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élections - Page 582

  • Ce n’est pas du cinéma

    Marine Le Pen l’annonçait hier lors d’une conférence de presse, le Front National a  réussi à constituer un groupe au Parlement européen,  baptisé «  Europe des Nations et des Libertés», grâce au ralliement d’une députée britannique de UKIP et de  deux députés Polonais du  KNP. Ils permettent ainsi d’atteindre  le quorum des sept nationalités nécessaires,aux côtés des Français, des Autrichiens du  Parti de la liberté  (FPÖ), des Italiens de  la Ligue du Nord , des Néerlandais du PVV, des Belges  du  Vlaams Belang. Interrogé hier par BFM TV depuis le Parlement européen, Bruno Gollnisch s’est félicité de la constitution d’un groupe qui donnera une visibilité, un poids  et des moyens accrus aux adversaires de l’Europe de Bruxelles.

    Pour autant, Bruno a fait  savoir à Marine, qui a parfaitement compris sa position a-t-il précisé, qu’il ne rejoindra pas ce nouveau groupe. Réélu l’année dernière  député au Parlement européen  sur la liste menée alors  dans la circonscription Grand Est par Jean-Marie Le Pen, il a jugé que son honneur lui commandait de ne pas être membre d’un groupe à l’adhésion duquel  Jean-Marie Le Pen n’est pas convié.

    Rappelant qu’il avait appartenu dans le passé à plusieurs groupes au PE, qu’il en présida même certains, Bruno Gollnisch  a souligné  que bien évidemment il votera dans le même sens que ses collègues nationaux et patriotes de ce nouveau groupe  avec qui il gardait les meilleures relations.

    Frontistes qui comprennent l’attitude de Bruno beaucoup mieux que   l’acteur Vincent Cassel ne comprend les Français. Dans l’extrait d’ores et déjà publié  de l’émission « Conversation secrète » diffusée ce soir sur canal plus, ce dernier assène quelques unes de ses  vérités  à l’inénarrable Michel Denisot. Des  propos  qui éclairent assez bien l’aveuglement, le conformisme, la perte du sens des réalités des élites, de la caste au pouvoir,  de la coterie bobo à laquelle se rattache en général  le petit monde du cinéma et de l’audiovisuel.

    M. Cassel, qui a aussi tourné dans beaucoup de mauvais films,  mais qui n’est pas sans talent, n’a pas échappé la question existentielle du moment sur  la montée du vote FN…celle-là même qui était déjà  posée il y a trente ans à un Patrick Bruel.

    Sa réponse, certes exprimée dans un français assez chaotique et rapportée peut être de manière tronquée, vaut son pesant de cacahuètes : « Je vois une bande de mecs grossiers, vulgaires, incultes, énervés. C’est le flippe quoi,  tout d’un coup on  entend s’exprimer les images (sic) de Gollnisch en train d’attraper le truc  en tirant la langue (sic) c’est dramatique ». Vous l’aurez compris, il  tente ici  d’évoquer de manière intelligible le  coup du parapluie de Bruno Gollnisch pour attraper  le micro espion de l’équipe du petit journal  le 1er mai. Et le comédien d’assurer encore : «  Je ne sais même pas comment les gens ont envie de voter pour ces gens-là. Ca fait flipper ».

    Ce qui est « flippant »   Vincent Cassel, c’est qu’en réfléchissant un peu, vous auriez la réponse à votre interrogation…à laquelle  vous répondez vous-même dans l’autre extrait de cet entretien  : « Je suis peut-être trop cynique et je me dis que de toute façon, je ne vois pas de grande différence entre la gauche et la droite. Malgré tout, j’ai l’impression que tout le monde travaille un petit peu pour la même enseigne, à quelques détails près. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait une gauche absolument de gauche. On est un peu au centre de toute façon en France. On n’aime pas quand c’est trop à droite ou trop à gauche. On aime bien quand c’est confortable. C’est le truc des vieux pays ça. On est un vieux pays »,

    Et bien  oui, c’est justement parce que  les partis du Système  sont tous peu ou prou à loger sous la même enseigne,  qu’il y a  entre eux une différence de degré mais non de nature,  qu’il existe un vote FN. Un Front National  dont les propositions alternatives, les analyses et les prédictions se sont révélées justes; ce que peuvent constater nos compatriotes dans leur vie quotidienne, et ça, ce n’est pas du cinéma.

