France et politique française - Page 3217
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Marine Le Pen en déplacement à Ecouis et Igoville dans l'Eure (06/01/2017)
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Banksters, opportunistes, mondialistes et…séditieux?
En septembre dernier, Jean-Luc Mélenchon s’inquiétait auprès des médias des difficultés qui étaient les siennes dans la collecte des 500 parrainages nécessaires pour être candidat à la présidentielle. Vice-président du FN, Louis Aliot avait alors assuré qu’« une fois que nous aurons les nôtres (les parrainages nécessaires pour Marine, NDLR), ça ne (lui) poserait aucun problème d’appeler nos élus locaux à soutenir Mélenchon». Nos divergences avec le candidat de l’extrême gauche restent béantes, même si le Mélenchon nouvelle version, qui séduit toujours aussi peu l’électorat ouvrier et populaire, met désormais tactiquement un gros bémol sur son immigrationnisme, son euromondialisme. Il découvre même quelques charmes à la Russie de Poutine et ne désire plus l’anéantissement du gouvernement de la République arabe syrienne; évolutions électoralistes qui froissent d’ailleurs ses soutiens gauchistes. Contacté par le scan , Louis Aliot avait précisé : «Nous nous sommes battus pour dire que la signature des maires n’était pas un soutien politique mais un moyen de permettre aux grands courants de se présenter à une élection présidentielle. Cette élection doit découpler les signatures des appareils. Nous ne voulons pas que s’applique aujourd’hui à d’autres, ce qui nous a été appliqué pendant des décennies: le chantage aux signatures»,«si le PS fait pression pour que Mélenchon n’ait pas ses signatures, c’est que ce parti n’est pas démocratique». Furieux de cette déclaration, M. Mélenchon avait dénoncé un «bobard (qui) permet à la fois de reprendre pour la énième fois la thèse de la porosité de nos électorats alors que la preuve du contraire a été donnée cent fois». «Et ça vous (les médias, NDLR) fait une louche de plus pour servir la soupe de la dédiabolisation du FN».
Moins psychorigide, moins terrifié aussi par le politiquement correct, nous pouvons, nous, nous réjouir des propos tenus hier sur BFMTV/RMC par Jean-Luc Mélenchon qui affirme qu’ «il n’y a pas de raison pour un banquier de faire de l’ostracisme» vis-à-vis du FN. «Alors je ne plaide pas pour qu’ils aient de l’argent mais je suis d’accord pour leur en donner et dire au banquier : ayez pitié du FN (sic). Alors que d’habitude vous (les banquiers, NDLR) n’avez pas de morale, ne faites pas semblant d’en avoir cette fois-ci». Les banquiers en tout cas n’ont pas fait semblant avec lui, puisque le candidat soutenu par le PC, jugé certainement plus inoffensif, a confessé sur cette même antenne avoir obtenu un prêt bancaire de huit millions d’euros pour financer sa campagne…
Un Mélenchon soupçonné comme Arnaud Montebourg par Benoit Hamon candidat à la primaire de la gauche, d’œuvrer à la diffusion d’idées qui au final, renforceront l’opposition nationale, populaire et sociale. Il faisait part hier de son inquiétude rapporte Le Monde , «en marge d’une rencontre avec l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis (…). On commence par dire que l’euro ce n’est plus possible, demain on remet en cause les frontières… Je ne sais pas où ça s’arrête (…) il faut faire attention que les concepts que l’on manipule ne conduisent pas à ce que nos électeurs choisissent d’aller voter Front National au motif que l’on aurait entretenu une forme d’euroscepticisme ».
Plus surprenant peut-être, Beppe Grillo, le fondateur en Italie de la formation populiste Mouvement 5 étoiles (M5S) annonçait ces derniers jours son souhait de quitter le groupe eurosceptique Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) au Parlement européen, celui notamment du UKIPde Nigel Farage, pour rejoindre l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE) de Guy Verhofstadt.
Un virage à 180 dégrés puisque l’ALDE défend l’intégration bruxelloise et la monnaie unique! Sollicités, les sympathisants du M5S se sont prononcés majoritairement sur Internet pour un ralliement à l’ALDE, M. Grillo expliquant sur son blogue que « les récents développements européens, comme le Brexit, nous conduisent à repenser la nature du groupe EFDD. Avec le succès extraordinaire du Leave, l’Ukip a atteint son objectif politique : sortir de l’Union européenne. Farage a déjà abandonné le leadership de son parti et les eurodéputés anglais abandonneront le Parlement européen lors de la prochaine législature ».
