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culture et histoire - Page 1014

  • Enquête sur l’édition française (2) : « Il fallait passer au livre, s’incarner »

    L’Action Française 2000 se penche sur l’état de l’édition en France. Lit-on encore ? Publie-t-on trop ? L’édition électronique a-t-elle un avenir ? Panorama d’une culture en profonde transformation, avec des témoignages d’éditeurs, dans toute leur diversité.

    Entretien avec Maximilien Friche, directeur des éditions Nouvelle Marge.

    Pouvez-vous nous raconter l’histoire de votre jeune maison d’édition ?

    Nouvelle Marge vient de Mauvaise Nouvelle, une revue en ligne que je dirige depuis 2013. Cette revue publie chaque semaine aussi bien des tribunes de combat du politiquement correct que des recensions littéraires en laissant une place importante aux arts et à la poésie. À force de publier en ligne, je me suis dit que j’étais, de fait, un éditeur. Il fallait passer au livre, s’incarner. Le premier roman publié fut le cinquième roman de Sarah Vajda, Jaroslav et Djamila, et je fus ravi d’entrer en littérature avec un roman d’amour d’un auteur dont je suis fan. Cette année, Nouvelle Marge se lance dans les essais, avant d’ouvrir la voie vers d’autres écrits : recueils de nouvelles, poèmes épiques… Rien ne nous est interdit puisque nous avons pris la marge dès notre naissance ; nous allons donc bien nous amuser.

    Quelle est la philosophie générale de Nouvelle Marge ?

    Comme tout s’échine à nier la personne humaine dans ce monde, Nouvelle Marge a un combat : l’existence. En littérature, nous voulons d’abord rétablir la vocation héroïque du lecteur et, en ce sens, nous nous opposons à toute la culture de l’autofiction où les auteurs nous racontent la vie de leurs entrailles en se croyant profonds et en nous incitant à prendre des vessies pour des lanternes. Nouvelle Marge veut également allier l’amour de la langue avec sa passion de la modernité. C’est sans doute dans ce mariage qu’émerge le style dans le principe d’individuation de la langue. L’écrivain est cette gargouille qui se laisse traverser par le Verbe. Il rend ce qu’il reçoit, il traduit sa chair en paroles. Si les initiales s’inversent entre Nouvelle Marge et Mauvaise Nouvelle, c’est pour symboliser l’ambition d’être le lieu où l’être fait sa propre révolution, sa conversion. Nouvelle Marge souhaite apporter l’écrit qui modifie l’être, qui le rétablit dans sa dimension tragique. En guise de philosophie générale, finalement, je me demande si ce ne serait pas une volonté non pas d’échapper au monde en allant à sa marge, mais plutôt de le reconstruire à sa marge, de construire une arche peut-être.

    Vous avez ouvert récemment une « zone d’essais » (collection « Mauvaise Nouvelle »). C’est une petite révolution puisque Nouvelle Marge était à l’origine vouée aux genres narratifs. Comment abordez-vous cette nouvelle étape ?

    Je ne voulais publier effectivement que des œuvres narratives et puis, une controverse littéraire avec un ami ayant écrit un essai sur Dantec m’a amené à descendre de mon snobisme germanopratin. En fait, des écrits peuvent modifier un être au-delà de la forme narrative, notamment par la langue, comme en poésie notamment, par la transmission avec les essais qui nous placent dans une aventure de la pensée. Un autre élément a concouru à la création de cette zone d’essais : la richesse des textes publiés dans Mauvaise Nouvelle et la volonté de donner aux plus beaux d’entre eux un corps. Il me fallait donc une collection dédiée aux essais et pour continuer de laisser les univers d’Internet et du livre s’entremêler, cette zone est la collection “Mauvaise Nouvelle”. Cette dernière se veut fidèle à l’esprit de la revue, au sens où l’outrance ne nous fait pas peur pour parvenir à désarçonner le politiquement correct, et que, dans le même temps, nous refuserons toujours d’être réduits à la pensée militante. Je ne crée pas une marge pour finir dans une niche. J’aborde donc cette collection d’essais avec beaucoup d’enthousiasme car je sais qu’il s’agit d’un lieu où l’intelligence va jouir de sa liberté.

