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Tous les latinistes connaissaient la fameuse exhorte de Cicéron en ouverture des Catilinaires : « Quousque tandem Catalina, abutere patienta nostra … » Ce morceau d’éloquence s’appliquerait aujourd’hui si bien à Emmanuel Macron. Jusqu'à quand, en effet, abusera-t-il de notre patience ?
À Paris, devant le Conseil supérieur de la magistrature, un magistrat de 47 ans a tenté de sauver sa carrière. Ancien vice-président chargé de l’instruction à Marseille, il comparaissait après une série de fraudes aux péages commises pendant près de deux ans.
Tous les jours, nous essayons, à travers une vingtaine d’articles, tous écrits par des bénévoles non professionnels, de vous résumer au mieux l’actualité, à travers tous les combats que nous essayons de mener, sur les thèmes qui nous sont chers.
Il faut reconnaître que dans ce numéro, on retrouve, grâce aux contributeurs du jour, qui ne sont pas tous membres de la rédaction, les principaux combats de Riposte Laïque.
Marine Le Pen vient de déclarer qu’il n’était pas dans le programme du RN de quitter l’Europe. Sa normalisation avec le reste des partis qui se disent « de gouvernement », est donc terminée. Quid de sa base et de ses maires qui ont enlevé le drapeau européen des mairies ? Quid du Non de 2005, volé par les partis classiques ? Elle ne parle même pas d’un débat, d’un référendum, elle qui dit vouloir redonner au peuple le pouvoir de décider… pourquoi éviter ce sujet ? Il est vrai que bon nombre de ses cadres vivent désormais grâce à cette Europe, on ne mord pas la main qui vous nourrit ! Pour se défendre de cet alignement, elle nous ressort l’éculé argument de changer les orientations de l’intérieur ! Vaste fumisterie, si c’était possible, ce serait déjà fait. Depuis 30 ans, cette argumentation est utilisée par tous les partis qui renoncent à la rupture. Mais les faits sont têtus : les traités verrouillent les politiques économiques, les règles de majorité empêchent toute réforme profonde, les institutions ne sont pas conçues pour être modifiées, Jacques Attali l’a d’ailleurs expliqué très clairement. C’est un système autobloquant, à sens unique, imaginé pour entraver toute remise en cause.
À Reims, l’affaire remonte au quartier Croix-Rouge, où un homme né en décembre 1986 était bien connu de la justice pour des vols, outrages, délits routiers et trafics de stupéfiants. Après une dernière condamnation en 2021 pour conduite sans permis ni assurance, il s’était radicalisé avant de partir faire le djihad en Syrie.
Le monde de la culture se présente volontiers comme un contre-pouvoir. Mais lorsqu’il dépend massivement de l’argent public, peut-il encore se prétendre vraiment libre ?
Deux nouveaux groupes ( les "pourquoi pas?" et un électorat très à droite) ont rejoint le noyau dur historique du RN.
On ne répétera jamais assez que les sondages ne sont pas l'élection et que leurs chiffres sont à prendre avec précaution. Tout autant ceux qui plébiscitent Édouard Philippe que ceux qui accordent 30 % ou plus à Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mai, un homme âgé de 53 ans a été tué à l’arme blanche à Vals-les-Bains, dans le Sud-Ardèche. « Son décès est survenu sur la voie publique », confirme Céline Nainani, procureure de la République
Pierre Boisguilbert analyse la mécanique de la peur entretenue par les médias et relayée par le pouvoir politique. À travers plusieurs exemples, il décrit une boucle anxiogène où l’audience, la communication gouvernementale et le contrôle de l’opinion se renforcent mutuellement. Polémia
Dans un récent article de La Croix, le philosophe Martin Steffens pose la question : « Avons-nous encouragé assez fermement Quentin Deranque à se laisser toucher par le message désarmant et universel de l’Église afin qu’il convertisse les idéaux identitaires en soin des plus petits ? »Cette façon de s’interroger à propos du cas singulier d’un jeune homme mort dans les conditions que nous savons n’entraîne pas une adhésion spontanée. Car elle repose sur l’oubli des conditions de cette mort, c’est-à-dire le climat particulièrement violent qui caractérise les relations politiques dans une ville comme Lyon, notamment dans le milieu universitaire. Que Quentin ait été engagé dans un combat politique qui l’opposait à une extrême gauche virulente ne saurait être mis entre parenthèses, d’autant que cela est caractéristique de la situation et de l’évolution de jeunes gens aux prises avec les réalités de leur temps.