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actualité - Page 3512

  • Contre la haine, pour la renaissance nationale!

    A neuf jours du premier tour de l’élection présidentielle, haro sur Marine et le FN ! Le Figaro  qui tente de sauver le soldat Fillon a sorti de son chapeau le prix Nobel eurosceptique Paul Krugman prié de se démarquer… des eurosceptiques.   «Le fait que Le Pen et des économistes comme moi soient critiques envers la politique européenne ne signifie pourtant pas que nous avons quelque chose en commun». Voilà qui rassurera le bourgeois ? Le Système mobilise toutes ses chapelles, ses officines, ses canaux de propagande pour faire barrage à l’opposition nationale, populaire et sociale. Les sondages (la barre des 300 publiées depuis janvier a été franchie !) qu’il s’agit d’analyser toujours avec le recul nécessaire, voire  avec méfiance, continuent d’enregistrer la qualification de la candidate patriote pour le second tour. Le dernier en date, rendu public hier,  Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio,  crédite Marine de  23,5 % de suffrages, devant Emmanuel Macron (22,5 %), François Fillon et Jean-Luc Mélenchon (19% chacun), Benoit Hamon (8,5%)… Les enquêtes enregistrent certes une victoire à coup sûr de MM. Macron, Fillon et même Mélenchon ( !)  dans l’hypothèse  de leur qualification pour le duel final face à Marine, mais en réalité le microcosme  n’en paraît pas si certain. LA question qui se pose est donc la suivante : qui est le mieux placé pour battre la candidate national le 7 mai ?

     Les observateurs relevaient à ce sujet, à notre avis assez justement,  que la tournée ces derniers jours de François Hollande  réitérant ses appels à faire barrage aux idées souverainistes et patriotiques et son soutien implicite mais appuyé à Emmanuel Macron ne faisait pas les affaires du candidat d’En Marche !, désireux d’incarner le renouveau. Marine Le Pen  le notait aussi hier  à Pageas (Haute-Vienne): « François Hollande  donne son avis sur tout alors qu’il est détesté des Français et que plus personne ne s’intéresse à lui. Son avis ne vaut rien. Avec un bilan pareil, avec autant d’échecs, (…), on n’a aucun conseil à donner à personne !».

    Le louvoyant François Bayrou a beau en faire des tonnes pour parer  Macron, cette figure du sérail mondialiste, de toutes les qualités, sans craindre le ridicule, un brin pathétique - « A votre âge, Bonaparte était au pouvoir depuis 10 ans et empereur depuis 6 ans » a-t-il déclaré  s’adressant à l’ancien de la banque Rothschild,  lors d’une réunion publique à Pau mercredi – d’autres portent leur choix sur Jean-Luc Mélenchon.

    Le sociologue de gauche Gaël Brustier, collaborateur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) à l’Université libre de Bruxelles, explique sur slate.fr aujourd’hui que l’accession au second tour du  candidat socialo-trotskyste « ne relève plus de la science-fiction mais devient une hypothèse sérieuse ». « Deux France sont prêtes à se défier et s’affronter » et il ne fait pas mystère que sa préférence va à la France « de Mélenchon, qui construit son peuple » (sic) pour contrer  « celle de Marine Le Pen, qui prétend incarner le peuple, c’est-à-dire un peuple essentialisé, donnant libre cours à son discours autoritaire et identitaire. Une France qui se construit au quotidien contre une France uchronique. La réalité de 2017 contre le songe de 1960. »

    Combattre la dissolution de la France dans le magma mondialiste c’est en effet refuser la réalité de 2017, mais au nom de valeurs, de principes d’une éternelle modernité.  A moins de considérer les évolutions (involutions) actuelles comme étant inéluctables, souhaitables. M. Brustier posait d’ailleurs les termes du débat sur ce même site il y a quelques mois, pointant  « le risque d’une marginalisation progressive de la gauche», l’incapacité présente de la gauche à ouvrir un front culturel. «  On a une gauche européenne sociale (et une droite du même tonneau, NDLR)  qui préfère parler de politiques publiques (policies) plutôt que de politique (politics) (…). Les conservateurs (?)  de la nouvelle génération proposent une vision du monde philosophiquement contre-révolutionnaire mais qui répond à ces aspirations-là, en rejetant le productivisme, le consumérisme, et l’économie inféodée à la finance. Ils trouvent écho dans la société ».