    Alors oui,  la France  est une nation de gens mesurés comme le souligne  Bainville dans son « Histoire de France ».  Mais, comme il a su le faire dans les moments cruciaux ou se jouait sa survie,  le bon sens, l’instinct commandent à notre peuple  de  s’extraire de cette mollesse « confortable » (pas pour tout le monde !)  qui est en train de  tuer la France  à petit feu. Nous ne nous résignons pas au déclin et nous  savons nous,  affirme Bruno Gollnisch,  que notre « vieux pays »  possède un potentiel et des talents  extraordinaires, qu’il y  a encore de la place pour  un  avenir français.

    Ce qui est un souhait que l’on peut partager même si l’on  se sent  « pas très résistant » comme le disait Arletty…et que l’on vit au Brésil…non ?

    http://gollnisch.com/2015/06/17/ce-nest-pas-du-cinema/

  • Régionales : Ouverture à gauche de l'équipe Estrosi

    Jean-Jacques Aillagon fut ministre de la culture de 2002 à 2004 sous les gouvernements Raffarin. En 2012 Jean-Jacques Aillagon vire à gauche dans une tribune de « Libération » en annonçant « Le 22 avril prochain, je voterai François Hollande ». Jean-Jacques Aillagon est connu des lecteurs du Salon Beige pour ses "koonseries".

    Aujourd'hui, il rejoint l'équipe de campagne de... Christian Estrosi.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les Français ne supportent plus le régime des partis et cela profite… au FN !

    Une dépêche AFP reprise dimanche par de nombreux médias annonçait triomphalement que 75 % des Français ne font pas confiance au FN. Ce résultat qui semble sérieusement compromettre l’ambition d’accession au pouvoir de Marine Le Pen provient d’un sondage BVA réalisé les 11 et 12 juin pour Orange et i>Télé. Il semble par ailleurs confirmé par l’enquête réalisée et publiée exactement les mêmes jours par Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui en France : seuls 15 % des Français s’y déclarent proches du FN.
    En réalité, ce que ces deux sondages mettent en lumière, c’est surtout l’extraordinaire rejet du système des partis par la population française.
    Le sondage du Parisien montre en effet que le pourcentage de Français qui se sentent proche du PS ou des Républicains ne dépasse pas non plus ce seuil des 15 %, tandis que l’enquête de BVA précise que le parti de François Hollande – qui exerce pourtant l’essentiel des pouvoirs qui n’ont pas été transférés à Bruxelles ou à Washington – n’inspire pas confiance à 2 Français sur 3 (67 %). C’est encore pire pour Les Républicains, qui sont au même niveau que le FN (74 %) en termes de méfiance. Les trois grandes formations de la vie politique française sont ainsi quasiment au même niveau… de rejet.
    Cela apparaît de façon encore plus explicite dans les détails de l’enquête Odoxa : près de 90 % des sondés déclarent avoir une mauvaise opinion des partis politiques. Le principal reproche qui leur est fait (par 83 % des sondés) est d’être « trop centrés sur les élections » et de ne pas être proches « des préoccupations des Français » (pour 91 % d’entre eux). En clair, l’opinion publique considère que les partis ne servent que leurs propres intérêts au lieu d’être au service de la collectivité. Cela veut aussi dire que ces partis sont perçus comme un obstacle au fonctionnement de la démocratie. Pire, car c’est là un phénomène nouveau : seuls 5 % des sondés considèrent comme « crédibles » ces formations qui exercent pourtant la totalité des pouvoirs officiels. Peut-être cela signifie-t-il justement que les Français ont désormais la certitude que le pouvoir est ailleurs et que la représentation nationale n’est qu’un théâtre coûteux et humiliant.
    En d’autres temps, une telle situation aurait été saisie par un Bonaparte ou un de Gaulle pour s’imposer à la tête de l’État et réformer profondément les institutions dans un sens qui satisferait à la fois leur ambition et les attentes de ces Français écœurés. Il y a près d’un an et demi déjà, le 24 janvier 2014, un sondage du CEVIPOF révélé par le magazine Valeurs actuelles montrait que la moitié des Français aspiraient à un système politique qui aurait à sa tête « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections », autrement dit un régime autoritaire. 12 % d’entre eux déclaraient même souhaiter que « l’armée dirige le pays ». Personne n’ose plus poser la question aujourd’hui ! Ce serait inutile au demeurant, dès lors qu’aucun grand homme ne se profile à l’horizon, que le système des partis et des médias est bien verrouillé et que « la République » sait faire preuve d’autorité lorsqu’il s’agit de défendre les privilégiés.
    Dans ces conditions, le dégoût français devrait donc profiter à celui des partis qui est perçu comme le moins mauvais. Reprenons le sondage Odoxa : à la question « Quel est le parti qui vous semble le plus capable de proposer des solutions efficace ? », 13 % répondent le PS, 17 % Les Républicains et 22 % le FN. À la question « Lequel vous semble le plus proche des préoccupations des Français ? », 12 % répondent le PS ou l’ex-UMP, 13 % le Front de gauche et 22 % le FN. En conséquence, c’est peut-être bien le parti aux 75 % de rejet et aux 15 % d’adhésion qui pourrait profiter du dégoût général !
    François Falcon

