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élections - Page 582

  • Pour le FN au pouvoir, il faudra la jouer fine

    Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur  dit le proverbe, force est de constater que le FN n’en manque pas ! Nicolas Sarkozy est aujourd’hui à Nice pour soutenir  Christian Estrosi, désigné pour affronter Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales. Le journaliste du Parisien qui a rencontré le président de l’UMP a pu constater que ce dernier était particulièrement remonté et vindicatif à  l’encontre de l’opposition patriotique. Une détestation qui vire à l’obsession : « Je n’ai qu’une stratégie vis-à-vis du Front National : être frontal. Je l’assume, jure Nicolas Sarkozy en serrant le poing, le ton ferme, et en fixant son interlocuteur d’un regard sombre… ». Quel dommage que l’ex chef d’Etat n’ait pas montré la même fermeté pour refuser de se prêter au sanglant démantèlement de la Libye, affiché la même détermination pour arrêter l’immigration-invasion, combattre le chômage, les ravages du mondialisme, la montée des insécurités, le déclassement de la France… A l’autre bout de l’échiquier politique, le grand-oriental socialo-trotskyste Jean-Luc Mélenchon utilise lui un langage à connotation religieuse, pour expliquer, sur Frances 3 il y a quelques jours, que  la classe politico-médiatique parle beaucoup du FN car cela relève d’une «  fascination pour le mal ».

     Le PS taille régulièrement un costume de vilain diable à M. Mélenchon, accusé de vouloir faire perdre la gauche en 2017 par son intransigeance. Volonté de souligner les dissensions stratégiques, les querelles d’égos existant entre le Parti Communiste et le Parti de Gauche, les deux principales formations du Front de Gauche que la rue de Solferino aimerait voir imploser, le député socialiste Karine Berger expliquait le 21 avril sur Sud radio que « le PC et le Front de Gauche ça n’a rien à voir». « Ça ne se ressemble pas car les propositions du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon sont vraiment détachées de la réalité, sont des positions qui enferment la France sur elle-même et essayent de la couper de l’Europe. Le Parti communiste français n’est pas du tout sur cette position-là ».  Et Mme Berger de se féliciter dans sa circonscription de sa parfaite collaboration avec le PC de  Pierre Laurent, l’homme qui  dégomme dans les médias  la politique gouvernementale mais s’allie avec le PS à chaque élection pour quémander postes, mandats et prébendes…

     La petite phrase prononcée par François Hollande sur Canal plus dimanche, comparant le discours de Marine à « un tract du PC des années 70», continue de susciter de nombreux commentaires et analyses sur la pertinence et la réalité de cette saillie. Maladresse, boulette d’un Hollande qui n’aurait  pas pris la mesure de la réaction des communistes, force d’appoint résiduelle, très déclinante mais dont il aura besoin dans le cas d’un hypothétique second tour en 2017 ? Ou formule mûrement réfléchie, visant à séduire l’électorat centriste  qu’il estime plus porteur et conséquent, plus en phase avec sa politique ?

     Spécialistes et politologues se sont aussi répandus dans les médias pour analyser la véracité de l’idée propagée selon laquelle il y a eu glissement de l’électorat communiste vers le vote FN. Historien, ancien dirigeant du PC, Roger Martelli a jugé dans Le Monde cette hypothèse comme largement non fondée : «l’amalgame, même feutré, avec le FN, est une infamie (…). Laisser entendre que le PCF était contre l’immigration est faux » (sic). «Le FN chasse sur des terres populaires et ouvrières, il essaye de s’implanter sur des territoires marqués par la désindustrialisation, qui étaient en effet des territoires avec un fort électorat communiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y a un transfert des voix de l’un à l’autre. Ce n’est pas parce que l’on se trouve sur les mêmes territoires que l’on retrouve les mêmes électeurs des années après ».

     Sur le site des Inrocks, Joël Gombin, membre de l’Observatoire des radicalités politiques (ORAP) de la Fondation Jean-Jaurès, affirme que «cela fait longtemps que d’un point de vue scientifique, un sort a été fait à l’idée d’un parallèle entre le PCF et le FN. C’est une idée qui revient régulièrement, qui a eu sa popularité à une époque, mais qui ne repose pas sur grand-chose d’un point de vue empirique. Ce parallèle n’est valide ni du point de vue de la géographie ou de la sociologie électorale, ni du point de vue de leurs orientations idéologiques, ni du point de vue de leur recrutement et de leurs pratiques militantes (…) Tout le monde s’accorde en science politique pour dire que l’espace politique n’est pas unidimensionnel. Il est pluridimensionnel. A partir de là, l’idée selon laquelle on pourrait projeter l’espace politique sur une bande qui se replierait à ses extrêmes ne fait aucun sens. Si vous prenez n’importe quel parti deux à deux, vous aurez toujours des points communs et des différences ».

