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culture et histoire - Page 1873

  • Les raisons d'une mort volontaire

    Les raisons d'une mort volontaire « Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

    Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

    Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

    Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.

    Dominique Venner  http://www.voxnr.com

  • Frigide, tais-toi et mets-toi à genoux devant ce qui te dépasse !

    « C’est un monsieur qui n’allait pas bien et qui était dans une idéologie mortifère », voilà ce que Frigide Barjot trouve à dire, entre autre âneries et écœurantes jocrisseries, alors qu’un très grand bonhomme, dont je ne partageais pas toutes les positions, vient de se suicider. 
    Voilà ce que cette cervelle de poule, qui ne sera jamais capable de saisir le millième de la beauté et de la puissance de l’œuvre de Venner, est capable de produire alors que dans un geste hideux mais puissant, cet homme s’est tiré une balle dans la bouche en pleine cathédrale. Voilà ce que cette fille, qui se prétend catholique, produit en exemplaire sale relais de toutes les pourritures satisfaites de notre temps
    Voilà l’égérie que tant de jeunes nigauds pleins de bonne volonté ont choisie. 
    Frigide Barjot, tu n’as ni décence, ni profondeur, ni épaisseur. Tu es l’image parfaite de cette époque, bruyante, insane et creuse. Tu aurais pu te taire, ignorant tout de cet être profond qui vient de mourir, éclaboussant les pierres de Notre Dame d’un sang que Dieu chérit infiniment, malgré le refus même de Venner d’être chéri. Non, tu as choisi de parler, de parler sans savoir, sans comprendre, te servant de façon ignoble de cette mort comme d’un repoussoir, usant de ce suicide pour paraître plus lisse, plus normale, plus conforme, plus « irréprochable » que jamais
    Si le sang de Venner doit retomber sur quelqu’un, qu’il retombe sur toi, qu’il t’inonde de sa culture, de sa finesse, de sa grâce et de son amour de la France, et que tu apprennes, enfin, à te taire, et à te mettre à genoux devant ce qui te dépasse.

    Source  http://www.oragesdacier.info/

  • Un homme d’honneur, un homme debout dans la bataille

    Au détour d’un des tomes paru en 1979 de son Livre des armes, Dominique Venner soulignait « la signification rituelle » de l’arme chez Henry de Montherlant. L‘auteur du Solstice de Juin  qu’il admirait tant,  qui célébrait le suicide comme un vieux Romain et   »qui  se donnera la mort avec un pistolet ». Il relevait aussi   »les confidences d’une autre écrivain mort tragiquement, Pierre Drieu La Rochelle: Je voulais être un homme complet, non pas seulement un  rat de cabinet, mais aussi un  homme d’épée , qui prend  des responsabilités, qui reçoit des coups ». Dominique Venner a été tout cela. Figure emblématique de la mouvance nationale et nationaliste, l’écrivain, historien, essayiste, âgé de 78 ans, s’est donné la mort hier à l’aide d’un pistolet devant l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Un suicide à teneur  hautement symbolique, en  un lieu sacré  qui incarne toute une part du génie et de la spiritualité de notre civilisation européenne. C’est sous le signe de la  défense  de celle-ci, de notre identité, que Dominique Venner s’engagea en politique et dans le combat des idées jusqu’à son dernier souffle. Nous adressons à sa famille,  ses proches, sa femme,  ses  enfants,  nos très sincères condoléances.

    Membre fondateur du mouvement  Jeune Nation avec Pierre Sidos,  Dominique Venner  sera embastillé  après son service militaire en Algérie pour son activisme au sein de l’OAS. A sa sortie de prison, il fonde en  1963  le mouvement Europe-Action et surtout s’oriente vers la rédaction de textes doctrinaux – Pour une critique positive,   Qu’est-ce que le nationalisme ?- pour réarmer intellectuellement, donner des outils  à  l’opposition nationaliste au Système.

