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Collard: "Depuis l'affaire Merah nos policiers sont sous-équipés?"
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Il faut savoir désigner l'ennemi
Une situation nouvelle est apparue. Elle se dégage dès maintenant à quelques jours des attentats ignobles de Paris, et plus encore après l'immense et pacifique rassemblement du 11 janvier.
Il existe bien des manières l'envisager.
En ce 20 janvier, tout ce qui se dit ou prétend se mesurer dans l'opinion publique, en terme des cotes de popularité par exemple, doit être tenu pour essentiellement mouvant. La situation évoluera encore, bien entendu.
Nous sommes en guerre. Certes puisque les autorités publiques enregistrent cet état de choses.
Or, nous savons, depuis Thucydide, que "la guerre ne se développe jamais selon un plan arrêté."
J'ai pu noter diverses analyses, arrêtées, elles, au 19 janvier. On pourrait les juger, en apparence, divergentes parmi les gens dont j'estime le point de vue. Chacun apporte son lot de réflexions.
Parmi toutes les opinions pertinentes entendues, l'une m'a particulièrement frappé. Elle va à contre-courant : sans approuver le moins du monde la dimension sanglante des crimes commis dans les bureaux de Charlie Hebdo au ailleurs, certains se refusent à gérer en quoi que ce soit la confrontation pourtant évidente du monde occidental, dont nous dépendons, et ce qu'on appelle en France "l'islamisme radical". (1)⇓
Certains esprits tordus veulent à tout prix nous convaincre que cet ennemi n'aurait absolument "rien à voir" avec ce dont il se réclame lui-même. Et pour mieux le prouver, ils voudraient que l'on construise aux frais de l'État les lieux de culte qui n'existaient pas en 1905, tout simplement parce que cette prédication ne se connaissait aucun adepte, à la même époque, en France métropolitaine.
Plus grave, au discours, fort applaudi, du chef du gouvernement le 13 janvier à l'Assemblée nationale, ont succédé des interventions beaucoup plus incertaines du chef de l'État. Certes, on conviendra qu'il peut advenir que même ce personnage dise la vérité. Une fois de plus, cependant, lors de son discours à l'institut du Monde arabe il a montré le défaut de sa cuirasse. Ce 15 janvier, en effet, accompagné de la si décorative Mme Pellerin, M. Hollande était accueilli par Jack Lang en personne, aujourd'hui président de cet organisme parisien copartagé par 22 états du proche orient. Il s'agissait pour lui d'ouvrir en vedette américaine un forum consacré au "Renouveau du monde arabe". Et on a entendu les mêmes rengaines : "refuser les amalgames et les confusions". Elles étaient assorties des mêmes menaces : "l’ordre républicain doit être exercé fermement face à ceux qui s’en prennent à tous les lieux de culte." Bigre. On y répétait aussi que "les conflits du Moyen-Orient n’ont pas leur place ici", – et pourtant ils ne se privent pas impunément de la prendre – sans oublier le mot d'ordre "l’islamisme radical n’a rien à voir avec l’islam".
Ça vient d'où alors ? Des excès de la démocratie chrétienne peut-être ?
Le discours présidentiel est retombé ces jours derniers dans l'hérésie majeure, celle qui consiste, pour un gouvernant, non seulement à ne pas désigner l'ennemi, mais bien plus à refuser de le nommer. Car cette désignation peut être considérée comme la tâche régalienne essentielle. Tel est même son "but spécifique". (2)⇓
Le "terrorisme", comme la finance dénoncée au Bourget en 2012 dans une rhétorique similaire, pas plus que le vague et confus "totalitarisme", cela ne désigne personne. Le général Malik, théoricien pakistanais de cette méthode de guerre, en fait l'arme par excellence de son pays en conflit permanent dirigé contre l'Inde. Nous ignorons ce qu'en pense le président de la république, nous ignorerons longtemps encore, je le crains, s'il en pense même quelque chose.
Quand leurs dirigeants défaillent il revient aux citoyens de prendre une partie de leur destin en main, et pour commencer, de saisir au moins la nature des périls auxquels le pays se trouve confronté.
