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actualité - Page 3484

  • Les Etats-Unis d’Amérique, un Empire du XXe siècle, par Philippe Conrad

    NRH-Etats-Unis-Empire-1.jpgTous ceux qui avaient misé ces dernières années sur le repli de l’Amérique et l’avaient cru confirmé par les discours de son nouveau président en auront été pour leurs frais. En réagissant instantanément et unilatéralement au bombardement chimique prêté à Bachar El-Assad, les États-unis ont tenu à montrer qu’ils demeuraient la première puissance du monde et qu’ils entendaient le rester.

    En une salve de missiles de croisière Tomahawk, ils ont « puni » le dirigeant syrien, rappelé aux Russes qu’ils n’entendent pas se voir écartés du règlement des crises proche-orientales, satisfait leurs alliés israélien et saoudien et envoyé un avertissement à l’Iran et au Hezbollah pour les dissuader de pousser leurs pions dans une région totalement déstabilisée depuis la désastreuse intervention engagée en Irak en 2003. Pour couronner le tout, on apprend qu’un groupe aéro-naval américain est en cours de déploiement au large des côtes coréennes…

    Des gesticulations politico-stratégiques par lesquelles Donald Trump entend montrer que l’Amérique, apparemment tentée par un certain repli, n’a pas dit pour autant son dernier mot dans les affaires du monde, même si l’ordre planétaire établi à son profit en 1945 commence à être jugé anachronique par beaucoup, au moment où un monde multipolaire semble devoir remplacer « l’empire bienveillant » que George Bush père appelait de ses voeux en 1991. Il va donc falloir relativiser le « déclin » d’une Amérique qui conserve de sérieux atouts, un siècle après s’être imposée, à la faveur de la guerre de 1914-1918, comme une véritable puissance mondiale.

    Le peuplement rapide par les immigrés européens d’un espace aux immenses ressources et son rapide développement industriel ont fait dès 1890 de ce nouveau monde la première puissance économique de la planète. Mais, bientôt, le percement de l’isthme de Panama et les interventions au Mexique, dans les Caraïbes ou aux Philippines font des États-unis une « république impériale » combinant l’usage de la force militaire et une « diplomatie du dollar » qui assurent sa mainmise indirecte sur l’hémisphère occidental dont le président Monroe a annoncé, dès 1823, qu’il devait demeurer sa chasse gardée.

    En 1914, la neutralité s’impose. Le caractère composite de la population d’origine européenne et les convictions pacifistes du président Wilson condamnent toute idée d’intervention dans le conflit opposant les puissances de la vieille Europe. Il faut la guerre sous-marine allemande, les projets de la Wilhelmstrasse d’entraîner le Mexique dans une guerre contre son puissant voisin, mais aussi les liens économiques et financiers établis avec l’Angleterre et la France pour changer la donne.

    Entrée dans la guerre en avril 1917, l’Amérique apporte à ses « associés » ses formidables capacités industrielles et navales, un soutien financier désormais assuré dans la durée et, à terme, la perspective d’engager jusqu’à trois millions de soldats en Europe si la guerre doit s’y prolonger pour longtemps. De quoi faire du président Wilson l’arbitre de la conférence de la Paix. Il y impose certes nombre de ses vues mais pour être désavoué par le Congrès puis par les électeurs quand il regagne son pays.

    Vient alors le temps de l’isolationnisme avec l’America First du président Harding et de ses successeurs. dont F. d. Roosevelt qui renoue certes avec la société des Nations imaginée par Wilson, mais doit accepter les lois de neutralité censées garantir le maintien de l’isolationnisme américain. L’attaque japonaise de Pearl Harbor remet pourtant en cause le dogme de la non-intervention et les États-unis se retrouvent bientôt à la tête des puissances alliées.

    Une fois la victoire obtenue, l’Amérique assure à elle seule, face à une Europe, une URSS et un Japon dévastés, 60 % de la production mondiale et est en mesure d’installer un ordre international qui va durer jusqu’au début du siècle suivant. Première puissance économique et militaire du monde, profitant de l’hégémonie du dollar, contrôlant pour l’essentiel l’innovation technologique, bénéficiant à travers l’universalité de leur langue et de l’expansion planétaire de l’american way of life d’une domination culturelle sans précédent, les États-unis semblent en mesure, surtout après la chute de l’URSS, de maintenir pour longtemps leur statut « d’hyperpuissance ».