    Boulevard Voltaire :: lien

  • Le FN : un parti très capable pour des solutions efficaces

    D’un côté, nous avons des partis de gouvernement qui ont alternativement échoué. De l’autre, une formation politique qui n’a encore jamais gouverné le pays.

    Le Parisien du 14 juin publie un sondage qui devrait « interpeller » : 90 % des Français ont une mauvaise opinion des partis politiques. Ce score n’est pas une surprise, mais il devrait tout de même amener les partis qui « concourent à l’expression du suffrage » selon notre Constitution, à se poser quelques questions sur leur légitimité. On sait que les notions de pays réel et pays légal sentent le soufre dans notre République engoncée dans ses préjugés, mais tout de même : ce score mériterait peut-être, de la part de nos politiques, un petit examen de conscience.

    Ce sondage a poussé la cruauté jusqu’à classer les partis selon trois critères : proximité avec les Français, honnêteté et capacité à faire des propositions efficaces. Là aussi, les résultats sont sans appel. En tête pour la proximité, le Front national avec 22 %, qui ainsi est conforté dans son image de parti populaire. De leur côté, le PS et Les Républicains sont loin derrière le parti de Marine Le Pen, ex-æquo, avec seulement 12 %. Parti d’élus, de notables, écuries présidentielles : on a tout dit sur ces deux partis et les deux congrès qui ont eu lieu dernièrement n’ont pu que conforter l’opinion dans ce sens.

    À la question « Parmi les sept partis suivants, quel est celui que vous jugez le plus honnête ? », les sondés placent en tête EELV et le MoDem avec 17 %, le FN venant juste derrière avec 16 %. LR et le PS se retrouvent encore une fois au coude à coude, loin derrière, avec respectivement 10 et 9 %. Sans tomber dans le réducteur « tous pourris », il faut reconnaître que ces deux partis ont leur lot de mis en examen et de condamnés que les autres partis ne peuvent aligner !

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  • "Faire sauter les digues avec le Front national"

    C'est la grande peur de la gauche. Dans le Vaucluse, le président sortant, le socialiste Lovisolo déclare :

    "Après les premières séances publiques et les réunions des différentes commissions, force est de constater que l'accord moral, le pacte de confiance et de responsabilité passés avec la Droite républicaine est mis à mal par le président Maurice Chabert. Je crains que nous allions vers un blocage de l'institution, et ce ne sera pas de notre fait, nous la Gauche."

