1 - Lorsque l'on parcourt les articles et les livres de biologie de la reproduction, ce qui frappe, c'est qu'il n'y a pas de conception assignable. La reproduction, c'est un processus, un processus pouvant être décrit en termes matérialistes, et sauf à être bizarrement fétichiste d'une partie de ce processus (la fécondation, en général), on ne peut pas isoler sérieusement quelque chose qui s'appelle la conception. Il n'y a aucune raison sérieuse de poser qu'un nouvel être est conçu à tel ou tel moment, sauf à être d'un scientisme vraiment mesquin et étriqué. D'une part, il s'agit toujours de procès matériels complexes et aveugles, qui peuvent prendre des formes tout à fait inattendues soit "naturellement" (gémellité, formes tératologiques) soit "artificiellement" (parthénogenèse, clonage). D'autre part, le nouvel être humain, il est conçu aussi lors de l'assemblage des molécules organiques qui formeront les gamètes : ces molécules devraient alors être "respectées". On est dans le matérialiste scientiste le plus vulgaire et je ne vois pas pas d'issue pour ceux qui acceptent cette idée bizarre de "conception". Pire : je ne vois pas du tout ce que cela apporte du point de vue spirituel et moral, sauf à accepter de s'illusionner et d'être victimes d'idées fixes.
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L'embryon va tout bouffer !
Il me semble qu'il serait blasphématoire d'assimiler l'Incarnation à un processus biologique et encore plus de l'assimiler à un moment du processus de la reproduction humaine et il est trop visible qu'à travers cette idée de conception on court après un analogon de l'Incarnation. Cela m'apparaît déplacé et désespéré, et surtout sordide. D'autant plus déplacé que la passion pour la conception, c'est à dire pour une idée grotesque et scientiste d'un processus continu, permet de reléguer ou même d'occulter complètement le seule question qui devrait être posée à propos des créatures et qui est celle de l'animation. Les idolâtres de la conception, c'est à dire en gros de la fécondation, réussiraient presque à faire oublier aux croyants qu'il est aussi question d'âme dans cette affaire. Mais c'est peut être leur but, conscient ou inconscient, j'y reviens.2 - Après le mythe de la conception, qui est une sorte d'incapacité à percevoir la réalité temporelle des processus décrits par la science, une fixation scientiste mais où se mêle évidemment déjà beaucoup d'imagerie affective, vient le mythe de l'embryon.L'embryon est dans les milieux catholique un double mythe scientiste et affectif.L'embryon, il est survalorisé d'une manière tout à fait démentielle et pseudo-scientifique, dans la continuité de la "conception", c'est une constante de la triste presse "catholique". Evidemment, l'affect foisonne parallèlement et de manière encore plus irrationnelle : chacun -et surtout chacune- est invité à s'épancher sur l'embryon, c'est du sentimentalisme d'illuminés ! L'embryon, il existe alors dans les têtes à l'état doublement mythologique, doublement caricaturé : par induration scientiste matérialiste et par illuminisme larmoyant fidéiste. Mais d'embryon vrai, dans tout çà, il n'y en a pas ! Là encore, on peut se demander quel est l'intérêt spirituel et moral de ces mystifications, de ces suggestions déshonnêtes.3 - L'absence de connaissances vraies en génétique et plus généralement en biologie dans les discours des "catholiques" qui interviennent dans le domaine de la "bio-éthique" ne peut pas être un hasard : ce sont soit de purs cyniques qui se moquent ouvertement du bon peuple catholique, soit des idiots utiles. Dans le premier cas, on sert au bon peuple une bouillie scientiste, dans le deuxième cas, c'est plutôt du scientisme conjuratoire.Il suffit de se documenter un tout petit peu sur certains aspects complexes de la génétique ou de l'embryologie (on n'a que l'embarras du choix !) pour faire voler en éclat les schémas cyniques ou naïfs des bio-éthiciens "catholiques". Les "défenseurs de la vie" nous contraignent bel et bien à l'adulation de procès purement matériels, à l'intérieur desquels aucune animation, même animale, n'est repérable. Et ils contraignent les femmes à verser des tonnes de larmes sur de la matière organique insensible. C'est quand même assez grave.4 - On perçoit donc que ces obsessions autour de la conception et de l'embryon et la construction de tels mythes n'ont rien à voir avec la recherche de la justice et la vérité, vraiment rien à voir ! Lorsque l'on recherche la justice et la vérité, on ne tient pas des discours pseudo-scientifiques, radoteurs ou gnangnans comme ceux des "défenseurs de la vie".La vraie raison est toute autre, aux antipodes : le discours scientiste sur la conception et l'embryon, il est l'idéologie aujourd'hui nécessaire pour poursuivre à grande vitesse la liquidation de l'Eglise.Je m'explique. L'embryon mythologisé et imaginaire est si omniprésent et si insistant qu'il va passer pour le prototype de l'individu chrétien, de la "personne humaine" comme on dit, une sorte de saint implicite qui va influencer inconsciemment et durablement les esprits. Evidemment son activité spirituelle est inexistante, et ceux et celles qui vont prendre au sérieux ces idées bizarres autour du "respect de la vie" vont très vite assimiler le christianisme avec la poursuite d'une vie embryonnaire, au mieux quiétiste ! Et voilà comment le scientisme embryolâtrique est chargé d'en finir avec toute spiritualité dans l'Eglise, de transformer l'Eglise en adorateurs hébétés et ahuris de la matière organique aveugle, inconsciente et sans intention. C'est en gros la