    Rejet que l’on retrouve, de manière certes bancale, tronquée,  imparfaite  et souvent incohérente chez Mélenchon et ses soutiens, tout à leur négation militante de l’identité charnelle de la France; un négationnisme qui est le trait commun des adversaires les plus acharnés  du FN. C’est bien  cette défense de notre identité nationale au sens large qui cristallise toutes les haines constate Bruno Gollnisch, alors même que c’est cet aspect du programme du Front National et de Marine Le Pen qui fait le plus consensus chez nos compatriotes,  par delà les attaches partisanes…

    Cette haine, c’est celle de la direction de  la  CGT , qui ne parvient pas  à freiner sa dégringolade, centrale  qui vient de perdre sa première place lors des élections chez les salariés du privé, dont le patron, le très mauvais Philippe Martinez , vient de réitérer jeudi à Nantes que la lutte contre la préférence nationale, le protectionnisme  «et le Front National »  restait « une des priorités »  de son syndicat; celle, exemple parmi tant d’autres, du  journaliste  militant anti FN Bruno Roger-Petit qui justifie ses émoluments en  déversant une énième fois hier  sa bile sur le site du journal libéral  Challengespropriété de Claude Perdriel, soutien officiel  d’Emmanuel  Macron – qui explique sans rire que Marine chute dans les sondages,  a raté sa campagne, et que de toute façon « personne n’a envie de voir Belzébuth à l’Elysée » (sic) ; celle des décérébrés d’extrême gauche qui ont tenté cette semaine d’incendier les locaux de campagne de Marine à Paris et ceux du quotidien Présent; celle des sept obédiences sectaires  - le  Grand Orient de France (GODF) dirigé actuellement par le grand sachem Christophe Habas, la Fédération française du Droit humain (FFDH), la Grande Loge féminine de France (GLFF), la Grande Loge féminine de Memphis Misraïm (GLFMM), laGrande Loge mixte universelle (GLMU), la Grande Loge mixte de France (GLMF) et la Grande Loge des cultures et de la spiritualité (GLCS) -  qui viennent de pondre un communiqué commun appelant à faire barrage au vote FN  au nom de «leur idéal humaniste universaliste» et de  «leur attachement à la République».

    Un attachement à la République FRANÇAISE que personne ne saurait pourtant contester sérieusement aux dirigeants frontistes, et qui est notamment  illustré par Marine au travers des dix mesures immédiates qu’elle entend mettre en oeuvre dans les deux premiers mois de son mandat .  En cette veille de repos pascal,  de ce lundi  de Pâques fête de la résurrection, il appartient aussi à tous les patriotes de le faire savoir, de convaincre encore et toujours ses relations, ses amis , son  entourage, sa famille… pour la renaissance de la France! 

    https://gollnisch.com/2017/04/14/contre-haine-renaissance-nationale/

  • Syrie : Débats dans les « commentaires », les analyses d'Antiquus et Richard Portier (LafauteàRousseau)

    Une image parmi d'autres sur l'action des forces syriennes, telles que l'agence SANAles diffuse ... 

    Les articles et vidéos que nous avons publiés dès après les frappes américaines en Syrie [Eric Zemmour et Mathieu Slama], ont suscité des commentaires fort intéressants dans les colonnes de Lafautearousseau. Antiquus partage en quelque sorte la perplexité initiale de Zemmour. Lequel, depuis lors, considère que « Trump a dynamité sa propre campagne électorale ». Mathieu Slama est sur cette même ligne. Richard Portier propose une analyse subtile, en apparence divergente. Tandis que l'article d'Antoine de Lacoste que nous avons mis en ligne ce matin, toujours très documenté, conclut que Donald Trump est rentré dans le rang. Est-ce un point de vue définitif ? Probablement. Les mois à venir nous le diront.  LFAR

     

    Antiquus - Le 11.04.2017

    C'est effectivement une affaire bizarre.

