200 cellules et cédules de nos déclarations simplifiées, ce sont, une fois de plus ces 45 % de damnés ploutocrates qui en bénéficient. CQFD : salauds de riches.

    Voilà qui confirme l'image, mille fois répétée depuis des semaines, dont le chef de l'État voudrait tant se défaire sans y parvenir. Merci Monsieur le ministre.

    C'est donc avec la plus grande circonspection que l'on se doit d'accueillir cette prétendue bonne nouvelle.

    Elle n'intervient absolument pas dans un but expérimental. Elle ne vise pas à tester dans la pratique le grand bond en avant, maoïste ou stakhanoviste, opéré par l'administration des Finances, en marche vers la Terre Promise[5] du prélèvement à la source.

    L'utopie des princes qui nous gouverne remonte à Keynes. Les équations fausses de ce talentueux sophiste règnent encore sur l'esprit de nos technocrates. Il avait fait fortune en spéculant intelligemment à la bourse, mais il est parvenu à convaincre qu'il fallait procéder à l'euthanasie des rentiers.

    Dans cet esprit, on pourrait donc appeler pudiquement cette forme nouvelle de perception de l'impôt une expropriation dans la dignité. Comme la mort du même nom.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. arrêt du 26 avril 2014, et l'article "Jeu de hasard : Le bonneteau a tout d'une arnaque." 
    [2] cf. Reuters le 5 septembre à 9h49.
    [3] cf. Son "face aux lecteurs" du Parisien le 14 janvier
    [4] La célèbre citation de l'Énéide est couramment instrumentalisée pour inciter à stigmatiser les "Grecs" en tant que peuple. En réalité, Danaos désigne les assiégeants Achéens coalisés, dans le cadre d'une guerre civile, contre leurs voisins d'Asie mineure . Or, elle trop souvent mal traduite. Je crains mes ennemis, en l'occurrence mes spoliateurs technocrates, "même si" ["et"="je les crains encore"] [je les vois] porteurs de présents.
    [5] Dont on ne devrait pas oublier que dès 2007 la candidat de la droite l'avait mise à son programme.

    https://www.insolent.fr/2019/01/bonneteau-fiscaliste.html

  • Ecoutez (essayez) la différence

    agora.jpgHier,  Theresa May a essuyé un camouflet historique devant la chambre des communes avec le rejet très net ( 432 voix contre, 202 pour) de l’accord de divorce avec l’Union européenne, jugé nocif aussi bien par les partisans que par les adversaires du maintien dans l’UE. Un Brexit qui doit prendre effet dans trois mois, tant bien que mal arraché par le Premier ministre britannique à Bruxelles et qu’elle avait exhorté (supplié) ses compatriotes  parlementaires de suivre et de valider…Hier également, Emmanuel Macron tentait de gagner du temps et de marchander avec l’opinion en lançant son Grand Débat national. Celui-ci a débuté par un jeu de questions/ réponses devant 700 maires dans la commune normande de Bourgtheroulde, du nom de ce fief concédé au XIe siècle par le duc Robert de Normandie au seigneur d’origine viking Thorvaldr (Théroulde), précepteur de Guillaume Le Conquérant… Les temps ont changé… et c’est un Macron prématurément usé, affaibli, dépouillé de sa superbe, qui  a joué la carte de l’humilité et de l‘écoute.

    Un débat poudre aux yeux, déjà verrouillé, car sans remise en cause possible des orientations, des fondamentaux euromondiastes macroniens comme le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ne cesse de le répéter… Sur le site Polemia, le juriste Etienne Tarride constate  que « La République En Marche détient le pouvoir exécutif et l’essentiel du pouvoir législatif. L’organisation du pseudo Grand Débat montre d’abord que ce parti n’a pas su mener de débats en son sein ce qui était pourtant, à en croire son candidat pendant la campagne, sa vocation première. Convoquer un débat public pour tenter d’effacer cette carence est une opération à la limite de l’abus de pouvoir. Votre débat, faites-le chez vous d’abord.» «Le grand débat à la Macron c’est non »! «Le débat, continuons à le faire chez nous sans nous préoccuper des oukases publics.» «Apprenons à débattre avec des gens que nous estimons éloignés de nous et dont certains le sont peut-être moins que nous le croyons aujourd’hui. Je ne crois pas, plaide-t-il, qu’il soit impossible de nous rapprocher sur quatre points capitaux : l’Europe des Nations, l’immigration voulue et non subie, une meilleure distribution des richesses, la réforme des institutions par une Constituante.»