    Qu'est-ce qui, aujourd'hui plus qu'en mars, pourrait rendre cet accord caduc ?

    "Au lendemain du premier tour, pour faire barrage à l'Extrême Droite, nous avons retiré nos candidats arrivés troisièmes et qui pouvaient se maintenir, et nous avons appelé à voter pour le binôme UMP. Nous avons fait le job, et bien au-delà. Nous pouvons considérer que, d'une façon ou d'une autre, la Gauche est partenaire de la victoire UMP dans 5 des 6 cantons où la Droite a été élue. Aujourd'hui, Maurice Chabert semble l'avoir oublié et préfère visiblement s'appuyer sur l'Extrême Droite que sur la Gauche pour gouverner le Département. Nous le constatons au sein des commissions ou lors de la mise en place des différentes structures, comme le Sdis. [...]

    "Maurice Chabert est en train de poser un marqueur en instaurant de fait une cogestion avec le FN. Il fait sauter les digues entre la Droite républicaine et l'Extrême Droite. À quelques mois des Régionales, c'est un véritable tournant et je souhaite vivement que soit reposée à Gauche la question du désistement républicain."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LE PARTI DE LA FRANCE fait FRONT à ASNIÈRES

    Le Parti de la France sera présent à l’élection municipale partielle d’Asnières-sur-Seine, ces 14 et 21 juin, dans le cadre du FRONT MUNICIPAL pour Asnières, conduit par Henri MASSOL. 
    Henri MASSOL a su fédérer autour de lui une large et complète union des Patriotes, très représentative des valeurs familiales et nationales qui sont les nôtres. Eric Pinel, membre du Bureau politique du PDF et ancien Député européen, y figure en troisième position. Le Parti de la France appelle donc les Asniérois à se mobiliser et à voter pour la liste FRONT MUNICIPAL POUR ASNIÈRES.

     

    Le PARTI de la FRANCE

     
    Source: PdF
  • Les Français et les partis politiques : le FN domine le match

    Selon un sondage réalisé par Odoxa pour «Le Parisien»-«Aujourd'hui en France», 9 Français sur 10 ont une mauvaise opinion des partis politiques. Mais le Front national est jugé le plus proche des Français et le plus à même de proposer des solutions efficaces.

    Les deux grands partis de gouvernement à la peine. Et un FN qui se revendique comme le parti antisystème au plus haut : tel est l’enseignement de notre sondage exclusif Odoxa.

    Nous avons demandé à cet institut de classer, dans une forme de match, les sept principaux partis selon trois critères. La proximité avec les Français, l’honnêteté, la capacité à faire des propositions efficaces.

    Verdict, le parti de Marine Le Pen surclasse tous les autres dans deux catégories (il est jugé le proche des préoccupations des Français et celui le mieux capable de proposer des solutions efficaces), n’arrivant troisième (16 %, un point derrière les écolos et le MoDem ex aequo, mais tout de même loin devant les socialistes et les Républicains à 9 et 10 %) que sur le critère de l’honnêteté.

    Un — relatif — revers pour le mouvement d’extrême droite qui a longtemps prospéré sur la dénonciation du « tous pourris », mais pâtit à l’évidence des affaires qui le touchent (les enquêtes judiciaires sur un magot suisse présumé de Jean-Marie Le Pen et sur les comptes de campagne de 2012, le drôle d’emprunt russe…).

    Plus révélateur du climat de défiance, le FN, longtemps tenu comme un parti protestataire suscitant davantage un vote de rejet des autres partis qu’un vote d’adhésion à son propre projet, apparaît ici comme le plus capable de proposer des solutions efficaces : 22 %, devant les Républicains (17 %) et le PS (13 %).

    Le PS et les Républicains paient leur impuissance à lutter contre le chômage

    Explication : dans une France devenue plus « dure » après les attentats de janvier, le FN reste fort sur ses thèmes de prédilection, la sécurité et l’immigration. Mais en plus l’accent mis par le stratège Florian Philippot sur des mesures écosociales d’inspiration gaullo-chevènementiste, loin du libéralisme ou du poujadisme des années 1980, semble porter ses fruits. A l’opposé, ses rivaux du PS ou des Républicains paient leur impuissance, avec Hollande comme avec Sarkozy, à lutter contre le chômage.