     « Il n’y a jamais eu d’éléments empiriques qui laissent penser qu’il y a eu de tels transferts (de gens qui  votaient PC et votent désormais FN, NDLR) de manière massive souligne encore M. Gombin. Evidemment qu’ils peuvent exister de manière individuelle, mais au niveau global ce n’est pas significatif. Ce qui est vrai c’est qu’il y a des régions dans lesquelles le PCF était autrefois puissant, et où par la suite le FN a obtenu de bonnes audiences, mais ça n’a rien de systématique. Dans des régions comme le Pas-de-Calais ou les Bouches du Rhône c’est vrai, mais ça l’est moins autour d’un communisme plus rural comme dans l’Allier  (…). Par contre ce qui est attesté dans les travaux de Sylvain Crépon par exemple, c’est que dans un territoire comme le bassin minier, il y a des enfants et des petits-enfants de communistes qui votent ou qui militent au FN ».

     Christian Delporte, historien spécialiste de l’histoire des médias et de la communication politique, interrogé sur ce thème par Le Figaro, estime que le FN n’entend «pas forcément de récupérer les électeurs communistes mais les électeurs des classes populaires qui se sentent abandonnées, les couches moyennes qui se sentent déclassées, autrement dit les Français qui votaient pour le PCF dans les années 70. Le vocabulaire employé est donc très important: il donne des signes aux électeurs qu’on cible. L’habileté du Front National repose sur la récupération de la sémantique voire de la phraséologie communiste des années 70. On gagne la bataille politique en gagnant le combat de l’imaginaire et ce combat repose sur la guerre des mots. Le FN a réussi à capter ces mots qui résonnent dans l’esprit populaire, il se les est appropriés ».

     Reste pour le FN à réussir ce qui constitue un véritable défi, condition de son arrivée au pouvoir.  C’est-à-dire dire non seulement persuader de la justesse de son programme économique –qui reste une pierre d’achoppement pour une grande majorité des électeurs de la droite classique-  convaincre  de l’ identité de vue existant entre les  principaux dirigeants de l’Etablissement, de la réalité de cette UMPS, et apparaître à la fois comme une formation alternative, opposée frontalement au Système mais aussi  comme un parti de gouvernement.

     Dans Le Figaro, le 13 avril, le  politologue Jérôme Sainte-Marie prenait comme exemple des choix stratégiques qui s’offrent au FN, le cas du  « Parti communiste français ». « Ainsi, au cours des années 1970, il a mené un travail idéologique en profondeur, consistant à liquider un héritage léniniste qui, de fait, le plaçait en marge du système politique. Cette entreprise, achevée par Robert Hue sur un mode farce et sous les applaudissements des commentateurs médiatiques, a largement contribué à l’élimination presque complète d’un vote communiste qui concernait un Français sur cinq. Dès lors que toute spécificité idéologique était niée, et cela par ses propres dirigeants, le parti de la classe ouvrière devenant le parti des gens, tout intérêt disparaissait pour ce vote. Le plus logique était de voter utile dès le premier tour, c’est à dire pour le Parti socialiste. Et le Parti communiste disparut pratiquement ».

     « (…) Pour ses électeurs, voter pour le Front National, c’est aujourd’hui se démarquer radicalement du reste de l’offre politique. La forme de dissidence pratiquée par Jean-Marie Le Pen a eu son utilité politique, mais toutes les études d’opinion montrent qu’elle est désormais massivement rejetée par les sympathisants frontistes. Ceux-ci ne souhaitent pas pour autant une mise en conformité avec les valeurs et les manières de l’UMP ou du Parti socialiste. Marine Le Pen profitait largement du partage des rôles avec son père, car ainsi elle pouvait manœuvrer sur des terres idéologiques nouvelles sans que soient rompus les liens avec le terreau d’extrême-droite. Désormais, il lui revient d’assumer l’ensemble de la doctrine frontiste ».