Il faut savoir désigner l'ennemi, mais M. Hollande ne le sait pas...
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
- cf. discours de Manuel Valls à l'Assemblée nationale. À noter que les spécialistes américains parlent plutôt d'islam "politique" pour le distinguer de l'aspect purement "religieux". Cette distinction préempte l'hypothèse que la pensée musulmane s'apprête à construire au XIVe siècle de l'Hégire quelque chose qui ressemblerait à la séparation du spirituel et du temporel théorisée dans le monde catholique au XIIIe siècle de l'ère chrétienne par saint Thomas d'Aquin (1225-1274). ⇑
- cf. "Qu'est-ce que la Politique" par Julien Freund, Sirey 1965, coll. Points/Politique n°21, Seuil 1967. ⇑
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Indignité nationale : sanction redoutable ?
Outre que cette sanction existe depuis 1994 dans le droit français mais était oubliée, il est permis de douter de son efficacité réelle contre des individus qui renient, de fait, leur appartenance à la communauté nationale.
L’UMP brandit la sanction suprême contre les terroristes : l’indignité nationale ! Le miracle du rassemblement de salut public se réalise. La gauche ferait chorus à une telle proposition et le Président l’entendrait d’une oreille favorable. Enfin, on tient l’arme de dissuasion ultime !
Outre que cette sanction existe depuis 1994 dans le droit français mais était oubliée, il est permis de douter de son efficacité réelle contre des individus qui renient, de fait, leur appartenance à la communauté nationale. Ceux qui ont publiquement brûlé leur passeport montrent à l’évidence qu’ils n’ont que faire d’une telle punition, voire qu’ils s’en glorifient, et l’on voit mal pourquoi ils reviendraient en France, privés de tous leurs droits civiques et sociaux (pour autant que ceux-ci leur soient corrélativement déniés).
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A LA DERIVE
La France est-elle à la dérive ? On pourrait le penser après les récents attentats contre Charlie Hebdo, qui ont réveillé les bien-pensants sur la question de l’Islam. On ne se bat plus avec des mots mais avec des fusils-mitrailleurs, sans compter le nombre invraisemblable de Français musulmans qui partent en Syrie ou en Irak pour faire le "Djihad".
Oui, c’est peut-être parce que la France est à la dérive, sans présidence forte, avec un premier Ministre qui met de l’huile sur le feu en parlant "d’apartheid", terme extrême qui ne correspond pas à la réalité des banlieues ni à celle de la France. En effet, comment parler d’apartheid dans un pays qui accepte tout le monde sans condition de travail ou de ressources, qui garantit l’Aide Médicale d’Etat, le RSA, le Minimum Vieillesse aux étrangers ? L’apartheid n’existe pas en France, puisque les lois l’interdisent. S’il s’agit d’une manoeuvre politicienne, elle est bien maladroite ... Ce seraient plutôt les Français qui ne se sentiraient plus chez eux parfois.
Comme toujours, les pompiers pyromanes s’expriment à loisir et étouffent les voix disidentes qui oseraient s’élever contre la pensée unique. Quand depuis des années, on dit qu’il y a trop d’immigration dans notre pays, que l’Islam est en contradiction avec nos valeurs chrétiennes, que les Français ont le droit de dire non à la décadence, on nous rétorque que "c’est la démocratie, les Droits de l’Homme, etc ..." sans demander leur avis aux principaux intéressés, les Français eux-mêmes...
On trouvera finalement peu de Français pour dire amen aux gageures de M. Valls. Les donneurs de leçons ne partagent pas le destin des Citoyens de ce pays.
Tout est "normal", comme le Président, sauf que la guerre se profile. 1281 djihadistes français sont partis à l’étranger rejoindre leurs frères d’armes, reviendront pour la plupart dans les banlieues, les villages, les villes françaises, comme des bombes à retardement, comme les frères Kouachi. C’est une haine de la France et de ses valeurs que ces gens colportent, la destruction, le meurtre, la Charia. Demain, nous ne serons plus libres dans un pays dit libre. Qu’adviendra-t-il dans quelques décennies quand l’Islam sera majoritaire dans les banlieues, Roubaix, Tourcoing, Paris, Toulouse, Marseille, Agen, Bordeaux etc ... ? Fera-t-on encore preuve d’angélisme face à l’intolérance, à ce qui n’est pas "nous" ? Pourra-t-on parler encore d’unité nationale, quand on l’aura bafouée jusqu’au bout, laissant les Français hagards devant autant de déni ?
