Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • A Cannes, nouvelle édition du Festival des braquages

    CANNES (NOVOPress) – Cannes, ce n’est pas seulement le recto festival de cinéma, stars et glamour, c’est également et surtout le verso insécurité et braquage des commerçants.

    C’est contre cette violente réalité que plusieurs commerçants de Cannes ont lancé pour la seconde fois un Festival des braquages (qui dispose de son site Internet), lors d’une conférence de presse qui s’est tenue lundi. Conférence de presse reprise le lendemain dans la presse, notamment Nice-Matin.

    Ce festival établit un palmarès des différents braquages dont été victimes les commerçants cannois. Car « ce festival est celui des Cannois anonymes, de la majorité silencieuse qu’on n’entend jamais. Aujourd’hui la violence, et particulièrement l’inquiétante recrudescence des braquages, font que les Cannois et notamment les commerçants vivent au quotidien dans l’insécurité. » Et ce festival « vise à exiger des responsables politiques qu’ils tournent leurs projecteurs vers ce fléau délibérément occulté, et par suite qu’ils mettent en œuvre une action d’envergure pour y mettre fin. »

    Lors de l’édition 2012 du Festival des braquages, les Identitaires (à l’origine de ce festival, désormais repris par des commerçants) avaient décerné la Palme d’Or 2012 des Braquages au maire de Cannes, Bernard Brochand.

    http://fr.novopress.info

  • Les professionnels de la subvention

    La loi autorisant le mariage homosexuel est votée ! C’est fini ! Enfin non ! Enfin si ! Enfin, c’est selon… Un recours auprès du Conseil constitutionnel a immédiatement été déposé par l’opposition UMP, contestant la procédure des débats et l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe… et d’autres manifestations sont annoncées, prévues, organisées, datées… Combat d’arrière-garde ? Ultime soubresaut d’un camp vaincu ? Volonté délibérée d’harceler la majorité parlementaire ? On ne sait plus trop pour le moment, l’affaire se martelant pour beaucoup sur l’air d’« On a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre… », un peu comme on se console d’un échec amoureux en se répétant « une de perdue, dix de retrouvée… », tandis que d’autres entonnent « On a gagné, on a gagné » sur l’air des lampions, mais en se demandant quand la tempête politique qu’ils ont déclenchée se calmera. Si elle se calme… Les messieurs vont pouvoir à l’avenir se passer la bague au doigt entre eux et les madames itou. Vive les marié(e)s ! Mais seront-ils si nombreux ? Si l’on s’en réfère – et pourquoi pas ! – aux couples homosexuels pacsés depuis la loi de 1999, il s’agit de… 6 % des Unions contractées… Et comme un mariage est bien plus contraignant qu’un PACS, notamment dans la perspective d’une éventuelle séparation, il est logique de penser que bien moins encore d’homosexuel(les) convoleront en justes noces. Tout ça pour ça ! Et dire que certains opposants ont annoncés la « fin d’une civilisation » ! À quoi tiendraient les choses, on se le demande ! Mais quoiqu’il en soit, que la bataille soit perdue ou gagnée selon les camps en présence, il est certain que la guerre, elle, va continuer. Rappelons que lors des débats pour instaurer la loi sur le Pacs, tous les partisans de celle-ci juraient alors leurs grands Dieux que jamais, Ô grand jamais ! il ne serait question un jour de mariage… Question qui fut leur nouvelle revendication à la seconde même où le Pacs fut voté. Aujourd’hui, une partie des partisans du Mariage pour tous ont annoncé de même que « le mariage, bien sûr », mais la « procréation médicalement assistée (PMA), il n’en était évidemment pas question… dans le même temps que d’autres ne se gênent nullement de la réclamer. Soyons donc assurés qu’il s’agit désormais du prochain enjeu des multiples associations dont la plupart ne représentent que leurs responsables et les subventions qui les font vivres. Grassement, bien souvent. Car au-delà des convictions des uns ou des autres, on oublie souvent l’enjeu financier. L’homophobie avait quasiment disparue ces dernières années. Mauvais plan pour les professionnels de la subvention. Ils connaissaient la crise, eux aussi ! Heureusement, le débat sur le Mariage pour tous a ramené le problème au premier plan des préoccupations des uns… et de l’intérêt sonnant et trébuchant des autres ! Les médias ont largement rapporté ces derniers jours trois ou quatre tabassages d’homosexuels à travers le pays, dûs, s’ils sont réels, à quelques tarés en état d’ébriété. Bingo ! À vot’ bon cœur, messieurs-dames, par ici l’argent public, ou même privé si un reçu de déduction fiscale est possible. Ce n’est pas demain la veille qu’une association sera délocalisée. Un professionnel de la subvention est un patriote, à n’en pas douter. Philippe Randa http://www.voxnr.com