    D'abord, il faut se poser la question de savoir si le bombardement au sarin a bien été le fait de l'armée syrienne. Bachar avait en effet donné sa parole à Poutine qu'il n'avait plus un gramme de ce gaz neurotoxique. S'il en avait conservé, Poutine perdrait la face. On ne voit pas très bien l'intérêt de chacun. La lecture des infos dans l'agence SANA, source unique du côté de Damas depuis la fermeture d’ « infosyrie « , SANA nous dit : « les USA n'ont tenu aucun compte de ce qui s'est réellement passé » . Autrement dit, il y a là un « coup tordu ». Qui peut avoir fait une opération aussi bien montée, aussi cynique aussi (car il y a 67 morts) ? Je ne répondrai pas à la question, mais un simple regard sur les services secrets à l'œuvre permet d'envisager une hypothèse que je préfère garder pour moi. Un autre élément doit attirer notre attention. Il s'agit d'une base aérienne qui a été bombardée par l'USAF. Or ce bombardement de 70 missiles tomahawk a fait … 6 morts, et apparemment aucun avion ni hélico détruit, seulement des bâtiments et hangars. Ce qui laisserait penser que cette action militaire américaine aurait « fuité » comme par hasard. Enfin, côté Trump, cette « frappe » (j'utilise le mot dans son sens journalistique, pas d'équivoque) a des effets intérieurs aux Etats- Unis très positifs : elle désarme les ennemis et fait plaisir au lobby pro-israélien. Bref, un numéro d'illusionnistes.

    Richard Portier - Le 12.04.2017

    Trump s'est inscrit dans le cadre du consensus bien-pensant !

    L'actualité va trop vite et on voudrait répondre « à chaud » chaque jour, à tous les articles et commentaires très intéressants de LFAR. D’un autre coté, les réactions dans l'urgence ont aussi leurs inconvénients... Je suis de moins en moins perplexe face à la réaction de Trump en Syrie. Elle a deux ordres de causes qui, réunies, l’éclairent à mon sens très bien. L'une de politique intérieure et l'autre de politique étrangère. Je ne comprends par contre pas bien la perplexité de Zemmour qui a bien vu que Trump avait pris ses adversaires (La « médiacratie vociférante » attachée à ses basques) à contre-pied et n'en tire pas la conclusion qui s'impose : pour la première fois depuis son élection, Trump s'est inscrit dans le cadre du consensus bien-pensant ! Domenach, un de ses représentants français, en étant réduit, pour ne pas l'approuver, à invoquer la grotesque « stratégie de l'homme fou ».

    L'électorat de Trump était globalement d’accord, par lassitude et souci d'économie avec l'idée d'un relatif désengagement du guêpier syrien. Mais l'intervention armée lui a parue juste moralement (Les Américains croient dur comme fer qu'ils sont les garants du Bien dans le Monde...) et Trump a bien pris soin de lui donner un caractère punitif ,mais limité : je n'ai pas vu les enquêtes d'opinion US sur la question mais je suis sûr que l'approbation a été massive, à l'évidence...

    Par ailleurs il est également évident que Trump a envoyé un message clair à Poutine (Et a contré au passage les accusations de connivence avec lui de ses adversaires).

    Poutine pousse ses pions dans le monde musulman : réunion des pays sunnites au Kazakhstan, confluence d'intérêt avec l'Iran chiite et avec la Turquie, percée au Maroc etc.... Il est incontestable que l'année écoulée a vu le retour de la Russie au premier plan de la politique mondiale. Même si Trump a paru admettre le fait que le monde était devenu multipolaire, il est trop un patriote américain pour accepter que les USA ne soient qu'un des partenaires autour du grand échiquier mondial : « America First » a un double sens. Le rôle d'un Président US est de défendre la prospérité américaine, mais aussi son leadership mondial (Et accessoirement de montrer au peuple qu'il le fait ...) Il me semble que l'intervention US en Syrie a rempli tous ces objectifs...

    […] La politique internationale comme nationale est brutale,cruelle, et ne connait que les rapports de force, et Poutine était en train de trop monter en puissance, ou en tout cas d'y prétendre... (Plutôt du poker que des échecs, si on y pense....).Tout en prenant à contre-pied ses adversaires intérieurs et de la bien-pensance internationale, Trump a montré les crocs à un rival pour le remettre à son rang .On voit ça tous les jours dans les documentaires animaliers. Donc Trump qui est un bien étrange personnage à notre point de vue « vieux-continental »  ,mais au fond un américain bien normal, n'est ni le fou ni l'idiot qu'on nous présentait mais un bon tacticien. L'incertitude demeure sur ce que sera vraiment son (mandat). Pour le moment avantage à lui sur ses adversaires.  

    Lire aussi sur Lafautearousseau ...

    Syrie : Zemmour estime que « Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

    Mathieu Slama : en Syrie, pour la première fois, Trump a trahi ses promesses de campagne 

    Syrie : Perplexité après les frappes U.S. Retour au « monde d'avant » ?