Il est de bon ton pour les socialistes de jouer les patriotes ou les "Républicains" quand le torchon brûle... Mais ce qui arrive n’est que la conséquence perverse de politiques migratoires irresponsables. Et l’apartheid aurait-il été inévitable dans une France où l’emploi est rare, l’Ecole en panne, comme le reste, avec des Français culpabilisés d’être Français ? C’est le juste retour du Réel. La société de loisirs, gavée de bêtises, de mensonges, de pertes de repères, confond le destin national avec un jeu de hasard...
On ne dirige pas la France comme un supermarché. Tant que le sens de l’Honneur, les traditions, la morale ne seront pas remis au goût du jour, les Français seront à la dérive. Si nous abandonnons l’intégration (mot tabou apparemment), la France connaîtra la guerre. Non, la France ne sera pas terre d’Islam. C’est l’esprit de résistance, l’esprit incorrigible des Français qui fera la différence. Ils réagiront, ils refuseront. Ils le font dans les urnes, comme tous leurs alliés en Europe. Tout ne se vaut pas. Demain ? La France ou la guerre.
Edouard Doriac
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L'Agrif face à la haine de la France
Bernard Antony raconte le procès de l'Agrif contre "Nique la France", hier. Extraits :
"[...] Le procès va durer six heures, dont une demi-heure environ pour nous qui avons porté plainte, et le reste, pour l’essentiel, pour la défense de Nique la France, dans laquelle on peut hélas inclure la prise de parole de madame le procureur Annabelle Philippe (oui, je parle encore ainsi, n’acceptant pas l’atroce féminisation des titres qui sont du genre neutre et s’en portaient bien, plus élégamment dans le génie de notre langue).
La présidente, madame Sirdé, m’invitera à m’exprimer sur notre plainte, courtement et uniquement sur les questions. Qu’est-ce que j’entends par « Français de souche » ? Je lui réponds que ce sont les poursuivis qui emploient ce concept. Je dénonce autant que j’en ai le temps leur vieille ficelle dialectique marxiste-léniniste consistant à opposer un soi-disant bloc « de noirs, d’arabes et de musulmans », « les réprimés », les « discriminés » aux « blancs », les « dominateurs », les » colonialistes », les « racistes ».
Comme si d’ailleurs, madame, tous les noirs et tous les arabes étaient musulmans ! Comme si tous les musulmans se sentaient opprimés par la France ! Je lui exprime l’indignation de nos adhérents Français patriotes d’origine africaine ou maghrébine devant cette dialectique de guerre civile.
La salle gronde, ça ne nous impressionne pas. [...]
Nique la France a prévu une grosse salve de cinq témoins. Tous auront en commun d’évoquer que la réaction de cette admirable marque s’est produite au moment de l’affreux débat sur l’identité nationale, voulu par un pouvoir dégoulinant de racisme : celui de Nicolas Sarkozy, de Brice Hortefeux et des autres, rappelant les années les plus noires de notre histoire. À les entendre, somme toute, Sarko, c’était quasiment Hitler et Hortefeux une sorte de Goebbels !
[...] Dans sa plaidoirie, Jérôme Triomphe s’efforcera, point par point, de revenir à l’objet du procès, ces mots d’incitation à la haine dont on a pu encore tragiquement vérifier qu’ils n’étaient pas anodins. Non, il n’est pas innocent de faire par la photo l’éloge des tueurs d’Action Directe ! Il fait mouche en citant les appels incendiaires pas si anciens de certains rappeurs contre Charlie-Hebdo. Il conclut sa plaidoirie sur un texte d’Houria Bouteldja, avertissant que si les blancs ne se rallient pas tout de suite à son antiracisme, « demain il sera trop tard, demain tous devront payer ! ».
