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élections - Page 503

  • Ni quinquennat, ni septennat

    Après le septennat renouvable, nous en sommes depuis une quinzaine d'années au quinquennat de même caractéristique. On souhaiterait jouer la carte de la politique politicienne que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Pour rappel, De Gaulle, élu en 1958 se représente en 1965. La maladie incurable priva Georges Pompidou de se représenter. Giscard, élu en 974, se représenta en 1981. Mitterrand, élu en 1981, se représenta en 1988. Jacques Chirac, élu en 1995 se représenta en 2002. Nicolas Sarkozy, élu en 2007, se représenta en 2012. Et, dernier exemple, François Hollande, élu en 2012, songe vivement à se représenter en 2017, alors qu'il a bien d'autres sujets à traiter.
    Force est donc de constater que les hommes politiques situés sur la marche la plus haute, songent à y rester. Cela a pour conséquence de favoriser la politique politicienne que chaque Français subit au quotidien. Il s'est donc posé, Pompidou constituant l'exception – encore une fois la maladie – à chaque fois la brûlante question de la réélection. Raymond Barre, conscient du fait, prôna un septennat non renouvelable. C'était déjà un mieux. Il n'empêche, cette structure n'empêche nullement une éventuelle cohabitation, période durant laquelle la politique politicienne est reine.
    Ou donc, on se décide à élire des députés pour une période de 7 ans dans le cadre d'un septennat, ce afin d'empêcher la détestable période de cohabitation, ou alors on passe au quinquennat non renouvable.
    On peut aussi se demander si le mandat des députés lui même ne devrait pas être renouvable. Cela éviterait la professionnalisation du monde politique et le fait de considérer la politique comme une simple carrière.
    Le présentisme qui caractérise le monde contemporain, plaiderait pour un quinquennat (plus court que le septennat), encore une fois non renouvable.
    Mais ce serait alors justement se plier à l'état d'esprit ambiant. Une révolution consisterait donc à faire de la politique sur la longue durée donc à augmenter la durée du mandat présidentiel. Sept ans, dix ans … Que sais-je ? Encore faudrait-il savoir ce que l'on devrait faire des députés en terme de durée mandataire.
    Mais j'y songe, un pouvoir exercé sur le long terme, sans politique politicienne, cela a existé.
    C'est du Roy dont il s'agit ...
    Philippe Delbauvre

     

  • Espèce menacée au Sénat : écolos en danger

    Le groupe écologiste au Sénat risque de disparaître. Vous imaginez l’émotion ?
    L’heure est grave, figurez-vous. On le savait, mais à ce point ! Le groupe écologiste au Sénat risque de disparaître. Vous imaginez l’émotion ? De mauvaises langues pourraient persifler et dire que cela pourrait être un premier pas, certes modeste – et pour cause -, vers la disparition du Sénat. Mais non, on ne supprimera pas le Sénat comme on découpe le cochon ou un immeuble en appartements.
    Le groupe écologiste au Sénat, c’était, tout mouillé, jusqu’à la semaine dernière, dix sénatrices et sénateurs. Pile poil le nombre requis pour pouvoir constituer un groupe. Notez que, jusqu’en 2011, année où la gauche emporta la majorité de la chambre haute, il fallait quinze sénateurs pour constituer un groupe. À quatre mois de la présidentielle, cela ne mangeait pas de pain à l’époque…

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  • Sarko (re) mis en examen

    8548-Chard.jpg

    (Présent 8548)

    8548P1.jpgIl paraît que les épreuves, loin de décourager Nicolas Sarkozy, le dynamisent. Ce qui pourrait être coup de grâce lui est coup de fouet ! On doit donc voir ces jours-ci l’ex-président se lancer avec une énergie décuplée dans la course aux primaires, puisqu’il a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 et est devenu témoin assisté pour faux, escroquerie et abus de confiance dans l’affaire Bygmalion.
    D’ailleurs, son avocat en sortant de chez le juge s’est « réjoui ». Car, a-t-il expliqué, son illustre client n’est mis en examen « que » pour financement illégal, il n’aurait donc rien à voir avec l’escroquerie Bygmalion portant sur des dizaines de millions. Mais être témoin assisté dans cette dernière affaire ne vaut pas absolution définitive. Le statut de témoin assisté est hybride, il indique que vous n’êtes pas assez suspect pour être mis en examen, mais encore trop lié aux faits délictueux pour y être tout à fait étranger. C’est une mesure conservatoire, autrement dit une épée de Damoclès, le témoin peut être mis en examen plus tard. La justice estime donc qu’il doit rendre des comptes, à elle, certes, mais d’abord aux Français.

