
La France sombre de plus en plus dans une société de contrôle. La liberté d’expression et d’opinion est constamment attaquée. Parole à Pierre de Meuse, écrivain, essayiste et docteur en droit, qui évoque cette dérive liberticide mortifère.
Polémia
De la liberté intérieure à la répression des opinions
Il existe une vieille chanson allemande de la fin du XVIIIe siècle intitulée « Die Gedanken sind frei » (« Les pensées sont libres »). Ce Volkslied à la très jolie musique décline dans ses couplets l’impossibilité pour quiconque de lire dans les pensées, de les détruire ou de les punir. Une réalité indiscutable, à la condition qu’elles restent inexprimées ou qu’elles n’engendrent pas d’actes répréhensibles. Les anciens Romains, amateurs de maximes brèves, écrivaient dans leurs lois : « Nemo cogitationis poenam patitur », ce qui signifiait qu’une personne ne peut pas être punie pour ses pensées ou ses intentions non exprimées.
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