     « C’est là que surgit la difficulté affirme M. Saint-Marie. Il existe en France une fraction irréductible de l’électorat qui exprime son attachement aux valeurs traditionnelles et s’accommode mal de la neutralité en matière de mœurs. La mobilisation autour de la Manif pour tous -le mai 68 conservateur décrit par Gaël Brustier- a renforcé la conscience qu’elle avait de son existence. Les tensions culturelles, qui ne se réduisent pas dans l’opinion à la question de l’islam, ne font que se renforcer, à mesure qu’implose le projet de transformation sociale portée par la gauche (…). Un tour moderniste donné au discours du Front National serait certainement loué dans la sphère médiatique ; il serait pourtant préjudiciable à la fidélisation de ses gains récents tout autant qu’à la loyauté des soutiens les plus anciens».

     Alors quelle martingale gagnante pour le FN ? Ce qui est d’ores et déjà certain c’est que son unité autour des valeurs nationales est le préalable, la condition nécessaire de tout succès. Interrogé à la sortie du Bureau Politique le 17 avril au sujet de ses interrogations sur l’hypothèse d’un «Front ancien» et d’un «Front nouveau», Bruno Gollnisch a expliqué qu’il « (avait) demandé des éclaircissements (sur ce point). Marine Le Pen m’a assuré de façon nette que si nous avions des divergences tactiques et stratégiques, nos convictions fondamentales restaient les mêmes, je m’en réjouis ! ».

    http://gollnisch.com/2015/04/22/pour-le-fn-au-pouvoir-il-faudra-la-jouer-fine/

  • La France que veut Sens Commun

    Sens Commun annonce le lancement des États Généraux de la droite et du centre-droit dans le cadre de la primaire UMP pour les élections présidentielles de 2017.

    Logo"À partir de juin et jusqu’à la fin de l’année, nous allons nous déployer sur tout le territoire français, à travers huit forums inter-régionaux dédiés aux grands thèmes régaliens et rassemblant le peuple de droite. Il s’agit d’établir ensemble un cap clair et un terreau programmatique incontournable pour la droite. Il s’agit de proposer à notre pays de vraies perspectives, une vraie ambition, une vision cohérente et ancrée dans le réel : « La France que nous voulons ». Un meeting national conclura l’ensemble début 2016."

    Sens Commun souhaite ainsi sortir du concert des polémiques superficielles et des tactiques afin de recentrer le débat politique sur le fond. Sébastien Pilard, président du mouvement, précise :

    «Parce que ce moment important pour notre pays ne peut se réduire à des questions de personnes, Sens Commun propose à l’ensemble des militants de la droite et du centre-droit de se retrouver pour définir la France que nous voulons pour l’alternance».

    Michel Janva

  • Hollande dixit : contre l’UMPS, le FNPC ?

    Malgré son passé complexe, George Marchais a toujours conservé la tripe française.

    Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.

     

    Il s’agit évidemment d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme le chantait si bien Charles Aznavour. Soit l’époque où notre Parti communiste qui, prenant ses ordres en URSS tout en touchant l’argent de Moscou, était paradoxalement l’un des partis les plus patriotes de France. Étonnant, non, comme aurait dit Pierre Desproges ?

    Et pourtant, il en fut ainsi. Point de détail qui fait mal aujourd’hui, mais sur lequel François Hollande a mis le doigt, ce week-end dernier, volontairement ou pas, en affirmant sur Canal+ que « Marine Le Pen parle comme un tract communiste des années 70″. Certes, et ce dès 1974, le Front national est le premier à placarder des affiches dénonçant « l’immigration sauvage » ; mais qui écoute alors ce qui n’est que la voix d’un groupuscule, alors que le très puissant PCF tient globalement le même discours, mais avec un peu plus d’écho ?

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  • François Hollande lance sa campagne pour 2017 sur Canal+

    La France est ruinée, divisée, voire en état pré-insurrectionnel ? Aucune différence pour l’ancien maire de Tulle, ce n’est pas ça qui compte. Seule importe la conservation du poste suprême des institutions de la Ve République : la présidence.

    Le matin, en se rasant, François Hollande ne pense qu’à ça. Être réélu. La France est ruinée, divisée, voire en état pré-insurrectionnel ? Aucune différence pour l’ancien maire de Tulle, ce n’est pas ça qui compte. Seule importe la conservation du poste suprême des institutions de la Ve République : la présidence. Toute sa vie durant, l’homme s’est battu pour cet objectif, il y était destiné et ce ne sont pas quelques « couacs » qui vont entamer sa détermination.