    Quoiqu’il vienne d’écrire ses Mémoires, la défense du président de LR consiste à dire qu’il ne se souvient pas, qu’il n’était au courant de rien, qu’il n’a rien vu, rien entendu, qu’il en a seulement entendu parler quand la presse s’en est fait l’écho. C’est pourtant lui, en tant que candidat, qui a signé ses comptes de campagnes officiels. Mais il n’a rien vérifié, il faisait confiance. Si cela est avéré, il est inquiétant de voir qu’un homme qui veut de nouveau gouverner la France signe des documents les yeux fermés, en s’en remettant à d’autres auxquels il fait indûment confiance. Est-ce avec un tel personnage, qui dépense sans compter lui-même, que l’on peut espérer restaurer les finances du pays ?

    Les électeurs, ceux de la primaire et les autres, ne vont pas s’embarrasser d’arguties juridiques, du distinguo entre « mis en examen » et « témoin assisté » ni même de la présomption d’innocence. Ils diront que cela confirme ce qu’ils pensent des politiciens en général : des magouilleurs aimant l’argent qu’ils utilisent pour obtenir ou conserver le pouvoir.

    Pour Sarko, cela intervient après un conseil national boudé par ses concurrents, dans un parti où son autorité est contestée, et des sondages catastrophiques que le succès de son livre ne parvient pas à enrayer. Alors que le projet politique doit « engager chaque membre du parti », aucun de ses rivaux de la primaire n’en veut. Il est vrai que ce programme est constitué de tout ce qu’il n’a pas fait ou mal fait pendant son quinquennat et qu’il accomplira sans férir dans le suivant, sur l’immigration, les 35 heures, l’ISF, l’aide médicale d’urgence, etc. C’est simple : pour le connaître, il suffit de recenser les mea culpa de son livre La France pour la vie, qu’il qualifie de « retour d’expérience ». Mais les Français, eux aussi, ont un « retour d’expérience » sur son quinquennat : 74 % d’entre eux croient que Sarkozy ne tiendra pas plus ses promesses d’aujourd’hui que celles d’hier. Les tribunaux n’ont pas encore tranché mais, pour nos compatriotes, la cause est entendue.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/198348/sarko-re-mis-en-examen/

  • LR, le «parti du gaz de schiste, des OGM et des biotechs» ne peut qu'être celui de la PMA et de la GPA

    Gaultier Bès dans le FigaroVox épingle Luc Chatel, nouveau président du conseil national des Républicains, qui voit ce parti comme "le parti du gaz de schiste et des OGM, le parti des bio-techs" et se défend d'être conservateur au nom du Progrès. Le fameux Progrès au nom duquel le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a laissé en 2011 des éditeurs scolaires développer la théorie du genre dans des manuels de SVT de première ES et L, et a refusé d'intervenir pour faire retirer cette ineptie des manuels.

    "De fait, si l'on veut être cohérent, le «parti du gaz de schiste, des OGM et des biotechs» ne peut qu'être celui de la PMA, de la GPA et, à terme, du posthumanisme, car quand l'homme s'arroge le droit de manipuler et de breveter le vivant, on ne voit pas bien quelles limites il pourrait s'imposer. Si seule compte la volonté humaine, alors «tout est possible», quelles qu'en soient les conséquences sur notre environnement et notre propre existence. De la théorie queer à la transgenèse se manifeste un même refus de la naturalité, et un désir de transformer, de dépasser par des artefacts techniques ce que la nature nous a donné. Et à chaque fois, c'est le principe d'innovation qui l'emporte sur le principe de précaution, apanage des conservateurs qu'on rebaptise bientôt réactionnaires.