    Approché un temps pour prendre la tête du Front National lors de sa création en 1972, il choisira le combat métapolitique et  jouera un rôle influent dans la mouvance dite de la « Nouvelle  droite« . Ses  livres  d’histoire  et ses  essais érudits, d’un style  sobre et vigoureux,  feront autorité.

    Ses ouvrages  sur les corps-Francs (Baltikum), la  guerre de sécession,  son Histoire de l’Armée rouge (prix d’histoire de lAcadémie française en 1981), son superbe récit autobiographique (Le coeur rebelle), son admirable travail au sein de la très belle publication  qu’il dirigeait  depuis des décennies -Enquête sur l’histoire, devenue en 2002 La Nouvelle Revue d’Histoire-  en feront un auteur très lu au sein de la famille de pensée dans laquelle il évoluait, et même bien au delà.

    Sa passion pour les armes et notamment pour l’art cynégétique  (il y  consacrera  de très nombreux ouvrages) lui ouvrit  aussi d’autres portes. C’est d’ailleurs  son amitié avec l’ex résistant François de Grossouvre, ami et conseiller de François Mitterrand, président du Comité des chasses présidentielles  jusqu’à son suicide présumé le 7 avril 1994 dans son bureau de l’Elysée,qui fut la genèse de  sa magistrale « Histoire critique de la Résistance »..

    Il y démontrait que loin des mythes propagées par la gauche socialo-communiste, ladite Résistance  fut surtout et principalement structurée par des hommes et de femmes issus des courants du nationalisme français.

    Alors, comment expliquer la fin  tragique de Dominique Venner qui avait subi il y a quelques années les assauts d’une longue maladie?  Marine Le Pen y a vu comme beaucoup un «  dernier geste, éminemment politique » pour  » tenter de réveiller le peuple de France« , même s  »Il n’en demeure pas moins que c’est dans la vie et l’espérance que la France se redressera et se sauvera. »

    L’historien Bernard  Lugan qui co-animait  avec lui Le libre journal des historiens sur Radio Courtoisie a lu à l’antenne hier  une lettre que D. Venner  a  laissé à ses amis:

    « Je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. Je choisis un lieu hautement symbolique (…) que je respecte et j’admire. Mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort pour réveiller les consciences assoupies. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge contre le crime visant au remplacement de nos populations. »

    Très engagé dernièrement dans le combat pour la défense de la famille traditionnelle et contre le mariage et l’adoption par les couples homosexuels, il écrivait dans le dernier texte mis en ligne sur son blog hier  que « les manifestants du 26 mai auront raison de crier leur impatience et leur colère. Une loi infâme, une fois votée, peut toujours être abrogée.« 

    Il rappelait qu’à part  » le FN », « depuis 40 ans, les politiciens et gouvernements de tous les partis , ainsi que le patronat et l’Église, ont travaillé activement à la disparition de notre identité », « en accélérant par tous les moyens l’immigration afro-maghrébine ». « Les manifestants du 26 mai ne peuvent ignorer cette réalité. Leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay. » 

    « Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher. C’est à une véritable  réforme intellectuelle et morale, comme disait Renan, qu’il faudrait d’abord procéder. Elle devrait permettre une reconquête de la mémoire identitaire française et européenne, dont le besoin n’est pas encore nettement perçu. »

    « Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes. »

    Geste spectaculaire  et symbolique,  Bruno Gollnisch interrogé sur BFM-TV-,  a analysé ce suicide comme « une protestation contre la décadence de notre société ». « C’est un témoignage de désespoir, c’était certainement un homme d’honneur et qui a vécu la situation actuelle très mal. »

    Bruno a regretté, par ailleurs, que cet « intellectuel extrêmement brillant » n’ait « pratiquement jamais été invité dans les débats historiques et politiques où il aurait tout à fait eu sa place ».  Directeur d’une revue historique «parfois politiquement incorrecte», il s’est peut-être «inspiré de Montherlant, de Drieu La Rochelle, de l’écrivain japonais Mishima, qui s’est suicidé aussi». «Il admirait beaucoup les samouraïs, il admirait les chevaliers, c’était un peu un chevalier des temps modernes, hérissé contre la décadence de notre civilisation».