L’avocat Henri Braun, militant d’extrême-gauche, avocat de la défense qui parle donc en dernier, prendra tout son temps, sans qu’on puisse l’interrompre pour répliquer à ses énormités, à ses mensonges et à ses fantaisistes allégations. Étalant vaniteusement sa pseudo-culture historique dans d’incroyables mélis-mélos, il va mener un double réquisitoire contre la France et contre l’humble rédacteur de ces lignes. Il peut, selon le droit de l’avocat en plaidoirie, proférer à peu près n’importe quoi. En pareil cas, je m’efforce de rester « zen ». J’y arrive car cela fait partie du combat. [...]
On me posait ce matin la question de savoir si nous étions sortis abattus de ces heures de lynchage idéologique. Moins que jamais ! Car plein de notre mépris pour toute cette vieille engeance gauchiste de trahison et qui joue la victimisation alors qu’avec mesdames Taubira, Belkacem et les autres, et tout le gouvernement, et toute la médiacrassie, et toute la culturocrassie, elle est au pouvoir.
PS : On me communique les pétitions circulant contre l‘AGRIF, avec toute la vociférosphère de tous les témoins pré-cités, les Olivier Besancenot, Eva Joly et autres. Ça me met de bonne humeur. Et je me verse un coup de Brouilly."
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TVL : Philippe Herlin: baisse de l'euro et effondrement de la bourse suisse.
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La mère de Vincent Lambert ouvrira la Marche pour la vie
Communiqué de La Marche pour la vie :
"A l'heure où le débat sur la fin de vie s'ouvre à l'Assemblée Nationale à l'initiative du Président de la République François Hollande, la Marche pour la Vie entend dénoncer la menace qui pèse sur les plus vulnérables (personnes âgées, malades et handicapées) : la légalisation de gestes euthanasiques.
Préoccupée par le destin du jeune Vincent Lambert dont la vie dépend d'une décision de la CEDH, la Marche s'ouvrira avec Madame Viviane Lambert, mère de Vincent, Maitre Jérôme Triomphe, avocat de ses parents, Professeur Xavier Ducrocq, neurologue, membre du comité d'experts qui a examiné Vincent Lambert.
Cette présence de proches de Vincent Lambert vise à rappeller à la conscience collective la valeur de la vie humaine et l'urgence de la protéger d'une culture de mort. C'est pourquoi, la grande mobilisation nationale Marche pour la Vie appelle les citoyens à manifester ce dimanche 25 janvier à 13h30 place de la Bastille."
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Valls et son “apartheid” (Présent 8277)
Présentant mardi ses vœux aux journalistes, le Premier ministre n’a pas hésité à employer l’expression « d’apartheid territorial, social et ethnique » pour évoquer la situation catastrophique des banlieues françaises. Une expression à la fois anachronique et géographiquement inappropriée qui, non contente de montrer l’inculture de ceux qui nous gouvernent, abonde dans le sens de la culpabilisation de notre pays.
Ce n’est pas la première fois que Valls se hasarde à cette comparaison. En 2005 déjà, au lendemain des émeutes qui avaient mis à feu et à sang les banlieues, celui qui était alors maire d’Evry établissait ce parallèle douteux dans son livreLa Laïcité en face. Depuis, il nous le ressert régulièrement, expliquant notamment en 2009, sur la chaîne Direct 8, « qu’un véritable apartheid s’est construit, que les gens bien-pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l’occasion des émeutes de banlieues ». Mardi, le Premier ministre est donc revenu à la charge en déclarant que « ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays » et « qu’à cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu, (…) la relégation périurbaine, les ghettos, (…) un apartheid territorial, social, ethnique, qui s’est imposé à notre pays ».