    Ce qui est tout aussi certain c’est que le show Macron d’hier n’a pas convaincu la majorité des édiles qui avaient fait l’effort de s’y rendre. Dans Le courrier Picard, le maire PS de Saint-Rémy-Boscrocourt,  Didier Régnier, affirme que l’opposition a été «muselée » et les questions posées souvent trop ciblées. « Ça n’amène rien de constructif. » « J’ai la nette impression qu’il (E. Macron, NDLR) reste sur ses positions. » « (Il ne parle guère du pouvoir d’achat) alors que c’est au cœur des revendications des Gilets Jaunes. » Le maire communiste du TréportLaurent Jacques, lui aussi présent à Bourgtheroulde,  est tout aussi sévère : « J’y allais déjà sans grande conviction, mais je suis très déçu de ce que j’ai pu entendre. J’ai l’impression d’avoir assisté à un congrès des maires. » « On n’a pas parlé du fond, des sujets majeurs, comme le pouvoir d’achat, la justice sociale bafouée. Je ne vois pas l’intérêt d’un débat s’il est organisé dans ce sens. J’ai même peur que cela amplifie la colère du peuple. Les Gilets Jaunes n’ont pas dû s’y retrouver. Ceux qui sont dans la rue depuis deux mois, ce n’est pas ce qu’ils attendent. » Laurent Jacques dénonce aussi l’appel aux élus locaux pour organiser le débat sur le plan local. « On demande aux maires de déminer le terrain. Est-ce à nous de prendre des coups pour tout ce qui a été fait par les gouvernements successifs ? » Gouvernements  successifs qui ne sont pas apparus par génération spontanée mais parce que les amis politiques de MM. Régnier et Jacques, voire eux-mêmes,  les ont aidé à accéder  au pouvoir en appelant moult fois à faire barrage aux nationaux. Il s’agirait tout de même qu’ils ne l’oublient pas…

    Cela pour le coup n’a pas dû échapper à la socialiste Dominique Chauvel, élue à Saint-Valéry-en-Caux, et « très applaudie » (vraiment?) rapporte l’Obs lorsqu’elle a demandé au président de la République de se mobiliser encore plus contre le populisme et en faveur de l’immigration : «M. Macron, je vous souhaite, je nous souhaite de réussir. (…) Notre pays va dans le mur. Il va dans le mur de l’intolérance, des extrémismes, dans le mur où chacun va se refermer, rester sur soi, ou y aura plus de collectif, et ça j’en veux pas pour mon pays.» «Il faut tendre la main à son voisin, il faut tendre la main à ceux qui de l’autre coté de la Méditerranée sont en train de crever, à ces enfants dont on pleure sur le sort quand ils sont sur une plage italienne mais pour lesquels on fait rien au jour le jour.»

    Il est toujours possible de se faire plaisir en débitant des banalités – la guerre c’est pas bien, la racisme c’est mal, la mort c’est pas juste, l’égoïsme des Français tuent les migrants… - en portant son coeur en bandoulière, en refusant de voir avec Bruno Gollnisch que ce sont les mafias de passeurs africains et la veulerie des progressistes européens qui sont les premiers responsables des noyés en Méditerranée. Mais il est consternant de constater que ce personnel politique est souvent bien incapable d’avoir une définition autre qu’abstraite du peuple français, constitué pour eux d’individus interchangeables,  plus ou moins ripolinés aux couleurs de la république hors sol et universelle.

    Refus de toute politique de préférence familiale autochtone et poursuite de l’accueil des  flux migratoires débouchent pourtant à terme sur un suicide français… que l’on devine entre les lignes dans un article du Monde. Malgré la poursuite de l’immigration de peuplement, «bien que la population française continue d’augmenter, le rythme des naissances a faibli en 2018, révèle la dernière édition du bilan démographique de l’Institut national de la statistique (Insee). Comme les trois années précédentes. En 2018, 758 000 bébés sont nés, selon les chiffres annuels rendus publics mardi 15 janvier. Soit 12 000 de moins qu’en 2017 et 60 000 de moins qu’en 2014. La baisse des naissances s’installe dans la durée mais sans s’intensifier. Au contraire, elle se stabilise, pointe l’Insee…»

    Ce refus de toute inflexion en faveur d’une meilleure protection sociale, économique, identitaire des Français face à l’immigration subie explique aussi les procès en sorcellerie et le chaos stratégique qui minent La France Insoumise (LFI). Marianne s’en fait l’écho sous la plume de Hadrien Mathoux,  «quelques semaines après le départ de Djordje Kuzmanovic (poussé vers la sortie pour  sa dénonciation  du prosélytisme  islamiste et son voeu dassécher les  flux migratoires, NDLR ) , Jean-Luc Mélenchon s’en est violemment pris à l’un de ses compagnons de route historiques, tenant d’une ligne souverainiste et laïque, François Cocq, qualifié de national-identitaire » (horresco referens!).

    « Il paraît fort excessif, note l’auteur de article,  d’accoler de tels qualificatifs à François Cocq qui se livre à une critique de l’Union européenne qui s’inscrit dans la lignée classique du souverainisme de gauche (…).» Et il n’est pas identitaire non plus: «il présente justement la laïcité républicaine comme un moyen de trouver une sortie de crise pacifique à la crise identitaire qui ronge notre pays. En juillet dernier, Cocq s’indignait même sur son blog que l’Ifop et Le Figaro utilisent l’étude de prénoms pour examiner le vote des potentiels musulmans : Plus rien ne semble choquer ni émouvoir quand bien même les plus putrides relents de racisme et de discrimination s’affichent ostensiblement dans les pages d’un grand quotidien national, protestait-il.»