    Son éditeur Pierre-Guillaume de Roux -fils de Dominique de Roux- a constaté  lui aussi que ce suicide  revêtait «une puissance symbolique extrêmement forte qui le rapproche de Mishima»,  nationaliste,  défenseur du Japon traditionnel et de l’Empereur , contempteur du monde moderne américanisé et  décadent.

    Sur le site de l‘Express, le journaliste Tugdual Denis  n’a rien compris  au geste de Venner lorsqu’il y voit  celui d’un «  païen, en proie à un combat obsessionnel envers le christianisme. Dans la religion catholique, le suicide est un pêché mortel; dans la religion des combattants fous, un acte d’héroïsme. »

    Certes, Dominique Venner,  nous l’avions relevé sur ce blog , regrettait comme d’autres, et notamment  comme beaucoup de parfaits  catholiques,  que « l’Église n’a jamais engagé son influence toujours grande dans le rejet de l’immigration de peuplement extra-européenne ».

    Il savait aussi que cette politique de substitution de population est surtout  le fruit d’une odieuse volonté politique: «  adoptant le métissage comme horizon, la plupart des pays d’Europe occidentale ont favorisé les flots migratoires en provenance de l’Orient ou de l’Afrique. Au regard de nouvelles lois, par un complet renversement de la morale vitale, le coupable cessa d’être celui qui détruisait son peuple, pour devenir celui qui, au contraire, œuvrait pour sa préservation. »

    Le spécialiste anti FN du Front de Gauche, Alexis Corbière  n’a lui aussi rien compris pour le coup à ce qu’est le Front National -ou fait semblant de ne pas comprendre- lorsqu’il s’étonne de l’hommage rendu par Jean-Marie Le Pen,  Bruno,  Julien  Rochedy (FNJ)  ou encore  Marine à un   »ex de l’OAS » comme Venner , alors que Florian Philippot saluait la mémoire de De Gaulle il y a quelques semaines.

    Mouvement   de rassemblement, de réconciliation nationale,  le FN a toujours accueilli dans ses rangs des hommes et des femmes venus de tous les horizons politiques,  qui de bonne  foi, et par delà les militantismes ou les votes  passés ,  s’engagent   ici et maintenant autour du plus grand dénominateur commun:  la défense de la patrie, de notre identité, de nos valeurs,   la survie de la France française.

    Cela est n’est pas  plus incohérent que la salade de courants qui traversent le PS, de clubs rivaux qui phagocytent  l’UMP ou que de  voir cohabiter au sein  du Front  de Gauche communistes orthodoxes, écolo-gauchistes et trotskystes francs-maçons…

     Frigide Barjot n’a elle aussi pas compris grand chose à ce geste de D. Venner, et surtout à  ce qui est en train de se passer dans la société française,  et dont le succès des manifs pour tous est un révélateur parmi d’autres.

    Sur RTL , mélangeant un peu tout, elle  a affirmé  que « La manif pour tous est un mouvement de paix, un mouvement d’accueil et un mouvement tourné au contraire vers la vie. Je suis très attristée que les gens (l’aient) aussi mal compris, mais (le)  parcours d’extrême droite (de D. Venner, NDLR)  (n’)était effectivement pas tout à fait dans la compréhension de l’évolution de la société. »

    Mme Barjot ne se bat donc pas contre l’évolution de la société -imposée par le Système-   quand elle s’oppose au « mariage pour tous »? Et pense-t-elle que les foules, très majoritairement  »blanches et catholiques » qui défilent depuis cet automne contre la loi Taubira,  sont  plus favorables à l’immigration de peuplement que les ouvriers (largement)  déchristianisés  victimes du mondialisme?