    Vous éditez le Petit dictionnaire maurrassien de Stéphane Blanchonnet (sortie ironique le 14 juillet 2017). Que représente pour vous l’école d’Action française ?

    2277004538.jpgVoilà encore de quoi s’enthousiasmer ! Et les rodomontades ou autres procès staliniens que je subis depuis que j’ai annoncé la parution de cet essai sur Maurras ne font que conforter ma décision de lancer une série politique. À l’heure où les Français choisissent les députés sur CV et que la France est dirigée par un algorithme, il me semble essentiel d’apporter quelques précis politiques aux lecteurs et électeurs. Et comme je préfère être en marge qu’en marche, Maurras inaugure cette série. D’autres suivront : Marx, De Gaulle, Jaurès… Pour l’heure, nous publions le Petit dictionnaire maurassien de Stéphane Blanchonnet, et commencer une série politique par un ouvrage consacré à l’auteur de la formule « Politique d’abord ! » me semble tout à fait à propos. J’ai toujours été fasciné par la longévité et le dynamisme de l’AF, sa faculté à renouveler ses forces militantes. Le point essentiel pour moi reste de croiser très souvent des intellectuels, des journalistes, des écrivains, des professeurs… qui se réclament de ce mouvement qui les a formés intellectuellement et leur a permis d’irriguer le monde des idées de l’AF. J’oserais dire que l’on ne peut pas s’intéresser à la politique sans s’arrêter un temps sur l’AF, son histoire et son actualité.   •

    L'Action Française  - 25 juillet 2017.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Rudyard Kipling

    Rudyard Kipling est né à Bombay, alors en Inde britannique, le 30 décembre 1865. Son père est sculpteur. Ses parents se considèrent comme "Anglo-Indiens", ce qui sera aussi le cas, plus tard, de Rudyard, même s'il ne vivra que peu en Inde. Il gardera de cette période heureuse de sa vie, une grande nostalgie qu'il exprimera dans ses livres. Il aima ces « Journées de ténèbres et de lumière crue » qu'offre Bombay.

    Enfance : le paradis, puis l’enfer

    Et puis, direction l'enfer. La tradition voulait que les enfants fussent envoyés en Angleterre. Les parents craignaient l'influence délétère que pouvaient avoir les employés indigènes sur leur progéniture. Rudyard, âgé de six ans et sa jeune soeur Alice, âgée de trois ans, prirent le bateau pour l'Angleterre. Direction une famille d'accueil. Les six années qui suivirent furent horribles. L'épouse du capitaine Holloway était une marâtre épouvantable qui martyrisait les enfants. Kipling racontera, soixante ans plus tard :« Si vous faites subir un interrogatoire à un enfant de sept ou huit ans sur ses activités de la journée (surtout lorsqu'il tombe de sommeil), il se contredira d'une façon tout à fait satisfaisante. Si chaque contradiction est épinglée comme mensonge et rapportée au petit déjeuner, la vie n'est pas facile, j’ai dû subir pas mal de brimades, mais il s'agissait là de torture délibérée, appliquée religieusement et scientifiquement. Par contre cela m'obligea à faire très attention aux mensonges que je dus bientôt concocter et je suppose qu'il s'agit d'une bonne base pour une carrière littéraire. » Si c'est le prix à payer pour devenir un génie de la littérature… Alice fut moins martyrisée que Rudyard, ce qui explique peut-être pourquoi elle ne brilla pas en littérature. Les enfants eurent tout de même des moments de bonheur, notamment ces Noëls chez leur tante, qui était l’épouse du merveilleux peintre préraphaélite Edward Burne-Jones « un paradis auquel je dois en vérité d'avoir été sauvé » dira Kipling. Les enfants ne tardèrent pas d'être enfin retirés de l'enfer qu'ils vivaient. Mais pourquoi n'avaient-ils rien dit à leur tante bien-aimée ? Kipling aura, plus tard, cette réflexion terrible « Les enfants ne parlent pas plus que les animaux car ils acceptent ce qui leur arrive comme étant décidé de toute éternité. De plus, les enfants maltraités savent très exactement ce qui les attend s’ils révèlent les secrets d'une prison avant d'en être bel et bien sortis ». Et puis, Rudyard entra dans une école destinée à préparer les garçons à la carrière militaire. Ce ne fut pas un franc succès. Il fut décidé qu'il n'avait pas les aptitudes nécessaires pour obtenir une bourse d'études qui lui aurait permis d'aller à l'université d'Oxford. Retour en Inde. Nous étions en 1882.