création d'un atroce cercle vicieux d'autolâtrie humaine d'où toute spiritualité est d'emblée bannie Une sorte de cercle fermé réservé aux "catholiques" bourgeois, mondialistes et autosatisfaits et à leur progéniture imaginaire. II faudrait détailler cela longuement qui me semble évident mais qui ne semble pas vraiment identifié.5 - Quant à la réalité de l'animation, on pourrait peut être en parler enfin si l'on parvenait à se débarrasser de cette double couche mythique (scientiste et larmoyante) qui recouvre l'embryon, pire dont il est saturé. En d'autre termes si les scientistes cessait de crétiniser le peuple chrétiens en lui bourrant le mou avec le "respect de la vie", on pourrait peut être étudier et penser. Rappeler par exemple que les classiques attribuaient une âme sensitive à l'animal et une âme intellective à l'homme. L'invraisemblable mépris, l'incroyable indifférence des scientistes "catholiques" envers les animaux, en particulier les animaux de laboratoire (ils sont à peu près les seuls dans la petit monde de la bioéthique à ne jamais aborder le problème de la souffrance animale) s'explique alors aussi : elle est constitutive de leur haine générale de la vie, de la vraie vie sous le masque hideux du "respect de la vie".Ce retour à l'étude sérieuse est un vœu pieux puisque les scientistes cyniques anticatholiques ont maintenant le monopole de la parole médiatique et qu'il n'y a plus de mystiques pour les démasquer, les confondre et plus d'inquisiteurs pour les les envoyer au bûcher.L'embryon, je ne sais pas ce que c'est, mais je suis certain que ce n'est pas la petite mécanique captieuse et abusive fabriquée de toutes pièces par les "défenseurs de la vie" pour hypnotiser et abrutir le bon peuple catholique.6 - On peut penser que Dieu n'a pas placé de barrière, de limites faciles à repérer. Les croyants sont sans doute une fois encore invités à bien user de notre raison et de notre liberté. Ce que je dis là n'est ni original ni nouveau : mais il faut le redire puisqu'on abandonne toute raison et toute logique dès qu'il est question de "respect de la vie" !On sait par exemple que certains avis de "comités d'éthique" sans nommer l'Eglise, sont très sévères vis à vis d'elle : l'Eglise est passionnée par l'embryon et le foetus et tant pis pour les vrais vivants déjà nés, qu'ils se débrouillent ! Un coup difficile à esquiver, et qui pourtant ne semble pas provoquer de réactions : les catholiques sont peut être déjà tous à l'état d'embryons spirituels !7 - Nous allons être confrontés à des nouveautés inouïes du côté des sciences biologiques. Il serait vite catastrophique pour l'Eglise de persister à confier l'examen de ces questions à des scientistes sournois et glacés qui sous prétexte de "défendre la vie" ont largement infiltré l'Eglise où ils travaillent clairement depuis trente ans à transformer les croyants naïfs en mécaniques mentales ahuries et stuporeuses ébahies devant la matière organique et donc parfaitement manipulables et malléables.Jacques-Yves Rossignol -
George Steiner confirme : la jeunesse française est abrutie par le mondialisme et le socialisme
On connaît George Steiner, érudit juif et polyglotte politiquement incorrect, amateur du Rebatet romancier et ami de Pierre Boutang jadis. Ce qu’il dit reproduit tellement ce que j’écris d’habitude que je n’ajouterai pas une ligne. Si, qu’il faut que des ligues idoines poursuivent ce noble homme en justice.
Dans Le Monde du 11 mai 2013, le grand George Steiner (84 ans, critique, philosophe) répond à la dernière question du journaliste : « Quel sera, selon vous, l’avenir de la jeunesse estudiantine, avec laquelle vous êtes en contact ? » de la façon suivante : « Il m’effraie. Nous sommes en train de créer une apathie chez les jeunes, une "acédie", grand mot médiéval, sur laquelle Dante et saint Thomas d’Aquin ont écrit des choses formidables. Cette forme de torpeur spirituelle me fait peur. Le philatéliste qui est prêt à tuer pour un timbre, lui, a de la chance. »
Wikipédia définit ainsi l’acédie : « Dans la religion catholique, l’acédie est un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, le dégoût pour la prière, la pénitence, la lecture spirituelle. L’acédie peut être une épreuve passagère, mais peut être aussi un état de l’âme qui devient une véritable torpeur spirituelle et la replie sur elle-même. C’est alors une maladie spirituelle. »
Une jeunesse plus abrutie que celle des générations précédentes« Je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir, ni de quoi est faite la jeunesse. L’avenir est noir et la jeunesse est paresseuse. Elle est assez peu encline à sortir du cadre, assez soumise, obéissante (je parle de celle que je connais, la française), et donc obéissante à ce qui a noirci cet avenir. Idiote, finalement, incapable d’inverser le mouvement. Certains jours, j’ai l’impression que les gens de mon âge sont tous plus bêtes et incapables les uns que les autres, d’autres, je leur trouve au contraire du talent, de la poésie, de l’imagination et parfois du courage. Les progressistes estiment que la jeunesse est telle qu’elle a toujours été, je crois quand même qu’elle est un peu plus abrutie que celle des générations précédentes. Globalement, elle est inculte, franchement inculte, dotée de connaissances plus que vagues dans tous les domaines, l’histoire en particulier. Elle est mondialisée et mondialiste, ne comprend plus les discours vantant les mérites de l’existence même d’une nation, à l’intérieur de frontières, gouvernée par un pouvoir fort, etc. : tout ça la dépasse, Rio est tout proche et tellement plus vivant.