  • “La France orange mécanique” de Laurent Obertone et “Sale Blanc !” de Gérald Pichon

    PARIS (via Polémia) – De passage à Marseille où des règlements de compte en série avaient fait une douzaine de morts dans les « cités », Manuel Valls déclarait solennellement « la guerre de l’Etat de droit contre la barbarie ». Mais n’est-il pas trop tard pour ce faire ? Et, surtout, comment espérer la réussite de cette entreprise titanesque si l’on ne désigne pas clairement les « barbares » ? C. L.

    Preuve que l’immigration et ses inéluctables conséquences – hausse du chômage, de la criminalité, des dépenses sociales et pénitentiaires, baisse généralisée du niveau scolaire, etc. – inquiètent de plus en plus nos compatriotes, le nombre de livres qui leur sont consacrés ne cesse d’augmenter, avec un succès croissant.

    Barbarie et racisme anti-Blancs, deux marques de fabrique

    Après Fractures françaises de Christophe Guilluy ou Le Sanspapiérisme/ Où sont les papiers des sans-papiers ? de Luc Gaffié, commentés ici même, paraissent ainsi simultanément La France orange mécanique, de Laurent Obertone, et Sale Blanc ! – Chronique d’une haine qui n’existe pas, de Gérald Pichon : deux ouvrages très différents, mais qui se complètent parfaitement.

    Le premier, dû à un journaliste, démontre avec rigueur et nombre de références, mais sur un ton très enlevé, l’ « ensauvagement » galopant des zones dites sensibles. Le second, plus militant mais également référencé, insiste sur l’aspect volontairement occulté, bien que tout aussi effrayant, du phénomène : à savoir le racisme anti-Blancs exacerbé des sauvages importés. La douzaine de voyous, tous « bien connus de la justice pour des délits d’outrage, de violence ou de recel » qui, le 27 juin 2010 sur l’autoroute A 10, à la suite d’un banal accrochage, ont lynché à mort le jeune automobiliste Mohamed Laidouni devant son épouse et sa mère, ne reprochaient-ils pas au malheureux, qui voulait procéder à un constat, de « faire le Français » ?

    Voici prévenus les immigrés tentés par l’intégration : ils seront traités par leurs congénères en apostats raciaux.

    La « tyrannie médiatique » complice des sauvages

    Si la barbarie s’installe et prospère, estime Laurent Obertone, c’est dû en partie à la « tyrannie médiatique », comme dirait Jean-Yves Le Gallou, les journalistes en quasi-totalité de gauche taisant ou minimisant les exploits des Jeunes, récemment requalifiés Individus, alors que « nul – et surtout pas la presse ! – n’est censé ignorer la réalité ». De fait, évoquant le parcours particulièrement sordide d’un violeur en série, Le Parisien dissimulait début avril son origine et son identité, se contentant d’écrire qu’il n’avait « jamais encore été condamné dans notre pays ». Manière élégante de dire qu’il est étranger.

    Le coût de la criminalité : 115 milliards d’euros !

    L’auteur ne s’est pas contenté d’accumuler des milliers de coupures de presse, il a aussi dépiauté quantité de rapports officiels et d’études spécialisées. Citons celle, en 2010, de l’économiste Jacques Bichot : « Chaque année, la délinquance et la criminalité coûtent aux victimes et à l’Etat un total de 115 milliards d’euros… Le coût total de la délinquance et de la criminalité représente 5,6% du PIB », soit « l’équivalent de deux fois le total de l’impôt sur le revenu ». Commentaire de L. Obertone : « Le déficit de la France en serait-il un si l’on ramenait l’insécurité à son taux de l’après-guerre ? La réponse est claire : notre pays ne serait tout simplement pas endetté. »

    Une chance pour la France ?