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • BACHAR : L'ENTRETIEN QUI DÉRANGE

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    L’interview du président al-Assad par l’AFP n’a pas été relayée en France, et pour cause. Le chef de l’État syrien y démonte les manipulations occidentales dans l’affaire dite du gaz de Khan Cheikhoun et dans celle des représailles américaines deux jours plus tard, sans aucune enquête officielle préalable. Une violation du droit international qui n’étonne plus Assad, qui ne manque pas de lucidité sur le lobby militaro-industriel US et la véritable fonction de Donald Trump.

    Les lecteurs français s’étonneront de la lourdeur avec laquelle le journaliste de l’AFP tente d’imposer la version américaine au président d’une Syrie en guerre depuis 6 ans, et en partie contre les mercenaires soutenus par les USA…

    Entretien obtenu par l’Agence syrienne d’information.

    AFP : Monsieur le président, je voudrais d’abord vous remercier de nous avoir reçus pour nous accorder cette interview. Monsieur le président, avez-vous donné l’ordre d’attaquer Khan Cheikhoun aux armes chimiques ?

    Le président al-Assad : En fait, personne jusqu’à maintenant n’a enquêté sur ce qui s’était passé ce jour-là à Khan Cheikhoun. Comme vous le savez, Khan Cheikhoun est sous le contrôle du « Front al Nosra » qui est une branche d’Al-Qaïda. Les seules informations dont dispose le monde jusqu’à présent sont donc celles publiées par la branche d’Al-Qaïda. Personne n’a d’autres informations. Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos que nous avons vues sont vraies ou truquées. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé qu’une enquête soit menée à Khan Cheikhoun.

    Ensuite, selon les sources d’Al-Qaïda, l’attaque a eu lieu entre 6h et 6h30, alors que l’attaque syrienne a été déclenchée sur la même région entre 11h30 et midi. Ils parlent donc de deux événements différents. Aucun ordre n’a été donné de déclencher une attaque ; et d’ailleurs nous ne possédons pas d’armes chimiques, car nous avons renoncé à notre arsenal depuis plusieurs années. Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées. Tout au long de notre histoire, nous n’avons jamais utilisé notre arsenal chimique.

    Alors, qu’est- ce qui s’est passé ce jour-là ?

    Comme je viens de le dire,  l’unique source de ces informations c’est Al-Qaïda, chose que nous ne pouvons pas prendre au sérieux. Notre impression est, cependant, que l’Occident, notamment les États-Unis sont les complices des terroristes, et qu’ils ont monté toute cette histoire pour s’en servir de prétexte à l’attaque. L’attaque n’a pas eu lieu à cause de ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun. Nous sommes devant un seul et même événement : la première étape en était le spectacle auquel nous avons assisté sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision, et la campagne médiatique déclenchée. La seconde étape était l’agression militaire. C’est bien ce qui s’est produit à notre sens. Car, quelques jours seulement, voire 48 heures ont séparé la campagne médiatique de l’attaque américaine, sans la moindre enquête, sans les moindres preuves tangibles de quoi que ce soit. Rien que des allégations et des campagnes médiatiques. Puis l’attaque a eu lieu.

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  • Les "affaires" : une maladie congénitale de la république dite française

    UN-PM-161-site2-215x300.jpgC'est la substance du remarquable éditorial du numéro d'avril de "Politique Magazine".

    Jamais campagne électorale pour l’élection présidentielle n’aura plongé la France aussi bas. Les Français ont de quoi être écœurés. Il est vrai que la République a toujours fait bon ménage avec les scandales : son histoire depuis l’origine en est jalonnée.

    Aussi nombreux que vite oubliés ! Qui se souvient encore du 6 février 1934 ? Le gouvernement de la République n’hésitait pas à faire tirer sur la foule qui s’était massée place de la Concorde en criant « à bas les voleurs » ! Aujourd’hui, dans ce qui reste du récit après la réécriture de l’histoire officielle, il n’est question que d’une tentative des « ligues » – factieuses et donc fascistes – de prendre le pouvoir. Prétexte en fut pris pour les dissoudre. La République était sauvée, l’histoire magnifiée ! Plus de « chéquards » comme au bon vieux temps de Panama, effacées les magouilles crapuleuses, « suicidé » l’escroc corrupteur Stavisky ; quant au conseiller Prince, fort proprement écrasé par un train, il ne parlerait plus.