Nous vivons la fin des nations. Elles ne meurent pas parce qu’elles sont inefficaces, elles meurent parce qu’elles sont conquises, avalées par la globalisation. Les nouvelles générations se moquent absolument de toute idée patriote : pour eux, cet espace est trop étroit, il est synonyme de chômage et d’impôts, de gouvernants nuls et de mauvais temps. Les jeunes Français n’aiment plus du tout la France : soit ils la quittent, soit ils en brûlent les emblèmes. A cause de la nouvelle grande dépression provoquée par le socialisme, il est devenu impossible de réussir autrement que grâce à des parents ayant déjà eux-mêmes réussi. La gauche, avec ses taxes, ses règles, son désastre scolaire, sa médiocrité jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, son discours misérabiliste et bas du front, sa haine du patron, a tellement bloqué l’ascenseur social qu’elle a fait la fortune des héritiers. »
Le problème français, c’est la sécurité de l’emploi de ses dirigeants« Je crois que si la jeunesse française est acédique, c’est parce que la France ne croit plus en elle-même, et je crois que la raison à cela, c’est qu’elle est trop normée. La législation sur le travail, sur le tabac, sur la drogue, sur la sécurité routière, sur l’urbanisme, se déploie comme une gigantesque toile d’araignée tissée de fils barbelés à l’intérieur desquels le moindre mouvement est impossible à moins d’enfreindre la loi.
Tout est fait pour tuer les individus par étouffement. Seul l’argent permet de sortir un peu de ça, mais il est désormais interdit d’en gagner : les héritiers sont les derniers à s’amuser un peu, et beaucoup d’entre eux préfèrent danser ailleurs.
Le grand problème français, c’est la sécurité de l’emploi de ses dirigeants. La gauche au pouvoir, que ce soit le pouvoir politique ou celui de l’administration, raisonne et gouverne comme si les entrepreneurs entreprenaient sans stress, avec le même état d’esprit que les fonctionnaires. François Hollande, qui est certain, depuis son entrée à l’Ena, d’avoir tous les mois, quoi qu’il advienne, un salaire confortable même s’il ne fait rien pour cela, ne peut rien comprendre à la création.
Les créateurs, qu’ils soient peintres ou boulangers, créent avec l’angoisse au ventre ; souvent, ils doivent avoir faim pendant des années avant de pouvoir jouir des fruits de leur sueur et de leur talent. Or, ces gens sont le poumon de la collectivité. Cela ne les autorise certes pas à tous les abus, mais cela leur donne le droit à tous les excès, l’excès étant la matrice même de leur action. Puisqu’on les étouffe, c’est tout le pays qui, avec eux, est asphyxié.
Le "choc de simplification" promis par notre président ne servira à rien s’il ne s’accompagne pas d’un choc de défiscalisation, de déflation législative et réglementaire, et de créativité, d’art partout. La France a besoin d’un choc d’art partout. »
Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info/
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Reportage - NSA L'Agence De L'Ombre
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Nationalistes européens
Au cœur même de cette Lutèce chère à l’empereur Julien, dans un monde qui n’avait su étancher sa soif d’absolu, il a vécu comme un Spartiate et est mort comme un Romain. On a tant écrit, depuis lors, sur le geste héroïque de Dominique Venner que je n’ose y ajouter. Juste un témoignage.
En 1962, les jeunes gens de ma génération désespéraient de la France. Nous refusions désormais d’intégrer le peloton lors de nos services militaires dans une armée dont nous dénions aux officiers toute légitimité à nous commander. Nous montrions de la répugnance à saluer le drapeau français et à chanter la Marseillaise : deux symboles de l’abandon de notre Algérie par nos aînés. Il nous aura fallu vingt ans et la rencontre de Jean-Marie Le Pen pour de nouveau chanter l’hymne national. A ce dernier nous préférions à tout prendre entonner Les Lansquenets.
À nous qui ne croyions plus en rien, qui n’espérions plus rien, qui désespérions de notre jeunesse, il nous a donné, à cette époque, Pour une critique positive, d’abord, puis la collection des Europe Action. Précieux viatiques ! Nous avons, depuis, aimé et apprécié ce qu’il a écrit : ses livres et ses revues. Mais ce que lui, et d’autres d’ailleurs, ont accompli à ce moment-là fut décisif. Ce que nous lisions dans ses écrits, dans Europe Action, dans Les Cahiers Universitaires, fit de nous des nationalistes européens, oxymore (le mot n’était pas alors à la mode) qui orienta tout notre engagement politique futur.
Nous avions communié dans la défaite de Diên Biên Phu, écouté les récits de jungles et de rizières, nous avions rêvé du soleil algérien, des combats dans les djebels, et de Cette haine qui ressemble à l’amour… Certains mêmes rêvaient d’une autre Afrique, Au pays des lions fidèles. Il nous montra Sparte et Rome. Soudain, Lisbonne et Budapest étaient plus près de Paris que Saigon et Alger. Comme le disait un auteur que nous n’avions pas encore lu, nous pensions « en terme de continent ». L’empire n’était plus au sud mais au nord. Nous avions retrouvé un but, un espoir, un combat : celui de notre plus longue mémoire… Et nous n’allions pas nous arrêter en si bon chemin, Nietzsche et Evola devinrent nos compagnons de route. Ernst Jünger et beaucoup d’autres, aussi.
Certes, beaucoup de ceux que nous étions alors ont empruntés des voies différentes. Il cessa le combat politique. Il nous léga l’amour de la grande Europe, l’Europe impériale de nos rêves.