    « La présence du FN à ce niveau, alors qu’une large majorité de Français le considère toujours à part du champ démocratique, bouleverse l’équilibre bipolaire habituel de la Ve République, au profit d’un système tripolaire », commente Gaël Sliman d’Odoxa.

    Enfin, quand on les interroge sur le parti le plus proche de leurs préoccupations, les sondés placent là encore le FN en tête, devant le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier séduit d’ailleurs moins les Français que ses homologues grec ou espagnol. 45 % des Français pourraient ainsi voter pour Podemos et 40 % pour Syriza, alors que 25 % seulement se déclarent prêts à le faire pour le Front de gauche.

    notes

    Des partis politiques jugés en panne d'idées, ringards et éloignés des gens

    Dans une aussi vieille démocratie que la France, les résultats du sondage Odoxa pour notre journal ont de quoi surprendre, voire choquer : les Français détestent leurs partis. Seuls 10 % en ont une bonne opinion, dont 1 % une très bonne opinion. Brutal… C’est à droite que l’image des partis est la plus exécrable : 91 % de mauvaises opinions parmi les sympathisants de droite et 96 % parmi les sympathisants d’extrême droite.

    C’est bien simple, les Français ne trouvent que des défauts à leurs formations politiques et aucune qualité. Ils sont jugés trop centrés sur les élections, c’est-à-dire trop boutiquiers (83 %), démagogiques (54 %), inutiles (72 %), pas modernes (85 %), peu féconds en idées nouvelles (86 %), loin des gens (90 %), pas honnêtes, pas crédibles, etc. Gaël Sliman, président d’Odoxa, n’en revient pas : « C’est la première fois que dans une de nos enquêtes-crible ne ressortent que les défauts et aucune qualité. »

    Mais ce rejet des partis est pourtant à pondérer : 70 % de nos concitoyens ne répugnent pas à se définir comme sympathisants d’un parti. Mieux : un gros quart (34 % à gauche, 30 % à droite et 29 % parmi les sympathisants du FN) avoue avoir déjà été ou avoir pensé à devenir adhérents d’un parti.

    Une mauvaise opinion face à de grandes attentes

    Le paradoxe (pour ne pas dire la contradiction) est si fort avec le rejet des partis exprimé plus haut qu’on serait vite tenté de crier à la schizophrénie des Français. Gaël Sliman y voit pourtant une explication plus rationnelle : « En fait, cette enquête confirme à quel point le peuple français est un peuple très politique. Si nos concitoyens ont une aussi mauvaise opinion de leurs partis, ce n’est pas parce qu’ils ne les aiment pas mais tout simplement parce qu’ils placent en eux des attentes tellement hautes qu’ils sont déçus qu’ils n’y répondent pas. » Pour les partis, y a plus qu’à…

    Philippe Martinat

    source : Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFukyFuAAkhawiCQu.shtml

  • Pour le FN, les élections régionales seront un test décisif

    Marion Maréchal-Le Pen (MMLP) a décidé d’être tête de liste en région PACA et Christian Estrosi ne va pas avoir la tâche facile. […]

    Marine Le Pen (MLP), probablement, sera tête de liste pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie en face de Xavier Bertrand, auquel Nicolas Sarkozy a fait ce cadeau empoisonné. […]

    Depuis des mois, paraît-il, un débat a lieu au FN sur la tactique à adopter par sa présidente. Devait-elle se réserver pour l’élection présidentielle, la « hauteur nationale » selon l’expression de Marion Maréchal-Le Pen, ou bien s’engager dans le combat des régionales ?

    Avait-elle vraiment le choix ?

    Certes, la lutte va être difficile et éprouvante et elle aura, en face d’elle, un concurrent redoutable qui n’a jamais été, lui, suspect de complaisance à l’égard du FN. Si elle la perd, il est clair que son aura sera entamée mais il me semble qu’elle est condamnée à ne pas fuir cette séquence riche de sens.

