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France et politique française - Page 3451

  • Gabrielle Cluzel : « Il n’y a rien à sauver du féminisme ! »

    Gabrielle Cluzel déclare dans Politique Magazine :

    6a00d83451619c69e201bb090a874a970d-200wi.jpg"[...] Comprenez bien que dans la France patriarcale de l’après-guerre, il a bien fallu que le féminisme se nourrisse, pour prospérer, d’un certain terreau d’injustice et de colère… Le problème, c’est qu’après avoir exigé la libération des femmes, il a prétendu libérer la femme d’elle-même et, ce faisant, l’a purement et simplement niée.Il est devenu une idéologie, une sorte d’utopie qui pouvait avoir un impact dans des sociétés riches et prospères mais qui apparaît pour ce qu’elle est dans un monde fragilisé comme le nôtre : une tyrannie plus ou moins feutrée qui prétend occulter le réel en dictant aux femmes – et aux hommes – leur conduite. Adieu Simone : il n’y a rien à sauver du féminisme !

    Où voyez-vous des brèches dans l’idéologie féministe ?

    Les féministes ne peuvent pas éternellement nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Elles font un bruit épouvantable pour imposer que l’on dise « madame « la » ministre » plutôt que « madame « le » ministre », mais on ne les entend plus quand il s’agit de dénoncer de vrais scandales. Qu’elles s’en prennent au laxisme judiciaire qui fait de notre pays une jungle où s’exerce la loi du plus fort. Car, bien évidemment, cette loi s’exerce au détriment des femmes, plus faibles physiquement – et oui ! – que les hommes. C’est d’ailleurs aussi pourquoi elles sont victimes de harcèlement. Encore un brillant « acquis » du féminisme qui, en œuvrant pour la libération sexuelle, a contribué à faire tomber les conventions qui régissaient somme toute assez bien les rapports entre les hommes et les femmes. Et je ne parle même pas du silence radio des féministes sur les risques sanitaires de la contraception et sur la souffrance morale d’une IVG. Quant au traitement dégradant subi par certaines musulmanes, jamais une voix ne s’élève pour le dénoncer. Mais la réalité est cruelle. On l’a vu au moment des événements de Cologne où le Titanic féministe s’est écrasé sur l’iceberg islamique… [...]"

    Michel Janva

  • Aveuglement idéologique face au Grand Remplacement, par Vincent Revel

    L’esprit de culpabilisation et le reniement de soi, nés de la nouvelle religion des « droits de l’hommisme », engendrent un suicide civilisationnel. Au nom d’une ouverture à l’Autre et d’un monde purement fantasmé, les Européens sont contraints à oublier et à renier leur histoire pour laisser place au grand métissage.

    Depuis longtemps, l’Education nationale a remisé au placard l’esprit qui animait jadis les hussards de la République. Avec Mme Najat Vallaud-Belkacem, l’idéologie antiraciste domine avec force les nouvelles réformes scolaires (disparition du latin, du grec ancien, arrivée de l’arabe dans certains collèges, modification des cours d’histoire au profit de la connaissance de l’islam et du monde africain…). Validées par l’ensemble de la gauche bien-pensante, ignorées par ce l’on nomme à présent les Républicains, plus arrivistes que gaullistes, ces réformes accentuent volontairement l’embrigadement de nos enfants.

    La République fait le choix du renoncement et adapte son enseignement aux cultures, à la religion et à l’histoire des communautés nouvellement arrivées en France. Au lieu de rester fidèles à la mémoire de notre roman national, plus que millénaire, les néo-libéraux et les altermondialistes (gauchistes antiracistes souvent islamophiles et christianophobes) préfèrent épouser aveuglément le multiculturalisme sans prendre en compte la naissance d’un communautarisme sectaire et violent pouvant aboutir à une guerre civile, ethnique et religieuse.

    La thèse du Grand Remplacement, que la majorité de notre élite continue à nier, s’affirme pourtant de plus en plus dans la pensée collective des Français. Les changements radicaux de notre société, visibles dans un grand nombre de nos villes (magasins hallal, construction de mosquées et d’écoles islamiques, zones de non droit, prières de rue…), sont là pour en témoigner. Il suffit de prendre les photos d’il y a cinquante ans pour se rendre compte à quel point le Grand Remplacement est visible dans notre quotidien. le livre Les Territoires perdus de la République, paru en 2002, décrivait déjà ces quartiers populaires devenus avec l’immigration de masse des quartiers communautaristes.

    Au moment où l’on commémore, de façon ridicule et grotesque, le centenaire de Verdun, il suffit de prendre cinq minutes pour lire les noms des soldats mort lors de cette bataille inscrits sur les plaques funéraires présentes dans toutes nos églises pour se rendre compte à quel point nous ne parlons plus du même pays ! En changeant autant la culture, les valeurs et la population de notre patrie, nous jouons aux apprentis sorciers en faisant le pari de la France black-blanc-beur, utopie universaliste devant logiquement nous mener au meilleur des mondes. C’est une aberration, unique dans l’histoire des hommes, une erreur grave qui risque de nous conduire rapidement vers une impasse.

    Parmi de nombreux exemples, les derniers propos racistes et imbéciles d’Éric Cantonna (visant le sélectionneur Didier Deschamps), membre de cette élite déracinée, acquise au multiculturalisme et à un internationalisme cosmopolite, nous indiquent le malaise grandissant qui existe en France dès que le débat public aborde le problème des minorités soi-disant discriminées.

    A présent, l’unité patriote, qui anime naturellement toutes les nations possédant un ensemble ethnoculturel et historique homogène, se trouve systématiquement mis à mal chez nous par le fait de la fragilité de notre cohésion nationale. Les droits et revendications communautaires ne cessent d’empoisonner notre quotidien. Et face à cette triste réalité, nos dirigeants continuent à réciter en chœur que l’immigration est une chance pour la France, sans jamais apporter de solutions viables pour résoudre l’échec flagrant du bien vivre ensemble.

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/

  • Un demi-millier de jeunes identitaires investissent la place Monge à Paris

    Un demi-millier de jeunes identitaires investissent la place Monge à Paris

    La manifestation "On est chez nous !" cliquez ici a rassemblé 500 jeunes identitaires hier samedi dans le centre de Paris. Partout, après Rome, Madrid, Athènes et Bruxelles la semaine dernière, le mouvement d'opposition à l'islamisation de l'Europe se fait entendre...

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  • Journal du Mercredi 1er Juin 2016 : Société / Equipe de France : le chantage au racisme

  • La France otage de la guerre entre la CGT et Manuel Valls, par Guy Rouvrais

    Depuis Jérusalem, Valls pense avoir le recul nécessaire pour apprécier la situation en France et la galère dans laquelle se débattent les Français, le jugement est péremptoire et le mot d’ordre impératif : « Il ne faut pas céder à la panique », a-t-il dit. Huit raffineries sur huit sont bloquées, ainsi que des dépôts de carburant, des stations-service plus nombreuses à chaque heure sont à sec, les automobilistes font des heures de queue pour trouver de l’essence afin d’aller travailler. Le mal gagne tout le pays petit à petit, les entreprises tournent au ralenti, d’autres sont contraintes d’interrompre leurs activités ? Pas de panique ! Valls aura assez de kérosène dans son avion pour s’en revenir, sa voiture de fonction ira sans problème de Roissy à Matignon toutes sirènes hurlantes.

    Et ce n’est qu’un début ! Jeudi, journée nationale avec arrêts de travail et manifestations contre la loi El Khomri, à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, etc. Le 2 juin, ce sera la CGT de la RATP qui lancera une grève illimitée, les habitants d’Ile-de-France ne pourront pas se déplacer ni en voiture, ni en transports en commun. Et cela avant une autre journée de mobilisation, le 14 juin, pour le même motif. Les contrôleurs aériens vont cesser le travail, les dockers cégétistes bloquent les ports. La grève est votée dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Oise, avec le risque de connaître, en plus, des coupures de courant. Mais pas de panique !

    A Tel Aviv, Manuel Valls a exhorté les Français à « ne pas être dans une attitude alarmiste », lui ne s’alarme pas, car il est « déterminé à ce qu’il n’y ait aucune pénurie ». Or la pénurie est déjà là, mais à 3 000 kilomètres de Paris, c’est moins visible. S’il a fait évacuer quelques barrages, il est impuissant face à la grève dans les raffineries, sauf à réquisitionner le personnel, mais il hésite car la CGT considérerait qu’il s’agit d’une déclaration de guerre, comme si son secrétaire général, Philippe Martinez, ne la lui avait pas déjà déclarée ! Valls vient de s’apercevoir que les agitateurs cégétistes sont une « minorité » et qu’elle ne saurait dicter sa loi à la majorité. Il est bien temps de constater qu’il fait jour à midi ! Reconnaissons tout de même au Premier ministre qu’il n’a pas encore osé dire, comme François Hollande, « Ça va mieux ». Car ça va mal.

    La CGT veut paralyser le pays, pris en otage entre le chef du gouvernement, qui prétend qu’il « ira jusqu’au bout » et ne renoncera pas à la loi El Khomri, et le patron de la CGT, qui entend généraliser les grèves tant que le gouvernement ne retirera pas son texte. Tout cela pour une loi croupion que personne ne soutient, ni la droite, ni la gauche de la gauche, ni les syndicats, ni le patronat, et même le ministre Macron la conteste au motif qu’elle n’irait pas assez loin. Seul le dernier carré des députés socialistes légitimistes la défend mollement quand Valls fait les gros yeux. Les victimes de ce bras de fer entre le socialiste de Matignon et le communiste de la CGT, ce sont les Français, comme toujours, qui pourtant ne sont nullement concernés par cet affrontement idéologique socialo-communiste.

    Guy Rouvrais

    Article paru dans Présent n° 8615 daté du 26 mai 2016

    http://fr.novopress.info/

  • Gauche, la farce tranquille

    Coups de communication ratés et séances endogames d’autosatisfaction sont les derniers pétards mouillés que lance la gauche pour tenter de masquer ses échecs et ses renoncements. En panne de projet, en berne de bilan, elle fait néanmoins tout pour s’accrocher au pouvoir.

    Hé ho, la gauche, en marche vers une belle alliance populaire et prête à une nuit debout dans une France qui va mieux ? La gauche n'a tellement rien à dire sur son bilan ou sur son projet qu'elle en est réduite aux artifices de communication pour faire parler d'elle. Et même là, le résultat est pathétique. Le Séguéla de « la force tranquille » a été remplacé par un stagiaire en agence de comm' qui ânonne « hé ho, la gauche » ou pour un énigmatique « BAP », à défaut d'avoir le bac. Il faut dire qu'entre vendre le candidat Mitterrand et fourguer le bilan du président Hollande, le défi n'est pas le même... Avec 16 % des Français pour lui faire encore confiance, celui qui se verrait bien président cinq ans de plus part de loin. Alors le pouvoir multiplie les initiatives pour tenter de rameuter le peuple de gauche.

    Il aurait donc dû se retrouver dans la « Belle Alliance populaire » (BAP) lancée le 13 avril dernier par Jean-Christophe Cambadélis et Julien Dray. En fait de peuple, une poignée d'élus PS ou de partis satellites et d'alibis de la "société civile", se battaient les flancs à tenter de convaincre les journalistes, plus nombreux que les participants, qu'avec la BAP, la gauche réformiste était en marche... comme Macron ? Tant les discours à base de « démarche innovante » que les gadgets distribués fleuraient bon la comm' politique à la papa et l'entre-soi. Pas un mot bien sûr sur le chômage, la dette, l'immigration, le terrorisme, la loi travail...

    En flagrant déni de réalité

    Les sujets qui fâchent, c'est Hollande en personne qui les a abordés lors de sa prestation surréaliste sur France 2 le lendemain. C'est là que le chef de l'Etat a lancé son nouveau mantra, « ça va mieux », qu'il ronronne depuis, dès que

    l'occasion se présente, indifférent à la consternation (colère ou mépris) que suscite ce flagrant déni de réalité. Il remettra ça au théâtre du Rond-Point, le 3 mai, transformant un colloque sur « la gauche et le pouvoir » en meeting électoral. Impudence ou inconscience ? Il a osé (c'est à ça qu'on les reconnaît...) y affirmer : « Le premier devoir d'un responsable est de respecter ses promesses et je suis prêt à cet exercice »...

    Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons eu droit à un séminaire de remotivation pour VRP, avec le meeting « Hé ho, la gauche ». Là encore, la consanguinité des apparatchiks le disputait à la méthode Coué, les orateurs, essentiellement des membres du gouvernement essayant de convaincre quelques poignées de militants rameutes là pour faire la claque : tout « va mieux »... En évitant bien sûr de parler de déchéance de nationalité, d'état d'urgence prolongé, de Macron et de son faux nez El Khomri ou d'autres sujets délicats pour les partisans du PS.

    Pourtant, le slogan abondamment raillé de ce meeting n'était pas si mal trouvé. Hé ho, la gauche... où es-tu ? Pas dans le parti : alors que Cambadélis affirme encore qu'il tiendra l'objectif des 500 000 membres au PS en 2017, le nombre d'adhésions ne cesse de chuter pour plafonner à 100 000 selon le parti et 60 à 80 000 selon les estimations indépendantes, un chiffre proche des 50 000 membres du FN et loin des 238 000 encartés LR.

    La gauche alternative n'est pas une alternative

    Hé ho... Où sont les idées ou les réformes de gauche ? Le mariage « pour tous » et le laxisme judiciaire de Taubira ont servi de marqueurs de gauche : le libertarisme se porte bien, merci. Le matraquage fiscal des classes moyennes et supérieures, l'empilement de lois incohérentes qui corsètent les entreprises sous prétexte de lutter contre le chômage ou les emplois aidés qui creusent les déficits au même motif, tout cela est bel et bien de gauche, mais cela ne fait pas vibrer les foules, d'autant que la fameuse courbe refuse de plier, encore moins de s'inverser.

    Mais l'inflation de mesures liberticides sous prétexte d'antiterrorisme, l'état d'urgence permanent, ça ne sonne pas tellement de gauche. L'atlantisme à tout crin et la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, non plus. Les mesures sociales dictées par Bruxelles et passées en force à coups de 49-3, comme les lois Macron et El Khomri, fleurent bon le libéralisme. Les syndicats, les députés PS « frondeurs », le Front de gauche et autres groupes gauchistes noctambules parisiens ne s'y trompent d'ailleurs pas.

    Hé ho, alors c'est eux, la gauche 7 Entre les frondeurs qui frondent, mais qui plient à chaque fois (ils n'ont finalement pas déposé de motion de censure après l'affront du 49-3 « El Khomri »), le Front dé Gauche, ultime faux-nez du PCF et de ses compagnons de route, les syndicats qui ne défendent que les privilèges de leurs membres, oui, c'est un peu tout ce qui reste « de gauche » à gauche.

    Parce que le PS et ses satellites qui ont adopté l'idéologie libérale, libertaire et antinationale ne se soucient plus depuis longtemps de défendre ni le peuple, remplacé dans leur cœur par l'immigré, ni leur pays, sacrifié sans remords sur l'autel de Bruxelles. Quant aux noceurs gauchistes de Nuit Debout, ils n'ont de gauche que le goût du verbiage idéologique, de l'entre-soi... et la complaisance des médias. Un peu court pour construire une alternative.

    Richard Dalleau monde&vie 20 mai 2016

  • Chronique de livre: Georges Feltin-Tracol « Eléments pour une pensée extrême »

    Georges Feltin-Tracol, Eléments pour une pensée extrême

    (Editions du Lore, 2016)

    2379483371.JPGNos lecteurs connaissent bien Georges Feltin-Tracol pour ses différents ouvrages mais aussi pour les conférences qu'il est venu faire pour le Cercle Non Conforme à deux reprises. Très actif dans la presse de nos idées (Réfléchir & Agir) et sur internet (en particulier via son site Europe Maxima), l'auteur est un acteur infatigable de notre cause et cet ouvrage, son dernier en date, méritait que l'on s'y arrête. Nous avions d'ailleurs fait une entrevue de Georges Feltin-Tracol il y a quelques semaines à l'occasion de la parution d'Eléments pour une pensée extrême.

    A l'image de précédents livres (Réflexions à l'Est ; L'Esprit européen entre mémoires locales et volonté continentale...), cette nouvelle parution est un recueil d'articles (ou chroniques) écrits ces dernières années et déjà publiés dans diverses revues ou sites internet. La soixantaine d'articles ici réunis sont introduits par un propos inédit donnant le « ton » de l'ouvrage : le combat des idées, le combat tout court devrais-je dire. « Une révolution se fait avec des idées extrêmes ou radicales ! » clame le fondateur d' Europe Maxima que l'on ne pourra que suivre dans son raisonnement visant à fournir des cartouches intellectuelles solides, cartouches qui manquent souvent cruellement à ceux qui s'opposent au Système. Soulignant l'échec que fût la MPT (bien trop docile), Feltin-Tracol estime que seule une résistance acharnée peut mener à de réels résultats (il donne ainsi l'exemple des ZAD, des taxis lors de l'affaire Uber et des Bonnets Rouges). En conséquence, la radicalité est une obligation pour le militant et « passe d'abord par un réarmement physique, intellectuel et éthique ». Face à un avenir qui sera « rude, difficile, éprouvant » et qui verra se multiplier les crises, « il faut des pensées radicales ». L'objectif est clair: « éradiquer l'origine, la base, les racines des maux actuels » et faire de « l'avenir de la substance ethnique européenne » notre priorité absolue !

    Le vivifiant programme décrit plus haut se décline ici sur plus de 400 pages. Les nombreux articles ont, fort heureusement, été classés en 8 grands thèmes. Si la situation politique et sociale de notre pays occupe une bonne partie de l'ouvrage (deux grandes parties : « La tyrannie républicaine » et « Eclatements de l'Hexagone »), la guerre culturelle et médiatique ainsi que la situation européenne sont copieusement mises à l'honneur elles aussi. Par ailleurs, une partie nomméeFigures revient sur plusieurs grands noms qui ont inspiré l'auteur (Saint-Loup, Maurice Bardèche, Dominique Venner, Jacques Marlaud, Maurice Rollet).

    La variété des sujets traités au sein de l'ouvrage est évidemment si importante qu'il serait laborieux d'en faire une liste ici. Nombre de tares du monde actuel y sont dénoncées (l'imposture multiculturaliste; la marchandisation et l'uniformisation de l'être; l'égalitarisme forcené; les sociétés décadentes telles la Suède ou la France; le pouvoir des oligarchies...) et une chose est sûre: le sacro-saint droit-de-l'-hommisme est bafoué à chaque page! Feltin-Tracol, fort d'une culture incroyable, ne se limite aucunement à la seule dénonciation et fait, tout au long de son ouvrage, nombre de propositions qui, pour certaines, risquent de ne pas laisser le lecteur indifférent! Qu'il affirme le légitime droit aux armes ou qu'il propose « dans une perspective postmoderne et néo-faustienne, le recours à la PMA (qui) pourrait relancer la natalité européenne en permettant aux couples autochtones infertiles d'avoir des enfants », l'auteur propose bien une pensée réellement radicale! Qui n'hésite pas d'ailleurs à explorer des terres que nos milieux abordent peu ou mal (des ZAD aux écrits du Comité Invisible), ce qui est fort positif.

    En cette époque où rien ne va plus mais où tout peut (et doit) être reconstruit,Eléments pour une pensée extrême est un plaidoyer de premier ordre pour repenser notre Europe à l'opposé du « monothéisme du marché et de la consommation » que nous subissons aujourd'hui et qui ne tend qu'à une seule chose: nous anéantir.

    Rüdiger / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-conforme/

  • Heureusement, il y a l’état d’urgence?

    Le site atlantico, a mis en ligne un article intitulé « Ce bon coup de mou de l’électorat FN que viennent de confirmer les législatives partielles. » Vraiment ? Pourtant si l’on ne se contente pas de lire le titre de cet entretien avec le politologue Jérôme Fourquet, directeur du Département opinion publique à l’IFOP, la réalité apparaît toute autre. M. Fourquet la confesse après quelques circonvolutions. Certes il feint de découvrir une  réalité bien établie,  à savoir que le FN  est lui aussi pénalisé dans les urnes par une abstention qui sévit particulièrement  au sein des catégories populaires. Quant aux élections législatives partielles de ce dimanche 22 mai, censées illustrer le coup de mou en question, en  Loire-Atlantique, à Nice et Strasbourg, il est finalement indiqué qu’elles se sont déroulées  respectivement dans des fiefs de Jean-Marc Ayrault,  de Christian Estrosi  et dans le centre de la capitale alsacienne. Or il en va de la sociologie électorale de Strasbourg  comme des autres  grandes  villes,  elle est structurellement défavorable au FN. Rappelons qu’à l’époque ou les classes moyennes et populaires françaises vivaient encore dans la capitale alsacienne, le FN y obtenait, dans les années 90, des scores de 20%…

    Le Républicain Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France,  s’est lui aussi  appliqué  à dénigrer le FN, à l’aune des grèves qui paralysent notre pays  et des violences  d’extrême gauche. L’opposition nationale disait-il au micro de Jean-Pierre Elkabbach,  se rendrait coupable  de ne pas dénoncer la « chienlit » (le terme est actuellement à la mode chez les députés de droite recyclant le vocabulaire gaulliste, comme l’extrême gauche se réapproprie la sémantique soixante-huitarde). Est-ce pour faire oublier qu’il a été élu face à Marine grâce aux voix socialo-communistes ?  « Il y a un parti qui est aux abonnés absents », affirme ainsi M. Bertrand, « et c’est proprement scandaleux  le Front National (…) qui normalement est le garant de l’autorité et de l’ordre (…). Cette chienlit profite aux intérêts de Madame Le Pen », dont l’intérêt n’est pas « l’intérêt national mais qu’il y ait le plus de problèmes possible (…).  « Elle ne veut pas leur (les cégétistes qui votent FN, NDLR)  faire de peine » (sic).

    Le FN dénonce bien évidemment, comme il l’a de nouveau fait hier, les « violences quotidiennes et intolérables contre les forces de l’ordre », les « blocages et grèves à répétition qui menacent à présent de paralyser le pays, l’exacerbation des tensions dans tous les domaines (…) L’action du gouvernement va contre la volonté générale : il laisse par laxisme des casseurs d’extrême gauche faire leur loi dans nos villes, il fait passer en force pour obéir à l’Union Européenne des textes comme la Loi El Khomri malgré l’opposition des Français et le caractère nuisible de cette loi (…). Par laxisme et faiblesse vis à vis des violences, par soumission à l’Union européenne, le gouvernement est donc seul responsable de cette situation multiconflictuelle. Au cœur du problème, un sérieux déni de démocratie : le gouvernement agit contre le peuple et l’intérêt général, il ne l’écoute plus. »

    Enfin, pour répondre aux affirmations de M. Bertrand sur les accointances  présumées entre le FN et une CGT dont la direction appelle  systématiquement à faire barrage au FN à toutes les élections, il y a certes des sympathisants de la CGT qui votent FN, mais ils sont plutôt moins nombreux que les ouvriers et salariés sans attaches syndicales. Le journal L’Humanité avait ainsi  publié un sondage Ifopréalisé le jour même des élections européennes le 25 mai 2014, indiquant que 22 % des sympathisants (et non des adhérents, la nuance est importante) de la CGT et 33% de ceux  de Force Ouvrière  avaient voté Front National. Un autre enquête Ifop, toujours publiée par L’Humanité, cette fois fin décembre 2015, enregistrait le fait qu’au premier tour des élections régionales 29 % des salariés se déclarant proches (mais pas adhérents) d’un syndicat avaient voté Front National (contre 32 % pour l’ensemble des salariés). Parmi eux respectivement 26%, 27% et 33% de « salariés se déclarant proches » de la CFDT, de la CGT, de FO.

    Ajoutons que si le programme du FN de défense des libertés économiques mais aussi de justice sociale et de solidarité nationale est vomi par les apparatchiks  cégéto-communistes, Bruno Gollnisch dénonce pour sa part la  politique  de sabotage de l’économie française, les lubies collectivistes, immigrationnistes qui furent, qui sont  une constante chez les dirigeants de cette centrale syndicale. Avec quelles conséquences ?  Évoquant le blocage par la CGT des  raffineries (en attendant celui de centrales nucléaires?) l’expert en économie d’Europe 1, Axel de Tarlé,  s’arrêtait hier sur les menaces du  PDG de Total, Patrick Pouyané,  « de ne plus investir dans ses cinq raffineries françaises suite aux blocages de celles-ci. »

    « Total a perdu jusqu’à 500 millions d’euros en 2013 avec ses cinq raffineries parce que l’on consomme de moins moins de carburant. Il y a trop de raffineries. D’ailleurs, il y en avait 12, il n’y en a plus que huit aujourd’hui. Sauf que Total qui gagne des milliards a décidé de maintenir ses raffineries sous la pression politique et de l’opinion publique et donc, pour réduire les pertes, Total a décidé d’investir deux milliards sur cinq ans pour les moderniser. En l’occurrence, 200 millions dans la raffinerie de la Mède dans les Bouches du Rhône ou encore 500 millions à Donges, enLoire Atlantique. L’objectif est de faire en sorte que le raffinage ne perde plus d’argent et soit une activité durablement rentable. Suite à ces mouvements, le PDG de Total a lancé hier nous allons regarder, notamment à Donges, si nous devons effectivement investir 500 millions (…). Une semaine de grèves dans les cinq raffineries Total coûte entre 40 et 45 millions d’euros. 40 millions de pertes dans une activité comme le raffinage qui est à peine rentable. »

    Jean Rouxel l’écrivait dans Les Quatre vérités hebdo, « François Hollande a été élu principalement par anti-sarkozysme, mais aussi en faisant rêver aux lendemains qui chantent, en niant jusqu’à l’existence de la crise. Son discours du Bourget était un sommet d’irresponsabilité qui ne pouvait que faire rêver ses électeurs à une revanche sociale, déjà parfaitement illusoire en 1981, mais aujourd’hui absurde et insensée. On ne peut pas à la fois flatter démagogiquement les extrémistes et prétendre mener une politique réaliste. Or, François Hol­lande a été élu grâce aux agents électoraux  des syndicats  révolutionnaires . Il est normal que ces derniers attendent leur récompense. J’entendais récemment M. Valls menacer la CGT de ne plus être représentative. C’est se moquer du monde. La CGT n’est déjà absolument pas représentative. Moins de 5 % des salariés du privé sont syndiqués. Sans l’inepte  présomption irréfragable de représentativité  que la loi reconnaît à la CGT (d’abord pour son prétendu comportement patriotique pendant la guerre  – alors même qu’elle a saboté l’effort de guerre ! –, puis pour son adhésion aux  valeurs républicaines ), tout le monde se moquerait de l’avis de M. Martinez (patron de la CGT, NDLR)… »

    « Hollande a beau être un orfèvre de la motion de synthèse, réunissant les idées les plus contradictoires, il n’est pas possible d’être à la fois un démagogue flattant l’extrême gauche et un homme d’État réaliste et courageux. Et ne pas choisir est, déjà, une façon de choisir – et même la pire façon de choisir. » Très juste. Les plus extrémistes, eux  (et ils  ne frayent pas forcément dans les rangs de la CGT), ont clairement choisi le chaos.  Le Monde rapportait   le 20 mai les propos  d’un « éternel étudiant » (sic), chef de file à la faculté de Rennes II  de la contestation contre la loi El Khomri,  le militant  d’extrême gauche  Hugo Melchior : « Pour rendre la situation intenable, il faut être prêt à créer un climat de tension maximale avec l’Etat en articulant des manifestations de masse avec une certaine radicalité comme le sabotage économique et la confrontation avec les forces de l’ordre. »  Heureusement, il y a l’état d’urgence?

    http://gollnisch.com/2016/05/25/heureusement-y-a-letat-durgence/