Certes l’ALDE a rejeté, a-t-on appris aujourd’hui, l’offre d’alliance de M. Grillo, mais la logique de son vœu échappe à la plupart des observateurs, à commencer par ses compatriotes. Président de la formation identitaire et antibruxelloise Ligue du Nord, Matteo Salvini s’est étonné de cette « Incroyable volte-face européiste de Grillo ». Les députés de la Ligue du Nord siégeaient jusqu’en 2014 au sein d’ EFDD avant de rejoindre le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) co-présidé par Marine Le Pen et M. Salvini constate que pour quémander à Bruxelles quelques miettes, les 5 étoiles étaient prêts à rejoindre «le groupe le plus favorable à l’Europe de l’euro, des banques, des lobbies et de l’immigration ».
Lobby immigrationniste qui s’est ému de l’approbation par le gouvernement de la Slovénie le 5 janvier d’amendements à sa loi sur l’immigration et les étrangers qui permettront aux forces de l’ordre slovènes de fermer au besoin les frontières pour une période donnée . Le ministre de l’Intérieur, Mme Vesna Györkös Žnidar, a précisé que son pays n’entendait pas revivre le cauchemar de l’année dernière avec l’invasion sans précédent d’immigrés économiques clandestins, baptisés migrants ou réfugiés, désireux de gagner l’Autriche et l’Allemagne. Amnesty International a dénoncé cette volonté de protection , ordonnant au parlement slovène de rejeter ces amendements qui, une fois appliquée, enfreindraient le droit international…
Xénophilie, xénomanie, refus des frontières, des protections, négation implicite de nos identités particulières constitutives du vraie génie européen qui sont de plus en plus la marque de fabrique du candidat Macron. Qu’il paraît déjà loin le temps ou il célébrait, certes de manière bien bancale, partiale et tronquée, la mémoire de Jeanne d’Arc lors des fêtes johanniques de mai à Orléans, pour ne rien dire de sa visite au créateur du Puy-du-Fou…
Le candidat soutenu par Jacques Attali, qui a succédé à Alain Juppé dans le rôle du chouchou des médias, saluait en ce début d’année dans Le Monde « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble (qui) ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant». Il a rappelé son refus « de reconstruire des murs dans une Europe qui en a trop souffert» et sa volonté d’éviter « les amalgames» après les attentats islamistes, « les sinistres violences contre les femmes perpétrées l’an dernier à Cologne» .
Un Emmanuel Macron au final susceptible d’aspirer le PS ? Dans Les Échos, Cécile Cornudet souligne que « la primaire socialiste n’est pas passée que s’échafaudent déjà des scénarios. Si elle désigne Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon, une partie des responsables et des élus socialistes pourraient rejoindre Emmanuel Macron (…). Si Manuel Valls l’emporte, pas d’hémorragie immédiate, mais une question. Que faire si Emmanuel Macron continue de creuser l’écart dans les sondages ? (…). Au nom de l’unité, le Parti socialiste tente de pousser Macron à jeter l’éponge pour éviter tout risque Le Pen (…). Mais (..) s’il s’avère qu’en mars Emmanuel Macron est le seul capable d’être présent au second tour, alors cet appel s’inversera (…). Les sondages ne sont pas prédictifs, mais ils continuent à jouer un rôle majeur dans la vie politique. Ils peuvent transformer un vote séditieux en vote utile. C’est dire. »
Loin des leurres et des engouements soudains bien peu spontanés, le vrai Vote séditieux, vis-à-vis de ce Système à tuer les identités et les souverainetés populaces, et le vrai vote utile ne font qu’un depuis longtemps pour nos compatriotes les plus lucides affirme Bruno Gollnisch; pour tous ceux qui entendent glisser un bulletin national dans l’urne en avril, mai et juin prochains.
https://gollnisch.com/2017/01/10/banksters-opportunistes-mondialistes-seditieux/
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L’identité chrétienne de la France : on y tient, par l’abbé Guillaume de Tanoüarn
Sur l’identité chrétienne de la France, deux livres paraissent le même 12 janvier, ce ne peut être un hasard dans le Landernau parisien : il va s’en parler.