Des mots qui ont, bien sûr, suscité de vives réactions dans la classe politique. Ainsi le député UMP Philippe Gosselin, jugeant ces propos « vraiment excessifs », a-t-il rappelé que « les mots ont un sens » et que « la France aujourd’hui ne connaît pas l’apartheid que pratiquaient les dirigeants de l’Afrique du Sud ». Et de son côté, Florian Philippot a estimé pour le FN que le Premier ministre « a tenu des propos aussi irresponsables qu’insultants pour notre pays », ajoutant que Valls « ne peut ignorer que ses propos ne feront que jeter de l’huile sur le feu ».
« Renforcer les processus de victimisation »
En fait, comme le rappelait très justement le géographe Laurent Chalard, cité par leFigarovox, ces propos « sont particulièrement maladroits », parce que le Premier ministre « fait référence à un contexte historique et géographique très particulier (…) qui n’a strictement rien à voir avec la France et qui, si l’on suit sa définition stricto sensu, laisserait entendre que l’Etat français est responsable de cette situation, ayant volontairement “parqué” certaines populations dans des territoires réservés (nos grands ensembles étant nos bantoustans) et les empêchant de participer au reste de la vie de la société à travers une législation spécifique suivant l’origine ethnique des individus ». Une « interprétation erronée », ajoutait-il, qui « risque de renforcer les processus de victimisation et de déresponsabilisation déjà à l’œuvre parmi les personnes censées subir ce soi-disant apartheid ».
Franck Delétraz
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Genre : les Blancs et les hommes doivent parler les derniers !
C’est la dernière trouvaille d’une équipe d’activistes féministes de l’université Dalhousie de Halifax au Canada : pour en finir avec le racisme et la misogynie, il faut imposer de nouveaux rites dans l’enseignement. Les Blancs et les hommes doivent s’exprimer les derniers ! Dans les discussions en classe, en d’autres termes, les femmes et les Noirs doivent avoir la parole en premier.
Une « règle consciente » pour contraindre les hommes à parler les derniers !
Sans surprise, ce nouvel avatar du politiquement correct nous vient d’un programme d’études de genre. Il paraîtrait que les femmes et les filles sont éduquées – « socialisées » – dans notre monde pour ne pas parler les premières. « Fabriquer une règle consciente, délibérée, qui soit explicite, selon laquelle “non, les hommes n’ont pas le droit de s’exprimer les premiers”, est certainement une manière forte d’agir sur ce problème », assure Jacqueline Warwick, professeur de musicologie et ancienne coordinatrice du programme d’études de genre de Dalhousie.
Les hommes, grands perdants du genre
Et tant pis pour les réalités. Les hommes parlent certes moins au cours de la journée, mais se lancent plus facilement que les femmes, ils ont moins peur de se tromper. Dans le même temps on leur reproche de ne pas assez communiquer. Les femmes parlent davantage, nous disent encore les sociologues.
Vrai ou pas, ce qui se joue dans le cadre des études de genre est bien de l’ingénierie sociale : modifier ce qui existe pour obtenir un résultat différent, quitte à perdre l’identité (et même pour perdre l’identité). Les femmes n’ont-elles aucune envie de répondre les premières, préférant prendre la mesure de ce qui se dit ? Elles n’en auraient plus le droit.
Les hommes et les Blancs seraient-ils supérieurs ?
Le plus drôle, c’est que de tout temps, dans les assemblées de réflexion civilisées, c’est au plus jeunes, aux moins instruits, aux petits nouveaux qu’on donne la parole en premier, afin qu’ils ne soient pas intimidés ou influencés par les prises de positions de ceux qui ont plus de sagesse et d’expérience : question de sincérité et de réel intérêt pour ce que les plus inexpérimentés diront. En réclamant que les hommes parlent après les femmes, ces féministes canadiennes à la petite semaine affirment tacitement une préséance des hommes sur les femmes, des Blancs sur les Noirs.
Pour ce qui est de parler le premier ou le dernier, tous les couples savent l’avantage de celui – ou celle ! – qui a le dernier mot. On pourrait peut-être faire une loi ?