    A la vérité,  comme nous le confiait un ami normand  de longue date de Dominique Venner,  Gilles D., « ils seront nombreux  les braves gens, ce  dimanche 26 mai,  à marcher dans les rues de Paris,  en pensant à son  sacrifice et à sa  résonance, voire  au combat de toute une vie mené par Venner contre la décadence. Quelque part, on peut dire que pour l’accompagner par l’esprit dans sa dernière demeure, Dominique aura une foule aussi importante  que celle qui a accompagné Victor Hugo dans la sienne!« 

     Dominique Venner faisait le constat selon lequel   notre civilisation est la seule dont les crimes et les fautes ne furent jamais le fruit de ses principes, mais la conséquence de leur trahison.

    Ainsi, dans  Histoire et tradition des Européens » (2002) , livre que les jeunes générations frontistes se font (se feront) un devoir de lire, Venner  posait parfaitement l’enjeu essentiel du combat intellectuel: « Qu’ils le sachent ou non, les hommes sont dépendants de leurs représentations, de leurs idées  même incertaines, mêmes inconscientes. »

    « Aussi n’est-il pas faux de prétendre que les idées mènent le monde, quelle que soit la cause de leur formation. En dépit des apparences, les actions humaines ne sont pas déterminées par l’utilitaire mais par de systèmes de valeurs en conflit. Et toujours se posera l’obligation de gagner la bataille des idées ou d’être terrassé dans sa substance même. » Tout est dit.

    http://www.gollnisch.com

  • La manif du 26 mai et Heidegger

    La manif du 26 mai et Heidegger Voiçi ce que ce grand écrivain et historien écrivait sur son blog aujourd'hui avant de se suicider dans l'église Notre-Dame à 16 heures.

    Beaucoup cherchent des réponses à son geste. Voilà ses derniers mots.

    Son geste nous rappelle à celui de Yukio Mishima, le dernier des samouraï.


    Les manifestants du 26 mai auront raison de crier leur impatience et leur colère. Une loi infâme, une fois votée, peut toujours être abrogée.

    Je viens d’écouter un blogueur algérien : « De tout façon, disait-il, dans quinze ans les islamistes seront au pouvoir en France et il supprimeront cette loi ». Non pour nous faire plaisir, on s’en doute, mais parce qu’elle est contraire à la charia (loi islamique).

    C’est bien le seul point commun, superficiellement, entre la tradition européenne (qui respecte la femme) et l’islam (qui ne la respecte pas). Mais l’affirmation péremptoire de cet Algérien fait froid dans le dos. Ses conséquences serraient autrement géantes et catastrophiques que la détestable loi Taubira.

    Il faut bien voir qu’une France tombée au pouvoir des islamistes fait partie des probabilités. Depuis 40 ans, les politiciens et gouvernements de tous les partis (sauf le FN), ainsi que le patronat et l’Église, y ont travaillé activement, en accélérant par tous les moyens l’immigration afro-maghrébine.

    Depuis longtemps, de grands écrivains ont sonné l’alarme, à commencer par Jean Raspail dans son prophétique Camp des Saints (Robert Laffont), dont la nouvelle édition connait des tirages record.

    Les manifestants du 26 mai ne peuvent ignorer cette réalité. Leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay. Le « grand remplacement » de population de la France et de l’Europe, dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, est un péril autrement catastrophique pour l’avenir.

    Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher. C’est à une véritable « réforme intellectuelle et morale », comme disait Renan, qu’il faudrait d’abord procéder. Elle devrait permettre une reconquête de la mémoire identitaire française et européenne, dont le besoin n’est pas encore nettement perçu.

    Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes.

    Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien.

    Dominique Venner http://www.voxnr.com/

  • Exorcisme sémantique sur la race. Changer les mots pour nier les faits

    Nous sommes dans une société totalitariste d’apparence. Le pouvoir politico-médiatique tente d’imposer une société virtuelle pour ne pas affronter la réalité. Parfois d’ailleurs, cela marche. Cela passe cependant par une hypocrisie sémantique permanente. Ainsi en supprimant le mot race de la législation, on croit supprimer le racisme. On cède en fait partiellement au lobby anti raciste qui manipule cette notion pour imposer ses vues métissées à une société encore rétive.

    La proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot «race» de la législation française a donc été définitivement adoptée, jeudi 16 mai, à l’Assemblée nationale.