    Alfredo Valladao pouvait bien prophétiser en 1993 que « le XXIe siècle serait américain » (Alfredo Valladao, Le XXIe siècle sera américain, Éd. La découverte, 1993), le tragique propre à l’histoire est venu bouleverser les prospectives les plus assurées. Un siècle après l’émergence de l’Amérique impériale, les cartes sont rebattues et de nombreux possibles se dessinent. Rien n’est acquis mais il apparaît toutefois clairement que l’Amérique n’a pas dit son dernier mot.

    Philippe Conrad

    Editorial du n° 90 de la Nouvelle Revue d’Histoire
    Dossier : 1917, l’émergence de l’Amérique impériale

    https://fr.novopress.info/

  • I-Média#150 : Élection présidentielle, le vrai visage des journalistes

  • Les 14 mensonges de Macron

    Emploi

    « L’ouverture de lignes de transport par autocar pourrait créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois »
    « Les ruptures conventionnelles sont la première cause de fin de CDI »
    « Nous sommes le seul grand pays de l’UE qui n’a pas gagné la bataille contre le chômage de masse »

    Société

    ⚠️ « Dans certains quartiers, deux élèves sur trois ne savent ni lire, ni écrire, ni compter »

    Environnement

    « L’Allemagne a rouvert des centrales à charbon, ça pollue encore plus »

    Politique

    « Je suis le seul à vouloir imposer un casier judiciaire vierge à ceux qui souhaitent se faire élire »
    « 32 000 personnes ont donné [à En marche, ndlr]. Le don moyen, c’est 50 euros »

    Fiscalité

    « La taxe d’habitation est plus faible dans les métropoles que dans les communes rurales »

    Justice

    « Les peines de moins de deux ans sont systématiquement non appliquées »
    « Pour 170 000 interpellations pour usages de stupéfiants, il n’y a eu que quelques centaines de peines de prison »
    « Je m’engage à créer 150 000 places de prison »

    Défense

    « Le service militaire concernera 600 000 jeunes et aura un coût de fonctionnement de 2 milliards d’euros maximum »

    International

    « La France n’a pas vendu tant d’armes que cela à l’Arabie Saoudite »
    « L’agroalimentaire est un poste à l’export qui est constamment depuis 10 ans dans les trois premiers »

    Factoscope

    http://www.fdesouche.com/849883-les-14-mensonges-de-macron

  • Face aux intox médiatiques : création de FDésintox

    6a00d83451619c69e201b7c8f4f9f1970b-200wi.pngLe nouveau site FDesintox, issu de FDesouche, milite pour un journalisme factuel et traque les informations erronées ou mensongères des médias et des décideurs ainsi que leurs manquements à la déontologie.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marine Le Pen visite une grande entreprise française de Transport | Marine 2017

  • Marine Le Pen face à Bourdin: Des explications qui complètent avantageusement celles soulevées par le débat de l’entre-deux tours.

    Marine Le Pen au matin de l’entre-deux tours répond aux questions de Jean-Jacques Bourdin. Des explications qui complètent avantageusement celles soulevées par le débat de l’entre-deux tours. Les thèmes: le programme économique ainsi que leur financement très détaillé: « Si la France retrouve sa monnaie nationale tous les pays la retrouveront, c’est bien pourquoi le Système est si féroce! » « L’UE non seulement ne nous protège pas, mais elle nous interdit de nous protéger ». « L’UE ouvre les frontières à tous les vents ». « On ouvrira des postes-frontières partout où ils existaient avant. »

  • Le Grand Soir

    Il faudrait des heures pour dénoncer l’accumulation quotidienne, prenant la forme d’une avalanche depuis le second tour, des prédictions apocalyptiques, des mensonges, des approximations spécieuses, des diffamations, des d’exégèses délirantes, foireuses, que ce soit sur l’histoire du FN, la présentation de ses vœux, de ses valeurs, de son programme, du projet présidentiel de Marine Le Pen… Un psittacisme haineux repris, colportés avec un grégarisme, une absence de recul qui en dit long sur le conditionnement proprement totalitaire auquel sont soumis les Français;  mais aussi sur l’ inquiétante tournure d’esprit de ceux, médias ou idiots utiles, qui prétendent combattre le fascisme (???)  avec de tels procédés…

    Cela ne doit rien au hasard mais tout à l’enrobage subliminal constate Bruno Gollnisch, il n’aura échappé non plus à personne qu’Emmanuel Macron est désormais désigné comme étant le candidat centriste par les médias. Quant aux visuels utilisés par les chaînes de télévision ils sont tout aussi révélateurs. Les initiales du parti  En Marche! apparaissent dans un bloc d’une douce couleur violette là où la couleur noire, associée à la mort, au deuil, au déclin, aux heures les plus sombres est attribuée au FN et à Marine Le Pen. 