    Quinze jours avant le troisième anniversaire de son élection, François Hollande a devancé les bookmakers de la vie politique nationale en lançant prématurément sa campagne pour 2017. François Hollande aimerait connaître le même destin que son maître, François Mitterrand. D’ailleurs, ses « communicants », bien mis et ambitieux, ne s’y sont pas trompés et ont choisi l’émission « Le Supplément » sur Canal+ pour améliorer son image ; à la manière de l’interview qu’avait donnée l’autre président socialiste à Yves Mourousi en 1985. Le but est simple : donner une image tendance et urbaine à François Hollande, « casser les codes » d’une communication présidentielle perçue comme rigide.

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  • Quatre Français sur dix ont «une bonne opinion» de Marion Maréchal-Le Pen

    Marion Maréchal-Le Pen fait son chemin auprès de l'opinion. Selon un sondage Odoxa pour le Parisien publié dimanche, la nièce de Marine Le Pen bénéficie de 40% d'opinions favorables (et 59% de mauvaises opinions), contre 33% en novembre dernier.

    Interrogés pour savoir si la nièce de Marine Le Pen -nommée vendredi par son parti tête de liste de la région Provence Alpes Côte d'Azur pour les élections de décembre prochain- était la meilleure candidate possible du FN, 55% des sondés répondent oui, 45% non et 5% ne se prononcent pas.

    «D'extrême-droite», «courageuse» et «raciste»

    Parmi les qualificatifs cités pour la décrire, 71% estiment que «d'extrême-droite» s'applique bien, tout comme «courageuse» (60%) et «raciste» (51%). 68% considèrent aussi qu'elle ni plus ni moins à droite que Marine Le Pen. 20% la trouvent «plus à droite» que sa tante» et 11% «moins à droite» (1% ne se prononcent pas).

    Interrogé par le Parisien, le président d'Odoxa, Gaël Sliman, relève que «comme pour sa tante Marine, c’est en réalité l’évolution spectaculaire des jugements positifs à son égard -auprès des Français, et plus encore auprès des sympathisants de droite- qui interpelle».

    Afp via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EukAukZZEZvdrnPLGc.shtml

  • « À l’exception de Marine Le Pen, il n’y a plus en France de chef de parti digne de ce nom »

    Entretien avec Alain de Benoist

    Autrefois, les partis politiques étaient synonymes d’espoir, de changement, voire de grand chambardement. Aujourd’hui, plus personne ne semble croire à leur capacité à changer le cours des choses. Comment expliquer ce désamour ?