    Ses débuts en littérature

    Son père lui procura un emploi à Lahore. Il allait travailler comme assistant dans une petite feuille locale. Une expérience qu'il ne regrettera pas puisqu'il appellera plus tard la Civil and Military Gazette de Lahore, « ma première maîtresse, mon premier amour ». Il adorait écrire. Le rédacteur en chef lui proposa de composer des nouvelles pour son journal. Kipling publia une quarantaine de nouvelles dans la Gazette entre novembre 1886 et juin 1887. Il sillonna l'Inde. Ses soirées, aux distractions bien limitées, étaient passées au club, en compagnie d'officiers et d'ingénieurs qui noyaient leur ennui dans l'alcool. Mais, raconte Bruno de Cessole dans son beau livre L'Internationale des francs-tireurs, que de compensations  « La saveur de l'aube, l'éblouissement de la lumière et de la couleur, le parfum entêtant du bois de santal et du jasmin, les promenades matinales aux marché aux fruits de Bombay et celles du soir, près de la mer, à l'ombre des palmeraies, la voix des vents nocturnes à travers feuilles des bananiers et le chant des grenouilles arboricoles, les errances jusqu'à l'aube dans les tavernes de jeu et d'opium »... Rudyard et sa famille passaient leurs vacances tous les ans de 1885 à 1888 à Shimla, station de montagne célèbre qui servait de capitale d'été officielle du Raj britannique et la ville figura régulièrement dans les récits qu'il publiait dans la Gazette. Il décrira, avec un regard critique et ironique, les mondanités et les jeux amoureux perpétuels que déployait toute cette colonie qui s'ennuyait ferme. Kipling écrivait à un rythme endiablé. Il publia six recueils de nouvelles en 1887. Il était âgé de vingt-deux ans ! Et puis, en Angleterre en 1889, après toutefois un long-voyage via Singapour, Hong Kong, le Japon, les Etats-Unis où il rencontrera Mark Twain, qui l'impressionna beaucoup. Il allait faire des débuts littéraires remarqués et remarquables à Londres.