    La majorité PS s’est ralliée à cette proposition, soulignant qu’il s’agissait d’“une première étape”. François Hollande s’était en effet engagé durant la campagne présidentielle à supprimer ce terme de la Constitution. Certains députés se sont, quant à eux, abstenus. «Evidemment, votre proposition a du sens (…), mais supprimer ce mot dans la législation sans l’éliminer dans le bloc constitutionnel pose un problème juridique», a commenté Jean-Frédéric Poisson (UMP).

    Le terme devrait ainsi disparaître prochainement de nombreux textes, parmi lesquels le Code pénal, le Code de procédure pénale ou encore la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

    Comme l’a rappelé le Front de gauche, cette disparition du mot «race» devra aller de pair avec la suppression du terme dans la Constitution de 1958 et dans le préambule de la Constitution de 1946. Une promesse qui n’est pas «enterrée», selon l’Élysée. «On n’a pas renoncé à le faire durant le quinquennat. C’est un engagement auquel le président tient, mais il faudra prendre le temps de la conviction», a-t-on précisé auprès du chef de l’État.

    La réforme divise aussi les juristes. Pour ses opposants, le texte entretient une confusion sur la nature même du droit : « la vocation du droit n’est pas de valider telle ou telle thèse scientifique mais de juger des comportements sociaux », explique le constitutionnaliste Bertrand Mathieu L’affirmation que les races n’existent pas est combattue par certains scientifiques mais également et surtout par un bon sens populaire. On reconnait les races dans la rue et certains traitements médicaux sont adaptés à des spécificités raciales, pour ne prendre que deux exemples. Mais combattre le racisme par les mots c’est bien dans le totalitarisme sémantique de nos sociétés. On croit que changer le mot, ne pas le nommer ou l’interdire peut résoudre le problème. Mortelle illusion. Elle est cependant bien française.

    Un pays où, par peur de l’islamisme, on a abandonné l’Afrique pour courir le “Paris Dakar”. Mais comme on n’ose pas le dire on continue depuis des années à courir le “Paris Dakar”… en Amérique du sud. Tout est dit non ?

    Jean Ansar http://fr.novopress.info

    Source : Metamag.

  • Ordre du jour n°1 du Printemps français

    Du 20 mai :

    "Le Printemps Français prend acte de l’ultime coup de force du gouvernement, qui a publié samedi 18 mai au Journal Officiel la loi établissant l’idéologie du genre dans le Code civil. Cette loi, qui dénie au mariage le caractère d’une institution pour en faire un simple contrat, permet à un couple unisexe de priver délibérément un enfant de sa filiation légitime, en reconnaissant le droit à l’adoption plénière. Contre les lois de la biologie et contre tout sens commun, la République affirme qu’un enfant peut avoir deux pères ou deux mères. Par ce mensonge d’Etat, le père ou la mère authentique de l’enfant adopté sera déchu de tout statut. Le droit de l’enfant à avoir un père et une mère est nié.

    Derrière cet artifice imposé - sans débat digne de ce nom - se révèle une idéologie, qui prétend que la nature sexuée des individus est indifférente et ne créée aucune obligation ni aucun droit. Quand la loi prétend s’imposer aux réalités de la nature et de la société, elle conduit aux pires excès. L’histoire récente nous a montré les conséquences d’une loi qui prétendait fonder la société sur la supériorité d’une race, ou sur celle d’une classe. De ces deux cas, les pires totalitarismes sont sortis, provoquant la ruine de la civilisation. Il n’existe pas d’idéologies anodines… elles conduisent à l’asservissement des peuples!

    Mais l’histoire a aussi montré que ces idéologies ont été défaites. La France, en particulier, sait dans quels bas-fonds elle est tombée sous le joug d’une idéologie, mais aussi à quelle libération elle est parvenue par sa résistance.

    Aujourd’hui, le Printemps Français proclame l’Ordre du Jour Numéro 1 d’une nouvelle résistance à l’idéologie. La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l’asservir entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera jusqu’à la victoire.