L’un est signé par le rédacteur en chef Culture de Valeurs actuelles, Laurent Dandrieu. L’autre est le fait d’un blogueur bien connu, Koz, de son vrai nom Erwan Le Morhedec. J’ai eu quelques bonnes feuilles du second et le livre du premier, livre intitulé tout simplement Église et immigration : le grand malaise et sous-titré Le pape et le suicide de la civilisation européenne. Le travail de Dandrieu est à son image, précis, charpenté, bien écrit. Et sur un tel sujet, on voit l’âme affleurer ici ou là ce qui ne gâte rien. Je ne peux pas me prononcer définitivement sur le travail de Koz, puisque, pour l’instant, je n’en ai eu que les bonnes feuilles, publiées dans La Vie. Le titre est tout un programme : Identitaire, le mauvais génie du christianisme.Dans les textes que nous tenons en main, rien n’est fait pour définir l’adjectif « identitaire ». On a l’impression simplement qu’« identitaire » signifie « d’extrême droite » (pouah !), raciste (beurk) ou racialiste. Comme si l’identité était une question de couleur de peau ou d’engagement politique. Autant appeler les racistes… des racistes, et les « fascistes »… des diables !
Mais un livre ou une pensée qui parle d’identité, qui essaie de la définir, c’est tout simplement un livre qui s’enquiert du fond de notre cœur, un livre qui parle de tout ce qui était en nous avant nous. Faudra-t-il dire que cette démarche « identitaire » participe au « mauvais génie du christianisme » ? Koz ne distingue pas diverses formes d’attachement identitaire. Pour lui, au-delà du racisme ou du racialisme, l’expression « France chrétienne » semble ne plus avoir de sens. Je cite : « Est-il donc vraiment manifeste, dans ses débats, ses positions, sa culture contemporaine, que la France soit chrétienne ? » Et je réponds à la mise en question de Koz : mais oui, dans ses débats, aujourd’hui, la France est chrétienne. Elle est sans doute chrétienne sans le vouloir. Son christianisme est dévoyé. Elle mélange la justice sociale et la miséricorde spirituelle. Elle dit aux homosexuels qui se marient : « Qui suis-je pour juger ? » Je ne sais pas ce que sera la France dans un siècle, musulmane peut-être. Mais aujourd’hui, la politique de la France est faite des « vertus chrétiennes devenues folles ».
Le Morhedec continue : « À la vérité, cette affirmation ne tient que par référence à une France fictive, théorique, entité séparée des Français, susceptible de rester chrétienne, quelles que soient l’évolution effective du pays et la politique menée ». Et là encore, il se trompe : cette France fictive qu’il veut dézinguer, cette France idéologique, elle n’existe plus depuis longtemps. Ce qui existe, avant nous et en nous que nous le voulions ou non, c’est une France qui nous a donné des réflexes chrétiens. Allons, citons un nom que l’on trouve dans la topographie de beaucoup de villes françaises : Jean Jaurès. Le socialisme de Jaurès, c’est du christianisme laïcisé, comme celui de Mélenchon !
N’allons pas plus vite que la musique, pour ne pas en oublier nos responsabilités présentes : la France aujourd’hui demeure chrétienne, elle ne l’est pas forcément comme nous voudrions peut-être qu’elle le soit, de façon confessionnelle. Mais la vague identitaire qui retrouve, au cœur des Français, ces fondamentaux, peut en mener beaucoup (et plus qu’on ne l’imagine) devant l’autel, j’en suis, en tant que prêtre, le témoin.
C’est au fond de ce point de vue, foncièrement raisonnable et simplement réaliste, que se place Laurent Dandrieu. C’est en tant que chrétien, qu’il s’élève contre les vertus chrétiennes devenues folles. Pour lui, comme pour Pascal, comme pour Descartes, comme pour Montaigne, si l’on veut bien se souvenir des grands esprits français, il y a deux ordres différents : l’ordre de la gestion et du calcul, qui est intrinsèquement raisonnable et au nom duquel on mène une politique, et l’ordre de la charité, qui procède de la foi.
Dans un très beau prologue, il pose, au nom de l’immigration sans frein, la question de la survie d’une civilisation européenne qui pourrait se détruire à force d’ouverture à l’autre : « Cet universalisme-là, qui pousse l’amour de l’autre jusqu’au mépris des siens, n’est pas plus conforme au véritable esprit catholique qu’il ne l’est à la nature humaine. Comme les êtres humains, les civilisations ont un légitime instinct de survie ; s’il leur arrive de prendre conscience qu’elles aussi sont mortelles, elles savent également qu’elles représentent un apport unique et irremplaçable au trésor de l’humanité, et qu’il est de leur devoir de le faire vivre aussi longtemps qu’il est en leur pouvoir. L’Europe, qui inventa l’idée même de civilisation et qui est la société particulière dans laquelle s’est incarné le judéo-christianisme, par laquelle il a accédé concrètement à l’universalité en se répandant dans le monde entier, le sait plus que toute autre civilisation ».
Abbé Guillaume de Tanoüarn
Laurent Dandrieu, Église et Immigration : le grand malaise, Le pape et le suicide de la civilisation européenne, Presses de la Renaissance 288 p., 17,90 €.
Erwan Le Morhedec, Identitaire, le mauvais génie du christianisme, éd. du Cerf 167 p., 14 €.
Texte repris du blog du magazine Monde & Vie
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4000 euros par mois, quel cauchemar !
Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, a vu ses indemnités parlementaires baisser en raison de son absentéisme :
«Mes revenus sont plafonnés, je ne touche donc rien en tant que maire de Lyon et président de la métropole, je suis donc tombé à 4000 euros par mois».
Une baisse de revenu qui, d'après Gérard Collomb, ressemble à «un vrai cauchemar». Un cauchemar que beaucoup de Français aimeraient vivre...
Evidemment, cela fait le buzz et son entourage tente d'éteindre l'incendie :
«Gérard Collomb a prononcé cette phrase dans une discussion informelle, lors d'une discussion avec des journalistes. C'est une déclaration maladroite et malheureuse totalement sortie de son contexte».
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Valls en perdition !
Hamon, Peillon, Mélenchon, Macron et Fillon, cela fait décidément beaucoup d’obstacles sur la route élyséenne de Manuel Valls.
Le 8 décembre, Manuel Valls lançait sa campagne pour la primaire depuis Audincourt dans le Doubs, lieu de la dernière victoire électorale socialiste. Le symbole était porteur, mais la réalité fut plus décevante : les médias retinrent surtout les invectives que des militants socialistes lui adressèrent au sujet de son bilan. L’entourage du candidat dut reconnaître que c’était là une entrée en campagne plutôt ratée, mais assurait que cela ne deviendrait inquiétant que si, « d’ici une semaine », la sauce n’avait toujours pas commencé à prendre.
Cinq semaines et un enfarinage plus tard – le 22 décembre à Strasbourg —, la sauce semble toujours tarder à prendre.
Si l’on en croit le sondage Kantar Sofres, publié hier par Le Figaro, Manuel Valls pourrait certes dominer le premier tour des primaires de la gauche avec plus de 35 % des voix devant Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans la mesure où les deux hommes se disputent la même niche électorale, celle de « la vraie gauche » qui souscrit au libéralisme sociétal mais qui tique un peu face au libéralisme économique. Mais au second tour, cette concurrence ayant disparu, le survivant du duel fratricide apparaît en mesure d’éliminer Manuel Valls : Hamon est donné au coude-à-coude avec lui, tandis que Montebourg le battrait avec un score de 53 contre 47 %.
Les partisans de Valls peuvent toujours se rassurer en invoquant le peu de fiabilité desdits sondages, mais ils sont bien obligés de constater que, sur le terrain, les signaux ne sont guère plus encourageants. Désireux de renouer avec la culture de gauche, Manuel Valls avait organisé, dimanche 8 janvier, jour anniversaire de la mort de François Mitterrand, un meeting de campagne à Liévin dans l’ex-bassin minier. Conscient du fait que cette terre socialiste est durablement devenue une terre frontiste, l’ex-Premier ministre n’attendait que 500 ou 600 personnes dans l’hôtel de ville.
Il n’en vint qu’un peu plus de 200 : un vrai camouflet et un premier gros caillou dans ses ballerines.Admettons, cependant, que notre matamore parvienne à faire oublier à son camp le passage en force de la loi El Khomri ; admettons qu’il remporte la primaire en dépit du parasitage des autres candidats à posture comme l’ultra-laïcard Peillon. Ce ne serait là que le début des vraies difficultés pour Manuel Valls, car il lui faudrait alors affronter quatre candidats prêts à dévorer son maigre capital électoral.
Manuel Valls prétend être le candidat de la gauche mais Mélenchon sera là pour attirer à lui les nostalgiques de « la gauche populaire ».
Manuel Valls prétend s’en distinguer en se présentant comme le candidat de la gauche crédible, mais Macron est là pour attirer à lui cette gauche libérale-libertaire avec le soutien d’une bonne partie des médias et du patronat. Un sacré caillou dans les bottines de celui que son camp juge un brin trop autoritaire. Restait à Manuel Valls la possibilité d’incarner justement le candidat de l’autorité et de la détermination, le rempart « républicain » face à l’islamisme ; l’ennui, c’est que c’est aussi sur ce créneau-là que François Fillon a construit sa victoire du 27 novembre.
Hamon, Peillon, Mélenchon, Macron et Fillon, cela fait décidément beaucoup d’obstacles sur la route élyséenne de Manuel Valls, sans même parler des crocs-en-jambe de certaines bonnes amies comme Ségolène Royal, qui n’a pas hésité à le tacler hier au sujet du 49-3. De fait, pour l’heure, les sondages le créditent d’à peine 13 % des voix, ce qui le placerait en cinquième position derrière François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et même Jean-Luc Mélenchon ! Autant dire que la candidature Valls est déjà en perdition.
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Bachar Al-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité »
Charlotte d’Ornellas était dimanche à Damas, où elle a rencontré Bachar Al-Assad.
Dans cet entretien, le président syrien évoque la libération d’Alep, la guerre qui mine la Syrie depuis plus de cinq ans, la reconstruction et l’absence de relations avec la France. Il évoque aussi les promesses de François Fillon.
Un entretien nécessaire, passionnant.
Bachar el-Assad – Entretien sur Boulevard Voltaire par bvoltaire -
Politique et Eco N° 117 : Colère et indignation d’un chef d’entreprise avec Hervé Ducrot
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Aidez la Marche pour la vie
A moins de 2 semaines de la Marche Pour La Vie, de nombreux indicateurs nous permettent d’affirmer qu’il y aura beaucoup de monde à Paris le 22 janvier prochain pour défendre la Vie, de sa conception jusqu’à son terme, au moment même où le Parlement est en train de voter le liberticide délit d’entrave à l’IVG.
500 bénévoles sont déjà au travail depuis plusieurs mois pour tout organiser. Mais vous le savez, ce type de manifestation à un coût très important : sécurité, podium, sonorisation, affiches, tracts, publipostage, ….
Nous faisons donc appel à vous aujourd’hui pour nous aider financièrement par un don qui nous permettra de faire face à toutes ces dépenses :
- par chèque à la MARCHE POUR LA VIE, 3 rue de l’arrivée, 75014 Paris
- par carte bancaire via notre site internet ICI
Tout aide sera la bienvenue, à la mesure de vos moyens : pour 5 € nous vous dirons merci, pour 20 € nous le dirons aussi, et pour 100 € nous le dirons encore !
Merci aux nombreux donateurs qui nous ont déjà apporté leur soutien, et d’avance merci à ceux, nombreux nous l’espérons, qui répondront à cet appel.
La vie n’a pas de prix mais la défendre a un coût !
Rendez-vous à Paris le 22 janvier !!!
NB : Vous ne pouvez pas venir marcher pour la vie le 22 janvier ? Donnez pour nous aider à faire de cette marche une réussite !
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Culture de mort : Les lois votées pendant le quinquennat de François Hollande accusent la dimension totalitaire de cette idéologie
Dans Monde & Vie, Eric Letty appelle à rejoindre la Marche pour la vie :
"Comment la protection des enfants à naître, le simple constat de leur existence en tant qu’êtres humains et le rappel de leur droit à la vie, voire l’objection de conscience des professionnels de la santé qui refusent de collaborer malgré eux à un acte de mort, sont-ils devenus, pour une opinion publique ordinairement si prompte à s’émouvoir – en faveur des ours polaires ou des taureaux de combat – l’unique tabou, l’interdit majeur passible des tribunaux de la République et du procès médiatique ?Le pis est que pour promouvoir l’euthanasie ou l’avortement, cette hostilité à la vie s’habille de bons sentiments : le malade souffre trop, l’enfant ne sera pas heureux, la femme se trouve dans une situation insupportable… Mais l’obsession homicide des promoteurs de cette politique trahit d’autres visées. Les lois votées pendant le quinquennat de François Hollande, réprimant non seulement les oppositions à la culture de mort, mais jusqu’à la liberté d’informer, accusent la dimension totalitaire de cette idéologie à laquelle une poignée d’audacieux ose encore résister en défiant les petits procureurs de la pensée unique.
Ainsi, le 26 novembre 2014, sept députés seulement votèrent contre la proposition de résolution visant à réaffirmer le « droit fondamental » à l’avortement. Ces sept justes méritent d’être nommés : Jacques Bompard, Xavier Breton, Nicolas Dhuicq, Olivier Marleix, Yannick Moreau, Jean-Frédéric Poisson et Jean-Christophe Fromantin. Gilbert Collard s’abstint. Tous les autres députés présents, au nombre de 143, votèrent la résolution avec un bel ensemble, gauche et droite réunies – François Fillon compris.
De son côté, en dépit des prises de position courageuses de Marion Maréchal Le Pen, le Front national en quête de « dédiabolisation » (le mot n’est pas ici le mieux choisi…) a infléchi sa ligne politique sur cette question, qualifiée par Marine Le Pen de sujet « lunaire ». La présidente du parti lepéniste n’est pas tombée de la lune au point d’ignorer les sondages montrant qu’une majorité d’électeurs est favorable à l’avortement…
Les lois et les campagnes d’opinion en faveur de l’avortement recouvrent pourtant des enjeux de civilisation. Elles prolongent la guerre entre les sexes, thème marxiste repris et développé par le lobby féministe. Par l’avortement, le conflit entre l’homme et la femme s’étend au rapport entre la mère et l’enfant et par ce biais, c’est le mariage monogame et le modèle familial en découlant qui sont attaqués.
C’est à ce but que répond la volonté d’imposer le prétendu « modèle familial » homosexuel, qui évacue la complémentarité entre l’homme et la femme et prive l’enfant de père ou de mère, au besoin en recourant à la procréation médicalement assistée (à partir du sperme d’un donneur, une femme lesbienne pourra fournir l’ovule, l’autre porter l’enfant), ou en faisant appel aux mères porteuses, modernes esclaves louant leur ventre. Quand on ne tue pas l’embryon dans le ventre de sa mère, on le fabrique en laboratoire et on le dénature : la Grande-Bretagne vient ainsi d’autoriser la conception de bébé à partir de l’ADN de trois parents. Le transhumanisme progresse à pas de géant ; c’est une autre manière de détruire l’homme.Une occasion nous est donnée de répondre à ces menaces et de résister à ce totalitarisme mortifère en participant à la Marche pour la vie organisée le 22 janvier à Paris. N’en laissons pas passer l’occasion."
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Une année cruciale
Georges Feltin-Tracol
1917 est désignée par les historiens comme l’« année terrible », l’« année du tournant » dans la Grande Guerre. Cent ans plus tard, 2017 sera-t-elle comme le titre le nouveau numéro de l’excellente revue Conflits « l’année de tous les dangers » ? Malgré cet intitulé pessimiste, permettez-moi de vous présenter tous mes meilleurs vœux de Joie, de Grande Santé, de Force et de Prospérité pour les 359 jours qui seront certainement déterminants pour notre avenir.
L’administration de Donald Trump entrera en fonction dans deux semaines. L’incertitude demeure totale en ce qui concerne ses orientations géopolitiques majeures à un moment où la mer de Chine méridionale devient une véritable poudrière régionale avec l’annexion rampante des archipels Spratleys et Paracels par la Chine et le décrochage des Philippines de la zone d’influence US pour un rapprochement avec Pékin. Comment Trump réagira-t-il ?
En Europe, trois événements prévus marqueront cette année : les élections présidentielles et législatives au printemps en France, les législatives allemandes en septembre avec la possible reconduction d’Angela Merkel à un quatrième mandat (et on accuse ensuite Vladimir Poutine de s’accrocher au pouvoir !) et le déclenchement tant attendu du Brexit par l’activation de l’article 50. L’imprévu concernera d’éventuelles législatives anticipées en Italie avec une poussée prévisible des populismes du Mouvement Cinq Étoiles et de la Ligue du Nord.
Toutes ces péripéties politiciennes ne doivent cependant pas cacher que les soi-disant « migrants » continuent à se déverser sur le Vieux Continent, aidés par des natifs adeptes de l’ethnomasochisme, que la crise fragilise les catégories sociales populaires et moyennes inférieures autochtones et que les lamentables politiques d’austérité exigées par les banques qui croulent sous les profits se poursuivent au nom d’une conception désuète des rapports économiques et sociaux.
Comme pour toutes les années précédentes, 2017 sera surtout riche en événements inattendus et en retournements, plus ou moins considérables, de l’actualité. Une chose est déjà entérinée : la « fin de l’histoire » avancée par Francis Fukuyama est belle et bien achevée. Place donc aux « chocs de l’histoire » !
Bonjour chez vous !
• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 15, diffusée sur Radio-Libertés, le 6 janvier 2017.