    Sous la Révolution, les partis politiques, assimilés à des « factions », étaient regardés comme un « mal temporaire » (Robespierre). Au sens moderne, ils n’apparaissent qu’au XIXe siècle, voire au début du XXe (en France, le premier parti est le Parti radical, né en 1901). L’article 4 de la Constitution de 1958 dispose que « les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage », ce qui ne veut pas dire grand-chose. À la fois par dégoût de la politique en général et en raison du constat que, dans la démocratie parlementaire, les représentants ne représentent plus rien, les citoyens ont massivement déserté les partis (dont le financement dépend désormais des subventions publiques), tout comme ils ont déserté les églises et les syndicats. Les partis sont en outre discrédités : il n’y a plus aujourd’hui que 9 % des Français pour leur faire confiance (sondage CEVIPOF, janvier 2015).
    La politique était autrefois à la fois un métier et une vocation (« ein Beruf », disait Max Weber). Aujourd’hui, la médiocrité de la classe politique tient au fait qu’elle n’attire plus un personnel de qualité : les individus doués se tournent vers d’autres professions, socialement plus gratifiantes et financièrement mieux payées. Même s’ils restent la voie d’accès privilégiée aux fonctions politiques et continuent de monopoliser l’accès aux responsabilités électives (on fait carrière en politique en échangeant des services avec un parti), les partis ont également évolué, et dans la pire direction.
    Les partis veulent rassembler, tandis que les idées divisent. C’est pour cette raison qu’aucun intellectuel digne de ce nom ne peut se sentir à l’aise dans un parti. C’est aussi pourquoi, dans tous les partis, l’idéologique a très tôt cédé la place au programmatique, qui a ensuite été remplacé par le communicationnel : effets d’annonce, petites phrases, commentaires des sondages, pression des réseaux sociaux, agenda dicté par des exigences médiatiques qui se succèdent en « temps zéro », entretenant ainsi le culte de l’instant. Nous n’avons plus maintenant que des partis à l’américaine, c’est-à-dire des écuries présidentielles qui n’existent vraiment qu’à l’approche des échéances électorales. Comme l’a écrit Marcel Gauchet, « le parti ayant vocation, à la fois à dégager une représentation politique, à définir un corpus idéologique et à encadrer les forces sociales, est une figure du passé ». Il en va de même des engagements politiques de type « sacerdotal ».
    Peut-on sérieusement imaginer qu’un parti politique, quel qu’il soit, puisse aujourd’hui faire changer démocratiquement la société ? En ce domaine, les lobbies et autres groupes financiers ne sont-ils pas finalement plus performants ?
    On sait depuis longtemps qu’aucun parti politique ne peut être vraiment démocratique, en raison de la « loi d’airain des oligarchies » si bien décrite par Roberto Michels, qui a pour effet de diviser tout parti en une minorité dirigeante et une majorité dirigée, créant ainsi une bureaucratie de dirigeants professionnels coupés du peuple : « L’organisation est la source d’où naît la domination des élus sur les électeurs, des mandataires sur les mandants, des délégués sur ceux qui les délèguent » (Les partis politiques. Essai sur les tendances oligarchiques des démocraties, 1911). Cette bureaucratisation des partis explique la surreprésentation en leur sein de certaines catégories sociales, qui se recrutent par copinage et par cooptation : fonctionnaires, anciens élèves de l’ENA, anciens attachés ministériels et parlementaires, qui n’ont jamais vraiment connu la vie réelle (nombre de candidats socialistes issus de la classe ouvrière aux dernières élections : zéro).
    À l’exception de Marine Le Pen, il n’y a d’ailleurs plus en France de chef de parti digne de ce nom : Harlem Désir ou Cambadélis n’ont évidemment pas remplacé Jean Jaurès, Pierre Laurent n’est pas vraiment Georges Marchais, Nicolas Sarkozy n’est qu’un caractériel, comme Manuel Valls (l’un dans le genre ludion, l’autre dans le style ténébreux). François Hollande reste, lui, un personnage inintelligible.
    La grande Simone Weil avait publié en 1940 une Note sur la suppression générale des partis politiques . Son jugement était-il prémonitoire ? Conserve-t-il une quelconque pertinence ?
    Dans ce texte, réédité en 2006 aux Éditions Climats, Simone Weil décrivait les partis politiques comme des « machines à fabriquer de la passion collective » et des organisations « totalitaires en germe et en aspiration », et prônait en effet leur suppression. Mais elle ne disait pas par quoi l’on pourrait les remplacer. Ni comment on pourrait empêcher les gens de se regrouper au sein d’une quelconque association pour faire de la politique ensemble.
    Son propos n’en reste pas moins très actuel quand elle écrivait que « l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite », observait qu’il n’y a pas grande différence entre l’attachement à un parti ou l’attachement à une Église, l’un et l’autre nourrissant une même attitude partisane (« l’opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s’est substituée à l’obligation de la pensée »), ou exprimait le vœu que « le peuple ait à exprimer son vouloir à l’égard des problèmes de la vie publique, et non pas à faire seulement un choix de personnes ». Mais qui lit encore Simone Weil ?

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukAukAklFLdUtXgTz.shtml

  • EELV: Emmanuelle Cosse demande aux écolos pro-gouvernement de "cesser leur comportement nuisible"

    A EELV, l'union n'est pas pour tout de suite. Le bureau exécutif d'Europe Ecologie-les Verts a demandé aux parlementaires écologistes, dont certains ont des initiatives "qui altèrent" le mouvement écologiste, de "cesser leur comportement nuisible", dans un texte voté cette semaine. Ce texte, adopté par 10 voix contre 3 mardi, a été envoyé par la secrétaire nationale du parti Emmanuelle Cosse aux députés, sénateurs et eurodéputés.

    Si personne n'est nommément cité, cette prise de position intervient alors que le parti est en désaccord sur la participation au gouvernement en cas d'éventuel remaniement, et que des parlementaires écologistes pro-gouvernement comme François de Rugy, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé ont tenu les deux week-end derniers, rencontres et rapprochements avec des formations comme le Front démocrate, qui souhaite une maison des forces progressistes avec le PS, le PRG, Cap 21...