    Modèle de toutes les « affaires » de la République, chef-d’œuvre d’exécution où les services de l’inspecteur Bonny, barbouze de la République et futur agent de la Gestapo, en connivence avec le Parquet, furent au niveau de l’exigence républicaine. Dame, on ne badine pas avec la vertu ! Comme chacun l’a appris avec Montesquieu, elle est le ressort essentiel de la République. La République, qui ne se démonte jamais devant les scandales, s’effondrera six ans plus tard dans le plus grand désastre de l’histoire de France. Signe avant-coureur…

    Toutes les républiques à travers le monde et à travers les temps furent, sont et seront, de fait, des oligarchies. C’est le plus incontestable des constats.La première duperie consiste à se servir de la notion abstraite de peuple pour en ravir la représentation et en capter ainsi la souveraineté. Au nom de quoi il est possible d’être les maîtres. Et la corruption devient la règle du jeu de dupes. C’est tellement simple à comprendre. Faut-il s’étonner de ce que l’on apprend du scandale Odebrecht qui secoue l’Amérique du Sud ? Qui peut y échapper ? Ni les USA, ni la Chine, ni la Russie, ni les Républiques de l’est de l’Europe, ni l’Italie… La liste peut continuer. Où est la morale dans tout ça ? Et, franchement, à quoi sert de brandir la morale ?

    Et la France ? « Exemplaire », « irréprochable », la République française ? Allons donc ! Ce qu’on appelle l’affaire Fillon ou l’affaire Le Pen, ce n’est rien, même si c’est distillé à longueur de jours. Nos démocrates patentés feraient mieux de relire leur histoire…

    Le vrai scandale, ici, consiste dans l’instrumentalisation évidente desdites affaires : presse, police, justice, pouvoir politique en connivence totale ! Pas besoin de complot, ni même de cabinet noir. Tout est concerté en raison d’une  complicité supérieure. Ce fut la pratique de tout le quinquennat d’Hollande comme le montre, d’ailleurs non exhaustivement, le livre qui vient de paraître Bienvenue Place Beauvau, écrit par des journalistes de gauche.

    Le chef de l’État place ses affidés partout, autant qu’il peut aux postes-clefs. Avant son  départ, il les recase. Il ne se dévoue pas aux intérêts de la nation dont il s’amuse comme un adolescent attardé et dont il livre les secrets d’État, ainsi que l’a révélé Un président de devrait pas dire ça. Il ne s’occupe, en fait, que du pouvoir, la seule chose qui l’ait jamais intéressé. Le pouvoir, ses combines, ses avantages. Il y a introduit ses hommes et femmes-liges, ses copains, ses maîtresses qui ont profité de toutes les largesses de l’État au plus haut sommet. Anathématisant dans ses discours de candidat les puissances d’argent, il s’en est servi surabondamment. Les Niel, les Pigasse, les Bergé, les Drahi, entre autres, ont acheté une grande partie de la presse et des médias, bien sûr de gauche, pour les mettre à son service ; maintenant ils veulent choisir son successeur en la personne de Macron. Toutes les « lois Hollande », toute sa politique trouvent là leur explication.

    Au fait, qui était son trésorier de campagne en 2012 ? Encore un ami de promotion, Jean-Jacques Augier. Ce monsieur avait à l’époque deux comptes aux îles Caïmans. Pour quelles activités ? Aucune enquête n’a été menée ; Mediapart ne s’est pas penché sur le cas. Et pour cause… Il était préférable de traiter le cas Cahuzac, plus avantageux aussi. L’affaire n’a pas été relayée. Politique magazine est le seul journal qui ait insisté sur cette formidable incongruité. Vous avez dit scandale ?

    Paula Corbulon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Législatives : la droite sera-t-elle représentée dans toutes les circonscriptions ?

    Quel que soit le Président élu le 7 mai, celui-ci ne pourra appliquer son programme que s’il dispose d’une majorité suffisante à l’Assemblée…

    Il ne faut pas négliger les législatives : quel que soit le Président élu le 7 mai, celui-ci ne pourra appliquer son programme que s’il dispose d’une majorité suffisante à l’Assemblée.

    Un candidat LR ou UDI sera, en principe, présent dans chacune des 577 circonscriptions. Mais ce candidat représenta-t-il les convictions de ses électeurs ?