    Le FN a progressé lors de toutes les élections – moins, il est vrai, qu’annoncé par les médias aux départementales – qui ont rythmé les trois premières années de François Hollande. Mais elle n’était pas directement impliquée dans les joutes si elle en recueillait les bénéfices et pâtissait des déconvenues.

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  • Ne pas se tromper d'échéances et d'élections

    Alors que les médias concentrent encore leurs projecteurs sur les ressacs des deux congrès qui viennent de se dérouler, et sur les grandes manœuvres présidentielles en vue de 2017, les vraies échéances vont bientôt se rappeler aux Français.

    La perspective du scrutin régional de décembre devrait se situer au premier rang des préoccupations partisanes, si l'on s'en tient au strict calendrier républicain.

    En même temps d'ailleurs, les débats budgétaires au sein du parlement devraient, aux aussi, dès maintenant retenir l'attention : on sait que les principales macrodécisions, celles qui se proposent d'orienter les lois de finances mais aussi, depuis la réforme de 1996, l'énorme économie de la sécurité sociale, sont prises pendant l'été.

    Or, elles impliquent les rapports de forces internes aux partis.

    Simplement, le hic reste le suivant : on éprouve, jour après jour, le sentiment que les manipulations de l'opinion portent beaucoup plus sur le jeu nouveau, et à certains égards contraire à la constitution de 1958, des consultations en vue de "primaires" présidentielles aux équations improbables.

    Observons d'abord la droite. Après l'avoir emporté en mars dans 66 départements, ce qui nous tient lieu de droite classique c'est-à-dire la coalition UMP-UDI, devenue LR-UDI, va se trouver confrontée dans 6 mois au second rendez-vous électoral de 2015.

    Nous avions incidemment évoqué dans notre chronique du 1er juin la proposition fort ponctuelle, mais bien intentionnée, de la candidate de droite à la présidence de l'Ile-de-France.

    On serait certes tenté de se demander si les modalités qui l'accompagnent, l'obligation de détenir une carte nationale d'identité dans les transports, ne seraient pas attentatoire aux libertés. Si ténue, presque dérisoire, que puisse paraître cette proposition répressive, au moins court-elle après une authentique préoccupation régionale, celle de la sécurité des transports. Elle montre aussi que cette droite nominale reste engluée dans l'étatisme, l'hyper-réglementation et la centralisation : trois approches peu compatibles avec la régionalisation que cet enjeu électoral devrait exprimer.

    Un aspect apparemment tout à fait technique, le mode de scrutin de ces élections va changer en grande partie la donne. Certes le mode de confection des listes a été soigneusement étudié pour rendre très difficile aux mouvements d'idées de présenter suffisamment de candidats, d'observer la parité, et, naturellement aussi de financer leurs campagnes.

    Il reste un trait fondamental de ce type de scrutin proportionnel : les électeurs de l'Hexagone n'ont encore guère conscience des enjeux majeurs des Région. Ils sont tenus, de la même façon d'ailleurs, dans l'ignorance des débats de l'Europe.

    L'effet est le même, celui de "nationaliser" et "d'idéologiser" la campagne. En comparaison des élections locales, municipales et départementales, on y vote ainsi beaucoup plus en fonction de ses idées abstraites, et, plus encore, de ses mécontentements profonds.

    Bien entendu la bipolarisation, tant déplorée depuis l'institution de la Cinquième république fonctionnera très largement encore. Et en particulier deux camps, de plus en plus artificiels, se dessineront à nouveau : d'un côté ceux qui supportent de moins en moins l'actuel chef de l'État, de l'autre ceux qui entendront resserrer, au moins au second tour, l'union de la gauche.

    Cette division de l'opinion française n'est cependant pas acquise pour tout le monde, pas plus que ne fonctionneront obligatoirement les regroupements entre les deux tours.

    Bien des incertitudes demeurent.