    Or, le poids de l’immigration dans cet insupportable fardeau est gigantesque. Quelques chiffres ?

    « Au tribunal de grande instance de Toulouse, sur 543 affaires réparties en 102 audiences, le chercheur au CNRS Daniel Welzez-Lang a noté que 65% des prévenus étaient “d’apparence maghrébine ou d’apparence noire” (Carré d’info, 27/03/2012). »

    « Les renseignements généraux ont établi le profil type des caïds, meneurs des fameuses “bandes”, à partir de l’étude de 436 d’entre eux répartis dans 24 quartiers sensibles”. 87% ont la nationalité française ; 67% sont d’origine maghrébine et 17% sont d’origine africaine. Les Français autochtones représentent 9% des meneurs (Le Monde, 25/02/06). »

    « Le fichier Canonge (un peu plus de 100.000 malfaiteurs) définit, entre autres, les individus par leur “type”… Il comprend 37% d’individus de type “européen”, 29% d’individus de type “nord-africain” et 19% d’individus de type “africain subsaharien” », les 5% restants étant sans doute rroms ou asiatiques. Etc.

    Une catastrophe pour la balance commerciale

    Si l’on considère avec le médiocrate Jean-Jacques Bourdin que les immigrés ne représentent aujourd’hui que « 5,6% de la population française » ou, avec l’ «expert » Philippe Manière (auquel cela a valu le 19 mars dernier un Bobard d’Or), que « nos flux migratoires en France sont extrêmement ténus » et que ce « tout petit flux d’immigration (…) n’est pas tellement susceptible d’avoir un impact ni économique ni démographique », on admettra que ce flux « insignifiant » a une incidence, au contraire, très signifiante sur la criminalité et donc sur un climat d’insécurité si prégnant qu’il commence notamment à beaucoup inquiéter nos offices du tourisme.

    « Paris fait la une en Chine pour son insécurité.
Pékin demande à la France de mieux protéger les touristes chinois suite à la multiplication des agressions et des vols qu’ils subissent», pouvait-on lire

    le 28 mars sur le site des Echos, quotidien du milliardaire du luxe Bernard Arnault qui redoute, à bon droit, la désertion des voyageurs du Céleste Empire, les plus dépensiers du monde. Et, quelques jours plus tard, le 9 avril, les gardiens du Louvre se mettaient en grève à l’appel des syndicats FO, CGT et SUD, excédés de devoir, parfois à leurs risques et périls, protéger les visiteurs de vols systématiques et d’agressions parfois violentes alors que leur métier est de veiller sur les seuls tableaux. Qui sont ces terreurs qui ont transformé le Louvre en coupe-gorge ? Des « mineurs d’Europe de l’Est [qui ont toute facilité d’entrer dans le musée, gratuit pour les moins de 26 ans], à vingt ou trente » et qui, bien que parfois arrêtés par la police, « recommencent à sévir quelques jours plus tard ».

    Les étrangers ainsi détroussés ayant raconté leurs mésaventures sur Internet, la bonne réputation de la capitale en a pris un sacré coup alors qu’elle était déjà exécrable, ayant déjà été classée au 22e rang pour la sécurité dans un sondage réalisé l’an dernier auprès de plus de 60.000 internautes par le site de voyages TripAdvisor. Or, le tourisme était l’un des seuls postes positifs de notre balance commerciale. Cela risque de changer très rapidement grâce aux « sauvages ».

    Qui stoppera la « machine à entretenir la criminalité » ?