    Le chemin de la gloire

    Ses ouvrages pour la jeunesse ont connu dès leur parution un succès qui ne s'est jamais démenti, notamment Le livre de la jungle (1894), Le Second livre de la jungle (1895), qu'il prit un plaisir immense à écrire, et qui suscitèrent un grand nombre de lettres de jeunes lecteurs, auxquels il se fit un devoir de répondre. Il écrivit aussi Histoires comme ça (1902), Puck, lutin de la colline (1906). Il est également l'auteur des romans Kim (1901), Capitaines courageux, de poèmes Mandalay (1890), Gunga Din (1865) et Tu seras un homme, mon fils (1910, le poème le plus célèbre d'Angleterre) sont parmi les plus connus, et de nouvelles, dont L’Homme qui voulait être roi (1888). Voici ce qu'écrit Jack London, l'auteur de Martin Eden, surnommé le Kipling du Nord, qui l'admirait, à l'annonce de sa mort et de son enterrement en 1901, sauf que l'information, parue dans les journaux américains, était fausse ! Il lui restera encore trente-cinq ans à vivre... « Cet homme a rendu ce siècle impérissable et lui-même impérissable. Cet homme sera notre porte-parole dans les siècles à venir restera tant qu'il y aura des oreilles pour l’entendre ». Jack London, qui l'a magnifiquement honoré, portait aux nues le chantre du peuple anglo-saxon, avec son goût de l'aventure, de la piraterie, du combat entêté, son amour de la liberté, son énergie opiniâtre. Il célèbre aussi, raconte Cessole, celui qui, imprégné du sens des réalités, avait prêché l'évangile du travail, encouragé chacun à remplir la tâche qui est à sa portée, et glorifié, contre les rêveurs et les bavards, l'homme d'action, « qui va de l’avant et abat la besogne, le dos courbé, le front en sueur et les mains calleuses ». Kipling va être, durant des décennies, l'un des auteurs les plus populaires de la langue anglaise. L'écrivain Henry James écrit à son sujet « Kipling me touche personnellement, comme l'homme de génie le plus complet que j'aie jamais connu. » Marcel Proust, quant à lui, dira que le Livre de la Jungle aura été « une des plus grandes joies littéraires » qu'il aura éprouvées. En 1907, il est le premier auteur de langue anglaise à recevoir le Prix Nobel de littérature, et le plus jeune à l'avoir reçu (à 42 ans) « en raison », proclamera l'Académie, « de la puissance d'observation, de l’originalité d’invention, de la vigueur des idées et du remarquable talent narratif qui caractérisent les œuvres de cet écrivain mondialement célèbre. » L'Académie suédoise entendait ainsi rendre hommage « à la littérature anglaise si riche de gloires diverses, ainsi qu'au plus grand génie que ce pays ait jamais produit dans le domaine de la narration. » Par la suite, Kipling a refusé d'être anobli.

    La guerre puis les dernières années

    L'une des premières contributions de Kipling à la Grande Guerre fut de participer au Bureau de la Propagande de Guerre. Il vécut le drame d'y perdre son fils, le lieutenant John Kipling, tué à la bataille de Loos en 1915, et écrivit ces lignes « Si quelqu'un veut savoir pourquoi nous sommes morts, / Dites-leur parce que nos pères ont menti. ». Il est probable que Kipling ait éprouvé un profond sentiment de culpabilité il avait encouragé son fils à entrer dans la garde irlandaise de la British Army alors que le jeune homme avait été réformé à cause de sa myopie. Kipling va rejoindre la Commission impériales des sépultures militaires et choisira la phrase tirée de la Bible, « Leur nom vivra à jamais » qui sera inscrit sur les sépultures ou encore « Connu de Dieu » sur la tombe des soldats inconnus. Et puis Kipling, débordant d'activité, se prit de passion pour l'automobile. Il devint chroniqueur et s'enthousiasma pour la voiture, racontant ses voyages, généralement en compagnie d'un chauffeur. Il continuera à écrire jusqu'au début des années 1930, avec, certes un succès moindre. Il fut une des premières victimes du « politiquement correct ». Il eut à subir de violentes attaques de 1910 à sa mort, accusé d'être un « versificateur à gages », un « prophète de sang et de vulgarité » ou encore un « propagandiste réactionnaire, vaniteux et aigri », ayant compromis son talent dans la défense des « causes les plus vulgaires » entendez le patriotisme et le militarisme -. La gauche ne lui pardonnait pas de dénoncer l'évolution du monde et des mentalités modernes, qu'il assimilait à une irrémédiable décadence. Et puis, il dénonçait le socialisme dans lequel il voyait une brèche par laquelle s'engouffreraient les ennemis de l'Angleterre. Et puis, horreur, n'avait-il pas brandi l'étendard de l'impérialisme et du patriotisme, n'évoquait-il pas la supériorité de la race blanche en général, et anglo-saxonne en particulier, vis-à-vis des peuples de couleur ?