    «Ce décalage entre les positions de François Cocq et les qualifications que lui prête Jean-Luc Mélenchon a étonné de nombreux militants fidèles de LFI (…). L’influence du mouvement Ensemble, des députées Danièle Obono et Clémentine Autain, mais également de certains militants comme le jeune Taha Bouhafs (qui s’est réjoui du bannissement de Cocq en tweetant : dégagez les fachos) est dénoncée par les tenants de la stratégie populiste, sans qu’elle soit évidente à démontrer. En effet, en adoubant Eric Drouet et le mouvement des Gilets Jaunes (…) Jean-Luc Mélenchon avait au contraire donné des gages au courant de Djordje Kuzmanovic et François Cocq. Ceci alors que la liste des européennes, menée par l’ancienne présidente d‘Oxfam, Manon Aubry, avait été interprétée comme un abandon momentané de la stratégie populiste… En clair, rien n’est clair : la France insoumise joue une partition confuse, et Jean-Luc Mélenchon est le seul à donner le laSeule certitude, le courant populiste, souverainiste et laïque est singulièrement marginalisé par la mise à l’écart de ses deux figures majeures.»

    Seule certitude il existe bel et  bien un mouvement politique conjuguant la défense de l’identité  française et  les exigences de la justice sociale, à mille lieux des vieilles lunes,  de l’héritage pourri du marxisme culturel et des aberrations mortifères du  libéralisme ultra libre-échangiste . Un Rassemblement National qui marche sur deux pieds,  refuse l’hémiplégie intellectuelle,  de  plier l’échine devant les mots d’ordre du Parti de l’étranger,   des internationales (alter)mondialistes. Et cela fait, cela fera toute la différence!

    https://gollnisch.com/2019/01/16/ecoutez-essayez-la-difference/

  • « C’est sûr, il va tomber ! »

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    Il faut être David Revault d’Allonnes et chroniqueur politique à Europe 1 et au JDD pour relever le défi, en ce 12 janvier, d’écrire un éditorial faisant miroiter à l’horizon du lecteur endormi du dimanche les projets d’Emmanuel Macron pour sortir de l’impasse : « Gilets jaunes : Macron espère encore un “big bang”. » Et le « big bang » envisagé concernerait son équipe, son cabinet : « Il faut renouveler l’équipe en profondeur », aurait dit le Président. De l’art de nous faire prendre pour une stratégie de haut vol un sauve-qui-peut généralisé.

    À l’heure actuelle, après le départ de Chantal Jouanno, Emmanuel Macron est en train de rechercher un candidat pour piloter ce grand débat bien mal engagé. Jean-Paul Delevoye a été approché. Mais cet homme qui a toujours été attiré par les places confortables sera-t-il, lui-même, partant, vu la situation et sa réputation de fossoyeur de pétitions citoyennes qui est en train de remonter à la surface ?

    Notre Président en est là : il va bientôt constater que plus personne ne veut monter dans son hors-bord. D’ailleurs, ce dimanche, les membres du gouvernement étaient bien silencieux. Et comment en irait-il autrement quand ses ministres, et notamment le Premier, lisent dans la presse son désir de changer complètement d’équipe ?

    Or, désormais la question se pose : les jours d’Emmanuel Macron à l’Elysée ne sont-ils pas comptés ?

    Son big bang – car c’en fut un -, Emmanuel Macron l’a fait en 2017. Un big bang toutefois favorisé par un alignement savamment organisé de certaines planètes : la planète Fillon mise dans l’orbite du Parquet national financier au moment décisif, notamment.

    Mais le big bang qui se prépare ne pourra se résumer à un remaniement, un changement de Premier ministre ou un référendum. Désormais, le big bang que les Gilets jaunes attendent, c’est son départ. C’est LA seule revendication commune. Et de la majorité de l’opinion qui les soutient ? (On peut le penser quand on regarde sa cote de popularité et le nombre extrêmement élevé des « très mécontents ».) C’est LE slogan que l’on entend dans toutes les manifestations, sur tous les tons et dans tous les niveaux de langue. Il est arrivé sur un big bang inédit, il peut repartir de la même façon. Il a voulu congédier l’ancien monde, il ne s’en sortira pas par des manœuvres à l’ancienne. Il a eu l’imprudence d’intituler son livre-programme Révolution. Le peuple l’a pris au mot.

    Une immersion de trente secondes dans les manifestations de Bordeaux, de Bourges ou d’ailleurs suffit pour s’en convaincre. Un envoyé spécial du Monde à Bourges, qui aurait dû inviter M. Revault d’Allonnes à le suivre, a rapporté l’analyse d’un gilet jaune de la région, un bouquiniste :

    « D’abord, il nous a traités par le mépris. Après son discours, début décembre, les gens ont vu qu’il avait un genou à terre. Puis, on a vu arriver les fonctionnaires et les classes moyennes paupérisées, qui ont réalisé que ses mesurettes étaient de la poudre aux yeux. Je vois tout le monde se réveiller, commencer à réfléchir. C’est sûr, il va tomber. »

    Désormais, les questions que beaucoup se posent – et bien au-delà des Gilets jaunes – sont simples : quels seront le moment et les modalités de son départ ? Et quel scénario la classe politique qui l’a porté au pouvoir est-elle en train de préparer ?