    "Contradiction totale"

    "La dernière période a vu se multiplier des prises de position publiques à propos de l’avenir et de la stratégie d’Europe Ecologie–Les Verts. Certaines de ces déclarations sont effectuées en contradiction totale avec les positions arrêtées par les instances de notre mouvement", stipule le texte, que l''AFP s'est procuré et publié dans Le Monde (article abonnés) daté du dimanche 19 avril. 

    "Les positions collectives de notre mouvement indiquent la nécessité d’un changement de cap dans les politiques menées par le gouvernement compatible avec nos valeurs écologistes, pour envisager un nouveau contrat de majorité incluant la participation gouvernementale de EELV", poursuit-il.

    Le bureau exécutif (BE) rappelle en aussi qu'il a "la responsabilité de veiller à réguler les initiatives individuelles qui altèrent l'image de notre mouvement" et fixe une "ligne claire". Condamnant des "interventions publiques" récentes, il demande "à l’ensemble des personnes concernées de cesser immédiatement leur comportement nuisible pour l’ensemble de notre mouvement".

    Il invite également "l’ensemble des membres d’EELV à récuser les tentatives de déstabilisation du Parti, d’où qu’elles viennent et tout particulièrement à ne pas participer à des réunions dont les organisateurs affirment leurs intentions en la matière". Alors que se profilent, en décembre, les régionales, le BE "rappelle que les régions sont les seules à pouvoir décider de leur stratégie" pour ce scrutin et que selon le règlement intérieur, le BE peut "suspendre en urgence des adhérent-es". Un séminaire est proposé entre le BE et les parlementaires.

    Le HuffPost avec AFP :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukAuklpuEhxHvNLOK.shtml

  • Marion Maréchal-Le Pen est “la seule et unique solution” pour le FN en PACA

    Le bureau politique du Front national a officialisé, vendredi 17 avril, l’investiture de Marion Maréchal-Le Pen comme tête de liste du parti pour les élections régionales de décembre en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Pour Dominique Tenza, journaliste au service politique de RTL, Marion Maréchal-Le Pen est “la seule et unique solution” pour le FN dans cette région.

    En cas d’élection, elle deviendrait la plus jeune présidente de région. Elle pulvériserait de loin tous les records.

    http://fr.novopress.info/

  • Sondage : l’action de François Hollande mécontente 79% des Français

    L’action de François Hollande mécontente 79% des Français, près de trois ans après son accession à l’Élysée, selon un sondage Opinionway pour LCI et Le Figaro publié vendredi.

    Selon ce sondage, 3% des personnes interrogées se disent «très satisfaites» de l’action du chef de l’Etat, 17% «assez satisfaites», 37% «assez mécontentes» et 42% «très mécontentes».

    52% des électeurs de François Hollande au premier tour en 2012 se disent « mécontents », comme 82% de ceux de Jean-Luc Mélenchon, 88% de ceux de François Bayrou, 92% de ceux de Nicolas Sarkozy et 92% de ceux de Marine Le Pen.

    http://fr.novopress.info/

  • Ni droite, ni gauche, le FN va tout droit !

    À son époque déjà, Jeanne d'Arc fut celle qui mit fin à la terrible alternance des Armagnacs et des Bourguignons...

    D’aucuns critiquent, ces derniers temps, le slogan du Front national « Ni droite, ni gauche », reprochant à ce parti d’entendre par là en réalité « Ni droite, ni droite », ce qui viendrait du fait que la tendance « chevènementiste » et jacobine aurait pris le dessus sur la ligne idéologique traditionnelle, plus libérale et/ou plus identitaire. Mais, au-delà de sa charge polémique, ce slogan renferme une sagesse politique qui permettrait au débat de gagner en hauteur de vue. Ainsi, quel sens profond pouvons-nous tirer de ce mot d’ordre, outre l’opposition évidente au système « UMPS » ?

    Tout d’abord, « Ni droite, ni gauche », c’est le refus de la division de la société entre ces deux directions opposées depuis 1789. Car la Révolution française n’invente pas les partis mais le déchirement de la cité pour des motifs idéologiques. Ainsi, ceux qui voudraient que le FN se proclame de droite par pureté doctrinale devraient se rappeler que cette posture est en elle-même une acceptation du jeu révolutionnaire qui circonscrit le débat public dans les limites qu’il veut bien tracer, c’est-à-dire, sans jamais pouvoir remettre fondamentalement en cause le système idéologique.

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