
Le débat sur les retraites en France n'est pas une simple querelle d'experts ou un arbitrage budgétaire ordinaire : c'est l'organisation méthodique d'un pillage légal, d'une asymétrie institutionnalisée des droits et d'un apartheid social. D'un côté, une caste statutaire immunisée contre les risques économiques crie au scandale et pleurniche dès qu'on effleure ses privilèges ; de l'autre, des millions de travailleurs du secteur marchand s'épuisent au travail pour financer des rentes garanties qu'ils ne toucheront jamais. Au centre de ce dispositif, le Conseil d’orientation des retraites (COR) maquille la faillite sous des fictions comptables afin de protéger les régimes de ceux qui rédigent ses rapports.