    Frédéric Sirgant

    http://www.bvoltaire.fr/cest-sur-il-va-tomber/

  • Macron : un déficit de légitimité

    La question politique posée au président de la République est simple : alors qu’il a été élu par une minorité de Français, comment compte-t-il retrouver une légitimité démocratique ? histoire de savoir si le quinquennat est fini ou non….

    Pendant tout le début du quinquennat, Emmanuel Macron a su vendre son image aux Français la légende d'un surdoué qui a toujours connu le succès et à qui rien ni personne ne résiste. Et puis l'affaire de la fête de la musique et du groupe homo à l'Elysée, avec les photos très « abandonnées » d'Emmanuel et puis, juste après, l'affaire du doigt d'honneur aux Antilles sont venues ternir la jolie histoire récitée avec dévotion par les médias. Le Prince Eric serait-il un homme vulgaire ? Un vulgaire humain ? Pour ceux qui en aurait douté encore, l'affaire Benalla a définitivement enterré le récit hagiographique. Emmanuel Macron ne pourra plus jamais compter là-dessus. Quant à Brigitte, ce n'est pas la Cougar fleur bleue qui a réussi, mais une femme aux dépenses insatiables, qui paie très cher la moquette et la vaisselle qu'elle a choisies pour l'Elysée. Est-ce la fin du macronisme ? Gilbert Collard l'a dit, et sans doute bien d'autres l'ont pensé.

    Je crois, moi, que le Président est suffisamment intelligent pour se refaire, que son opposition est assez divisée pour le laisser régner. Mais il lui faut retrouver une légitimité, non plus une légitimité charismatique celle-là il l'a perdue. Mais une légitimité électorale. Il doit faire parler les urnes en sa faveur ou alors Collard a raison c'est la fin du macronisme.

    Les institutions sont solides, elles tiennent et elles tiendront. Il y a trois solutions claires et deux solutions tordues.

    Première solution constitutionnelle la dissolution de la chambre des députés et l'organisation prévisible d'un nouveau mode de cohabitation avec un premier ministre du Rassemblement national ou des Républicains. Le Parti LREM, dirigé par Richard Ferrand, ne veut à aucun prix de cette solution, sans doute la moins onéreuse personnellement pour un président qui deviendrait un Mitterrand bis, un Chirac bis, mais qui est politiquement trop coûteuse pour la macronie.

    Deuxième solution, curieusement proposé par Luc Ferry, qui, on le sait, à été ministre de l'Éducation et qui regrette sans doute les ors de la République il faut changer le gouvernement et constituer un gouvernement de gens éminents (c'est lui qui le dit), qui, à défaut de suffrages pourraient apporter au Président leur notabilité, en rendant inattaquable l'exercice du pouvoir. C'est très beau sur le papier, mais qui sont ces notables incontestables et seront-ils nombreux à accepter de mettre leur notabilité en jeu, juste pour sauver le soldat Macron ? J'en doute.

    La troisième solution simple est celle que proposent les gilets jaunes depuis le début Macron pourrait gouverner grâce au référendum d'initiative populaire, à travers lequel il pourrait habilement se refaire une légitimité électorale. Mais cela suppose que l'on accepte d'oublier le politiquement correct, qui est notre religion civile. Stanislas Guérini, nouveau patron des députés LREM a déjà dit qu'il serait intolérable de lâcher un quelconque article du Credo libérale-libertaire, fut-ce la peine de mort (c'est le point qu'il citait).

    Si l'avenir est à la cuisine électorale et aux coups tordus, on peut penser que l'Etat et les médias aideraient les Bernard Tapie et les Francis Lalanne à constituer une liste « gilets jaunes » aux prochaines européenne, histoire de faire perdre des points à une opposition qui serait coupée non en trois mais en quatre (je laisse les socialistes de côté, n'étant pas sûr qu'ils existent). Le coup peut marcher électoralement pour le président.

    Il permettrait à Super-Macron de faire un superbe come back, en posant au recours, au garant de l'ordre et des finances saines contre les activistes, et à dire haut et fort dans un geste gaullien, bien dans l'esprit de la Ve c'est moi ou le chaos. Gageons que pour l'instant c'est cette scène-là qu'il nous prépare, par exemple quand il demande à Nicolas Sarkozy, ancien président, de le représenter pour l'intronisation de la présidente géorgienne. Quant à Sarko, vu l'état des Républicains, il y pense à nouveau et pas qu'en se rasant. 

     Alain Hasso monde&vie 27 décembre 2018

  • Brexit : la Chambre des communes rejette l’accord sur le retrait de l’UE par 432 voix contre 202

    Brexit : la Chambre des communes rejette l’accord sur le retrait de l’UE par 432 voix contre 202

    Les députés britanniques ont massivement rejeté ce soir l’accord de Brexit négocié par le Premier Theresa May avec Bruxelles, à deux mois et demi de la date prévue de sa sortie de l’Union européenne. La chambre des Communes a refusé l’accord par 432 voix, 202 s’étant prononcé pour.

    Dans la foulée, le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui sera débattue mercredi. Les unionistes nord-irlandais du DUP, qui ont voté contre l’accord de Brexit, ont annoncé qu’ils soutiendraient le gouvernement lors du vote de la défiance.