    Comment en est-on arrivé là ? Pour Laurent Obertone, qui dit avoir « voulu rendre la parole aux victimes », tout le monde est responsable : les gouvernements successifs, d’abord, les politiques suivies par la droite et la gauche face à la « machine à entretenir la criminalité » étant si semblables « qu’on se demande parfois qui est au pouvoir depuis Mitterrand » ; mais aussi « les élites, les chercheurs, les journalistes, les enseignants », qui « n’ont jamais été aussi conformistes » (alors même que la violence importée n’est pas peu étrangère à l’absentéisme croissant de la dernière catégorie) : « Sur vingt ans de faits divers, on parlera davantage d’une bavure policière que des milliers d’assassinats commis par des Jeunes ». En effet, le souvenir de Malik Oussekine, diabétique décédé lors d’une charge de police en 1986, est rituellement invoqué mais tout le monde a oublié le tueur en série Sid Ahmed Rezala, ce « Marseillais » au « visage d’ange » qui, à l’automne 1999, assassina une Britannique et deux Françaises après avoir tenté de les violer. Condamné dès son plus jeune âge pour de multiples délits, dont le viol d’un enfant, le drogué Rezala était l’incarnation même du « sauvage ».

    Même le citoyen lambda, pourtant victime du racisme anti-Blancs dénoncé par Gérald Pichon avec force et conviction, ne saurait s’exonérer de toute responsabilité : ayant parfaitement intégré la vulgate, plébiscitant le comédien sénégalais Omar Sy comme leur « personnalité préférée » (sondage national du Parisien Magazine en décembre 2012), certains autochtones sont les premiers à s’élever contre « tout amalgame » quand ils sont violentés par ceux qui « sont chez eux chez nous ».

    Début avril avait lieu devant les assises de la Marne le procès des assassins d’un Polonais dont le cadavre avait été retrouvé calciné et démembré. Les meurtriers ont été condamnés à 12 et 6 ans de réclusion. Leur complice, qui avait démembré le corps, s’en est tiré avec un an de prison. Avec sursis. La barbarie a de beaux jours devant elle.

    Aussi Laurent Obertone conclut-il avec pessimisme qu’il est impossible de « revenir en arrière ». A moins qu’une réaction ne s’amorce. Signe encourageant : grâce au bouche à oreille, son livre s’est hissé en mars dans le « Top 20 » des ventes de la FNAC, alors que celle-ci, soi-disant « agitateur d’idées », refuse de le mettre en rayons. Espérons que cette hirondelle fera le printemps, fût-il tardif.

    Claude Lorne

    Laurent Obertone, La France orange mécanique, préface de Xavier Raufer, Editions Ring, janvier 2013, 349 pages.
    Gérald Pichon, Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas, Editions Idées, 2013, 105 pages.
    http://fr.novopress.info

  • Considérations sur la violence suscitée par la loi Taubira

    Considérations sur la violence suscitée par la loi Taubira

    Apparemment le consensus pour condamner les violences est général. Pourtant on se souviendra de la parenté de « violence » et de « vie », les deux mots ayant la même étymologie : « bios »". D’ailleurs violentia chez les Romains voulait dire « force » (la vertu de force) et non brutalité excessive. Et la force de la réaction au mariage homo a surpris tout le monde, y compris ses organisateurs. Ceux qui appelaient à la manifestation des indignés ne s’attendaient pas à cette indignation-là...

    On se souviendra encore, comme l’ont montré la plupart des philosophes de l’histoire, que la violence est au fondement de tout ordre nouveau : aucun régime dans le monde ne s’est institué sans violence.]On se souviendra encore, comme l’ont montré la plupart des philosophes de l’histoire, que la violence est au fondement de tout ordre nouveau : aucun régime dans le monde ne s’est institué sans violence.

    Dès lors, comment interpréter les incessants discours sur la violence que l’on attribue aux adversaires du "mariage pour tous" ?

    « Sommes-nous en 1789 ? » titre Le Point en couverture. Les années 30, mai 68 sont les références des hebdomadaires pour interpréter la situation. Le député UMP Philippe Gosselin parle « d’incitation à la guerre civile ».

    De François Hollande à Frigide Barjot on dénonce presqu’unanimement la violence des opposants incontrôlés au « mariage » pour tous.

    Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a quant à lui parlé de « groupes fanatisés, de groupes fascisants, devant être fermement condamnés ». Rodomontade du rhéteur de meetings ? Oui certainement, mais les plus anciens perçoivent que cette rumeur de révolution ressemble à celle de 1958, de 1961 et de 1968.

    Sans doute, les observateurs avisés ont remarqué que la comparaison « un mai 68 à l’envers » est contredite par le caractère pacifique des manifestants. Comment se fait-il que des manifestations qui soulèvent des millions de participants, enfants, jeunes, couples et vieux, que dans une effervescence qui s’amplifie depuis des mois, il y ait si peu de chocs violents : pas de voitures brûlées, pas d’arbres arrachés ou de rues dépavées pour construire des barricades, pas de vitrines brisées, pas de cocktails molotovs, ni barres de fer, pas de boulons jetés sur les forces (dites) de l’ordre parmi lesquelles on ne signale pas de blessés...

    Michel Michel, sociocologue, la suite dans le Rouge & le Noir
    http://www.actionfrancaise.net

  • confort de lecture

    pour pouvoir lire correctement et voir images et vidéos, faites le déplacement sur le cousin du blogue ici => http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

  • Sébastien Deyzieu : 9 mai 1994

    Le 9 mai 1994, le jeune militant nationaliste Sébastien Deyzieu rendait l’âme, victime de la répression policière lors d’une manifestation.

    Il était âgé de 22 ans.

    Le traitement médiatique n’eut évidemment rien à voir avec l’affaire Malik Oussekine, qui en son temps entraîna d’ailleurs la démission d’un ministre.

    Chansons des groupes de « rock identitaire français » In Memoriam et Vae Victis dédiées à Sébastien Deyzieu :

    http://www.contre-info.com/ via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

  • Nos ancêtres les Gaulois – par Stéphane Foucart (5)