Et voilà, que le geste tragique qu’a accompli notre camarade va donner à une autre génération, le désir de croire, d’espérer, de combattre… Pour la France d’abord mais, nous l’espérons, demain, pour et avec l’Europe.
Nous avions eu Drieu parmi nous, ils auront « Venner parmi nous »… Grâce à lui, ni eux ni nous, ne sommes désormais plus seuls « au milieu des ruines » !Jean-Marc Brissaud http://www.voxnr.com/
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Jacques Bompard appelle à manifester dimanche
Jacques Bompard sera présent à Paris le 26 mai pour réclamer l’abrogation de la loi Taubira, récemment promulguée par le chef de l’Etat. Cette loi porte gravement atteinte aux droits des enfants, brise la filiation et dénature l’institution du mariage. Il appelle tous les Français à se mobiliser largement. Le député-maire d’Orange se joindra à la tête de la délégation du Vaucluse. C’est la neuvième manifestation à laquelle il participe dans le cadre de la manif pour tous.
Jacques Bompard dénonce également le climat délétère entretenu par le gouvernement et les médias dominants qui le soutiennent. Les récentes émeutes de délinquants et criminels sur les Champs-Elysées et au Trocadéro, mollement réprimées par le ministre de l’Intérieur, mettent en lumière la brutalité de la répression gouvernementale contre les opposants au prétendu mariage unisexe.
Il condamne également les propos de Pierre Bergé, propriétaire immensément riche du journal Le Monde, qui a proposé de « soigner » les maires qui refuseront de marier des couples d’individus de même sexe. Ces paroles démontrent l’idéologie totalitaire d’un homme qui récuse l’objection de conscience et réclame le respect aveugle de la loi quand elle est conforme à ses idées alors qu’il a passé sa vie à la critiquer quand elle n’était pas conforme à son lubies.
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« Papa porte une robe » : bientôt le nouveau programme d’école primaire publique!
Cette page ahurissante est extraite d’un non moins délirant rapport du syndicat d’instituteurs (SNUipp-FSU, de loin le premier), intitulé « Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire » et qu’on peut lire ici.
Ils veulent fabriquer des générations de névrosés… -
Il faut maintenant agir très vite
On sait le suicide de Dominique Venner. Son acte se suffit à lui même. Cependant, ce serait lui faire offense que de ne pas exploiter, dans les délais les plus brefs, son sacrifice. Ce geste prémédité et volontairement obscène (1), a dynamité l'enceinte sirupeuse bâtie par les tenants du Système, media en tête. Puisque légalement, il ne pouvait plus, comme nous tous , dire depuis longtemps, Dominique Venner a décidé de faire. Et c'est tout le ciel rose que l'on nous impose au quotidien, villages à la Potemkine nous signifiant notre bonheur obligatoire, tapissés de mièvrerie imbécile, qui s'est hier déchiré.
Dans une société où très rapidement une information chasse l'autre, où l'on s'efforce de prohiber la mémoire au motif d'une vie végétative vécue au jour le jour, l'acte, quand bien même exceptionnel, disparaît rapidement des souvenances et des écrans. Dominique Venner n'a rien, par son geste, terminé. Au contraire, il est nécessaire de bien comprendre que son souhait était d'écrire un préambule, prélude à une renaissance. Ne rentrons donc pas, de grâce, dans le monde du culte ou de la glorification: ce serait cette fois ci réellement le tuer et l'enterrer.
Il a allumé la mèche, soyons la poudre !Philippe Delbauvre http://www.voxnr.com
Notes :
1 - Obscène: Étymologie et Histoire: 1534 «qui révolte la pudeur (paroles, livres)» (A. Milesius, Fantastiques batailles des grands rois Rodilardus et Croacus, l. I, chap.5, p.35). Pudeur: 1673 « retenue qui empêche de manifester ses sentiments, ses idées » (Boileau, Epîtres, III, 5 ds Œuvres, éd. F. Escal, p. 110: Si toûjours dans leur ame [des Protestants] une pudeur rebelle, Prests d'embrasser l'Eglise, au Presche les rappelle).
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Remonter aux causes…
Dans « L'homme révolté », Albert Camus avait clairement perçu que « ce n'est pas Capet qui meurt, mais Louis de droit divin, et avec lui, d'une certaine manière, la Chrétienté temporelle. » Ce qui a été commencé le 21 janvier 1793 se poursuit... Entendre le sermon de l'abbé Iborra...
Ce à quoi nous assistons, avec la loi portant sur « le mariage dit pour tous », est dans le droit fil de ce qui a été perpétré Place de la Concorde...Il est urgent d'en avoir « conscience »...
Eglise Saint-Eugène Sainte- Cécile
Sermon de l’abbé Iborra à l’occasion des 220 ans de la mort de Louis XVI
REQUIEM POUR LOUIS XVI, 21 JANVIER 2013
J'imagine que vous étiez nombreux, il y a huit jours, à piétiner les pelouses du Champ-de-Mars. Nombreux aussi peut-être, il y a vingt ans, en un autre lieu emblématique de l'ancienne France, sur la place de la Concorde. Pour commémorer, avec émotion et recueillement, le bicentenaire de la mort du Roi, cette montée à l'échafaud que Jean Raspail nous avait rappelée, pas à pas, avec tout son talent de conteur, dans un article du Figaro-Magazine qui m'avait arraché des larmes. Et je me souviens, tandis que je déposai une fleur blanche – les lis étant devenus introuvables ce jour-là – du regard narquois de certains passants. Ce qui m'avait marqué à l'époque, c'était la division des Français. Les uns vivaient un deuil, un deuil qu'ils ressentaient comme national. Les autres s'en moquaient, et parfois avec la dernière des vulgarités.