    Nous nous permettons d’en douter, du moins pour une grande partie des investis de l’UDI ainsi que pour certains LR. En effet, l’UDI ne soutient aujourd’hui François Fillon que du bout des lèvres et ce n’est un secret pour personne que les UDIstes n’hésiteront pas, dès le soir du 23 avril, à se mettre « en marche » si leur candidat échoue. De même en est-il d’autres personnalités LR, tels Christian Estrosi ou Nathalie Kosciusko-Morizet, tout autant opportunistes…

    Car le programme d’Emmanuel Macron conviendrait, en réalité, très bien à l’UDI avec son quadriptyque « communautarisme, européisme, progressisme, dépense publique massive ».
    – Communautarisme : les UDIstes ne sont-ils pas ceux qui ont proposé l’instauration de menus végétariens dans toutes les cantines de nos écoles, répondant ainsi aux revendications islamistes du « sans porc » ?
    – Européisme : analogue au programme de l’UDI, la proposition d’Emmanuel Macron de créer un budget fédéral pour la zone euro, avec un ministre commun des Finances, signerait l’arrêt de mort de notre souveraineté.
    – Progressisme : bien des UDIstes s’accorderont avec Emmanuel Macron quant à l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes, sacrifiant un peu plus les droits des enfants au droit à l’enfant.
    – Dépense publique massive : le rétablissement des comptes publics, très peu pour eux, à l’image de Jean-Louis Borloo.

    Rénovation urbaine, lignes à grande vitesse à perte et panneaux solaires importés : leur modèle nous fait cumuler une ardoise de plus de 100 milliards d’euros de gabegie.

    Si l’UDI continue, aujourd’hui, de soutenir François Fillon, ce n’est pas pour son programme mais bien pour les près de 100 circonscriptions qu’il leur a réservées ! 70 d’entre elles sont gagnantes !

    En définitive, de deux choses l’une. Soit François Fillon est élu et l’UDI constituera alors une véritable minorité de blocage au Parlement. Dès lors, la mise en œuvre de son programme, et notamment de ses réformes de civilisation (rétablissement de la filiation, quotas d’immigration), est compromise. Soit Emmanuel Macron accède à la fonction suprême et, grâce à nos voix, l’UDI sera, à coup sûr, l’une des composantes de sa majorité.

    Ainsi, afin d’éviter que les électeurs de droite ne deviennent les « dindons de la farce », nous lançons un appel aux dissidents LR et à tous les partis de droite : permettez à nos concitoyens de voter pour un candidat authentiquement de droite ! Dans les circonscriptions où un apparatchik de l’UDI sans conviction a été investi et où aucune alternative crédible n’émane du FN, devenez l’alternative ! N’abandonnez pas ces circonscriptions à la gauche macronienne ! Et cessez de vous battre dans les circonscriptions où une personnalité digne de confiance est déjà présente, tels Jean-Frédéric Poisson dans les Yvelines ou Nicolas Dupont-Aignandans l’Essonne.

    Il faut et il suffit, dans chacune de ces circonscriptions, qu’il y ait un et un seul candidat de valeur, quelle que soit sa couleur. Ce sera une chance pour tous les électeurs orphelins, ce sera une chance pour la France.


    Collectif de jeunes hauts-fonctionnaires et cadres du secteur privé
  • Le film « A bras ouvert » heurte le politiquement correct

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    On se souvient du succès rencontré, en 2014, par le film « Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ».

    « A bras ouverts », la nouvelle comédie de Philippe de Chauveron, adopte le même humour caricatural. Elle présente un intellectuel de gauche, incarné par Christian Clavier, pris au piège de ses postures généreuses et contraint d’accueillir chez lui une famille de Roms. Mais cette fois l’humour ne passe pas.

    Le journal Le Monde qualifie le film de « nauséabond » et de « racisme à haute dose », tandis que Le Parisien le résume par l’onomatopée « beurk !».

    Si le film n’a rien d’un chef d’œuvre, ces réactions scandalisées s’expliquent surtout par son audacieuse atteinte au politiquement correct. Car le film caricature tout autant les Roms que l’hypocrisie de la gauche caviar, toujours prompte à prêcher aux populations un accueil inconditionnel des immigrés, dont ils seront les derniers à supporter les conséquences.

    https://fr.novopress.info/

  • Marine Le Pen : "je ne suis en aucune manière pour la disparition du hors-contrat"

    6a00d83451619c69e201b8d278b341970c-250wi.pngExtrait d'un entretien de Marine Le Pen à Boulevard Voltaire :

    "[...] Vous mettez souvent en avant votre condition de femme et de mère. Vous avez trois enfants : est-ce que c’est pour eux que vous faites tout cela ?

