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  • Le sénat unanime pour restreindre un peu plus la liberté d'expression

    Jeudi 7 février 2013, le Sénat français a adopté une loi socialiste visant à allonger les délais de prescription relatifs aux insultes « sexiste », « handiphobe » et « homophobe

    Alors qu’outre-Manche, la section 5 du Public Order Act (loi sur l’ordre public de 1986) qui réprime les « propos ou comportements insultants » a été abrogée suite à une campagne menée par Roy Atkinson, l’acteur vedette de Mr Bean ou de la série Blackadder, le Sénat français a adopté jeudi, à l’unanimité, une proposition de loi socialiste qui vise à faire passer de trois mois à un an les délais de prescription relatifs aux injures « sexistes », « homophobes » ou « handiphobes ». Comme si une injure envers une femme, une personne « homosexuelle » ou handicapée était plus grave qu’une injure envers un homme, une personne attirée par le sexe opposé ou bien portante ! Comme si d’autres « communautés » n’allaient pas ensuite exiger le même traitement !

    Et si on arrêtait d’aller pleurnicher dans les jupes de l’État nounou (nourricier ?) dès qu’un individu nous injurie ?

    A quand une coalition de personnes de bonne volonté pour demander le rétablissement progressif de la liberté d’expression totale et que cesse cette « industrie de l’indignation » qui rend la société française « extraordinairement autoritaire et contrôlante » (Atkinson, à propos de la société anglaise) ?

    Eric Martin  Nouvelles de France  9/02/2013

    http://www.polemia.com

  • La Serbie ne reconnaîtra pas le Kosovo, même pour intégrer l’Union européenne

    BELGRADE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) - C’est une annonce faite par Slavenko Terzic, ambassadeur de Serbie en Russie, au cours d’une conférence de presse, et alors que les négociations d’adhésions de son pays à l’Union européenne doivent s’ouvrir l’année prochaine.

    Le diplomate a ajouté que « la Serbie est prête à accorder la plus large autonomie aux Albanais kosovars, mais ne reconnaîtra jamais l’État artificiel du Kosovo ».

    Rappelons que le Kosovo, séparé du territoire serbe par les forces occidentales, n’a pas été reconnu par l’ONU, une majorité de pays défendant l’intégrité territoire de la Serbie.

    http://fr.novopress.info/

  • Au Mali, les ethnies sont-elles des créations françaises ?

    Dans sa livraison du 26 janvier 2013, l’hebdomadaire Marianne rapporte les propos suivants tenus par Jean-Loup Amselle, anthropologue et directeur d’études à l’Ehess (Ecole des hautes études en sciences sociales) : « J’ai passé de nombreuses années sur le terrain au Mali, avec les Peuls, les Bambaras, les Malinkés, et nous avons démontré qu’en réalité les ethnies telles qu’elles existent sont des créations coloniales ».

    Avec cette phrase, l’explication des événements maliens devient soudain claire : si les Maures du Mujao coupent les mains des Bambara et si les Songhay tabassent les Touareg du MNLA, c’est parce que tous sont les prisonniers inconscients de catégories sociales qui leur furent imposées par les colonisateurs. In fine, la France, ancienne puissance coloniale, est donc responsable de la guerre civile malienne... CQFD !

    En soutenant que les ethnies africaines « telles qu’elles existent sont des créations coloniales », l’anthropologue Jean-Loup Amselle nie donc l’existence des peuples qu’il a pourtant pour vocation et pour mission d’étudier. Le paradoxe est d’autant plus réel qu’au même moment, l’histoire de ces mêmes peuples a été introduite dans les programmes français du cycle secondaire…Ferait-on donc étudier à nos enfants des peuples qui n’existèrent pas ?

    Une question mérite donc d’être posée à l’anthropologue Jean-Loup Amselle : à la fin du XIX° siècle, quand débuta la colonisation, les Peul, les Bambara, les Malinké, les Maures, les Songhay et les Touareg au Mali, les Tutsi et les Hutu au Rwanda, les Darod et les Saab en Somalie, les Sotho, les Zulu et les Xhosa en Afrique du Sud, les Ovimbundu et les Kongo en Angola, les Kru et les Mano au Liberia, les Temné et les Mendé en Sierra Leone, les Baoulé et les Bété en Côte d’Ivoire, les Gbaya et les Zandé en RCA, les Tama et les Toubou au Tchad, etc., existaient-ils, oui ou non ? [...]