    Ainsi à gauche les comportements des responsables respectifs d'Europe Écologie les Verts, du Parti communiste, du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, lequel envisage une "nouvelle alliance populaire", etc.

    Dès lors, plutôt que de se lasser prendre aux faux débats des primaires et du présidentialisme c'est bien aux enjeux régionaux qu'il faudrait très bientôt savoir accorder une priorité.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • Républicains?

    Aymeric Chauprade a bien raison de camper sur la même ligne que  Bruno Gollnisch quand il rappelle à la « justice » de son pays que les propos qu’il tient en tant que député,  dans le cadre de son activité de député au Parlement européen,  sont couverts par « les   dispositions de l’article 9 du protocole sur les privilèges et immunités du 8 avril 1965 des parlementaires européens ». Celui-ci dispose que «les membres de l’Assemblée ne peuvent être recherchés, détenus ou poursuivis en raison des opinions ou votes émis dans l’exercice de leurs fonctions». Assigné devant les tribunaux suite à la plainte d’une coquille vide socialiste,  SOS racisme, pour les propos tenus dans sa vidéo diffusée début janvier «La France est en guerre» -dont on  peut par ailleurs ne pas partager toutes les analyses- il  vient d’annoncer sur son blogue qu’il « ne (cédera) pas aux desiderata des ligues de vertu ». Une se ses officines tristement connues du lobby antinational, dit antiraciste  qui, « à l’instar de la Licra, prétendent fixer les limites de la liberté d’expression à des députés légitimement élus par le peuple français». Si la question de la montée en puissance en France d’un islamisme se nourrissant de la poursuite de l’immigration  de peuplement était au cœur des réflexions du député frontiste, l’islam était hier l’objet d’un débat opportuniste, contesté par de nombreux ténors, et  à huis-clos chez Les Républicains. Il s’est achevé dans le ridicule et  en eau de boudin –voir notre article publié hier.

    Dalil Boubakeur, de la Grande Mosquée de Paris, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est prêté à cette pantalonnade, rappelant que « l’islam est une religion respectable ». C’est celle en tout cas de nombreux croyants  qui le sont tout autant, vivant pacifiquement sur notre sol et qui ne sont assimilables en rien aux tarés-manipulés des milices d’égorgeurs que l’ont voit à l’œuvre au Proche-Orient. Ou aux  courants extrémistes salafistes et autres prosélytes  du fondamentalisme  qui se sont aussi implantés en France.  Une réalité qu’il  s’agit aussi de regarder en face. Quand bien même s’agirait-il  d’une minorité  dans nos villes et banlieues plurielles,  celle-ci n’a par définition pas le même poids quand elle se niche  au sein d’une population stable, en nombre raisonnable  condition indispensable  de son assimilation,  ou au contraire  en extension,   de 4, 5, 6 (plus ?)  millions de musulmans, ce qui  représente de facto  une masse d’individus non négligeable…

    Signe  de la confusion  intellectuelle qui règne au sein du parti présidé par Nicolas Sarkozy, véritable auberge espagnole, L’Obs mettait en ligne hier la tribune d’un « Militant UMP et  juriste »,  Kévin Duvivier. Celui-ci s’emportait contre « le maintien de cap de la ligne Buisson » consistant à  draguer l’électorat frontiste, en pariant sur ses trous de mémoire. Car  « en continuant sur cette ligne, Sarkozy est sûr d’une chose : unir la gauche face à lui et perdre le soutien essentiel des centristes en vu des prochaines élections présidentielles. La grande gagnante de cette histoire sera encore une fois Marine Le Pen ».  Et de  s’insurger pareillement contre  «  la position du ni ni en cas de duel PS/FN : ni de vote pour le PS, ni de vote pour le FN. Cette position est-elle toujours la même maintenant que le parti se prénomme Les Républicains ? ».  « Oui, la laïcité est un principe essentiel de notre pays, de même que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie » notait-il encore.