    Tout, même le fait le plus anecdotique ou le plus anodin, est soumis à une grille de lecture partiale. Parfois aussi, les contempteurs du FN tombent dans le panneau. Ce fut le cas avec l’affaire (sic)  de la reprise par Marine lors de son discours du 1er mai à Villepinte, d’un court passage, célébrant la singularité géographique de la France, d’une allocution de François Fillon prononcée mi avril au Puy-en-Velay sur la vocation universelle de la France.

    Un plagiat dénoncé dans les médias, mais un plagiat bien évidemment assumé comme tel, comme un «clin d’œil », qui a été savouré par l’auteur du discours de l’ex candidat de LR, à savoir le souverainiste Paul-Marie Coûteaux. Dans le JDD cet «ancien député européen, féru d’histoire de France, assure qu’il n’a pas eu de contacts avec l’équipe de Marine Le Pen pour ce discours. Pour autant, il se réjouit de cet emprunt. Je soutiens Marine Le Pen et il n’est pas mauvais que les deux candidats s’expriment dans les mêmes termes, explique-t-il, rappelant son long combat pour un rapprochement de toutes les droites. Il est prometteur (et significatif) que (Marine Le Pen et François Fillon) s’exprimant sur la vocation universelle de la France le fassent dans les mêmes termes» a t-il écrit sut Twitter.

    Bref un clin d’œil pertinent à cet électorat filloniste attaché lui aussi à une définition charnelle de notre patrie, aux valeurs traditionnelles, et qui est instinctivement très hostile à tout ce que représente la candidature de l’héritier de François Hollande. En ce sens la nomination par le bureau de LR du très antinational François Baroin, militant actif  dans son camp pour la victoire de M. Macron le 7 mai, comme chef de file de la campagne de la droite aux législatives,  incarne assez bien l’impasse dans laquelle se trouve ce parti. Comment l’édifice LR peut-il encore prétendre à la cohérence alors que les plus excités, les juppéistes, NKM, les centristes de l’UDI de Jean-Christophe Lagarde réclament la tête de tous ceux qui comme MM. Guaino, Poisson, Wauquiez, les dirigeants de Sens Commun etc, refusent de voter pour le champion de Pierre Bergé et de Christiane Taubira? Toute maison divisée contre elle -même périra…

    Un électorat de droite qui une des clés de ce scrutin dont le résultat final le 7 mai sera certainement plus serré que veulent bien le croire tous ceux qui survendent aux Français le chouchou de la banque Rothschild, d‘Angela Mekel et de  la Commission européenne. Le sondage Elabe pour BFMTV et L’Express publié hier, que nous évoquions sur notre blogue,  enregistre la dynamique en faveur de Marine (41%, + 5 points) là ou Emmanuel Macron (59%) en perd cinq, mais aussi une fragmentation des choix des électeurs fillonistes du premier tour. 24% d’entre eux n’expriment pas leur intention de vote (+1 point), 46% (-3) choisissent M. Macron et 30% (+2) Marine Le Pen.

    Du côté de Jean-Luc Mélenchon, la consultation à laquelle ont pris part 240 000 insoumis indique que seulement 34% d’entre voteront Macron, ce qui  a déclenché la fureur de Pierre Laurent,  secrétaire national du PC, qui a appelé à voter pour le candidat du Medef dés le 23 avril au soir…  Une consultation très cadenassée par M. Mélenchon et ses amis, ne donnant pas la possibilité du vote Le Pen mais uniquement le choix entre le vote pour l’ex ministre de l’Economie, l’abstention ou le vote blanc. Le sondage Elabe apporte un éclairage très différent puisque les consignes antipatriotiques pour le second tour de l’Etat-major trotskyste de la France Insoumise ont été assez largement désavouées  par les électeurs mélenchonistes du premier tour. 33% de ces derniers seraient encore indécis (+2),  44% se résoudraient à glisser un bulletin Macron (-9 points) et prés d’un mélenchoniste sur quatre ( 23%, + 7 points!) voterait Marine Le Pen.

