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“La peur est le commencement de la sagesse” , cette formule de Mauriac paraît une évidence de bon sens. Pourtant, celle de Roosevelt qui disait que la seule chose qu’il fallait craindre était la peur elle-même est beaucoup plus pertinente en politique car elle enseigne le courage, en obligeant à “affronter le tigre”, à “conquérir sa peur”. Il n’y a pas de démocratie sans le courage des dirigeants, sans le civisme des citoyens.
Tout a commencé comme une vraie course à l’échalote : tout le monde voulait son vaccin tout de suite pour pouvoir vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible. Il faut dire que le vaccin est vu comme LA solution et le remède à tous nos maux, le sésame qui nous permettra de retrouver une vie normale. Ou presque. A chaque pays, sa stratégie. La France a opté pour la vaccination des plus fragiles, notamment dans les Ehpad, et des personnels soignants.
Des centaines de fêtards se sont rassemblés pendant près de deux jours près de Lieuron, en Ille-et-Vilaine, lors d’une rave-party clandestine commencée jeudi soir pour fêter la nouvelle année. Au plus fort de l’événement, 2.500 personnes étaient présentes sur le site, dans deux hangars désaffectés, au mépris de toutes les règles sanitaires. Selon le ministère de l’Intérieur, les gendarmes ont procédé à plus de 1.225 verbalisations pour « non-respect du couvre-feu, du port du masque ou participation illicite à un rassemblement », et 420 pour « infractions diverses dont 225 en lien avec les stupéfiants ».
Au programme de cette édition, retour sur l’opération vaccin en France. Une semaine après l’injection de Mauricette, seules quelques centaines de personnes ont été vaccinées dans le pays. De nombreux médecins montent au créneau… Du côté de l’Elysée, c‘est le flottement.
Egalement dans cette édition : il est la bête noire du gouvernement, l’avocat de Didier Raoult, spécialiste des questions de Santé, Fabrice di Vizio, se lance dans de nouvelles batailles. Il nous expliquera en exclusivité les motifs de sa colère.
Retour également sur les violences qui ont émaillé la nuit de la Saint Sylvestre. Alors que tous les regards médiatiques étaient tournés vers les fêtes clandestines, les violences dans les cités ont été largement passées sous silence.
Et puis nous partirons aux Etats-Unis où les cruciales élections sénatoriales sont dans les starting blocks. De ces résultats, découlera la politique du président préféré des Médias, Joe Biden. Des médias qui continuent leurs opérations de dénigrement contre Donald Trump.
H.L. Mencken pensait avec cynisme que le but de la politique est de maintenir un peuple dans l’inquiétude, afin d’asseoir la légitimité du pouvoir sur le besoin de sécurité. Le moyen machiavélique d’entretenir l’angoisse si salutaire pour le gouvernement est de menacer sans cesse le peuple d’ennemis monstrueux et imaginaires. Dans son roman, 1984, Orwell avait imaginé une dictature implacable qui s’appuyait entre autres sur l’existence d’une guerre avec des puissances rivales et sur la haine suscitée par un traître, un ennemi public. Il n’était pas difficile de reconnaître l’URSS dans ce pays imaginaire, ni Trotsky dans la menace intérieure. Il faut nuancer ces intuitions assez justes sur le rapport entre la politique et la peur.
Il y a eu, le 31 décembre en France, 242 décrets, arrêts, circulaires, décisions et avis publiés au Journal officiel. Davantage que le nombre de vaccinés contre la Covid-19 au cours de la même journée. Comment ne pas voir un rapport entre les deux, dans ce pays où l’initiative étouffe sous les normes, où l’administration éparpille sa reponsabilité en empilant les organismes redondants, où la principale activité des fonctionnaires et politiques semble être devenue de se protéger derrière des lignes Maginot de réglementation ? Ironie navrante, les innombrables « officiels » de la santé ne sont même pas capables d’estimer clairement les effectifs vaccinés : c’est un jeune bricoleur de data, travaillant bénévolement et en solo, qui s’est imposé comme référence, avec son site covidtracker.fr.