Source : Reinformation.tv
http://www.contre-info.com/genre-les-blancs-et-les-hommes-doivent-parler-les-derniers#more-36407
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EDF et la franc-maçonnerie
EDF : 116 000 salariés, la troisième entreprise française par son chiffre d’affaires. Un État dans l’État, avec ses filiales, ses fiefs, ses secrets – nucléaire oblige. Et un mode de fonctionnement très codifié.« EDF a toujours toléré dessureffectifs contre le soutien sans faille de la CGT à la politique nucléaire, explique un dirigeant. Face à la puissance du syndicat, l’encadrement s’est organisé. La maçonnerie a, si l’on ose dire, servi de ciment. D’autant plus que, de Paul Delouvrier [son premier président] à François Roussely en passant par Marcel Boiteux, Gilles Ménage ou Edmond Alphandéry, tous, à peut-être une exception près, sont maçons. J’ai fini par me faire initier moi-même. Sinon, à un certain niveau de responsabilité, on n’est plus dans le coup. »
Mais ce ciment peut craquer, quand l’enjeu politique vient bousculer des positions acquises. Ainsi, au printemps 1998, la guerre fait rage au sein d’EDF. D’un côté, Edmond Alphandéry. Cet universitaire, ancien ministre de l’Économie d’Édouard Balladur, a été parachuté à la tête de ce monument de l’industrie française par Alain Juppé, au lendemain de la victoire de Jacques Chirac, en remerciement de sa neutralité bienveillante lors des derniers mois de la campagne présidentielle. De l’autre Pierre Daurès, ingénieur des Ponts et Chaussées, directeur général de 1996 [à 1998], plus vingt ans de service au sein d’une maison dont il connaît les moindres recoins. Cabales, coups fourrés, le conflit fait l’objet d’un véritable feuilleton dans la presse économique. Certains ministres s’en mêlent. Un témoin raconte : « Il y avait une haine personnelle entre les deux hommes. L’arrivé d’Alphandéry était une insulte pour les baronnies d’EDF », d’autant qu’il a voulu récupérer tous les pouvoirs, en transgressant, selon ses détracteurs, la loi de nationalisation de 1946. « Mais on ne comprend rien à ce qui s’est passé, poursuit ce cadre supérieur, si on néglige le fait qu’Alphandéry, membre de la GLNF, mettait les pieds dans une chasse gardée du GO, auquel appartient Daurès. » Contre ce partage des pouvoirs et des secrets qui vont avec, certains syndicalistes rivaux de la CGT ont décidé de créer une association : l’ADCCP, Association de défense de ceux qui ont le courage de parler. Finalement, en 1998, Lionel Jospin désavouera les deux hommes – qui démentent formellement appartenir à une quelconque obédience – et nommera François Roussely. Daurès sera récupéré par son ami Martin Bouygues, comme directeur délégué. Renvoi d’ascenseur ? Cet ingénieur des Ponts et Chaussées avait en tout cas été à l’origine d’un partenariat entre EDF et Bouygues dans Saur International ; la Cour des comptes a ouvert une enquête sur ces casquettes successives de Pierre Daurès. Quant à Alphandéry, il a trouvé refuse au Conseil consultatif de la Banque de France.Pour mener des opérations coups de poing ou riposter en cas de blitzkrieg boursier, les hommes d’affaires n’hésitent pas à actionner ces relais extrêmement efficaces. Ainsi, en 1999, victime d’un raid hostile déclenché par Vincent Bolloré, qui l’accuse ouvertement de présenter des comptes inexacts,Martin Bouygues recourt sans vergognes aux ficelles maçonniques pour échapper à ce mauvais feuilleton boursier. Pour couper court aux accusations (les investissements colossaux dans le téléphone mobile n’étaient pas provisionnés à une hauteur suffisante, d’après le raider), le président de Bouygues réplique en dégainant l’avis de son expert-comptable, ancien président (maçon) de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes assurant au contraire que tout est absolument d’équerre. Les profanes n’y voient que du feu. Plus tard, et discrètement, la Commission des opérations de Bourse – le gendarme boursier – obligea de fait le groupe Bouygues à modifier sa comptabilité. Mais l’important pour le leader du BTP était de repousser l’infâme accusation de faux bilan qui circulait au plus fort de la tourmente.Ghislaine Ottenheimer, Renaud Lecadre, Les frères invisibles