    D'ailleurs, après Darcos et avant Peillon, c'est bien au Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale de Sarkozy, que le rapporteur public du Conseil d'État avait reproché un manque de discernement et de prudence dans le soutien appuyé au militantisme douteux de la Ligne Azur. Rappelez-vous: ce site qui pour une cause tout à fait légitime (la lutte contre l'homophobie) utilisait dans un cadre scolaire des moyens plus que contestables, notamment la diffusion de la brochure intitulée «Tomber la culotte» qui détaillait dans un style adolescent toutes sortes de pratiques sexuelles, allant du polyamour au BDSM. De fait, en 2014, le rapporteur public estimait que certains éléments diffusés par ce site contrevenaient aux «principes de neutralité de l'école et de liberté de conscience».

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/02/lr-le-parti-du-gaz-de-schiste-des-ogm-et-des-biotechs-ne-peut-qu%C3%AAtre-celui-de-la-pma-et-de-la-gpa.html

  • La droite la plus bête du monde

    De Pierre Baudouin dans Les 4 Vérités :

    "[...] La question prioritaire n’est évidemment pas la question des alliances d’appareils partisans. Je peux très bien comprendre le « ni UMP, ni PS » du FN, comme je peux comprendre le «ni FN,ni PS»del’UMP. Mais ce ne sont là que des slogans électoraux sans aucune portée programmatique. Et qui ne résolvent donc pas la question prioritaire : que voulons-nous pour la France ?

    De part et d’autre, les dirigeants FN et PS nous disent qu’ils veulent remettre la France « sur les rails ». C’est donc qu’elle a déraillé. Et, si elle a déraillé, c’est bien du fait de l’hégémonie culturelle de 68.

    Contrairement à beaucoup d’observateurs, je ne suis nullement choqué que le FN veuille sortir de l’euro. J’étais défavorable à la création de cette monnaie unique ; je serais ravi que nous l’abandonnions. Mais, si l’on nous « offre » la sortie de l’euro pour redonner au pouvoir politique la possibilité d’utiliser l’inflation, très peu pour moi ! Car l’inflation, c’est du vol pur et simple – et hypocrite en plus !"

    Il n’y a qu’une façon de sortir de l’euro conformément aux intérêts de la France, c’est de le faire tout en redressant les comptes publics. Sinon, nous quitterons la tutelle de la BCE pour tomber sous la tutelle des marchés financiers. Franchement, je ne vois pas où serait le progrès.

    Oui, j’ai été déçu, car il me semblait que les élections départementales et régionales avaient montré clairement que le FN ne pouvait pas gagner sans s’allier. Et cette alliance – quoi qu’en disent les brillants intellectuels – ne peut être qu’une alliance au service de la restauration de la France, c’est- à-dire aussi une alliance contre le socialisme.

    Quand j’entends le FN « nouvelle vague » nous dire, au sortir de ce séminaire, qu’il ne va rien changer, je me dis que nous avons décidément la droite la plus bête du monde.

    Et, quand j’entends M. Philippot défendre nos PME, tout en réclamant une 5e branche de la Sécurité sociale pour la dépendance (vieux rêve socialiste que l’UMP avait déjà failli réaliser!), je me dis que l’incohérence a de beaux jours devant elle. Personnellement, je reste persuadé qu’un candidat de redressement national pourrait tout à fait gagner. Mais à la condition de ne pas cracher sur d’autres mouvements favorables au redressement national (car le second tour ne peut pas se gagner sans alliance). Et à la condition de préférer la cohérence et le courage à la démagogie."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Un sentiment de sous-humanité

    Aujourd'hui on apprend encore une nouvelle chute de la crédibilité de Hollande dans les sondages – 9 et – 7 points selon les instituts, ceci s'ajoutant au recul considérable déjà enregistré en janvier de — 5 points. Depuis deux mois rien n'a réussi au pouvoir, malgré des manœuvres toutes dirigées en vue d'un regain. Les Français éprouvent de plus en plus l'impression d'être gouvernés par des gnomes incapables qui les prennent pour des sous-hommes.