Ce sentiment de division que j'ai alors éprouvé, n'est pas, je crois, quelque chose d'accessoire, lié à un fait divers de l'histoire. C'est l'expression d'un événement fondateur. La mort du Roi fut le principe durable de la division des Français. D'une France qui ne s'en est, à vrai dire, jamais complètement remise comme en témoigne l'instabilité institutionnelle, sociale et politique qui depuis la caractérise. Une division, donc, qui marque non seulement ceux qui en déplorent la cause, mais aussi, volens nolens, tous ceux qui s'en réjouissent ou qui lui sont devenus indifférents. Une division qui nous touche tous parce que la mort du Roi fut un parricide, un parricide qui alimente la mauvaise conscience comme on le voit par l'acharnement des oligarchies au pouvoir à nier les valeurs de l'ancienne France en cherchant à leur substituer, par mode d'incantation, les prétendues « valeurs républicaines » et leur douteuse esthétique.
Cette division opère à deux niveaux. D'abord au niveau politique, où elle a été pérennisée par les institutions. Vous le savez, depuis deux cents ans, les révolutionnaires n'ont eu de cesse d'abattre toute résurgence du principe monarchique sous quelque forme qu'il pût se présenter. Pour imposer un régime incapable, structurellement, de réconcilier les Français puisque fondé sur le principe majoritaire qui ostracise nécessairement la minorité. Comment un chef de parti peut-il soudain se déclarer président de tous les Français ? Par quelle magie peut-il incarner, lui, sorti du nombre, c'est-à-dire du même, quelque chose qui est au-dessus du nombre, qui relève de l'autre, de la transcendance ? Si d'aventure il s'essaie à vouloir tout embrasser, il mécontente les uns sans satisfaire les autres. Ce fut le sort pitoyable du précédent hôte de l'Elysée. Non, la division des Français ne peut se résorber en rendant un culte au Nombre, divinité capricieuse et funeste car, en évinçant la vérité, elle réduit tout l'ordre politique à ce qui est instantané, sans épaisseur, bref à ce qui est périssable et matériel, donc indigne de l'humanité de l'homme.
Cette division opère ensuite au niveau anthropologique, où elle est sans cesse élargie par les coups répétés portés contre le socle de la loi naturelle que la civilisation chrétienne avait heureusement remise à l'honneur. Les auteurs de ce bouleversement ? Le cardinal Ratzinger les identifiait en 1985 dans son Entretien sur la foi : « une classe moyenne supérieure, la nouvelle bourgeoisie du tertiaire, avec son idéologie libéralo-radicale, de type individualiste, rationaliste, hédoniste ». Les causes de ce mouvement, où la France s'est malheureusement illustrée, sont à chercher, là aussi, sur la place de la Concorde. Car en frappant le Roi, on frappait avec lui la famille. La famille et le roi sont en effet indissolublement liés : le roi – à la différence de la république, pure abstraction – est un être de chair, sexué, situé dans une filiation, fruit d'un passé, ouvert sur une descendance. Il n'y a pas de roi s'il n'y a pas de famille royale. Et parce que le roi est à chercher au sein d'une famille, il est aussi le garant de ce dont toutes les familles témoignent : la continuité dans l'histoire et la relation tant horizontale au niveau conjugal que verticale au niveau filial, relation qui porte le beau nom d'amour. Mise un jour à la tête d'un peuple par les circonstances, la famille royale représente à chaque moment du temps la nation, avec cette hauteur de vue propre à l'institution qui par essence transcende l'instant. Elle représente le peuple, qui se comprend alors comme famille de familles, partageant le même enracinement – souvent par le sang versé – et tourné vers le même destin. La transcendance symbolique de la famille royale fait ressortir la transcendance de la nation, sa profonde unité, dans la diversité des individus et des communautés qui la constituent, dont la plus importante, la plus fondamentale, est la société familiale, matrice de tout l'ordre social par les valeurs propres qu'elles véhiculent et dont la première est la charité, société antérieure même à l'Etat qui se doit d'être au service de la communauté que forment toutes les familles d'une nation.
En frappant le Roi, on a frappé la famille à sa tête, et depuis on s'acharne sur ses membres. L'indifférenciation sexuelle véhiculée par la théorie du genre en est le dernier avatar, avec ses conséquences monstrueuses que sont déjà la PMA et bientôt la GPA. Ce nouveau projet s'inscrit en effet dans un ensemble qui dure depuis des décennies, voire depuis le début pour certains de ses éléments : fragilisation de la famille par le divorce, par la diffusion de la contraception, par un féminisme idéologique ; agression contre ses membres par le culte de la drogue, par l'avortement, par l'eugénisme et par l'euthanasie. Chaque jour davantage – et nous constatons l'accélération du processus au cours de ce quinquennat – la dignité et l'indisponibilité de la personne se voient bafouées. La destruction de la famille et le renvoi de l'individu à ses instincts constituent-t-ils un progrès ? On peut en douter en voyant monter le mal-être de tant de nos concitoyens, profondément perturbés dans leur identité d'homme ou de femme, renvoyés à leur solitude et bientôt à leur précarité, tandis que les liens du corps social ne cessent de se distendre et de perdre en gratuité. Car en frappant la famille, on a frappé le principe de l'inconditionnalité de l'amour, du pardon, de la réconciliation, de la solidarité, du sacrifice. De tout ce qui, rayonnant du foyer qu'est la famille, fortifie la société et la rend prospère.