    C’est un fait incontestable, Obélix n’a pas pu être livreur de menhirs. Tout simplement parce que ceux-ci datent du néolithique: ils ont été érigés plus de mille ans avant l’avènement des civilisations celtiques. Pourtant, le malentendu persiste… L'un des menhirs les plus anciens au sud-ouest de la Corse, Filitosa est le centre de cette culture Le menhir de la Dame de Saint-Sernin en Aveyron au musée Fenaille de Rodez Une foule se presse autour des hautes pierres brutes de Stonehenge. C’est l’aube. Il y a là des dizaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants. La ferveur le dispute à la fête. Certains sont venus de loin pour célébrer, en communion avec les druides, le solstice d’été sur le site même de l’imposant monument mégalithique. Les druides, vêtus de longues toges blanches, réunis au centre du grand cercle de pierres levées, psalmodient d’étranges mélopées. C’était le 21 juin 2009. Pas moins de 35 000 personnes avaient fait le pélerinage, pensant sans doute renouer avec l’élan des cultes gaulois. Cette religion mystérieuse qui – pense-t-on bien souvent – révérait les éléments en pleine nature, non loin de grandes pierres bru-tes dressées vers le ciel. Des pierres pas très différentes de celles qu’Obélix taille et transporte à bout de bras tout au long de l’oeuvre de Goscinny et Uderzo. Et qui deviennent même, parfois, un ressort scénaristique majeur. Comme dans Obélix et compagnie, où Rome entreprend de corrompre les irréductibles Armoricains en créant une éphémère bulle spéculative sur le menhir, dans la confection duquel ils sont censés exceller… Les Gaulois en maîtres d’oeuvre du mégalithisme ? L’anachronisme est formidable. « Les premiers grands menhirs, qui peuvent peser jusqu’à 300 tonnes et mesurer 20 m de hauteur, semblent apparaître au Portugal autour de – 6500, explique le préhistorien Jean-Pierre Mohen (Muséum national d’histoire naturelle), aujourd’hui chargé de la rénovation du Musée de l’homme. On les retrouve ensuite sur toute la façade atlantique« . Les architectures de pierre brute subsistent et se succèdent pendant des milliers d’années. « Les alignements de Carnac datent environ de la fin du IV millénaire avant notre ére. Quant aux dolmens, ils apparaissent vers – 4700 et seront construits jusque vers – 3000« . Les cromlechs, ces cercles de pierres levées, peuvent être plus tardifs. Celui de Stonehenge commence à être édifié vers – 3 000 et continue, un millénaire durant, à être aménagé. « Vers – 2000, c’est la fin du mégalithisme », conclut Jean-Pierre Mohen. Plus de mille ans, donc, avant qu’on ne commence à parler de Celtes ou de Gaulois – les Grecs nomment Keltoi ceux qu’ils rencontrent lors de la fondation de Marseille, au VIe siècle avant notre ère ; deux siècles plus tard, les Romains les appellent Galli. Quant aux plus anciens vestiges matériels qui leur sont associés, ils remontent autour de – 1100. Même en remontant au plus haut, nous voilà très loin des derniers mégalithes…Et pourtant ! « Aujourd’hui encore, lorsqu’on fait une communication au public sur les mégalithes, il faut toujours commencer par préciser que cela n’a rien à voir avec les Gaulois« , s’amuse le protohistorien Jean-Paul Demoule (université Paris I). La confusion remonte à loin. Dès le Moyen Age, on associe ces grandes pierres aux païens qui ont précédé la chrétienté, explique Jean-Pierre Mohen. Ceux-ci ne pouvaient être, dans l’esprit des gens qui ignorent alors complètement la notion de préhistoire, que les plus anciens connus par les textes grecs et latins : les Gaulois. » La confusion ne s’arrête pas à cet amalgame. Elle se renforce, bien plus tard, grâce au puissant regain d’intérêt pour le monde celtique qui traverse le XVIIIe siècle. En Grande-Bretagne, le Druid Order, fondé en 1717 par John Toland (1669/1722), un libre-penseur écossais – c’est d’ailleurs de ce mouvement que continuent à se réclamer les néodruides New Age qui se retrouvent à Stonehenge, à chaque solstice d’été. En France, l’historien et naturaliste Christophe-Paul de Robien (1698/1756), premier véritable archéologue de ces pierres brutes, dessine quantités de croquis, dresse les plans de ces assemblages mégalithiques, mène des relevés et des fouilles. Sous certains dolmens, il dégage des restes humains. La légende est en marche. Un peu plus tard, dans les années 1790, Théophile-Malo Corret de La Tour d’Auvergne (1743/1800), un Breton celtisant, peut écrire sans ciller, à propos des dolmens, que « c’est sur de tels autels, où l’art ne disputait presque rien à la nature (…), que les druides sacrifiaient à la divinité, choisissant le plus souvent des hommes comme victimes ». Ces mêmes victimes dont on retrouvait, soudain, les ossements !