    L’annonce de sa mort, puis sa mort

    On se souvient de l’information erronée de sa mort, parue en 1901, dans les journaux américains. Et voici qu'une revue anglaise annonça son décès en 1935. Il y répondit avec humour « Je viens de lire que j'étais décédé. N'oubliez pas de me rayer de la liste des abonnés. » Une hémorragie due à un ulcère finit cependant par l'emporter le 18 janvier 1936. Ses cendres reposent au Poets'Corner de l'abbaye de Westminster. Une anecdote que nous rapporte Wikipédia amoureux de l'Inde, Kipling avait demandé à son éditeur d'orner les pages de garde de ses livres de swastikas, symbole indien de vie. Les svastikas furent retirés pour éviter toute ambiguïté au moment de la montée du nazisme en Allemagne, bien que leurs branches fussent sinistrogyres et non dextrogyres.

    R.S. Rivarol 27 juillet 2017

  • Les racines de la France à quelques centimètres sous terre

    Extraordinaire découverte à Vienne :

    6a00d83451619c69e201bb09b621ca970d-250wi.jpg"Une cité antique de 7 000 m² a été mise au jour, à Sainte-Colombe-lès-Vienne, dans le Rhône, en bordure du fleuve. Composée de luxueuses demeures et d’espaces publics en remarquable état de conservation, elle a été classée “découverte exceptionnelle” par le ministère de la Culture. Les fouilles s’étendront jusqu’en décembre.

    En avril, une équipe, envoyée sur le site pour une opération archéologique en prévision de la construction d’un immeuble, a exhumé 7 000 m² d’un faubourg de la Vienne romaine, en pleine ville. “Il s’agit sans doute de la fouille la plus exceptionnelle de l’époque romaine depuis 40 ou 50 ans. Nous avons une chance inouïe”, a déclaré un des archéologues de l’association Archeodunum, Benjamin Clément".

    Photo extraite de ce site.

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Jean-Yves Le Gallou : la France renoue avec ses racines ancestrales [rediffusion]

    Par Louis-Benoît Greffe, journaliste indépendant ♦ Le 3 février dernier, le théoricien de la réinformation Jean-Yves Le Gallou était en conférence à Nantes, à l’invitation du journal local Breizh Info. En marge de cette conférence, près de 400 personnes issues de l’ultra-gauche nantaise ont manifesté en usant de leurs techniques habituelles – tags nombreux, distributeurs bancaires, vitrines et voitures cassées, jets de projectiles divers sur les forces de l’ordre, etc… C’était d’ailleurs la première fois depuis la dernière guerre qu’il y avait une manifestation dirigée expressément contre un média à Nantes. Nous avons profité de l’occasion pour poser quelques questions à Jean-Yves Le Gallou.

    La Pravda : Jean-Yves Le Gallou, dehors, les antifascistes se déchaînent contre votre venue à Nantes. Il est vrai que vos propos dans Breizh Info, où vous les traitez « d’idiots utiles, piétaille de la haute banque », ne sont pas faits pour les calmer.

    Jean-Yves le Gallou : Je persiste, ce sont les idiots utiles du capitalisme, qui se battent pour un monde ouvert sans frontières, comme les banques.

    Que pensez-vous de l’agitation aux USA et notamment autour du Visa Ban de Trump ? [mesure qui suspend les visas pour 90 jours pour les ressortissants de 7 pays arabes dont la Syrie, l’Iran, l’Irak ou encore le Yémen]

    Trump a raison. Face à lui, il a Soros, qui finance, notamment, le Women’s march, mais aussi le réseau Refugee welcome. L’Internationale est désormais mondialiste et non communiste, mais face à celle-ci, il y a une Internationale patriote, puisque les sujets qui font débat sont à peu près tous les mêmes, quels que soient les pays.

    Que pensez-vous de Trump ?