    Theresa May a répété après le rejet de l’accord qu’elle souhaitait que le Royaume-Uni sorte de l’Union européenne “avec un accord“. Elle s’est dite prête à aborder les futures discussions, tout en soulignant que son gouvernement ne ferait que des propositions “réalistes”. Elle a désormais jusqu’à lundi pour présenter au Parlement un “plan B”, si elle survit à la motion de défiance.

    Le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé que «le risque d’un Brexit sans accord s’est accru».

    L’ancien ministre des Affaires étrangères et défenseur du Brexit Boris Johnson a estimé que l’accord de sortie de l’UE est désormais “mort” et que Theresa May a reçu un mandat clair du Parlement britannique pour retourner négocier avec Bruxelles.

    Le Royaume-Uni pourrait quitter l’UE sans aucun accord le 29 mars prochain. Ou, autre solution, la prolongation de l’article 50, pour repousser la date de sortie et permettre au Royaume-Uni de renégocier avec Bruxelles. Mais ce scénario soulève la question des prochaines élections européennes :  faudrait-il faire voter les citoyens britanniques aux prochaines élections de mai ?

    https://www.lesalonbeige.fr/brexit-la-chambre-des-communes-rejette-laccord-sur-le-retrait-de-lue-par-432-voix-contre-202/

  • Au-delà du cas Battisti

    enfer-dante.jpg« Cet infâme qui a passé des années sur les plages au Brésil ou à boire du champagne à Paris, a tué (entre 1978 et 1979) un maréchal (de la police pénitentiaire) de 54 ans, un charcutier, un joaillier et un jeune policier de 24 ans. Il doit moisir en prison jusqu’à la fin de ses jours », a déclaré dimanche soir  Matteo Salvini. Le ministre de l’Intérieur italien et dirigeant de la Ligue, rapportait Le Parisien,  évoquait l’arrestation  de l’écrivain , terroriste et meurtrier d’extrême gauche Cesare Battisti « qui a atterri à Rome hier après son extradition officielle du Brésil. »« Cesare Battisti, qui nie les faits, est devenu un symbole. Le symbole des années de plomb, cette  guerre civile de basse intensité  qui a mis l’Italie à feu et à sang lors des années 70 et 80. L’ex-gardien d’immeuble parisien avait été condamné une première fois en 1981 à 13 ans de prison pour appartenance à un « groupe armé », les PAC (Prolétaires armés pour le communisme), un groupuscule d’extrême gauche particulièrement actif à la fin des années 70. Dès 1981, Battisti est exfiltré de prison au terme d’un raid éclair mené par des membres présumés des PAC (…). En 2002, le ministère de la justice français avait reçu une liste de près de 70 italiens concernés par une possible extradition de la part du gouvernement Berlusconi. Mais le gouvernement français avait choisi de livrer à la justice transalpine le seul Paolo Persichetti, accusé de  complicité psychique  dans l’assassinat du général Ligio Giorgieri en 1987. En 2008, Marina Petrella, une autre militante d’extrême gauche avait vu son acte d’extradition signé avant d’être  graciée  par Nicolas Sarkozy.» Précisons qu’en juin 2008  un décret du gouvernement français avait en effet autorisé l’extradition de Mme Petrella vers l’Italie mais c’était sans compter sur la mobilisation de Carla Bruni-Sarkozy et de sa sœur Valeria Bruni-Tedeschi, qui fut efficace en ce qu’elle déboucha finalement sur la non extradition de cette femme,  officiellement pour « raison de santé ».

    Battisti avait été incarcéré en 2007 au Brésil  à la prison de haute sécurité de Papuna après son arrestation à Rio de Janeiro, mais avait été libéré en 2011 après que la demande d’extradition formulée par la justice italienne ait été rejetée par la  Cour suprême du Brésil. Il avait été  condamné dans son pays  par contumace en 1993 à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres. « Il avait cessé toute activité terroriste depuis la fin des années 70, et avait   fui la France en août 2004 pour échapper à la décision de l’extrader vers son pays pour y être jugé (…). » C’est au nom de la fameuse Doctrine Mitterrand, laquelle n’a jamais eu aucune valeur juridique, soit  l’engagement pris en 1985 de ne pas extrader les anciens militants italiens d’extrême gauche ayant rompu avec la violence, que  cet homme trouva un  sanctuaire en France.

    Loin d’être le pur idéaliste décrit par ses soutiens français, il y a quelques années – Fred Vargas, l’ensemble de l’extrême gauche,  François Bayrou ou encore  Dominique Strauss Kahn s’étaient   prononcés   pour sa non extradition  vers son pays-, Cesare  Battisti devait  aussi répondre de son implication dans  de sordides affaires de droit commun qui n’ont pas grand chose à voir  avec « le combat  politique » ou les  « manipulations » dont les PAC auraient été l’objet.  Il lui est reproché notamment ce que  Matteo Salvini rappelait il y a deux jours à la télévision  italienne, à savoir  le meurtre  d’un joaillier, dont il avait également  blessé le fils, devenu  paraplégique,  l’assassinat d’un gardien de prison et  d’un membre des services de renseignements italiens. Il est aussi accusé  d’avoir fait partie du commando qui fit irruption au siège du Mouvement Social Italien (MSI) de Mestre en février 1979, attaque au cours de laquelle fut tué un militant de ce mouvement, Lino Sabbadin. Il  fut aussi   inculpé d’ « association de malfaiteurs »,  de  « recel » et  pour avoir participé à  une soixantaine de  braquages.