    Évidemment. Je ne le fais pas pour moi… Comme beaucoup de Français, qui ne pensent qu’à leurs enfants. Et qui constatent que plus ça va, génération après génération, et plus c’est dur… moins ils pourront avoir accès à un travail ; plus l’école s’affaiblit et même s’effondre ; plus la solidarité se délite ; et surtout plus notre culture, notre identité se dissout, notamment au travers d’une immigration massive qui est le siège d’un communautarisme et d’un multiculturalisme revendiqué par mes adversaires politiques. Prenez l’exemple de la sécurité… Moi, je m’adresse à tous les Français et je leur demande : pensez-vous sérieusement que monsieur Macron, par exemple, sera capable d’assurer la sécurité de vos enfants ? Croyez-vous qu’après cinq années à ne rien faire, monsieur Fillon va brutalement changer, découvrir qu’il aurait du courage et des convictions, et se mettre à appliquer la politique que vous attendez pour retrouver non seulement une protection mais des limites ? Je suis la candidate des limites. Quand il n’y a pas de limites, c’est le chaos, le désordre. Moi je veux poser des limites. Cela passe par les limites que représentent nos frontières, mais aussi par celles de l’autorité qui n’existe plus dans notre société, que ce soit à l’école ou dans la justice. Ce sont également les limites que l’on doit opposer aux dérives ou aux abus des lois du marché. Voilà, je veux être cette candidate des limites car poser des limites, c’est rétablir l’ordre, et donc la sérénité

    Vous parlez des limites, d’autorité, de l’école. Justement, sur ce dernier point, l’une de vos mesures phares est la possibilité du retour à l’apprentissage dès 14 ans. Or, certains estiment que c’est un retour 60 ans en arrière, puisque c’est en 1959 qu’a été instituée l’école obligatoire jusqu’à 16 ans. Que leur répondez-vous ?

    Il suffit de regarder les résultats du collège unique : ils sont déplorables ! L’école ne remplit plus son rôle et ne permet plus d’être cet ascenseur social qu’elle était et qui permettait à des enfants issus de familles extrêmement modestes de pouvoir arriver tout en haut. Cela n’existe plus aujourd’hui. Ceux qui arrivent tout en haut sont ceux dont les parents ont des relations ou ceux dont les parents peuvent payer les cours complémentaires nécessaires. On a rompu complètement avec l’égalité républicaine comme nous l’entendons, c’est-à-dire celle qui permet de donner sa chance à chacun. Si on relève le niveau de l’école, si on rétablit l’exigence des savoirs fondamentaux comme je veux le mettre en œuvre – vous savez, par exemple, que je veux réserver 50 % des apprentissages au primaire au français et non pas « en » français, comme l’a compris Najat Vallaud-Bekacem —, à ce moment-là, nos enfants auront toutes les armes en mains à 14 ans. Et ce n’est pas parce qu’ils se dirigeront vers une filière professionnelle qu’il n’y aura plus du tout de cours pour leur permettre d’aller plus loin dans telle ou telle matière… Mais nous cesserons ainsi de maintenir des enfants dans un système scolaire qu’ils n’apprécient pas et pour lequel ils ne sont pas faits. Cela permettra aussi de revaloriser le travail manuel parce que, aujourd’hui, on pousse des gamins jusqu’à 16 ans. Mais lorsqu’un enfant n’a plus envie, il ne se sent pas bien à l’école, alors autant lui permettre d’apprendre un métier… 14 ans me paraît être le bon âge.

    Vous dites que l’école est en échec et votre constat semble être partagé par de nombreux Français. Vous êtes pourtant assez prudente sur les écoles hors contrat…

    Non, je ne suis pas prudente : je souhaite simplement que l’État s’assure que les enseignements délivrés dans ces écoles correspondent aux valeurs de la République. Car il ne faudrait pas que ces écoles hors contrat constituent un vecteur pour que les fondamentalistes islamistes, qui s’immiscent à peu près partout dans notre société, dans les associations culturelles, sportives etc., se saisissent également de ce secteur. Il suffit simplement pour l’État de mettre en place un contrôle classique. Ni plus ni moins que ce qui devrait être fait depuis longtemps. Mais je ne suis en aucune manière pour la disparition du hors-contrat…

    Vous souhaitez également remettre en cause l’accès à l’enseignement scolaire gratuit pour les enfants de ressortissants étrangers. Or, c’est une mesure qu’il sera très difficile à mettre en œuvre en raison des traités internationaux ratifiés par la France.