    A l’aube de ce combat, des partis politiques annoncent déjà leur collaboration avec le pouvoir idéologique, en affirmant faussement que la loi Taubira ne pourra pas être abrogée. En se plaçant dans le camp ennemi, ils se désignent eux-mêmes comme des adversaires. Le Printemps Français énonce donc que seront tenus pour cibles :

    • le gouvernement actuel et tous ses apendices,
    • les partis politiques de la collaboration,
    • les lobbies où s’élaborent les programmes de l’idéologie et les organes qui la diffusent.

    Cet ordre du jour est immédiatement exécutoire."

  • Le Père Goriot et la Mère Vauquer par Jean-François Mattéi

    Copie de mattei detouré 1 copie.jpgLa littérature est décidément prémonitoire. Dans Le Père Goriot, Balzac décrit une pension parisienne, rue Neuve-Sainte-Geneviève, avec son allée bordée de lauriers roses. On y pénètre par une porte surmontée d’un écriteau sur lequel on lit : MAISON-VAUQUER, et dessous : Pension bourgeoise des deux sexes et autres.

    L’auteur de La Comédie humaine est enfin exaucé. Sous la pression des associations Homosexuels, Bisexuels, Queer et Transgenres, les alternatives à la sexualité traditionnelle, qui avait pourtant fait ses preuves, permettent à la maison de Madame Vauquer de recevoir de nouveaux pensionnaires. On les traitera comme les habitués des deux sexes, plus même, on imposera à ces derniers de se mettre à l’école des nouveaux venus. Le terme d’« école » est justifié puisque cette institution a trop longtemps reconnu le primat des sexes masculin et féminin au détriment des sexes « autres ».  

    Ne voit-on pas encore parfois, sur de vieux linteaux, les inscriptions outrageantes « École de garçons » ou « École de filles » ? Comment concilier cela, même dans les écoles mixtes, avec l’obligation d’égalité entre les êtres ? On lit ainsi, sur le portail du Ministère de l’Éducation nationale (education.gouv.fr) : « Si les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 70, trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L’éducation à l’égalité est nécessaire à l’évolution des mentalités ».

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    Les poupées pédagogiques de la garderie éducative Égalia, en Suède.

    À l’évidence, elles évoluent très vite. On apprend ainsi que certaines crèches scandinaves ont supprimé les termes « fille » et « garçon » pour les remplacer par « enfant », un mot qui neutralise selon le vœu des gender studies, les distinctions héritées de la grammaire plus que de la biologie. Mais ce n’est qu’un début. Un établissement secondaire sélectif de Stockholm, le Södra Latins Gymnasium, a proposé de réaliser un vestiaire spécifique, ni masculin ni féminin, pour les élèves qui ne s’identifieraient ni comme hommes ni comme femmes. Il doit être inauguré le 6 mai à la demande de l’association HBQT du lycée. Les leçons de morale commenceront donc moins dans les salles de classe que dans les trois vestiaires destinées aux « deux sexes et autres ».

    On a également appris, ces derniers temps et en divers lieux, que telle école ou telle famille n’habillait plus les enfants en fille ou en garçon, mais alternativement, tantôt en fille, tantôt en garçon, pour les dissuader d’avoir une identité sexuée. Mais le vêtement ne fait pas tout. Certains parents ont décidé de donner des prénoms qui n’auraient pas de coloration féminine ou masculine pour ne pas inciter leurs enfants à supporter une sexualité imposée par la langue. Ou alors ils ont donné des pronoms masculins, comme Jack ou Joe, à des filles, et des prénoms féminins, comme Élisa ou Joanne, à des garçons. L’État civil suédois reconnaît en outre officiellement 170 prénoms neutres.

    gender.jpg

    Du prénom, on passe allègrement au pronom. Toujours en Suède, les adeptes de la neutralité sexuelle, non contents d’égaliser les comportements des filles et des garçons, en attendant d’en finir avec ces termes infâmants, ont demandé de supprimer les pronoms masculins et féminins. L’Encyclopédie nationale suédoise a donc remplacé récemment il (han en suédois) et elle (hon) par hen, intraduisible en français sinon par çà. Ni lui ni elle : on reconnaît la double dénégation des déconstructeurs des années 60, le ni ... ni, qui, pour Jacques Derrida, définissait la dissémination de la langue. Car, au fond, ce n’est pas au sexe que l’on en veut, bien qu’il soit, horreur, naturel, alors que nous savons que tout est culturel. C’est à la langue, ni la meilleure ni la pire des choses, mais la matrice du phallocentrisme qui fonde toute notre tradition.