    Ce n'est pas, dois-je le préciser, cette impression écœurante d'être pris pour des imbéciles par les pitres qui nous gouvernent, qui m'a fait interrompre quelques jours votre chronique préférée. Ce sentiment étant durablement justifié m'aurait maintenu dans le chagrin, la pitié et le silence. L'interruption involontaire de cette écriture ne tenait qu'à quelques misères domestiques passagères et subalternes. Quant à la rupture du rythme de mes enregistrements elle aura tenu à une extinction de voix. On se croit indestructible. On se révèle de bien petites coques de noix dans l'océan du monde.

    Je profite donc de cet heureux rétablissement pour exprimer ici le dégoût, avec un accent circonflexe, que m'inspire la formation du nouveau gouvernement et, pis encore, sa présentation par le président de la république.

    Qui pense-t-il avoir convaincu ? Même pas les journalistes du service public, convoqués pour lui servir la soupe.

    On s'étonne en effet de ce gouvernement, certes composé paritairement, d'autant de nullités masculines que féminines ou assimilées. Même un Jack Lang, lequel ordinairement ne crache pas dans la soupe, en arrive à déplorer le procédé cavalier du cabinet recomposé en quatre coups de cuillère à pot.

    Mais on est aussi en droit de se demander aussi quelle ligne le pouvoir est en mesure d'appliquer dans sa prétendue lutte contre le chômage. À l’issue d’une rencontre avec les bureaucraties syndicales et patronales, le premier ministre aurait ainsi estimé que les engagements du patronat en matière d’emploi ne seraient « pas satisfaisants ». Et de menacer de soumettre à condition les aides que l'État dispense aux entreprises, aux grandes de préférence, ainsi La Poste. Rappelons que celle-ci avec 266 000 salariés est le plus gros employeur du pays et, à ce titre, arrive en tête du palmarès du CICE. Ça fait rêver, qu'on aide une telle petite entreprise d'avenir, elle-même assise sur l'héritage de trois siècles de monopole !

    Mais nos socialistes, Hollande en tête, parlent comme si l'institution Medef pouvait s'engager, de son côté, à créer des postes de travail au sein des entreprises !

    Il nous a promis, le Hollande, le fourbe, de conditionner sa candidature en 2017 à l'inversion, comme il l'appelle, de la courbe du chômage. Un pas important, le premier du quinquennat, a donc été franchi grâce au remaniement ministériel lequel a créé 6 emplois de ministres et/ou sous-ministres, passant de 32 à 38.

    Mais pour ce qui est du chômage proprement dit, aux yeux de 87 % des Français, Hollande n'inversera pas la courbe. Autrement dit les conditions qu'il a lui-même définies pour sa candidature à une hypothétique réélection ne sont plus dans le champ du débat. La moindre honnêteté serait qu'il démissionne dès maintenant.

    La lassitude des Français vis-à-vis de la politique dictée par Hollande mais aussi vis-à-vis de sa communication n'est plus à démontrer. Le dernier remaniement souligne qu'en dehors des radicaux de gauche et du grand orient il n'existe pas de réserve politique pour le président et son équipe. La seule question qui demeure est donc de savoir quand nous en serons débarrassés.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • Sarkozy mis en examen pour financement illégal de sa présidentielle de 2012