    Bernard Lugan - La suite sur Afrique Réelle

    http://www.actionfrancaise.net

  • La décroissance - Préalable à toute intervention écologique ?

     Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique, dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre : Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain. Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré. –

    Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l’incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l’idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l’avenir du monde. Pourtant vous partagez l’idée tout aussi répandue qu’une vue écologique est indispensable à cet avenir. N’y a-t-il pas là une contradiction?

    Alban Vétillard : L’idée de croissance économique est une idée récente et ce n’est que depuis les années 1950-1960 qu’elle s’est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l’espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats écologiques, et particulièrement l’épuisement annoncé des ressources fossiles, sont partagés, l’impératif de croissance inhibe toute volonté d’embrasser le problème dans sa globalité. En contestant la croissance au-delà d’un certain seuil que nous avons largement dépassé dans nos sociétés, la vision écologique trouve toute sa place.

    HM : Curieusement, vous semblez relativiser la possibilité de se définir comme écologiste. Selon vous, une société de croissance est-elle compatible avec une pratique écologique ?

    AV : Ce que je montre, c’est que dans notre société, la pratique écologique est forcément à géométrie variable, que l’acte écologiste n’est au mieux qu’un acte de foi, au pire qu’un simple comportement économique. Il faut donc arrêter de diaboliser les uns et de vilipender les autres. Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n’a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. Le plus difficile c’est de comprendre que dans notre société, quelles que soient ses convictions, il ne peut pas y avoir d’action totalement écologique, sauf à vivre sans argent et sans lien avec la société. Dans une société de croissance, tout acte est critiquable et améliorable.

    HM : Le monde politique et les médias ont imposé d’une certaine façon la notion de développement durable. Cette voie est-elle un compromis entre l’intérêt à long terme d’une pratique écologique et la nécessité d’une croissance économique ?

    AV: Le développement durable est ce que Romain Felli nomme l’écologie « d’en haut », c’est à dire imposée par des « experts », les mêmes qui proclament haut et fort les vertus de la croissance. La croissance devient verte et le développement durable. Il est assez facile de montrer que tout mécanisme de croissance économique, fondé sur de la création monétaire perpétuelle, repose in fine sur de la consommation de matières premières et de ressources énergétiques. En ce sens, nombre d’écologistes qualifient d’oxymore l’expression « développement durable ». Pour moi, il ne s’agit que d’un mode mineur, partiel voire partial de l’écologie. La pratique de l’écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance.

    HM : La notion de croissance Zéro a été proposée en 1972 par le rapport Meadows, dit du Club de Rome. Pourtant les scénarios proposés dans ce rapport n’ont eu aucun écho quatre décennies plus tard. Pour votre part, vous proposez non pas une croissance nulle mais une décroissance, c’est-à-dire une croissance négative. On imagine mal la société de marché actuelle l’accepter. Faut-il tout de même faire preuve d’optimisme ?

    AV : Tout d’abord, ceux qui ont lu le rapport Meadows rappellent que les prédictions d’effondrement n’étaient pas datées, ou seulement avant 2100. Des extrapolations actualisées de ces modèles montrent, en total accord avec la notion de pics de production de pétrole et de gaz, que les effondrements sont à craindre entre 2020 et 2040. Ce qui n’a pas valeur de certitude et ne représente pas une catastrophe globale pour nos enfants. Ensuite, la décroissance n’est surtout pas une récession : celle-ci n’est que de la destruction monétaire et ses conséquences sociétales. Dans une société de croissance, on peut s’enrichir sans dépouiller son voisin. Le gâteau grandit, et en moyenne, chaque année la part de chacun augmente. Seulement, quand on n’a plus faim, en société de croissance, il faut continuer à manger et à produire. C’est l’origine de nos dégâts sociétaux et écologiques. La décroissance, avec une remise en cause de l’origine de la monnaie et un recentrage sur les ressources naturelles, l’autonomie et la production locale, se situe en rupture avec l’idéologie de croissance.

    HM : Vous abordez la question essentiellement du seul point de vue franco-français. Or les questions que vous soulevez ont une portée planétaire : l’Europe, les pays émergents et les pays pauvres ont inéluctablement une vision différente de cette problématique.

    AV : Il n’y a pas lieu d’interdire la croissance aux pays que nous jugeons pauvres, c’est à dire, l’idée que la monnaie doit être créée en permanence et en quantité croissante. Ce mécanisme, bien mené, permet des progrès essentiels et rapides. Mais il trouve vite des limites que nous allons probablement atteindre très bientôt – certaines sont selon moi déjà atteintes. Alors avec la récession à venir, l’épuisement des ressources, le changement climatique, que nous restera-t-il pour nous enrichir ? La décroissance n’est rien d’autre qu’un projet de société centré sur l’homme, pour revenir progressivement à l’autonomie des régions et des territoires sans impact majeur sur notre qualité de vie. En cela, elle peut nous permettre d’anticiper et de préparer les enjeux globaux de demain.

    HM : Les questions posées n’ont de réponses que politiques. Or en France et en Europe, les partis de gouvernement paraissent étrangers à toute idée de limitation de la croissance. Et les partis qui se disent écologistes ne sont pas très crédibles et n’intègrent pas dans la vision de l’avenir qu’ils proposent une réelle décroissance. De plus les médias grand public sont acquis à l’idée de développement durable. Vont-ils finir par se réveiller ?

    C’est l’objet de la quatrième partie de mon livre. Il est évident que la décroissance ne s’imposera pas d’elle-même. Elle ne peut faire l’objet que d’un compromis, qui permettrait au développement durable de s’affirmer, puis de s’émanciper en sa version Majeure, la décroissance. Nombre de mesures permettant de préparer la société à la décroissance existent déjà dans les cartons des partis politiques, mais sans réelle cohérence ni appréhension des enjeux globaux. De cette liste que je dresse, comme de la description imaginée de la vie en décroissance, je nourris des espoirs pour l’avenir.

    HM : Vous consacrez une partie de votre réflexion à l’inéluctable disparition des ressources énergétiques. Mais voici que l’on évoque l’avènement du pétrole non conventionnel et surtout des gaz de schiste. C’est ainsi que les réserves potentielles de l’Algérie lui permettraient d’envisager une indépendance énergétique jusqu’à la fin du siècle et bien d’autres pays (USA, France) ont également des potentiels dont l’évaluation paraît significative. Ces réserves énergétiques nouvelles doivent-elles modifier l’approche des questions que vous soulevez, nonobstant les contraintes techniques actuellement nécessaires à leur extraction?

    AV : Ah, les gaz de schiste… tout d’abord ces gaz sont connus et exploités depuis plusieurs années, voire décennies. Leur exploitation n’est et ne sera envisageable que dans le cadre d’un renchérissement significatif du prix de l’énergie. Ensuite, les réserves font l’objet d’une intense spéculation dans le but non de donner l’indépendance énergétique, mais de gagner de l’argent ; de l’argent non sur la production, mais sur le potentiel de production. Tout comme il y a eu la mode des biocarburants. Ce ne sont que des avatars de la société de croissance, dont le seul leitmotiv est l’enrichissement. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les gaz de schiste (shale gas) et ses cousins non conventionnels représenteront « au mieux » en 2035, 45 % de la production gazière, soit seulement 10 % de la demande mondiale d’énergie, sans parler du coût environnemental, des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre et du risque de changement climatique, ou encore du désintérêt que connaîtraient alors les énergies renouvelables. Les ressources énergétiques ne sont pas infinies et la croissance non plus.

    Hervé Montbard, Entretiens avec Alban Vétillard – Metamag
    12/02/2013

    Alban Vétillard, Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain, ed. Le Sang de la Terre, collection La pensée écologique, janvier 2013, 226 pages

    Correspondance – Polémia – 14/02/2013

  • Lobby homo : une arnaque pour le contribuable !

    En France, le lobby homosexuel coûte très cher au contribuable. C’est ce que nous révèle en effet Le Cri du Contribuable.

    Ainsi apprend-on qu’en 2010, l’État a subventionné Act Up à hauteur de plus de plus de 200000 euros ! Les mêmes qui, en 2005, avaient agressé le recteur de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris,  Monseigneur Patrick Jacquin, et qui, en 2004, avaient, dégradé la façade de Élysée.

    Quant à SOS Homopho­bie, elle a touché 6 100 € de la Ville de Paris dès 2002, puis 10 000 € chaque année à partir de 2006. Il faut rajouter les 2000 € de subventions exceptionnelles votée les 11 et 12 décembre 2012 pour le projet « Interventions dans les établissements parisiens », alors même que SOS Homophobie avait perdu l’agrément du ministère de l’Education nationale, suite à une décision du 23 novembre du tribunal administratif de Paris, saisi par la Confédération nationale des associations familiales catholiques.

    Caroline Fourest, co-fondatrice de Prochoix, « la revue pour le droit de choisir » qui est une publication pro-maria­ge gay, touche 12000 euros d’argent municipal, comme chaque année. Sachant que son journal ne paraît plus depuis avril 2012 et que le blog associé n’a publié que dix billets en un an…

    Le Paris Foot Gay voit quant à lui ses subventions versées par la Ville de Paris passer de 30 000 € à 40000 € en un an.

    La liste n’est pas terminée, mais elle est scandaleuse. Car il est désormais avéré que l’État, dont la vocation est d’assumer ses fonctions régaliennes en vue de garantir le bien commun, confisque ses prérogatives et les détourne de leur fin afin de satisfaire les intérêts catégoriels et exclusivement idéologiques des lobbies ! Sans l’accord des Français, va sans dire… Dans de telles conditions, quelle légitimité l’État peut-il encore avoir à leurs yeux ?

    http://www.contre-info.com/

  • Quand l'horizon s'assombrit

    L'écœurante actualité médiatisée n'intoxique plus que ceux qui en acceptent les faux-semblants. Une trompeuse désinformation présente pour un triomphe de la gauche, donc du progrès le vote de la loi Taubira le 12 février en première lecture çà l'Assemblée nationale. Ce fait acquis sans surprise ni concession rend effectivement plausible l'adoption cette année de la loi décadentielle du prétendu "Mariage pour tous".

    Cela compense-t-il cependant les nuages qui s'amoncellent dans le ciel de la présidence Hollande ?

    La même semaine en effet on aura enregistré les signes d'un dévissage inquiétant de toutes les perspectives du pouvoir, de toutes les autres promesses, de toutes les illusions dont on berce le peuple de gauche.

    La guerre laïque et républicaine entreprise le 11 janvier pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali ne se révèle plus aussi fraîche et aussi joyeuse qu'on nous la présentait encore le 2 février, lors de la simple visite présidentielle à Tombouctou.

    Il convient malheureusement de reconnaître désormais que les choses risquent fort de devenir longues, difficiles. On devra se préparer à un effort de guerre prévisible, et nécessaire, beaucoup plus dur, plus et accepter enfin l'idée de budgets militaires plus conséquents.

    Il faut probablement convenir aussi que ni les héroïques électeurs de Mme Bertinotti, maire du si parisien 4e arrondissement, ni les bobos branchés qui applaudissent à la loi Taubira ne suffiront à chasser du Sahel les salafistes, les terroristes, les preneurs d'otages et les narcotrafiquants que l'on souhaite combattre.

    Nous avons toujours douté de ces printemps arabes que la presse unanime saluait. Il y a deux ans jour pour jour, le 14 février 2011, nous remarquions que "les Tunisiens votent déjà avec leurs pieds" (1)⇓. Aujourd'hui ses bénéficiaires montrent en Égypte comme en Tunisie leurs vrais visages, de plus en plus islamistes, de plus en plus anti-occidentaux, anti-chrétiens et singulièrement anti-français.

    Il ne suffit donc pas de renverser une dictature, même ignoble, pour établir durablement la liberté.

    Avec le recul, l'opération libyenne s'est déroulée en trompe l'œil. Aucun renforcement des moyens militaires de la France et de l'Europe ne l'a suivi : l'erreur passe pour humaine, la persévérance se confirmerait diabolique.

    Pendant ce temps l'opinion hexagonale se mobilise, certes pour un scandale, certes à sa mesure. On en découvre la nature, purement consommatique. Hors de nos assiettes les lasagnes de contrebandes !

    Mais si les hommes de l'État se proposent de nous garantir désormais contre les étiquettes frelatées, qu'ils commencent donc par les leurs, par leurs promesses non tenues, par leurs dépenses clientélistes intéressées et par leur démagogie sociale à crédit.

    Or il est quelque chose pire que de manger, sans le savoir, de la viande de cheval, c'est de ne pas manger du tout.

    Car on dissimule de plus en plus mal un autre recul, beaucoup plus : celui de la place de plus en plus isolée de la France en Europe. Et l'on pourra cacher de plus en plus mal la ruine lente de son économie dans la compétition internationale, celui du déclin de ses capacités d'investissement.

    Convient-il d'épiloguer comme on le fait sur les difficultés de PSA ? On remarquera dès lors que parmi les entreprises du CAC 40 il s'agit d'une de celles qui cherchaient le plus systématiquement à produire sur le sol de l'Hexagone. Certes les entrepreneurs français peuvent obtenir des résultats : mais ceux-ci se réalisent hors des frontières, affranchis du code du travail de la république jacobine, hors de la juridiction de son enfer fiscal, hors du champ de son dénigrement égalitaire. Les ingénieurs français, les jeunes Français s'exportent : ils cherchent de moins en moins et ne peuvent guère créer leur emploi dans leur pays.

    On fait parfois mine de s'inquiéter la pression qu'on appelle "sociale" et qu'on nous présente pour exercée par "les syndicats". On gagnerait à noter à cet égard qu'à Saint-Denis, du 7 au 10 février, le 36e congrès du parti communiste, a défini une ligne de chantage claire et nette.

    Celle-ci est portée par un secrétaire général élu à l'unanimité : le camarade Laurent qui se veut l'allié indispensable du parti socialiste. Sans lui, le glorieux Hollande n'exercerait ses talents qu'au bénéfice, ou plutôt au détriment, du département de la Corrèze et Mme Twitter ne serait considérée que comme la première dame de Tulle.

    Électoralement, en effet, le PCF semble totalement marginalisé, simple force d'appoint. Il n'agit plus que par bureaucraties syndicales et par monde associatif interposé. Ces structures, toutes subventionnaires, se développent au sein de ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" : c'est ici, le 12 février, une grève organisée par la FSU [communiste] dans l'éducation nationale à propos des rythmes scolaires… ailleurs une violence et escalade de la CGT [communiste] sur les quelques points chauds de notre grande industrie déclinante, à Aulnay, à Amiens-Nord ou à Pétroplus… partout et toujours cela recoupe une offensive politique tendant à bloquer toute évolution vers l'assainissement budgétaire, pour empêcher que l'on applique les engagements pris sur ce terrain aussi bien vis-à-vis des partenaires de la zone euro, que face au corps électoral.

    Ne pas atteindre l'objectif des 3 % en 2013 ne constitue donc aucunement une surprise. La cour des Comptes découvre avec retard que 2 et 2 font quatre : par les temps qui courent cela mérite sans doute des applaudissements. Même le premier ministre en convient officiellement sur les plateaux de télévision le 13 février. Quel homme. Quel germaniste.

    Les hypothèses artificielles de croissance ne permettaient pas d'y parvenir dans le contexte de dépenses budgétaires qu'on se refuse toujours à programmer à la baisse.

    Personne, y compris à droite, ne veut admettre que les charges extrêmement lourdes imposées à notre économie sont devenues insupportables. Or, elles ne diminueront pas, bien au contraire, en étant "transférées", comme le suggèrent encore une certaine bureaucratie patronale et les partisans de la "TVA sociale", ou comme on le pratique depuis le calamiteux plan Juppé de 1995-1996 avec le basculement de la désastreuse CSG.

    Le courage chirurgical qui consiste à diminuer les dépenses publiques manque toujours à une classe politique accrochée, dans son ensemble, à ses prébendes et privilèges.

    C'est de cela qu'il faudra bien sortir en convenant volontiers, aussi, que le gouvernement Ayrault, s'il en représente la caricature, n'en pas plus inventé le système qu'il n'a inventé la poudre.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. L'Insolent du 14 février 2011..