Cette destruction programmée et progressive des institutions du droit naturel suscite des résistances. Bien vite chloroformées par l'intelligentsia au pouvoir qui pratique la manipulation des esprits et ce bientôt dès le berceau. Mainmise de l'Etat sur l'école par un ministère de l'Education nationale qui ressemble de plus en plus à celui de la Propagande et de la Formation du Peuple dirigé naguère chez nos voisins par le Dr Goebbels. Mais à la différence des régimes totalitaires d'autrefois, le nôtre ajoute sa note sournoise et hypocrite. En promouvant les instincts les plus élémentaires, en niant qu'ils puissent être normés pour être humanisés, il les rend vulgaires et destructeurs. Il en fait surtout le meilleur camp d'internement possible : celui où l'on ne s'aperçoit plus qu'on est surveillé d'un mirador et entouré de barbelés. « Flatter l'égocentrisme et laisser libre cours aux passions donne cette illusion de liberté sans responsabilité que l'Etat accorde d'autant plus volontiers qu'il acquiert un pouvoir illimité, tout en gratifiant chacun du sentiment de mener sa vie comme il l'entend et d'être le seul maître de lui-même » ai-je lu récemment (La Nef, janv. 2013, p. 14). Parfaite image du bobo dénoncée tout à l'heure par Benoît XVI, artisan en même temps que victime de ce qu'il faut bien appeler, avec Jean-Paul II, un nouveau totalitarisme. Dans son encyclique Veritatis splendor, le Pape qui avait béatifié l'Empereur Charles d'Autriche disait en effet : « Quand il n'existe aucune vérité ultime qui guide et oriente l'action politique, alors les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs, sans vérité, se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire ». Je parlais de division toujours accrue. C'est bien ce que nous constatons aujourd'hui : les vérités anthropologiques hier encore incontestées deviennent le lieu d'affrontements toujours plus violents, où la haine provient le plus souvent de ceux qui font profession de tolérance. Comme l'écrivait il y a peu le clergé anglais dans le Daily Telegraph, les catholiques, en s'opposant à ces multiples dénaturations, connaissent déjà aujourd'hui l'ostracisme et connaîtront demain peut-être la persécution. Et ils ne font ici que défendre des vérités universelles, accessibles de soi à la conscience de tout homme !
Mais ne nous y trompons pas : le combat que nous avons à mener est spirituel avant tout. Car la cause de cette dénaturation est profonde. Fondamentalement, elle est diabolique. Derrière Sanson, derrière Robespierre, se tenait Satan, comme il se tient aujourd'hui derrière les associations qui ont pris en otage des politiciens décervelés, avides de pouvoir, indifférents à la vérité et au bien. Satan l'Accusateur, qui à travers les Fouquier-Tinville, les Vychinski, les Freisner de l'histoire, s'acharne sur les justes. Satan le Diviseur, qui promeut l'amour de soi jusqu'au mépris des autres. Satan le Mensonger, qui fait de la liberté, de l'égalité et de la fraternité des sophismes dissimulant une entreprise d'asservissement, de discrimination et de haine. Satan l'Homicide, qui non content de tuer les corps cherche aussi à tuer les âmes en les recourbant sur elles-mêmes. Le 21 janvier 1793 ses séides ont décapité le Roi : ils ont séparé la tête du corps. Acte doublement symbolique : la tête de la nation du corps de son peuple, mais plus profondément : la tête (le Christ) de son corps mystique (l'Église). En découronnant le Roi, ils cherchaient à découronner le Christ. En tuant Louis, celui qui les manipulait visait Jésus. Jésus qui vivait en Louis, comme nous l'a rappelé si admirablement son Testament. Ces nains – et ceux qui prétendent nous gouverner après eux – n'étaient pas à la hauteur de ce géant. Avec Jésus, Louis pouvait leur dire : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». Comme Jésus face à Pilate, Louis ne faisait pas nombre avec eux, il était au-dessus. C'est pourquoi nous sommes ici, ce soir, à honorer sa mémoire.
Schola Sainte Cécile - Requiem de Luigi Cherubini pour Louis XVI
http://www.youtube.com/watch?v=Z2dc6ZXc_ZwPhotographies de la Messe
Extrait de « L'homme révolté » d'Albert Camus
http://www.les4verites.com/justice/le-supplice-de-louis-xvi-vu-par-camus -
Le Roi-Soleil côté ombre
Le Figaro Magazine - 10/05/2013
Louis XIV avait sans doute trop le goût du secret.
Louis XIV passait pour un homme secret, au point d’induire en erreur son entourage sur la vérité de ses pensées. Brienne, le fils du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, qui l’avait beaucoup côtoyé dans sa jeunesse, témoignera s’être trompé sur sa personnalité : « Il se cachait à moi comme à tout le monde, et je lui trouvais quelquefois si peu d’intelligence que j’en étais étonné. J’avoue que je m’y mépris. »
L’anecdote est rapportée par Lucien Bély. Professeur d’histoire moderne à l’université Paris-Sorbonne et spécialiste de l’Ancien Régime, cet historien étudie l’habitude du secret chez Louis XIV, tant du point de vue privé que du point de vue politique, en le rattachant à une mentalité répandue dans la culture européenne de l’époque *.