    icolas Sarkozy a été mis en examen mardi par un juge d'instruction pour financement illégal de sa présidentielle de 2012, dans l'enquête sur les fausses factures de Bygmalion et les comptes de sa campagne.
    Cette mise en examen est un nouvel obstacle pour l'ancien chef de l'Etat sur le chemin de l'élection présidentielle de 2017, estime la presse mercredi.
    L'ex-chef de l'Etat, qui ambitionne de disputer la primaire de son camp à l'automne pour revenir au pouvoir en 2017, a été entendu toute la journée par le juge financier Serge Tournaire, qui soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros.
    A l'issue de cette audition, il a "été mis en examen du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales", a annoncé le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un communiqué.
    Une "infraction formelle", s'est employé à relativiser son avocat Thierry Herzog, qui a fait part de sa "satisfaction" tout en annonçant des "contestations". "Aucun fait lié au dossier Bygmalion (n'est) reproché" à Nicolas Sarkozy, a-t-il soutenu.
    De fait, l'ancien chef de l'Etat a été placé sous le statut de témoin assisté pour les chefs d'usage de faux, escroquerie et abus de confiance, qui sont liés directement à la mise en place du système de fausses factures. Anciens responsables de la campagne, de l'UMP ou de Bygmalion, treize autres personnes sont mises en examen dans cette affaire.
    L'ancien chef de l'Etat est lui déjà mis en examen pour corruption et trafic d'influence dans un autre dossier, celui des écoutes, dans lequel il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir, début 2014, auprès d'un haut magistrat, des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire. Dans cette affaire, les juges d'instruction ont notifié la fin de leurs investigations et le président du parti Les Républicains risque un renvoi au tribunal correctionnel.
    L'enquête Bygmalion, du nom de la société qui organisait ses meetings, porte à l'origine sur un vaste système de fausses factures pour cacher l'explosion du plafond légal des dépenses. Ces fausses factures auraient eu pour objet d'imputer à l'UMP, devenue Les Républicains, quelque 18,5 millions d'euros de dépenses qui auraient dû rentrer dans le compte de campagne. Au final, le Conseil constitutionnel avait quand même rejeté ce compte, pour un dépassement de quelques centaines de milliers d'euros.
    - "Une farce" -
    Plusieurs cadres de Bygmalion, son comptable, ainsi que Jérôme Lavrilleux à l'UMP, ont reconnu l'existence de la fraude aux fausses factures, mais aucun protagoniste n'a mis en cause Nicolas Sarkozy pour l'avoir décidée ou en avoir eu connaissance.
    "A mon avis, il est impossible qu'il en ait été informé", avait affirmé en garde à vue Jérôme Lavrilleux, ex-bras droit de Jean-François Copé.
    L'enquête montre cependant que Nicolas Sarkozy a demandé et obtenu plus de meetings, vers la mi-mars 2012, alors que le risque de franchir la ligne rouge était connu de l'équipe de campagne.
    Les policiers ont retrouvé un courriel du 19 mars dans lequel Eric Cesari, alors directeur général de l'UMP, prend acte auprès du directeur de campagne Guillaume Lambert du "souhait du président de tenir une réunion publique chaque jour à partir de la semaine prochaine".
    Or, Guillaume Lambert a déclaré aux policiers avoir informé le président-candidat des "contraintes budgétaires" posées par une note de l'expert-comptable, qui pointait un risque de dépassement du plafond et interdisait toute dépense supplémentaire.
    Entendu par les enquêteurs en septembre, Nicolas Sarkozy a assuré ne pas s'en souvenir et a relativisé le coût des événements ajoutés. Quant à Guillaume Lambert, il a expliqué, sans convaincre les juges, que des négociations sur les tarifs des précédents meetings avaient permis de dégager des marges de manoeuvre.
    "L'argument d'une campagne qui dérape est une farce", avait affirmé Nicolas Sarkozy aux enquêteurs. Il a renvoyé la responsabilité des fausses factures sur Bygmalion et l'UMP dirigée alors par Jean-François Copé, placé la semaine dernière sous le statut de témoin assisté.
    Mais depuis, l'enquête s'est élargie à des dépenses qui n'ont rien à voir avec la société de communication fondée par des proches de M. Copé. Les juges s'interrogent notamment sur une ligne "présidentielle" dans le budget 2012 du parti, indiquant 13,5 millions d'euros de dépenses engagées, alors que trois millions d'euros seulement ont été communiqués dans le compte de campagne. Trains, salles de meetings, tracts, sondages, les juges ont remonté la trace de nouvelles factures oubliées, qui apparaissent dans les comptes détaillés de l'UMP mais pas dans le compte de campagne.

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVVZEyVuuZbDnKSZQ.shtml

  • Pour 2017, Le Front national envisage de se financer de nouveau à l'étranger

    LE SCAN POLITIQUE - Malgré ses bons scores électoraux, les banques rechignent toujours à prêter au parti de Marine Le Pen, en conséquence notamment du rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy après 2012.