    Pourquoi s’arrêter aux vestiaires de l’école et de la langue quand on peut aller aux toilettes ? La région du Södermanland, toujours en Suède, va débattre au Parlement d’une loi obligeant les hommes à uriner assis, comme les femmes, et non debout, ce qui souligne trop leur hauteur de vue. On ne demandera pas, notons-le, aux femmes de se lever et d’uriner debout ; on contraindra les hommes à s’asseoir et à faire pipi assis. La défécation ne fait pas encore objet d’une loi, comme la miction, car les deux sexes, et autres, semblent assis à la même enseigne. Il reste que la future loi conserve comme un relent de sexisme puisqu’elle laisse entendre que si les hommes peuvent uriner assis, les femmes ne peuvent uriner debout, ce qui, on en conviendra, est non seulement fâcheux, mais discriminatoire.

    Les mauvais esprits se demanderont jusqu’où peut aller la folie de l’égalité quand elle se niche, non plus dans l’engagement républicain, mais dans la neutralité sexuelle. Elle revient à confondre, dans une même exigence d’indifférence, la Père Vauquer et la mère Goriot. Balzac en avait conscience : « La bêtise a deux manières d'être : elle se tait ou elle parle. » Doit-on alors lui laisser la parole ?

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Dominique Venner se suicide dans Notre-Dame de Paris

    Connu pour ses critiques de la religion catholique, de tendance païenne, (son blog), Dominique Venner s'est suicidé avec une arme à feu aujourd'hui dans Notre-Dame de Paris, provoquant l'évacuation de la cathédrale.

    Dominique Venner dirigeait la Nouvelle Revue d'Histoire.

    Europe 1 affirme que l'homme «s'est tiré une balle dans la bouche» et que la police a trouvé une lettre à côté de son corps.

    Dominique Venner avait publié un commentaire aujourd’hui même :

    «Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes.

    Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien.»

    RIP

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • 1589 : Le sacrifice du dernier des Valois

    Henri III est assassiné le 1er aout 1589, victime du fanatisme de quelques ligueurs catholiques. On lui reproche sa complaisance à l'égard du chef du parti protestant, Henri de Bourbon Navarre… En le reconnaissant comme seul successeur légitime, le Roi ouvre la voie à la fin des guerres de religion.

    Cette année-là, la quinzième de son règne, Henri III, trente-huit ans, se trouvait à Blois dans la douloureuse situation d'avoir à reconquérir Paris où le parti catholique, la “Sainte Ligue”, entretenait un climat de haine implacable.

    Un royaume en péril

    Depuis déjà longtemps les intérêts partisans, l'exaltation fanatique, les rancoeurs personnelles, occultaient chez beaucoup la vraie défense de la religion dans ces guerres, dites “de religion”, qui transformaient la France en terrain de lutte entre les Anglais soutenant les protestants et les Espagnols soutenant les catholiques. Le risque d'une partition de la France était réel. À tout le moins la dynastie capétienne était-elle menacée et, avec elle, la pérennité du royaume de France. Des huguenots (ce n'est pas étonnant), mais même des ligueurs, se référaient ouvertement à des idéologies de république et de souveraineté populaire. Henri III, maintenant l'idée de l'État et de l'unité nationale, s'attirait les foudres des deux partis.

    Nous avons aperçu Henri lors du “tour de France” de la famille royale organisé en 1564-1565 par sa mère Catherine de Médicis. Alexandre-Édouard avait alors treize ans ; il était aux côtés de son frère aîné le roi Charles IX, de son petit frère Hercule, de sa petite soeur Marguerite, et de son jeune cousin Henri de Bourbon roi de Navarre, onze ans. Au cours du voyage, pensant saluer le roi d'Espagne à la frontière pyrénéenne, Catherine avait fait rebaptiser ses enfants de prénoms plus catholiques : Alexandre-Édouard était devenu Henri, duc d'Orléans, et Hercule François, duc d'Alençon. En 1573, Henri était élu roi de Pologne, mais six mois plus tard la mort de Charles IX (30 mai 1574) le rappelait à Paris pour y régner sous le nom d'Henri III.

    Règne périlleux, où seule la volonté de maintenir coûte que coûte le principe héréditaire de la monarchie pouvait guider Henri. Dès son avènement, le rapport des forces l'avait contraint à négocier avec les huguenots. Exploitant l'inquiétude des catholiques, le parti des Guise créait la Ligue pour déclarer la guerre à la monarchie. Ainsi, des années durant, le roi avait dû louvoyer. La mort en 1584 de son frère François rendait le chef du parti protestant, Henri de Bourbon Navarre, héritier de la couronne de France par ordre de primogéniture. Deux lois fondamentales de la monarchie capétienne, l'hérédité et la catholicité, entraient en conflit. Situation inextricable à vue humaine, mais Henri III, soutenant les droits de son cousin (devenu son beau-frère en épousant Marguerite), savait qu'il lui fallait amener celui-ci à se convertir au catholicisme pour pouvoir régner sur la France. Le parti des “politiques” comprenait cette attitude et Henri de Navarre lui-même, dans ses batailles, respectait ceux qui, des deux partis, seraient un jour ses sujets, mais les ligueurs fanatisés par les Guise accusaient Henri III de trahison et des vices les plus invraisemblables.

    Jacques Clément

    Ce roi pieux n'avait que le tort de rechercher l'élégance, d'aimer les fêtes fastueuses et de ne pas avoir eu d'enfant de son mariage avec Louise de Lorraine-Vaudémont, alors qu'il aimait la compagnie des femmes et aussi celle des jeunes hommes d'armes. D'où des tas d'insinuations sans preuves… La violence des insultes avait redoublé après la victoire d'Henri de Navarre à Coutras le 20 octobre 1587. Paris s'était retrouvé en état d'insurrection ; le chef de la Ligue, Henri de Guise, se posait en vrai maître de la France, prêt à donner la couronne à un fantoche (le cardinal de Bourbon, un oncle catholique d'Henri de Navarre). En attendant, il tenait à sa merci Henri III parti se réfugier à Chartres avant d'être ignominieusement malmené à Blois par les États généraux. Le roi, dès lors convaincu que pour sauver la monarchie et la transmission légitime de la couronne, il n'avait plus d'autre moyen que d'en finir avec les Guise, se résolut, non sans quelque déchirement de conscience, à faire assassiner Henri de Guise à Blois le 23 décembre 1588.

    Vers la paix

    Les deux rois Henri pouvaient dès lors unir leurs forces pour reprendre Paris, mais la Ligue n'en restait pas moins fanatisée et rancunière : le 1er août de cette année 1589, à Saint-Cloud, le moine Jacques Clément muni d'une fausse lettre pour Henri III, transperça celui-ci à coups de couteau. Le roi eut juste le temps, avant d'expirer, de confirmer Henri de Bourbon Navarre comme son unique successeur et de prédire que le nouveau roi se convertirait au catholicisme.

    Jacques Clément fut écartelé puis brûlé, tandis que le peuple, dans une belle complainte bien connue, pleurait « d'avoir perdu noble Henri de Valois ».

    Le dernier des Valois ne s'était pas sacrifié en vain car il ouvrait la route au Bourbon devenu Henri IV, bientôt catholique et restaurateur de la paix civile, préparant ainsi, par le retour à l'ordre politique, l'épanouissement au siècle suivant du catholicisme en même temps que du grand classicisme.

    MICHEL FROMENTOUX L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 19 mars au 1er avril 2009