    Le ministre de l’Intérieur italien est pleinement dans son rôle, affirme Bruno Gollnisch,  en se félicitant de ce que Battisti puisse enfin  répondre de ses crimes. Il y a d’ailleurs un consensus quasi unanime de  la classe politique italienne sur son cas.  La Justice  doit passer.  Mais au-delà de l’affaire  Battisti,  son arrestation   ne doit pas occulter  le jeu très trouble qui fut celui de  certaines officines, de certains services dans le terrorisme des années de plomb, si l’on n’oublie pas  cette évidence, à savoir que derrière le terrorisme on retrouve bien souvent la manipulation, la main des services secrets.

    Nous voyons aussi depuis l’arrestation de Battisti les commentateurs et autres spécialistes marqués à gauche, ce fut encore le cas hier soir sur France Inter, nous dire que l’extrême droite fut aussi coupablement sanglante que l’extrême-gauche lors des années de plomb. Certes,  des militants d’extrême droite, souvent très jeunes, basculèrent  eux aussi dans la clandestinité, la  surenchère violente.  Mais c’est un fait établi, que rappelait Jean-Gilles Malliarakis dans son  ouvrage, recueil d’articles et de témoignages évoquant le cas de l’éditeur d’extrême droite Giorgio Freda,  «aucun des groupes terroriste dits d’extrême droite  n’ont pu être concrètement impliqué dans les grandes affaires. » Pourtant,  l’on a voulu sans aucune preuve mettre sur le compte de l’extrême droite  l’attentat ignoble de la gare de Bologne (1980) qui fit plus de 80 morts, «  sur la foi d’un coup de téléphone anonyme que prétendait  avoir reçu… un journal communiste. » Giorgio Freda, cas emblématique,  fut lui impliqué dans le massacre de la  Piazza Fontana  à Milan en 1969 qui fit  17 morts et 88 blessés. Après 16 ans d’enquête et plusieurs procès  fleuve, il fut acquitté mais son incarcération après son interpellation au Costa Rica en 1979 fut maintenue pour délit d’opinion, sous le chef  d‘association subversive.  Il fut alors  condamné à 15 ans de prison.

    « Le terrorisme rouge dans ces années était lui une réalité. Les Brigades Rouges ont joué un rôle  considérable, ne serait-ce que par l’assassinat d’’un dirigeant  de la Démocratie-Chrétienne comme Aldo Moro, dans l’évolution  politique  italienne. Il y aurait du reste beaucoup à dire sur l’utilité finalement stabilisatrice et non déstabilisatrice de ce terrorisme pour le régime italien d’alors. La démocratie italienne est née de l’antifascisme,  il fallait que Mussolini soit pendu  à des crocs de boucher. Il fallait dans les années 70-80  un ordre noir,  une menace fasciste, un ennemi commun, non pour unifier  les forces dites démocratiques, mais pour redorer dans l’opinion le blason du régime. »

    Gabriele Adinolfi, Roberto Fiore, deux militants de la  droite  radicale réfugiés alors à Londres pour éviter les persécutions politico-judiciaires (très violentes , elles se soldèrent aussi parfois par la liquidation physique de militants extrémistes, de gauche comme de droite, au mépris de l’état de droit, des règles qui régissent normalement un régime démocratique) expliquaient en 1985 que «  la classe politique italienne  au pouvoir a joué longtemps avec le terrorisme. Elle pensait pouvoir l’utiliser pour régler ses propres luttes intestines. Elle l’a protégé et alimenté jusqu’au moment où, avec l’apparition des Brigades Rouges, il est devenu trop fort et incontrôlable (…). Tout le système répressif a été conçu et mis en œuvre pour exaspérer le plus possible les opposants radicaux et provoquer ainsi chez quelques uns d’entre eux une réaction violente…»

    Ils notaient  encore  qu’à l’époque  « la stratégie du massacre ou de la tension (était) directement mise en œuvre par les appareils du pouvoir » dans une Italie  se signalant alors par « l’extrême fragmentation du pouvoir,  lequel (se composait) de différentes centrales plus ou moins occultes et en  concurrence perpétuelle.» «  Les commanditaires et les exécutants des massacres sont des hommes de pouvoir appartenant selon les cas aux services secrets italiens ou à ceux de services secrets  étrangers,  aux structures parallèles (…) , à des loges maçonniques comme la Loge P2… ».

    Dans un entretien accordé à la même période au quotidien La repubblica,  le député socialiste italien Formica  voyait lui aussi la main d’officines  étrangères dans les attentats qui ont ensanglanté son pays. Il avançait  comme explication une volonté de maintenir l’Italie sous contrôle. Plusieurs journaux italiens (L‘Européo, Panorama) avaient tiré comme conclusion de ses propos que les services secrets italiens  étaient  contrôlés par la CIA, que la Loge P2 était une émanation des services secrets italiens sur inspiration directe des services secrets américains.