    À l'approche de chaque élection, c'est la même angoisse pour les trésoriers des partis politiques: comment trouver, garantir et rembourser les fonds nécessaires pour mener campagne? Un problème récurrent pour les candidats qui sont parfois contraints de trouver leurs fonds à l'étranger comme ce fut le cas pour le Front national en 2014. Le parti de Marine Le Pen s'était adressé à une banque russe, la First Czech Russian Bank (FCRB) basée à Moscou, pour trouver 9 millions d'euros. Comme révélé par Europe 1 ce mardi, la question se pose à nouveau, un an avant la présidentielle et les législatives de 2017, mais cette fois les sommes nécessaires sont trois fois plus importantes. Contacté par le Scan, le trésorier Wallerand de Saint-Just confirme que le Front national envisage à nouveau de s'adresser «à des banques étrangères, et pourquoi pas russes», pour trouver au minimum 27 millions euros qui doivent servir à financer les deux échéances.

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  • Conseil national des Républicains : est-ce le début du « tout sauf Sarkozy » ?

    LR organisait, ce week-end de la Saint-Valentin, son Conseil national censé fixer une ligne, enfin, à ce parti sans boussole idéologique et déchiré par les ambitions qu’exacerbe la primaire. Et ce ne fut pas un week-end entre amoureux…
    Nicolas Sarkozy aurait voulu que cette ligne engage aussi ses concurrents, pour les neutraliser ou dénoncer leur dérive idéologique ou personnelle. Comme on pouvait s’en douter, ses rivaux, dont l’appétit est excité par les mauvais sondages de l’ancien Président, ne se sont pas gênés pour afficher leur différence, voire leur opposition.
    Il y a d’abord les petits candidats pour qui un petit tour à la primaire, et un score à la Manuel Valls en 2011 (6 %), peuvent faire rêver à un destin inespéré.
    Donc, on a entendu M. Mariton rappeler à M. Sarkozy ses revirements sur l’abolition de la loi Taubira, Mme Morano regretter la disparition du ministère de l’Immigration, NKM révéler qu’il n’y avait « pas d’homme providentiel, ni de femme », et même le vieux grognard Henri Guaino s’en prendre à son maître d’antan sur les repas de substitution dans les cantines. Il ne manquait plus que le retour de M. Copé, qui a décidé d’annoncer sa candidature dimanche soir à la télévision, histoire de voler un peu la vedette à l’ancien Président. Décidément, on ne respecte plus rien, dans ce parti…
    Et puis il y a les « grands » rivaux de M. Sarkozy. M. Juppé a fait acte de présence, sans prononcer de discours, sans doute lassé des huées que lui réservent les militants, et pariant sur sa popularité externe au parti. M. Fillon, lui, a prononcé un discours qualifiant le projet de M. Sarkozy de « synthèse hollandienne ».
    Et sans doute visait-il juste. Mais, en affublant M. Sarkozy du costume hollandien de chef de parti, lui-même apparaissait comme… un éléphant.
    En effet, LR s’affiche de plus en plus comme l’exact symétrique du PS, avec ses éléphants et son président condamné à une hollandisation qu’il a lui-même favorisée avec son « pacte de Versailles.
    Ce Conseil national a donc donné un avant-goût de la campagne des primaires, qui pourrait bien ressembler à un festival d’anti-sarkozysme.
    Cette collusion hétéroclite des rivaux de M. Sarkozy parviendra peut-être à le disqualifier pour la primaire, peut-être même dès le premier tour. Mais il n’est pas sûr qu’elle passionne les Français, ni qu’elle motive les sympathisants de droite à se déplacer pour voter. Une chose est sûre : elle n’est absolument pas à la hauteur des attentes et des angoisses des Français, ni de la crise multiforme que traverse le pays.
    Le « tout sauf Aubry », puis le « tout sauf Sarkozy » ont fabriqué le Président et le quinquennat dont nous observons le naufrage.
    Il serait grave que le candidat qui émergera de cette primaire soit essentiellement le produit de la réactivation de ce même réflexe paresseux « tout sauf Sarkozy ». Il se pourrait même que cette situation de « seul contre tous » soit profitable à l’ancien Président. Et ses rivaux auraient tort de croire qu’il a définitivement perdu la main.

    Pascal Célérier Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuVVVVApuAYylgeMwi.shtml