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France et politique française - Page 3444

  • Présidentielle : temps de parole, parrainages… la réforme a été adoptée grâce à des députés LR (MàJ)

    05/04/2016

    L’Assemblée a adopté les principes applicables dès 2017 concernant notamment parrainages et temps de parole.

    Grâce au soutien de vingt-deux députés Républicains de toutes tendances, le gouvernement a pu faire adopter définitivement, mardi après-midi, à l’Assemblée, la proposition de loi organique de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle. Le pari était loin d’être gagné, car, s’agissant de la loi organique, la majorité absolue des voix de l’ensemble des députés (soit 287) était requise. Or le groupe socialiste (285 élus) a perdu au fil des élections partielles la majorité absolue des voix à l’Assemblée.

    Le groupe LR s’est beaucoup divisé, alors que le patron du groupe, Christian Jacob, avait donné mardi matin pour consigne l’abstention, au motif qu’«à un an de l’élection présidentielle, il ne faut toucher ni aux règles ni au mode de scrutin». Au final, 67 élus LR (sur 197) ont voté contre, dont l’ancien président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, les candidats à la primaire: François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou Frédéric Lefebvre. Et 107 LR se sont abstenus, dont le président du groupe.

    Vent debout contre cette réforme, les 29 centristes de l’UDI ont voté à l’unanimité contre ce texte que Jean-Christophe Lagarde, le président du parti, a qualifié en séance de «manœuvre politicienne de verrouillage». Dix écologistes (sur 17) ont aussi voté contre, en particulier Noël Mamère et Cécile Duflot, ainsi que 12 députés Front de gauche.

    Au cœur de la révolte des «petits partis»: l’article 4 de la loi organique, qui prévoit de remplacer la règle d’égalité de l’accès aux médias audiovisuels à tous les candidats à la présidentielle par un «principe d’équité» pendant la période intermédiaire (environ vingt jours) avant l’ouverture de la campagne officielle. Le texte préconise au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de tenir compte de «la représentativité des candidats» (notamment en fonction des sondages), et de «la contribution de chaque candidat à l’animation du débat électoral».

    Parmi les autres mesures phares contenues dans ces textes: la publication intégrale des noms de tous les élus qui parraineront un candidat, à charge pour le Conseil constitutionnel, auquel les maires devront adresser directement les formulaires de parrainage par voie postale, de les rendre publics «au moins deux fois par semaine».

    Le Figaro

    29/03/2016

    La loi de «modernisation» visant à modifier les règles de la campagne et réviser la stricte égalité du temps de parole pour tous les candidats provoque la colère des moins médiatiques d’entre eux.

    Pour Isabelle Attard, «l’objectif semble clair: limiter le choix des Français à trois bulletins : Parti socialiste, les Républicains (LR) et Front national».

    La proposition de loi organique, déposée par le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux, puis adoptée – en petit comité – par la chambre basse en deuxième lecture le 24 mars, provoque la colère des représentants des petits partis, de droite comme de gauche. «Ainsi, mesdames et messieurs les députés du groupe socialiste, vous voulez faire taire les écologistes, le Front de gauche», s’était insurgé le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pendant la séance.

    Cœur de la discorde: le texte prévoit une réduction de la période de stricte égalité du temps de parole dans les médias de cinq à deux semaines. En dehors de ces deux semaines, la proposition de loi compte substituer une répartition équitable à un partage égalitaire. Le temps de parole attribué à chacun sera fonction de la «la représentativité des candidats» et de leur contribution «à l’animation du débat électoral». Soit des temps de paroles entre autres indexés sur les courbes des sondages et les résultats obtenus aux précédents scrutins. Le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde a vivement dénoncé «cette modification dangereuse et scandaleuse» qui donne au CSA «un rôle ahurissant de censeur». [...]

    Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/714253-elections-un-temps-de-parole-base-sur-les-sondages-et-les-resultats-precedents

  • Dix mille millionnaires auraient quitté la France en raison de la montée des tensions

    Le fait que les plus riches abandonnent le navire est inquiétant et le gouvernement devrait se poser les bonnes questions :

    "La montée des tensions, notamment après les attentats islamistes à Paris en 2015, a contribué à l’accélération de l’exode des personnes les plus aisées du pays, selon une rapport récent. (...)

    La France arrive en tête de classement avec 10 000 millionnaires ayant quitté le pays en un an, soit 3% du nombre total vivant dans l’Hexagone. Parmi les villes impactées par ces départs, Paris arrive en tête avec 7 000 millionnaires qui ont sont partis pour s’installer au Royaume-Uni, aux USA, au Canada, en Australie ou en Israël.

    “L’énorme émigration des millionnaires depuis la France est notable, la France étant lourdement impactée par l’accroissement des tensions entre chrétiens et musulmans, surtout dans les zones urbaines. Nous estimons que l’émigration des millionnaires depuis la France va s’accélérer durant la prochaine décennie à mesure que les tensions vont continuer d’augmenter“ avertit le rapport.

    Bien entendu, Le Monde et le gouvernement n'apprécient pas cette étude du cabinet d’analyse sud-africain New World Wealth, relayée notamment par le site d'information International Business Times sans doute à cause de la façon dont ces journalistes "étrangers" perçoivent la situation, pourtant dramatique, en France :

    "Insuffisant donc pour évaluer la fiabilité des chiffres donnés dans l’enquête, ainsi que pour savoir dans quelle mesure l’apparition de « tensions religieuses » est apparue pour justifier des départs (...) Le problème, c’est que, jusqu’ici, les études sur les départs de personnalités fortunées ne mettent pas en évidence des motivations religieuses (...)

    Si c’était avéré, ce serait un élément nouveau et inquiétant, nous précise Hélène Conway-Mouret (PS), ex-ministre déléguée des Français de l’étranger et actuellement sénatrice des Français établis hors de France.Mais jusqu’ici, je n’ai jamais rencontré une seule personne dans ce cas, y compris après les attentats de 2015. En général, les gens ne fuient pas la France parce que ce serait devenu un pays invivable. Quand je rencontre des Français, ils me disent plutôt partir pour des opportunités économiques. "

    La ministre n'a jamais rencontré une personne dans ce cas. Comme si les millionnaires allaient s'épancher auprès des socialistes ! Tout va donc très bien, madame la Marquise.... On ne change rien.

    Je trouve, au contraire, que cette étude reste tout à fait crédible. Il n'est pas rare d'entendre des familles dire qu'elles envisagent de quitter la France pour préserver leur avenir. Et il ne s'agit pas forcément de millionnaires. Cela avait même été médiatiquement mise en avant début 2015 à propos des nombreux départs de juifs vers Israël. Mais il est vrai que vouloir se mettre à l'abris des attentats terroristes ou des tensions dues à la montée du communautarisme n'est pas une "motivation religieuse".

    Philippe Carhon

  • Le pont aérien du grand remplacement est activé

    Dénoncé par l'auteur du 7ème Scénario et de la 8ème Plaie.

    Ce 4 avril le pont aérien migratoire entre l'Asie et l'Europe entre en activité, d'abord à une échelle expérimentale et rassurante.

    Communication oblige, les premiers avions ont débarqué les heureux élus à Hanovre, en Allemagne. Discrétion oblige, la presse n'a pas mentionné les aéroports concernés en France, aux Pays-Bas et en Finlande, certainement des aéroports internationaux desservant la Turquie. Communication oblige, les premiers amenés sont des familles avec enfants. Discrétion oblige, les jeunes hommes seuls, qui constituent l'essentiel des flux manoeuvrés par la Turquie, ne commenceront à être amenés qu'après que les journalistes aient fait leur moisson de photos familiales émouvantes et quitté les aéroports.

    L'opinion européenne passive a appris la mise en place de ce pont aérien avant-hier 2 avril, bien qu'une nouvelle voie d'entrée "dans l'Union Européenne d'une manière ordonnée" (mémo 15-5777 de la Commission Européenne du 5 octobre commenté par Stratediplo le 15), aux modalités pratiques imprécisées, ait été annoncée dès la signature de l'accord turco-uniopéen du 18 mars, accord dont l'idée avait été évoquée publiquement par la Commission Européenne le 7 mars. Seuls les lecteurs de la Huitième Plaie savaient depuis le 20 janvier qu'un pont aérien serait prochainement mis en place.

    On pensait que le prétexte initial en serait un incident humanitaire dans la neige hivernale, cependant les étapes ont pu être brûlées grâce à l'accord léonin proposé par la Turquie après l'annonce, par dix pays de transit, du rétablissement du contrôle de leurs frontières terrestres fin février. C'est dans le cadre de cet accord que l'Union Européenne a officialisé la reconduction de sa subvention de trois milliards d'euros à la Turquie (annoncée par Stratediplo le 29 novembre), la reprise du processus d'admission de la Turquie parmi une Union Européenne réduite aux membres que la Turquie accepte de reconnaître (et n'occupe pas militairement come Chypre), et l'accélération de la levée de l'obligation de visa pour les porteurs de passeport turc.

    En échange la Turquie prétendait accepter le retour des clandestins débarqués en Grèce par les Turcs et désormais bloqués en Grèce, ce qui n'est en réalité que l'application du droit international puisque tout intrus clandestin doit être refoulé vers le pays en provenance duquel il vient de s'introduire illégalement, qu'aucun pays ne peut accorder à un étranger un permis de transit (écrit ou tacite) vers un pays tiers qui n'a pas accordé d'autorisation d'entrée, et que tout pays est tenu de contrôler ses frontières et reste responsable des actions (incursions par exemple) menées à partir de son territoire vers les pays tiers. En pratique la Turquie a effectivement accepté aujourd'hui, pour la presse, le raccompagnement de 131 étrangers qui avaient fait intrusion illégalement en Grèce à partir de la Turquie, à la quasi-surprise d'ailleurs du maire et de la capitainerie du port de retour Dikili qui n'ont reçu aucune instruction du gouvernement turc. Les hors-la-loi ramenés étant essentiellement des Pakistanais et des Bengalis dont les pays refusent le retour, la Turquie tentera de les faire accepter par l'Union Européenne, comme tels ou comme prétendus Syriens.

    Le chiffre annoncé pour cette première phase du pont aérien est, selon l'accord du 18 mars, de 72000… "dans un premier temps" (selon l'expression désormais habituelle), et sera distribué selon la clef de répartition adoptée définitivement en septembre, en l'occurrence 20% pour la France qui a durement négocié pour obtenir plus que les misérables 14,17% que la Commission Européenne lui avait proposés en mai. Evidemment ces effectifs s'ajoutent à ceux des réinstallations durables et des relocalisations temporaires décidés l'année dernière, à titre essentiellement symbolique puisque portant sur moins d'un dixième du total des volontaires qui ont répondu à l'appel à l'intrusion illégale massive lancé par Angela Merkel et François Hollande le 25 août. Ce chiffre de 72000 sera donc, comme les précédents, rapidement dépassé.En vérité l'objectif d'un demi-million de Syriens certifiés à transférer directement de Turquie par voie aérienne, évoqué par Stratediplo dès octobre (bien avant la révélation d'un "accord secret" par Viktor Orbán), avait certainement déjà été augmenté en novembre et il n'est pas illogique de déduire qu'il ait été porté à un million et demi. Autant dire que ces vols concernant la fin de l'avant-garde (les primo-arrivants) ne font que commencer .

    Mais l'opération a surtout pour objet de familiariser les opinions européennes à la phase aérienne de cette "migration de remplacement", pour reprendre le titre du rapport de l'ONU du 21 mars 2000, par les images de ces familles souriantes qui commencent à descendre en ordre des avions qu'on leur a envoyés, tellement moins inquiétantes que les hordes de jeunes hommes qui enfonçaient de force les barrières frontalières en hurlant Allah Akhbar, l'année dernière.

    Car la phase suivante, sans préjudice des accords annoncés ou secrets avec la Turquie, et dès qu'on aura terminé la régularisation des deux millions d'intrus entrés par effraction dans l'espace Schengen l'année dernière, ce sera l'affrètement des vols plus lointains pour la mise en oeuvre de leur regroupement familial, estimé au bas mot à douze millions (six ayants-droit par ex-hors-la-loi). Il ne s'agit là que des douze millions d'ayants-droit au titre des deux millions d'intrus de 2015, pas encore des ayants-droits au titre des transférés aériens directs de 2016.

    En faisant le point des événements de 2015 et de leurs conséquences, on annonçait dans la Huitième Plaie le plus gros pont aérien qu'ait connu la courte histoire de l'aviation. Il a été inauguré ce 4 avril.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/04/le-pont-a%C3%A9rien-du-grand-remplacement-est-activ%C3%A9.html

  • Journal du Mardi 5 Avril 2016 : Immigration / Paris XVI : nouveau centre d’accueil

  • Paul-François Paoli : « La France n’est pas la République »

    Avec: Quand la gauche agonise (Le Rocher, 212p., 17,90€), le journaliste et essayiste Paul-François Paoli jette un regard sans concession sur notre pays. Pour lui cependant, l’idéologie post-nationale qui sous-tend la « République des bons sentiments » est en train de dépérir. C’est le constat que nous avons fait également et que nous évoquons d’une certaine manière dans la manifeste du Réveil Français, que l’on pourra trouver sur ce site. Oui, c’est une erreur de vouloir à tout prix confondre la République avec la France.
    Qu’est-ce que la république des bons sentiments et en quoi serait-elle de gauche ? Il y aurait donc une république de gauche et une république de droite ?

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  • Pédophilie dans l’Éducation nationale : des professeurs signalés ont été déplacés et non suspendus (Màj)

    Comment une commission paritaire a-t-elle pu décider à l’unanimité de laisser enseigner un prof condamné pour agression sexuelle sur mineur ?


    31/03/2016

    Il y a un an en Isère, un directeur d’école était arrêté, soupçonné de viols sur au moins 61 élèves. Depuis les affaires se sont multipliées.

    La pédophilie au sein de l’école est encore un sujet tabou, mais certains parents ne veulent plus se taire. En un an, l’association « Enfance en danger » a été saisie de dix nouvelles affaires, concernant plus de 200 enfants. [...]

    Pour l’avocate des familles, il faut aussi rechercher les auteurs du dysfonctionnement.

    France TV Info

    http://www.fdesouche.com/714709-pedophilie-dans-leducation-nationale-des-professeurs-signales-ont-ete-deplaces-et-non-suspendus

  • Loi Travail : nouvelle journée de mobilisation des jeunes

    Alors que la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale entame ce mardi l'examen des amendements au projet de loi Travail, les organisations de jeunesse ne désarment pas.
    Elles appellent les lycéens et les étudiants à une nouvelle journée de mobilisation pour le retrait du texte.
    A Paris, on ne comptait mardi en début de matinée qu'une poignée de lycées bloqués, contre une quinzaine, comptabilisée jeudi dernier par la rue de Grenelle. Des assemblées générales sont annoncées dans plusieurs universités. Des défilés sont prévus un peu partout en France. A Paris, une manifestation doit avoir lieu entre la place de la Bastille et la place Denfert-Rochereau. Après les débordements des précédentes journées, les forces de l'ordre seront mobilisées elles aussi.
    Le mouvement «Nuit Debout», qui vient de passer sa 5e nuit place de la République à Paris réunissant quelques centaines de personnes, sera de nouveau dehors ce mardi soir. Cette mobilisation, qui dénonce le projet de loi mais également le tout-sécuritaire ou encore le mal-logement, prend également dans une vingtaine d'autres villes : Lille, Strasbourg, Rennes, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Saint-Etienne, Avignon...
    Jeudi dernier, la mobilisation (1,2 million selon les syndicats, 390 000 selon les autorités) a montré que la protestation contre la loi El Khomri ne faiblissait pas. Le gouvernement espère pourtant un essoufflement de la mobilisation des jeunes, d'autant que la zone B (Nantes, Rennes, Amiens, Lille, Strasbourg...) est en vacances. Il recevra leurs organisations mercredi. La semaine dernière, Manuel Valls a assuré qu'il était «prêt à regarder» certaines revendications de l'Unef.
    «On a besoin de monde dans les manifestations de demain (mardi) et samedi», a lancé William Martinet, président de l'Unef. Selon lui, c'est «surtout le nombre de jeunes qui seront dans la rue cette semaine qui fera bouger les lignes».

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVAlFAVVVtZPatuyv.shtml

  • Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

    Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

    « Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

    Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

    On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

    La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

    Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

    Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…

    http://fr.novopress.info/

  • Il existe bien un suicide économique de notre pays qui n’est pas imputable à l’euro

    Extraits d'un entretien donné par Jacques Bompard, maire d’Orange et député de Vaucluse, président de la Ligue du Sud, au Rouge & Le Noir :

    "[...] La défense de la vie et de la famille est la condition à tout politique vertueuse. Ainsi, l’explosion des familles, notamment par le divorce de masse, a largement endommagé la société ! La négation constante de la différence des sexes complète une visée cosmopolite de l’indifférenciation. L’avortement érigé en principe organisateur de la cité, l’instrumentalisation des actions de la recherche scientifique par le transhumanisme condamnent, de facto, notre société au chaos. En somme, la défense de l’anthropologie chrétienne n’est pas un combat identitaire, elle est la seule fondation possible pour une action politique juste.L’évangélisation relève d’un autre charisme que je respecte assez pour ne pas y introduire des mandats. Reste à espérer que les clercs fassent de même. [...]

    La première victime de la Ve République c’est l’agriculture. La mécanisation outrancière, le mépris affiché pour les savoir-faire ancestraux, la rupture avec les lignées paysannes ont entrainé une rupture dans les tissus économiques et géographiques de notre pays. Que veulent réellement les paysans ? Vivre de leur travail. Or les exploitations agricoles sont aujourd’hui victimes : du racket fiscal, des distorsions normatives, de la mondialisation malheureuse.

    Une affaire récente l’a d’ailleurs parfaitement incarné : du vin chilien sera vendu sur le tour de France. Le localisme est une des conditions sine qua non du rétablissement d’une partie du monde paysan. Les circuits courts, les identités locales, la rationalisation de la consommation sont autant d’éléments primordiaux que nous devons mettre en avant ! Perico Legasse l’exprime d’ailleurs avec brio dans son récent ouvrage : A table citoyens !

    Les Français restent majoritairement attachés à l’euro. Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a récemment réaffirmé que “tout le monde au Front national est pour la fin de l’euro” et que la France aurait “une monnaie nationale” au bout de six mois au maximum s’il arrivait au pouvoir. Quelle est votre position sur ce sujet ?

    Florian Philippot confond la confrontation au réel, c’est-à-dire la politique, avec les jeux vidéo. Comme l’une des figurines qu’il doit apprécier, le numéro deux du Front National poursuit des totems. Or, la question économique réclame mieux que quelques imprécations monétaires parsemées de résumés pseudo-savants d’Alternatives Économiques.

    D’ailleurs, la droite nationale ne l’a pas attendu pour rappeler que l’Union Européenne ne serait jamais une zone monétaire optimale, que la concurrence du dollar passait par un projet de puissance de tous les corps sociaux, que l’Europe allemande ne valait finalement pas beaucoup mieux que l’Europe américaine.

    Mais les faits sont là et l’Europe existe, pénalisant pour partie notre économie. En faire toutefois la cause unique de nos déboires économiques, c’est oublier une grande partie des errements provoqués par la cohorte d’énarques et de dirigeants cooptés : le marché du travail est étouffé par une réglementation excessive, les ménages sont harcelés par le racket fiscal, les indépendants subissent des inventions législatives toujours plus obséquieuses.

    Il existe donc bien un suicide économique de notre pays qui n’est pas imputable à l’euro. Promettre aux Français le plein emploi et l’abondance une fois sorti des débats de Frankfort et Bruxelles, c’est mentir, c’est tromper, et c’est avouer son incompétence.

    Par ailleurs, le retour à une monnaie nationale en six mois est absolument irréaliste : les parités monétaires, les coûts d’étiquette, les libellés de compte devraient être modifiés pour une plus longue période.

    Alors recouvrer notre souveraineté monétaire un jour, oui ! Fantasmer et manipuler, non, en tout cas pas à droite. [...]"

    Michel Janva