    Cet épisode politique italien, dans le contexte de l’époque, celui de la guerre froide,  est bon à  garder en mémoire  en cette période de tensions, de fronde populaire. Comparaison n’est pas raison,  mais il n’est pas inutile de  comprendre ce qu’un Système a priori démocratique,  un régime aux abois (et ses alliés)  est capable de mettre en œuvre pour se maintenir à flot.

    https://gollnisch.com/2019/01/15/au-dela-du-cas-battisti/

  • L’arroseur arrosé

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    par Louis-Joseph Delanglade 

    La faute de M. Macron dans cette affaire est d’avoir pensé qu’il pouvait critiquer voire insulter des hommes politiques étrangers en raison de leurs idées alors même qu’ils exerçaient le pouvoir.

    Ce faisant, il s’en prenait de fait à des pays, à des peuples, à des États. On se rappelle ainsi qu’en juin dernier, dans une vie politique antérieure à l’avenir plutôt serein et prometteur, il avait choisi l’Italie comme tête de Turc, notamment à propos de l’Aquarius, ce navire qui satisfaisait conjointement négriers et bobos humanistes. Déjà, la réaction de Rome l’avait obligé à mettre un bémol. Il y eut par la suite les attaques misérables de M. Moscovici, commissaire européen certes mais Français tout de même et surtout très proche de M. Macron. Attaques traitées à Rome par le mépris qu’elles méritaient. Toutefois, les Italiens ont la dent dure et sont intelligents. A l’image de M. Macron, c’est-à-dire dans un subtil mélange de politique intérieure (on sait la rivalité des deux partis de la coalition au pouvoir) et de politique européenne (faire de l’Italie l’avant-garde du mouvement populaire qui agite toute l’Europe), MM. Di Maio et Salvini, les deux vice-présidents du Conseil des ministres italien, proclament lundi 7 janvier leur soutien au mouvement des Gilets jaunes.

    Du coup, Mme Schiappa, en réponse à sa propre question à propos de la cagnotte des Gilets jaunes (« Qui finance les violences, qui finance les casseurs ? Il faut savoir si des puissances étrangères financent ces casseurs. » - France Inter, jeudi 10) Mme Schiappa donc nomme explicitement et prioritairement l’Italie. C’est peut-être vrai, cela relève peut-être de ce délire complotiste qui semble s’être emparé du gouvernement (on se rappelle les premiers propos de MM. Castaner et Darmanin, début décembre, sur les « factieux » et la « peste brune » en parallèle aux images de ces Gilets jaunes défilant au cri de « Salvini ! Salvini ! »). C’est à coup sûr une nouvelle version de la faute commise par M. Macron. 

    Quoi qu’il en soit, l’ambition européenne de celui-ci se retrouve ainsi fortement compromise. Pour « refonder l’Europe » (Sorbonne, septembre 2017), il lui faut, selon sa propre feuille de route, obtenir une victoire éclatante aux élections de mai 2019, de façon à favoriser l’émergence au Parlement européen du groupe central à vocation majoritaire qu’appellent de leurs voeux les Bayrou, Juppé, Raffarin et autres vieux crabes de l’européisme militant. D’où le retour à des listes nationales, mode de scrutin  jugé plus favorables aux « marcheurs » ; d’où l’exacerbation du clivage progressisme-populisme qui avait plutôt bien fonctionné lors de la présidentielle. Mais cela, c’était avant. Avant la succession de problèmes et déconvenues du second semestre de l’année 2018. Désormais, le scrutin de mai, en raison même du mode choisi, risque fort de virer au référendum pour ou contre M. Macron, bien loin donc d’être gagné pour le président. Quant aux attaques visant les pelés, les galeux (M. Macron lui-même parlait de « lèpre » - Quimper, juin 2018), elles sont contre-productives : non seulement le populisme continue de monter un peu partout en Europe (dernier exemple : la percée en Andalousie du parti Vox, ouvertement de « droite réactionnaire », percée qui le place dans une position incontournable) mais, désormais, à l’initiative de M. Salvini, les populistes tentent de s’organiser au plan européen dans la perspective du prochain scrutin, faisant ainsi du Macron contre M. Macron, lequel risque de se retrouver dans la fâcheuse situation de l’arroseur arrosé. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/13/l-arroseur-arrose-6120416.html

  • Face à la vague patriotique, la violence « démocratique » ?, par Franck Deletraz

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    A l’heure où nous assistons au réveil tant attendu des peuples européens et à une heureuse dynamique de rapprochement entre des grandes figures patriotiques du vieux continent dans le but de secouer le joug bruxellois, les enragés de l’Europe technocratique et du système moribond n’ont-ils pour seul et dernier argument que celui de la barre de fer ? C’est en tout cas ce que tend à démontrer la sauvage agression dont a été victime en Allemagne Frank Magnitz, d’Alternative für Deutschland.