… Le dolmen devient donc une « table sacrificielle » – d’où son nom, forgé à partir de la langue bretonne : dolmen ou « table de pierre ». Dans les milieux scientifiques, la confusion ne durera pas. A partir de 1850, toutes les communautés scientifiques découvrent ensemble l’ancienneté du monde et de l’humanité. « vers 1860, les premières chronologies sont établies et un consensus se forme dans la communauté scientifique pour séparer complètement les Gaulois des mégalithes » dit Jean Paul Demoule. Peu à peu on réalise que les dolmens ne sont pas des autels : ils sont la structure interne de tertres funéraires disparus sous l’effet de l’érosion. « Il faut les imaginer recouvert de terre et de cailloux, formant un tumulus avec, souvent, un couloir d’accès menant à une ou plusieurs chambres funéraires protégées par les grandes pierres que seules on peut voir aujourd’hui », dit Jean-Pierre Mohen. Des tombes, donc, « qui ne sont pas si différentes des pyramides égyptiennes », précise M. Demoule. Quant aux menhirs, sans doute d’abord érigés par des populations de chasseurs-cueilleurs au seuil de la sédentarisation, ils sont sans doute des jalons. Une manière pour un groupe de signaler sa présence sur un territoire et, aussi, de faire étalage de sa force et sa détermination (il en faut pour déplacer et dresser une pierre de 300 tonnes). Plus tardifs, les grands cercles de pierres comme Stonehenge seraient plutôt des observatoires de cycles astronomiques, en particulier celui du Soleil. En fonction des pierres entre lesquelles l’astre de jour se lève, les cromlechs auraient permis « de déterminer l’époque à laquelle il convient de semer, de récolter, etc. », dit Jean-Pierre Mohen. Quel désarroi ! Jusqu’au début du XIXe siècle, « nos ancêtres les Gaulois » avaient des temples, fussent-ils de pierres brutes. Voici que les savants leur ôtent les seuls vestiges qui semblaient les matérialiser ! « Cela a contribué à renforcer l’idée d’une religion gauloise « naturaliste »; s’exerçant dans la nature, près de sources, de rivières, dans des clairières perdues dans la forêt, dit Christian Goudineau. Un célèbre texte de Pline l’Ancien [23/79]semblait appuyer cette idée. Il détaille le rituel gaulois de la cueillette du gui, qui doit s’effectuer dans la forêt, avec une serpe d’or, au « sixième jour de la lune » et nécessite le sacrifice de deux jeunes taureaux blancs. » Pourquoi chercher plus loin ? La forêt, toujours elle. Voilà le grand temple de « nos ancêtres les Gaulois » ! A ceci près, précise M.Goudineau, qu’«au XIXe siècle, tout le monde prend ce texte pour la description d’une pratique religieuse en tant que telle ; mais, à bien le lire, il ne décrit qu’une coutume associée à la collecte d’une plante médicinale ». Où diable « nos ancêtres les Gaulois » rendaient-ils grâce à Esus, Teutates,Taranis, et sans doute beaucoup d’autres de leurs dieux ? Ni sous la pierre nue ni dans les bois. « En 1977, dans un champ de la commune de Gournay-sur-Aronde [Oise], nous découvrons d’importantes quantités d’armes gauloises en fer mêlées à des ossements animaux, raconte l’archéologue et historien Jean-Louis Brunaux (CNRS), qui dirigeait les fouilles. Je me rends compte qu’il s’agit d’un fossé. En le suivant, nous réalisons qu’il dessine un enclos quadrangulaire d’une cinquantaine de m de côté« . En fouillant l’intérieur, les chercheurs découvrent un petit temple gallo-romain et,dessous, dans les niveaux proprement gaulois, « des fosses dont on s’aperçoit qu’elles ont servi à des sacrifices de boeufs, de porcs ou de moutons », dit M. Brunaux: « C’est exactement ce que l’on trouve dans le monde gréco-romain. Une enceinte bien délimitée dans laquelle on procède à des sacrifices animaux. Nous avons là un sanctuaire. » La datation des lieux indique que le culte s’exerçait ici au milieu du IIIe siècle. Un culte dont le «temple » rappelle le temenos grec ou le templum romain. A cette grande différence que ces sanctuaires gaulois sont de bois et qu’ils disparaissent presque totalement avec le temps, ne laissant de traces qu’imprimées en négatif, en creux, dans le sol… Ce n’est pas tout. Car, sur les armes exhumées des fossés, les archéologues notent un détail étonnant: « Elles avaient connu une oxydation antérieure à leur dépôt, elles avaient rouillé avant d’être déposées dans le fossé. » Pour Jean-Louis Brunaux, l’explication est simple : « Les Gaulois ont procédé à un rite que les Grecs appellent l’anathema et qui consiste à offrir aux dieux des panoplies d’armes en les accrochant aux parois du sanctuaire. Quand ces armes tombaient au sol, on les ramassait et on les désacralisait en les rejetant dans le fossé. » Un rite auquel Plutarque donne une explication élégante: le trophée d’armes symbolise la haine de l’ennemi, et celle-ci ne doit pas être entretenue, elle ne doit vivre que le temps du trophée. Depuis la découverte de Gournay-sur-Aronde, quantité d’autres sanctuaires gaulois ont été mis au jour. Avec, parfois, ce « sentiment d’être quasiment dans une ambiance grecque», dit Jean-Louis Brunaux. Bien loin, en tout cas, de la pierre nue et de la forêt. http://www.propagandes.info A lire : Les Mégalithes, pierres de mémoire, de Jean-Pierre Mohen, Gallimard,1998.