L’ouvrage analyse donc tous les facteurs qui ont contribué à forger le goût du roi pour la dissimulation, et illustre cette prédisposition par des exemples tirés de sa vie, de l’enfance à la rédaction de son testament. Rien d’inédit n’est à découvrir dans ces pages, mais certains épisodes peu ou mal connus, comme le traité de paix secret de Douvres, signé avec le roi d’Angleterre, Charles II, en 1670, ou l’enlèvement du patriarche arménien Avedick, emprisonné au Mont-Saint-Michel puis à la Bastille, en 1709, ont quelque chose de neuf, et même de romanesque. Il reste que la personne et le règne du Roi-Soleil ne se résument pas à la pratique du secret, si bien que ce livre a quelque chose d’un réquisitoire, dans la mesure où il se polarise sur cette question. Dans la bibliographie de Lucien Bély, on trouve un autre titre : Louis XIV. Le plus grand roi du monde. Ouf ! Faut-il ajouter que le secret est une pratique à laquelle la République n’a pas renoncé ?
Jean Sévillia http://www.jeansevillia.com
* Les Secrets de Louis XIV. Mystères d’Etat et pouvoir absolu, de Lucien Bély, Tallandier, 688 p., 26,90 €.
Et aussi : Les Chroniques de l’Œil-de-bœuf, publiées entre 1829 et 1833 par le journaliste Georges Touchard-Lafosse, sont une chronique imaginaire de l’Ancien Régime rédigée à partir de faits réels. Elles sont rééditées par Jean Castarède, pour la période du règne de Louis XIV qui s’étend de 1659 à 1684.
À lire avec plaisir, mais avec les précautions d’usage (France-Empire, 326 p., 20 €).
Dans L’Olympe du Roi-Soleil, Jean-Pierre Néraudau, un spécialiste de la Rome antique, montre comment la mythologie gréco-latine et l’Antiquité ont été mises au service du mythe du Roi-Soleil à travers les lettres, les arts et l’architecture. Erudit et passionnant (Les Belles Lettres, 334 p., 25 €). -
Les nouveaux visages de l’extrême droite
En ces temps où règnent l’Internet à haut débit, le 2.0 et la 4G, nous sommes sans cesse confrontés a de promptes évolutions techniques qui rendent un outil à la pointe de la technologie il y a 6 mois encore, pour un dinosaure qu’il convient de remplacer au plus vite, sauf à passer pour ringard absolu devant ses potes lors d’un dîner festif dans votre Mac Do préféré.
Il semblerait qu’une semblable évolution touche maintenant la sphère politique, au risque de grandement perturber notre entendement républicain et fraternellement égalitaire.
On ne remerciera jamais assez Jean-Christophe Cambadélis (député de Paris) pour nous avoir alertés sur la brusque, profonde, pour ne pas dire invraisemblable mutation qui s’est opérée chez des militants que l’on qualifie d’extrémistes de droite au sein de la droite républicaine, de fâchistes chez la gauche morale et de nazis à la senestre de Mélenchon.
Cette « révélation » fait suite à la tentative de putsch de milices en uniforme au Trocadéro lundi dernier, quand des factieux se sont sournoisement incrustés dans une fête de quartier en l’honneur d’un club local de balle au pied (entrisme, quand tu nous tiens). Je cite la parole de notre nouveau Prophète, visionnaire illuminé par le Verbe Divin Républicain, à la suite de ces gais débordements que n’auront qu’assez peu apprécié les riverains du Palais de Chaillot :
« On n'a pas anticipé la connexion entre ce que l'on avait vu lors des manifestations contre le mariage pour tous et les hooligans qui gravitent autour du PSG. Là, il y a eu la conjonction des deux et évidemment ils s'en sont donné à cœur joie » (Jean-Christophe Cambadélis)
Pour expliciter la pensée de l’extatique ex-Strauss-Kahnien, J2C affirme que ici que les fachos qui ont osé défier par de pacifiques manifestations en mars dernier un gouvernement voulant instituer de force le mariage homo, appartiennent à la même mouvance que les barbares qui ont saccagé les vitrines et les magasins des Champs-Elysées. Puissant et prodigieusement imparable. Mais pas évident à constater au premier coup d’œil.
Cette métamorphose sociologique, voire morphologique, pourrait en surprendre plus d’un, à droite comme à gauche. Mais notre habitué des tribunaux de la république (oh, pour des broutilles : prison avec sursis pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Agos, idem dans le cadre du scandale de la NMEF), notre repris de justice est donc soutenu dans cette idée novatrice par une pointure, un cador, un ponte de la connaissance de la mouvance fâchiste, Roger Bruno-Petit, spécialiste on ne peut plus pointilleux et surtout totalement neutre sur le sujet « Ordre Noir ». Si vous l’avez raté, Soudarded vous conseille de visionner l’émission « Le match des éditorialistes » sur I-Télé du 14 mai, c’est à mourir de rire ou à s’étrangler de rage comme failli le faire Philippe Tesson. BRP y manie l’allusion perfide à la mode gauchiasse, soutenant qu’en gros, les militants anti-mariage homo sont venus s’échauffer avant la grande manif du 26 mai prochain (http://www.itele.fr/chroniques/le-match-des-editorialiste... ). Et ce turlupin est diplômé de l’IEP…
La preuve par l’image. Si, si, puisqu’on vous le dit…
Comme vous allez pouvoir le constater plus bas, il va falloir faire un petit effort pour casser vos repères habituels sur le sujet « extrême droite », si tant est que vous pensiez connaître le sujet. Pour suivre J2C, un peu de pédagogie par l’image s’impose donc.