    Non, puisque dans la révision constitutionnelle que je proposerai aux Français, j’imposerai l’autorité de la loi nouvelle sur les traités européens et le droit dérivé antérieur. Donc, chaque loi nouvelle qui sera votée aura une autorité supérieure, ce que je trouve tout à fait légitime puisqu’il n’y a pas de démocratie sans souveraineté et il n’y a pas de souveraineté si nos lois, lorsque nous les votons, sont soumises à la censure de technocrates européens.

    Concernant l’enseignement scolaire gratuit, je dis simplement que lorsqu’on arrive dans un pays, on peut se voir appliquer un délai de carence – délai que je fixe à deux ans – avant de pouvoir accéder à l’ensemble des services publics gratuits qui coûtent si cher aux Français. L’école primaire, c’est 4 à 5.000 euros par an et par enfant, le lycée, c’est 6 à 7.000 euros par an et par enfant. Imposer ce délai de carence ne veut pas dire, d’ailleurs, ne pas scolariser les enfants ; cela signifie que l’école ne sera pas totalement gratuite pendant deux ans quand des étrangers viendront dans notre pays. Cela existe ailleurs et je rappelle que la gratuité reste exceptionnelle : très peu de pays mettent en place la gratuité totale, que ce soit pour les soins ou pour l’école. S’il y a des sacrifices, des économies à faire, il faut arrêter que ce soit toujours les Français qui les fassent… [...]

    Vous avez dit, durant votre meeting, « Je suis intensément française ». C’est cette culture française qui vous transporte ou est-ce que c’est bien plus vaste que ça ?

    Je suis intensément française parce que j’espère avoir toutes les qualités et tous les défauts des Français. Je pense que je suis aussi contradictoire que peuvent l’être les Français. Les Français ne sont pas du tout racistes mais ça ne les empêche pas de ne pas vouloir qu’on ouvre grand leurs frontières, n’importe comment, et ils souhaitent que l’on respecte leur culture. Les Français ne sont pas obligatoirement tous croyants mais ils constatent que les racines chrétiennes de la France appartiennent à leur culture et ils veulent qu’on respecte quand même la laïcité. C’est toute une somme de contradictions, la France : ce peuple « toujours léger, quelquefois cruel », selon le mot de Voltaire… Je suis moi-même toutes ces contradictions et, en même temps, cette joie de vivre que les Français sont en train — j’en ai le sentiment — de perdre un peu, alors que nous sommes un peuple joyeux. Il faut que nous retrouvions cette joie et, pour la retrouver, il faut changer une politique qui désespère les Français et ne leur fait plus croire en l’avenir. On ne cesse de leur expliquer qu’ils sont une petite nation faible. Il faut leur rappeler qu’ils sont une grande nation, portée par un grand peuple !

    Vous avez dit au journal La Croix que vous étiez chrétienne mais que l’Église devrait se mêler de ses affaires…

    L’Église n’a pas à se mêler de politique. On rend à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Je conçois tout à fait que le pape en appelle aux enseignements de l’Église sur la charité individuelle mais il n’a pas, sous prétexte de rappel de cette charité individuelle, à imposer aux États la politique d’immigration qu’ils devraient mener. Les États mènent les politiques d’immigration qui protègent leurs peuples. Et la religion doit s’occuper de religion. D’ailleurs, si elle l’avait fait depuis des années, peut-être que les églises seraient moins vides…

    On vous reproche aussi parfois de ne pas avoir envoyé de signaux suffisamment clairs à l’électorat « Manif pour tous ». C’est ce que vous avez essayé de faire en parlant des crèches durant le débat à onze sur BFM TV le mois dernier ?

    Je ne lance pas de signaux aux uns et aux autres. Je n’ai pas une vision communautariste de la vie politique. Je parle aux Français et à tous les Français. Qu’ils soient croyants ou non. Il n’en demeure pas moins que nous sommes tous attachés à notre culture, que nous travaillons tous ou que nous aimerions tous travailler, que nous avons eu ou avons tous des enfants à l’école, etc. Donc,, nous avons tous les mêmes préoccupations. Il ne s’agit pas de donner des signaux pour faire plaisir à tel ou tel. J’ai toujours été extrêmement claire sur les positions qui intéressent la Manif pour tous, j’ai dit ce qu’il en était et je n’ai pas changé d’avis, à la différence de certains qui se sont beaucoup agités, qu’on a beaucoup vus et, une fois les manifestations terminées, ont rompu les engagements qu’ils avaient pris. Moi, je ne romps pas mes engagements. Certes, je ne m’agite pas, je ne tape pas dans des cymbales, mais quand je dis quelque chose, en règle générale, je m’y tiens. [...]"

    Michel Janva

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