    C’est un excellent politique, pour deux raisons : la première, il a gagné contre l’ensemble des médias – 194 des 200 grands médias U.S étaient contre lui – et par les réseaux sociaux ; la seconde, c’est qu’une fois élu, il applique son programme, ça fait bizarre.

    Pensez-vous qu’en France, l’élan de la Manif pour Tous va continuer à imprimer sa marque à court ou moyen terme ?

    Oui, sans doute, car il y a un réveil identitaire du catholicisme qui est indéniable. Et qui est double : à la fois décidé à défendre le catholicisme contre les attaques extérieures et à s’imposer au sein même de l’Eglise, qui a largement cédé aux idées de mai 68. En plus, la démographie joue en faveur de cette génération nouvelle, celle de 2013, contre la génération idéologiquement usée, au bout du rouleau, de 1968.

    Quel est votre avis sur l’affaire Fillon, dite aussi Penelope-gate ?

    Fillon est flingué par les médias et les juges, ce n’est pas une bonne nouvelle. Ce qui est significatif, c’est l’ampleur de l’emballement médiatique, bien qu’il n’y ait rien d’illégal et que les faits soient anciens. Autre chose, peu remarquée : les données sur Pénélope remontent bien avant 2009 et sont chiffrées, alors que les dossiers n’ont été numérisés qu’à partir de 2009. Tout cela implique que la source est officielle – tout au moins proche du ministère des Finances – et que l’auteur de la fuite n’a pas hésité à chercher dans les liasses de papier. Ce n’est pas Rachida Dati qui aura pu donner tant de précisions, quoi qu’on en dise.

    Aujourd’hui, à votre avis, quelle est l’audience totale des médias de réinformation ?

    Le rapport des forces reste favorable aux médias de propagande [mainstream], mais de relais en relais successifs, via la diffusion virale, les réseaux sociaux… Les médias de réinformation touchent aujourd’hui plusieurs millions de lecteurs. C’est significatif.

    Jean-Yves Le Gallou - Propos recueillis par Louis Benoît Greffe - 10/02/2017

    Source : Le monde vu par les auteurs/ Pravda France.com
    Читайте больше на pravdafrance.com/authored/10-02-2017/1303975-FRANCE-0/

    https://www.polemia.com/jean-yves-le-gallou-la-france-renoue-avec-ses-racines-ancestrales/

  • « Madame Hidalgo à Paris, un mélange d’inculture et d’idéologie »

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    Entretien avec Alexandre Gady

    Sous des prétextes écologiques, sociaux, culturels, touristiques, nos édiles bradent l’âme et l’histoire de la capitale au profit des marchands du temple. Heureusement, une poignée de Parigots résistent…

    Causeur. Vous êtes président de Sites & Monuments, la plus ancienne association de défense du patrimoine, et à ce titre vous avez engagé de nombreuses procédures contre la Ville de Paris. Pour quelles raisons ?

    Alexandre Gady. Notre rôle, en tant qu’association nationale reconnue d’utilité publique, est de défendre au mieux le patrimoine naturel et bâti, notre bien commun, et dans le cas où celui-ci serait menacé, d’intervenir. Nos combats s’inscrivent dans le droit fil d’un héritage et d’une expertise plus que centenaire, puisque l’association a été créée en 1901. C’est un des bienfaits du système démocratique : les citoyens veillent ainsi à la bonne marche des affaires de la cité. Et comme rien n’est parfait en ce bas monde, la Mairie de Paris commet parfois des erreurs : nous essayons donc de l’aider à faire mieux.

    Agir signifie forcément se battre : de quels moyens disposez-vous ?

    Le pouvoir des associations est mince. Dans les années 1990, sous l’impulsion d’un jeune et brillant avocat, Olivier Chaslot (décédé en 2009), nous avons développé une activité alors rare dans les associations de défense du patrimoine, pour des raisons à la fois de moyens, mais aussi de culture : les procédures judiciaires.

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