Malgré un œil aiguisé, Soudarded à sa grande honte n’avait pourtant pas réalisé que les fafs version 2013 n’avaient plus grand-chose à voir avec les gudards d’Assas, ces gravures de modes cravatées de l’Œuvre Française ou les Malliarakisistes de Troisième Voie (ndlr : certains se revendiquant Malliarakiniens, ont fait scission pour fonder un nouveau groupuscule mouvement : Troisième Voie 2.0). Tout va si vite de nos jours…
Voilà donc selon J2C, à quoi ressemblent de nos jours, les nervis de l’ordre brun, les fachos en uniforme et autres nostalgiques d’un IIIème Reich que l’on disait millénaire :

L’extrême droite avant Cambadélis, défilait comme ça (à noter : sobriété vestimentaire, très propres sur eux et marchant en bon ordre) :

Maintenant, ce serait plutôt comme ça (moins sobres côté frusques et largement moins disciplinés) :

A noter également, la profonde évolution de la symbolique fâchiste. Elle semble délaisser les croix celtiques traditionnelles et autres runes germaniques, pour des graphismes plus hauts en couleur et surtout beaucoup moins connotés « Europe ». Un vent de fraicheur (jasmin, musc, santal, chichons, beuh) soufflerait-il enfin sur la fachosphère ?
Même l’encadrement fait des efforts conséquents pour permettre à leur message nauséabond de passer sur des médias habituellement hors de portée des fachos d’hier :

Un monde en perte de repères
De quoi être quelque peu déstabilisé par ce bouleversement sociologique et anthropologique, que jamais un Goebbels ou un Rosenberg n’auraient pu imaginer. Le choc est rude et nous allons devoir revoir tous nos codes habituels (encore qu’un certain antisionisme semble avéré chez ces nouveaux extrémistes de « droite »…). Le sweat à capuche, les breloques bling-bling, la lippe pendantes et une démarche chaloupée seront, entre autres, des signes qui ne trompent pas sur leurs penchants idéologiques. Si vous croisez nuitamment ces fafounets new age, vous les blancs, les blonds aux cheveux courts, ne tentez pas de scander des « Oï, oï ! » ou autres « France Jeunesse Révolution ! », la méprise peut être fatale.
De même les anciens hymnes et chants qui égayaient les veillées autour de feux de camps auraient été remplacés par d’autres mélodies, rythmées certes, mais faisant assez peu référence aux exploits des lansquenets d’antan (« ce monde vétuste et sans joie, faïlala… »).
En vous baladant dans certains quartiers parisiens (Belleville, Barbès, Bâb el Oued) ou dans les banlieues de nos grandes métropoles (Bobigny, Montreuil, les Tarterêts…), vous constaterez par vous-même que cette mouvance « extrême droite 2.0 » a de bâti de solides bases arrières et que l’hydre brune (très brune) semble prête à fondre sur nos richesses, comme les raids de la semaine dernière semblent l’attester. Mais traîner dans ces repaires reste assez peu prudent pour des réacs « old school » n’ayant pas anticipé ce glissement ethnologique.
Remercions donc comme il se doit, les Lumières citoyennes qui guident gaillardement notre pays vers l’abîme le bonheur pour tous et qui nous éclairent sur cette nouvelle version du paysage politique français.
Il ne reste plus qu’à refonder l’ensemble du paysage politique français à l’aune de cette révélation (appelée aussi « révolution cambadéliscienne » en référence à la révolution copernicienne), car nos références passées doivent être oubliées. Après tout, le modèle héliocentrique ne succéda t-il pas au modèle géocentrique, il y a cinq cents ans de cela.
L'extrême droite pour les nuls (version 2013)
Histoire de se détendre, voici un petit quiz destiné à se remettre les idées à l’endroit au vu de ce nouveau contexte (évidement, il y a des pièges) :
- Le sigle CRAN signifie :
- Carrément Rigolo et Anti-Neurasthénique
- Centre Réellement Apathique et Neutre
- Conseil Représentatif des Associations Noires (il n’y a plus d’espoir…)
- Centre de Recherche en Automatique de Nancy
- Petit brun et moustachu, avec un accent germanique, je suis :
- National-socialiste, donc de droite ?
- Socialiste-national, donc de gauche ?
- Adenoid Hynkel ?
- L’OAS était :
- Un gang de fâchistes assassins et exploiteurs ?
- Des résistants ?
- Une ONG ?
- Qui a écrit : « Parmi tous les mouvements politiques connus jusqu'à présent, le fascisme est peut-être celui qui a tendu, qui s'est attaché le plus sciemment à produire des impressions sensibles, sensorielles, laissant en tous cas un immense matériel photographique »
- Jules César (Rome)
- Ernst Nolte (Berlin)
- Boubacar Mbiwa Touré (hall 3, bat. Les glycines, av. Maurice Thorez, Aubervilliers)
- Chez les centristes :
- Borloo est-il encore à droite de Bayrou ?
- Bayrou est-il à gauche de Fillon, plus à droite que Morin, mais plus centro-fâchiste que Jean Christophe Lagarde (hein ? qui ça ?) ?
- Baroin a-t-il terminé sa mue ?
- Pour eux, rien ne change fondamentalement…
- Quel fâchiste a chanté (attention, un repenti s'est glissé dans cette liste) :
« Tu as tué l’enfant d’un amour
Je veux ta mort
Je suis pour »
- Henri Dès
- Michel Sardou
- Sexion d’Assaut
- Je porte des bottes, un couvre-chef et je marche au pas sur de la musique. Je suis :
- Le Maréchal Ludwig Von Apfelstrudel ?
- Un membre des Jeunesses Socialistes en 1935 ?
- Une danseuse du Crazy-Horse ?