    La piste politique privilégiée

    Lundi dernier, le député du parti de la droite souverainiste allemande, responsable de l’AfD pour le land de Brême, était en effet retrouvé allongé et grièvement blessé par deux ouvriers du bâtiment. Violemment passé à tabac « avec un morceau de bois » par trois hommes encagoulés qui ont pris la fuite, Magnitz, transféré en urgence à l’hôpital, a heureusement pu rentrer chez lui mercredi, avec néanmoins d’importantes séquelles. Une agression pour laquelle le parquet et la police ont ouvert une enquête et lancé un appel à témoins. Selon Der Spiegel, les policiers, qui privilégient logiquement le « mobile politique », éplucheraient actuellement les images d’une caméra de vidéosurveillance ayant enregistré la totalité de la scène et devraient progresser assez vite. Cependant, comme l’a déclaré Alexander Gauland, vice-président de l’AfD, il est d’ores et déjà évident que cette « tentative d’assassinat […] résulte de l’ostracisme et de l’agitation auxquels l’AfD fait face » depuis des mois, notamment de la part des antifas. Lors de son audition, Magnitz a d’ailleurs expliqué être passé, quelques minutes avant son agression, « à proximité d’une manifestation antiraciste »…

    « Un nouveau printemps européen »

    Il faut dire que le grand réveil patriotique auquel nous assistons en Europe suscite une vive panique dans les rangs des ennemis de la patrie, qu’ils soient europhiles ou d’extrême gauche. A mesure que les peuples reconquièrent leur liberté et que l’édifice se fissure, les prétendus « démocrates » de tout poil donnent libre cours à leur haine et à leur violence. Ce qui n’empêche pas ce vent de liberté de souffler.

    Mercredi encore, la visite de Salvini à Varsovie, pour discuter de la coopération et d’un programme commun entre la Ligue et les patriotes polonais du parti Droit et justice en vue des élections européennes de mai, a en effet été fructueuse. A l’issue de sa rencontre avec Mateusz Morawiecki, le Premier ministre polonais, Salvini a ainsi expliqué que si « l’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre » et que « la Pologne et l’Italie seront les protagonistes de ce nouveau printemps européen ». Une coopération qui, concrètement, pourrait prendre la forme d’une extension du groupe Europe des nations et des libertés, où siègent notamment la Ligue, le RN et le FPÖ, au Parlement européen. Un projet de pacte salué jeudi par Orbán, qui a accueilli en août dernier Salvini avec une même volonté de coopération.

    Le réveil de l’Andalousie

    Un vent de liberté qui souffle également sur l’Espagne grâce au parti Vox qui, rappelons-le, a fait son entrée le 2 décembre dernier au Parlement andalou en remportant 12 sièges lors des élections régionales, mettant ainsi fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays.

    Désormais politiquement incontournable, Vox seul a permis la formation mercredi d’un gouvernement de coalition entre le Parti populaire et Ciudadanos, qui dirigera l’Andalousie à droite pour la première fois depuis 36 ans. Une belle victoire pour ce parti qui a pris pour slogan « Nous ne jurons que par l’Espagne », et dont le numéro deux, Javier Ortega Smith, a averti mercredi soir, à Séville : « Aujourd’hui, les lois liberticides, l’immigration illégale, la corruption ont perdu » et « le pré carré de la gauche en Andalousie est enfin terminé » !

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2019

    https://fr.novopress.info/

  • Espagne : Des bus payés par Madrid pour envoyer les migrants dans les pays du Nord (Die Welt)

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    Le nombre de migrants arrivant par la mer en Espagne n’a jamais été aussi élevé. Ce qu’ils deviennent, on peut le voir dans un village d’où partent des bus vers le nord. Il est clair que l’Espagne ne se soucie guère de l’UE et qu’elle encourage leur voyage vers l’Europe centrale.

    Par une tiède soirée d’hiver, les hommes des Voyages Rios attendent que le soleil soit couché avant de démarrer les moteurs de leurs deux autocars et de se diriger vers la nationale N340.

    Celui qui les suit peut les voir […] tourner dans une impasse […]. Après deux kilomètres et demi, ils s’approchent d’un écriteau portant l’inscription « Finca privada » [« Propriété privée« ]

    […]
    Rien n’indique que se trouve ici un hébergement pour réfugiés, administré par la Croix Rouge et subventionné par le ministère du Travail, de l’Immigration et de la Sécurité sociale. […] Le porte-parole indique que l’accès au domaine est interdit aux journalistes.

    […]

    Le portail métallique est ouvert. Le gardien fait signe aux bus de passer.

    Les bus ressortent peu après du domaine, les chauffeurs rejoignent à nouveau la nationale et se dirigent ensuite vers l’autoroute.

    C’est l’instant où le gouvernement s’affranchit des règles sur lesquelles l’Europe s’est mise d’accord. Car, dans les bus, se trouvent des douzaines de personnes qui ont atteint peu de jours auparavant le continent européen.

    C’est l’Espagne qui serait compétente pour les procédures d’asile. Mais, en cette soirée du 5 janvier, l’un des deux bus fait le trajet de l’Andalousie à Barcelone, l’autre va à Bilbao. Ces deux villes sont situées au nord du pays, la France est toute proche. L’Allemagne n’est qu’un peu plus loin.

    […] L’État encourage les migrants à quitter la péninsule ibérique pour aller vers le nord. […]

    D’où les bus, payés par le gouvernementcomme Madrid l’a confirmé en réponse à notre demande. 

    Die Welt

    http://www.citoyens-et-francais.fr/2019/01/espagne-des-bus-payes-par-madrid-pour-envoyer-les-migrants-dans-les-pays-du-nord-die-welt.html