    Vraiment ? Ce qui devrait  être défendu prioritairement  par un parti dit de  droite conservatrice, c’est  l’essence de notre nation, son identité singulière,  les  valeurs  civilisationnelles qui en sont l’âme, qui ont fait sa grandeur, sa singularité.  Et non  pas reprendre les mots d’ordre de la gauche hors-sol, utiliser ses mots-valises,  son terrorisme sémantique. Toutes choses  visant à paralyser  les capacités de réaction, les défenses immunitaires de  notre peuple face à l’agression dont il est l’objet de la part d’une idéologie mondialiste qui déploie se effets pervers dans tous les domaines.

    Il ne suffit pas d’ailleurs de se dénommer «  républicains » pour défendre la république française. La réalité de ce parti, comme d’ailleurs de son frère ennemi socialiste,  c’est qu’il  est soumis à une oligarchie supranationale, eurobruxelloise qui lui  dicte ses mots d’ordre. Il n’est pas  étonnant que ce personnel politique qui n’a  que le mot république à la bouche, contribue à le démonétiser par une politique de  négation de notre identité  française. Or,   leur république est  devenue idole creuse, une entité  abstraite, un mauvais  fétiche  puisqu’elle ne tire plus sa   légitimité de la nation…concept qui n’est pas  né en 1789 mais qui  remonte aux Capétiens et  soit dit en passant.

    Nous le notions le mois dernier, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion  de l’IFOP,  relevait au terme  d’une enquête effectuée par cet institut que «force est de constater que pour deux tiers des Français (65%) ces termes (de « république » et de « valeurs républicaines », NDLR) ne parlent plus vraiment car ils ont été trop utilisés et ont perdu de leur force et de leur signification. Il n’y a qu’un tiers des Français (…), qui se déclare encore sensibles à ces termes quand les politique les emploient, et qui possède une fibre républicaine très développée.   Plus on va vers la droite, plus on a tendance à privilégier l’identité nationale. On culmine à 64% au Front National, et à 47% à l’UMP. Cependant, là aussi, un bon quart de l’électorat de gauche se dit plus sensible à l’identité nationale qu’à la République, ce qui n’est pas rien ».

    Député PS  des Yvelines et ancien ministre de l’Éducation, Benoît Hamon prédisait  en novembre dernier la fin de ce Système accusant le gouvernement Valls de «menacer la République en préparant un immense désastre». Hier dans les colonnes de Libération,  l’ancien ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg écarté en même temps que M. Hamon,  pointait l’impasse mortifère dan laquelle les politiques d’inféodations aux dogmes bruxellois ont conduit notre pays.  «Toutes les décisions que les gouvernements ont prises depuis quinze ans dit-il, y compris celui auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir -et ce n’est pas faute de m’être battu contre ça- ont été aggravantes. On a fait exploser le chômage et le FN». «Nous avons une classe dirigeante qui ne s’intéresse pas aux souffrances des gens. Les alternances se succèdent, elles se ressemblent. ll n’y a pas de démocratie. Donc les gens sont furieux».

    Une furia francese qui doit faire tomber ce Système dans les urnes le plus vite possible affirme Bruno Gollnisch, tant il est vrai que sans le soutien d’une majorité du peuple,  le travail de reconstruction, de retricotage, de réparation de notre pays abîmé par quarante ans de politiques globalement indignes ne sera pas possible.

    C’est là la mission historique de notre Mouvement. En février 2014,  l’enquête annuelle Opinionway et du Centre de Recherche Politique de Sciences Po enregistrait un degré d’exaspération voire de désespoir rarement  atteint chez nos compatriotes.  50% de sondés se prononçaient   pour le rétablissement de la peine de mort ( 35% en 2011),  disaient  ne plus croire  à la démocratie et voulaient   « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections » pour diriger la France ; 67% affirmaient  qu’il y  trop d’immigrés en France;  71%  indiquaient ne  pas faire confiance   aux syndicats et 75% manifestaient leur défiance vis-à-vis  de l‘Etat  et la république , 88% rejetaient catégoriquement  les partis politiques. La tâche qui nous attend sera rude !

    http://gollnisch.com/2015/06/05/republicains/