    Autant dire que le débat de ce soir opposant la candidate national à celui de la finance et des lobbies mondialistes sera une  étape très importante, décisive peut-être,  de cette campagne. M. Macron est un homme intelligent, entouré d’une batterie de communicants,  de professionnels du marketing, et ce duel projet contre projet,  cette confrontation - qu’il redoute selon les bruits qui ont filtré - ne sera pas aussi facile pour Marine que le disent certains de nos amis. Notre candidate y est préparée, portée par les espoirs de millions de Français, de gauche, de droite, ou d’ailleurs,  qui n’acceptent pas la submersion, le déclin de la France, l’euthanasie européiste qui lui est promise comme un remède ultime à nos souffrances… Un grand moment en perspective. 

    https://gollnisch.com/2017/05/03/le-grand-soir/

  • Débat Marine/ Macron : On n’abandonne pas son capitaine avant un assaut final

    marine-le-pen.jpg

    Marine Le Pen s’est trompée de stratégie. Dont acte. Faut-il pour autant joindre ses voix à tous les Cassandres qui se couchent avant même d’avoir combattu ?

    Alors que les médias se déchainent dans une incroyable unanimité pour faire l’éloge de Macron – Le Figaro (journal des exilés fiscaux) en tête – suite au débat qui l’a opposé à Marine Le Pen hier soir, certaines voix y compris dans le camp des patriotes  se laissent aller au découragement et à un défaitisme, ce qui démontre une inconstance et une immaturité à l’image de notre époque consumériste. Époque où l’on subit, l’on consomme sans se donner ni se prendre en main.
     
    Je n’évoquerai même pas ici une partie de la prétendue droite, qui a déjà fait une croix sur ce second tour, pour chercher de misérables investitures qu’ils n’auront peut-être pas, dans l’espérance d’un gouvernement de cohabitation.

    Ni ceux qui se réfugient dans un confortable ni-ni qu’ils ont l’incroyable indécence de faire passer pour un acte de courage lorsqu’il n’est que l’apanage de leur propre veulerie.
     
    Tous ces barons me font penser à cette noblesse que l’on voit dans Braveheart abandonner au dernier moment William Wallace et ses gueux face aux troupes de la perfide Albion.
     
    Marine Le Pen s’est peut être trompée de stratégie en tentant de faire sortir le candidat du néant de ses retranchements afin qu’il découvre le vide abyssal de sa pensée. Elle n’y est pas parvenue. Dont acte.
     
    Faut-il pour autant joindre ses voix à tous les Cassandres qui se couchent avant même d’avoir combattu, comme le fit François Fillon au bout de deux minutes au soir du premier tour, après avoir auparavant fustigé les manœuvres du cabinet noir et s’être livré à un incroyable chantage au vote utile ?
     
    On n’abandonne pas son poste avant la bataille finale même si les chances de victoire sont infimes. Et ce n’est pas simplement un ressort purement romantique qui m’inspire à livrer cette bataille et encore moins un aveuglement fanatique ayant critiqué en interne lorsque j’ai été élu membre du comité central en 2014, l’abandon des fondamentaux identitaires et civilisationnels au profit d’une logorrhée  anxiogène sur l’euro.
     
    Simplement la conscience d’un enjeu crucial pour l’avenir de notre pays, de nos enfants – je viens d’être père au moment où j’écris ces lignes – face au raz de marée nihiliste, libéral libertaire et remplaciste que nous préparent Monsieur Macron et ses commanditaires.
     
    Marine Le Pen n’est ni Saint Louis ni Jeanne d’Arc certes, mais c’est une fille de France qui combat courageusement comme une lionne dans une arène face à des fauves affamés de haine et de sang.
     
    Il est vraisemblable qu’au soir du second tour, le visage d’Emmanuel Macron apparaisse comme celui du grand vainqueur et que nous verrons des drapeaux algériens flotter sur les champs Elysées sous les youyous des femmes voilées.
     
    Mais je ne voudrais pas si un jour notre pays est amené à disparaître que mon petit garçon ait le souvenir d’un père qui soit devenu un esclave sans avoir combattu.

    http://www.bvoltaire.fr/debat-marine-macron-on-nabandonne-capitaine-assaut-final/